Oui c'est ça , souple avant, mais une fois parti on a peu de temps pour contrebraquer. Si ça repart dans l'autre sens il faut tenir débrayé, et faire confiance , c'est uniquement avec le volant qu'on s'en sort. J'écrasais bien l'embrayage pour me caler et je repliais le pied droit sous le siège pour ne pas être tentée de freiner. Mais ça demande à y croire et donc d'avoir bien pratiqué sur circuit..
Dans la méthode on ne parle pas de s’arrêter, mais de stabiliser la voiture et de retrouver le pouvoir directionnel des roues pour éviter le fossé ou un obstacle.. Après il y a le frein à main, exercice assez délicat. Manœuvre du dernier espoir si la bagnole fonce tout droit sur un arbre.. Dernier jour du stage. Ca aussi il faut en bouffer, ne serait ce que pour qu 'il ne reste pas coincé avec le cran. En rallye ils ont un grand bras de levier , la poignée près du volant, souvent il est hydraulique, sans cran.
Une fois je vois arriver en face une autre golf qui commençait à partir en travers à la sortie d'une courbe, bien partie pour faire un tête à queue. J'ai eu le réflexe d'accélérer, pour passer ( en serrant bien à droite tout de même), avant qu 'elle soit complètement en travers de la route et qu'elle vienne me percuter, si je m'arrêtais là. Chaud, mais c'est passé.
Le copain passager a eu peur en voyant que j'accélérais, puis en voyant l'autre golf finir sa course en marche arrière à gauche, là où on était, il m'a dit "tu as eu le bon réflexe".
Une part de chance aussi, pas sûre de réussir la même une autre fois.
Il reste aussi ce problème que même si on est bien équipés en pneus, c'est pas toujours le cas des autres automobilistes. En Allemagne c'est obligatoire. Dans une ville de l 'Est souvent verglacée, un collègue s'est pris un bus dans les portes, les boules ! Après j'allais au boulot à pied, sinon beaucoup de chance de finir chez le carrossier.
Ici les bus restent au garage à peine il y a de la neige. Quand je repense aux chauffeurs de cars qui nous montaient au ski à Grenoble dans les années 70, des as ! Les contacts n'existaient pas encore.