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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Trois mois sans contact social  (Lu 7274 fois)

22 octobre 2012 à 14:23:47
Lu 7274 fois

angelinoto


« Modifié: 10 octobre 2013 à 13:38:05 par angelinoto »

22 octobre 2012 à 16:17:28
Réponse #1

VERDUG0


De ce que j'en ai vu, la solitude peut pousser a des etats mentaux desastreux: depression, prises de risques insensees, perte des notions (priorites, danger).
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

22 octobre 2012 à 17:45:50
Réponse #2

jacqueline


 Il y a une vidéo là dessus.

 Le gars paumé dans les bois depuis des mois,  écoute sa radio : un commentateur annonce les résultats sportifs de la ligue 1  ;D, le gars ne réagit pas ( il ne réalise pas que la situation est redevenue normale ) et jette sa radio.

 Puis lors d'une glissade sur un rocher il se blesse gravement, obligé de se trainer par terre, ne peut plus aller chercher de l'eau .

 Et enfin quand arrivent des gens qui pourraient le sauver : un groupe de randonneurs : il ne réalise pas non plus et  il leur tire dessus. Puis il tire sur les gendarmes débarqués en hélico, et il se fait  descendre.

22 octobre 2012 à 17:53:22
Réponse #3

Wla


Il faut chercher du coté des expériences de Michel Siffre et de Véronique Le Guen (fin tragique je crois pour cette dernière).
Ils se sont isolés hors du temps, sans contact social dans des grottes.

Wla

http://britedevil.over-blog.com/article-33198590.html
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-vivre-en-milieu-hostile-a-l%E2%80%99horizontale-dans-un-gouffre-2012-05-29
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

29 octobre 2012 à 13:22:33
Réponse #4

jacqueline


Il faut chercher du coté des expériences de Michel Siffre et de Véronique Le Guen (fin tragique je crois pour cette dernière).
Ils se sont isolés hors du temps, sans contact social dans des grottes.

Wla

http://britedevil.over-blog.com/article-33198590.html
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-vivre-en-milieu-hostile-a-l%E2%80%99horizontale-dans-un-gouffre-2012-05-29

 Oui très juste. J'avais oublié , mais c'est pas le genre de truc qu 'on aime mémoriser.

29 octobre 2012 à 13:42:12
Réponse #5

Corazon


Pendant les vacances au Québec, rencontre avec un pompier qui a du à plusieurs reprises chercher des chasseurs perdus !

Le truc qui l'avait le plus marqué : ils ont retrouvé un chasseur perdu depuis 4 jours. Il était assis et parlait aux moustiques, comme s'ils étaient ses amis.  Lorsqu'ils ont voulu l'emporter il ne voulait pas laisser ses amis.  Ils ont du le convaincre qu'il allait les revoir.  Il lui a apparement fallu pas mal de temps pour "revenir sur terre".

@Jacqueline : le film en question, c'est http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,59959.msg469103.html#msg469103
Le monde est réservé à ceux qui se lèvent tôt.

29 octobre 2012 à 17:26:31
Réponse #6

Aerazur


4 jours, et paler aux moustiques....?

Il y a probablement eu plus que la solitude pour en arriver là. Pensez aussi que certains se mettent bien souvent, et on le voit chaque jour, dans des situations pas possibles. L'acte manqué, au quotidien, c'est banal. C'est un paramètre à sérieusement prendre en compte, si l'on ne veut pas s'égarer. Et l'éventail est large, de l'acte manqué à la psycho-pathologie galopante.

29 octobre 2012 à 17:58:43
Réponse #7

Arkadess


J'ai visionné hier la série de vidéos faites par  Ed Wardle, un mec qui a décidé d'essayer de vivre 3 mois, isolé au Canada.
L'impact sur le mental du monsieur est assez impressionnant, il semble faire une bonne dépression...

  http://www.youtube.com/watch?v=FPbz5TDy6fs&feature=plcp

Il s'agit de 3 épisodes de 48minutes mis bout à bout.

30 octobre 2012 à 07:22:49
Réponse #8

Raiderscout


Hello  :)

La dimension de la survie hors de (presque) tout contact social ne se cantonne pas à la phase d'isolement uniquement. On peut survivre à une période d'isolement, plus ou moins longue. C'est, bien sure, fonction de la personnalité de l'individu, de la qualité de vie et de son environnement. L'isolement social ce n'est pas forcément être seul , c'est aussi et surtout perdre ses repères, changer de monde, de règles sociales. Les risques sont aussi grands en situation d'isolement social qu'au moment du retour, que ce soit lors des premiers contacts ou lors dans la phase plus ou mins longue de réaclimatement. Apprivoiser c'est créer des liens disait St EX, et c'est exactement cela le retour après une phase d'isolement. On réapprend à vivre, petit à petit. Le retour à la "vraie vie" est tout aussi dangereux que la survie à une période d'isolement social. 

 Christophe.
"Be Prepared !"

31 octobre 2012 à 03:00:42
Réponse #9

François


La motivation compte beaucoup pour supporter l'isolement. Si on a un but, si on est actif, on peut plus facilement supporter des semaines ou des mois d'isolement, que lorsque qu'on subi une situation sans pouvoir imaginer ni réaliser de projet.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

31 octobre 2012 à 10:54:23
Réponse #10

Camaro


Et cela n'arrive pas que lorsqu'on est perdu dans la nature.
Pour faire écho à ce que disait Christophe ci-dessus, il y a le phénomène japonais des Hikikomori.
Des jeunes qui s'isolent dans leur chambre pendant des mois ou des années.
Ils gardent une forme de contact social, à travers l'Internet, mais cela ne les empêche pas de perdre le contact avec la réalité et de déveloper des pathologies mentales pouvant mener à la violence ou à l'auto-destruction.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hikikomori
Ils sont quand même un quart de million. Je suppose donc que des études précises existent.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

31 octobre 2012 à 14:00:55
Réponse #11

zapi


quand j'etais étudiant, le fait de passer quelques semaines enfermé dans son kot a étudier sans colocataires, mais avec téléphone et possibilité de sortir, rend les gens avides de contact et de conversations "réelles": des qu'ils ont un interlocuteurs sous la main ils ne peuvent pas s'empecher de lui parler pendant plus d'une heure. Sans aucuns contact plusieurs semaines ça doit etre terrible.

31 octobre 2012 à 14:14:40
Réponse #12

Pouçot


Pour ma part, j'ai déjà passé de nombreuses fois plusieurs semaines (au maximum 2, systématiquement) dans la nature, coupé du monde socio-technique.
Aucunement perdu, donc; et avec tout le confort nécessaire, à savoir une bâche, un duvet, une gamelle, des bouquins [etc etc] de la nourriture et de l'eau (1L/J, soit 15L; 3 bonbonnes en sioupermarché).

Je n'ai pas de souvenir particulier lié à un début de déprime et/ou d'asthénie, mais j'ai bien quelques réminiscences de situations vécues comme difficiles alors qu'elles ne l'étaient pas du tout.
Il me semble que le fait que la situation découlait alors d'un choix (subi au préalable, puis choisi) a contribué au bon déroulement de ces moments.
Mais je le répète, quelques fois; j'ai eu le plus grand mal à gérer des circonstances simples par ailleurs.

Exemple: j'ai passé une dizaine de jours en autonomie dans la forêt des Landes (à proximité de Vieux-Boucau les Bains) et lors d'une journée particulièrement chaude, j'ai commencé à littéralement entrer dans une rage folle contre les .... mouches plates. Ces créatures du malin, impossibles à exterminer, sinon par la scission brutale de leur corps  ;# ...
En temps normal, je me contentais de les chasser lorsqu'elles se posaient sur moi, mais ce jour là, no way. La raison était simple, je n'avais pas bu de café le matin. Y'avait pu de café...  :o
Ce simple élément a conditionné ma journée et je suis depuis craint par les mouches plates sur toute la surface du globe.
Ce qui parait stupide à l'écrit fut pourtant très éprouvant psychologiquement ...

Autre exemple: Lors d'un trip similaire dans la forêt d'Orléans, j'ai eu une crise de nerfs soudaine et relativement violente ... simplement parce que je n'ai pas réussi à allumer mon feu, le soir; du premier coup.
De cet échec est née une série de "piques psychiques" fulgurantes et agressives, « t'es dans les bois comme un animal, comment t'as pu en arriver la... » / « t'es bien le dernier des incapables » [etc etc]
Bien sûr, j'ai fini par allumer ce put**n de feu et passer ma soirée tranquillement, mais le mal était fait.

En conclusion, je pense que la priorité dans ce genre de situations, c'est de se raccrocher à des éléments tangibles, qu'ils soient psychologiques et/ou physiques.
Les journées contemplatives étaient plus longues que celles ou je m'adonnais à une activité quelconque (coupe de bois, "pistage", musculation "forestière" [etc etc])
« Modifié: 31 octobre 2012 à 14:19:50 par Pouçot »

31 octobre 2012 à 14:20:54
Réponse #13

VieuxMora


Salut Pouçot,

Avais-tu ton chien à ces époques ?

31 octobre 2012 à 14:22:23
Réponse #14

Pouçot



28 novembre 2012 à 09:06:09
Réponse #15

Icemelody


Je viens de finir le livre de tom neale qui à vécu plusieurs années sur une ile dans un atoll inhabité du pacifique. En trois séjours, il à passé 16 ans sur son ile et pour lui c'est le bonheur total: https://www.google.fr/search?q=tom+neale&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a
Donc ça dépend énormément de la personnalité et dans le cadre dans lequel t'as grandit. Si tu vois la solitude comme un ennemi c'est clair que tu tiendra pas 2 mois, si t'as des attaches importante, famille etc... pareil ça sera forcement difficile.

En tout cas je vous conseil fortement la lecture du bouquin, il est vraiment extra! (et même une approche pour de la survie à long terme) http://www.amazon.fr/Robinson-mers-Sud-Six-d%C3%A9serte/dp/2710331322
« Modifié: 28 novembre 2012 à 09:16:08 par Icemelody »

30 novembre 2012 à 03:56:38
Réponse #16

Galileo


y a aussi Xavier Rosset qui a passe 300 jours sur une ile deserte, y avait eu un post sur lui  y a qqles annees.

voila son site http://www.xavierrosset.ch/

il a une approche assez sympa de la solitude.

I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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