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Auteur Sujet: couteau industriel ou artisanal....  (Lu 18478 fois)

24 août 2012 à 18:50:07
Réponse #25

bpc


Et là, c'est clair que les "artisans" (comprenons par là forme d'entreprise dont le capital est apporté par une seule personne) n'ont pour ainsi dire jamais accès aux moyens techniques modernes et couteux permettant de mettre en oeuvre des aciers rares et/ou complexes. Un industriel pourra lui commander en grosse quantité et avoir accès à de nombreuses nuances d'acier et/ou négocier de bons prix à des sous traitants pour des Traitement thermique de qualité. ou implicite du client.

ne crois pas ça, c'est de l'intox !  ;)

d'abord en tant qu'artisan, on peux faire traiter des lames en toute petite quantité, par les mêmes sous-traitants que les industriels.

ensuite, il ne faut pas oublier qu'une qualité de lame, c'est le fruit d'un travail et pas seulement le choix d'une nuance!
or, les industriels n'effectuent qu'un travail minimum............alors qu'un artisan peut faire beaucoup!   ;D

24 août 2012 à 22:29:41
Réponse #26

moss


Il me semble que vraiment peu de personnes ont reellement besoin d une lame (neck ou camp) qui coute beaucoup plus de 50€.
Et il me semble que quand on choisit un couteau a Plus de 150€ on est dans un achat "plaisir" (ce que je ne critique pas). A ce moment la, autant passer par la case 'artisan' qui permet plus facilement d avoir une lame adaptee.
Apres, pour traiter du d2, 440c, niolox, s30v, ou n importe quel acier, un four avec regulateur et de la papillote suffisent. C est a la portee de n importe quel artisan qui s investit.
Il n est pas possible d acheter certains aciers (comme l infi) mais franchement qui est capable de voir une difference a l utilisation ?
Quand je veux me faire une lame, l ergonomie, l emouture, et l acier/tth sont pour moi 3 piliers a peu pres equivalent, aucun ne doit etre neglige, et l un peu parfois rattrape l autre.
Au final, je constate de plus en plus que c est loin d etre evident de vivre en tant que coutelier. En fait c est plusieurs metiers a la fois : forgeron, ajusteur, tth, emouleur, affuteur, sellier, etc...

« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

24 août 2012 à 22:33:41
Réponse #27

moss


Pour christobal : je n ai pas entendu parler de probleme de forge avec le 440c. Et la forge n abime pas plus les inox que les carbones (pour les soudures c est autre chose)
Il peut y avoir de la decarburation mais c est superficiel.
L inoxabilite est donne par le maintien a temperature de trempe, dans tous les cas. Et les inox sont peu sensibles au grossissement du grain.
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24 août 2012 à 22:51:22
Réponse #28

christobal


Pour christobal : je n ai pas entendu parler de probleme de forge avec le 440c. Et la forge n abime pas plus les inox que les carbones (pour les soudures c est autre chose)
Il peut y avoir de la decarburation mais c est superficiel.
L inoxabilite est donne par le maintien a temperature de trempe, dans tous les cas. Et les inox sont peu sensibles au grossissement du grain.
Je serai curieux de savoir d'où proviennent tes sources à propos de tout ça parce que ce n'est pas l'avis d'Achim Wirtz ni de Daniel Vally il me semble, mais bon je demanderai confirmation d'ici peu .  ;)

24 août 2012 à 23:09:33
Réponse #29

Chris-C


Citation de: yersinia
Il me semble que vraiment peu de personnes ont reellement besoin d une lame (neck ou camp) qui coute beaucoup plus de 50€.

avis  très personnel, construite sur la base de quoi?

Citation de: yersinia
Et il me semble que quand on choisit un couteau a Plus de 150€ on est dans un achat "plaisir" (ce que je ne critique pas).


avis encore très personnel (je pense que tu oublis dans ton analyse les utilsateurs pro), qui pourrait laisser penser que au dessus de 50€ on prend le client pour un con. (c'est possible hein)
Si c'est pour dire qu'avec une machette tramo retailler on peut faire beaucoup de taf je suis d'accord, dire que tu pourras en faire autant qu'avec un gros camp non.
Après est ce que le couteau à 150€ les vaut vraiment si on prend la totalité de ce qui compose son prix c'est autre chose.

Mais encore une fois pour moi c'est trop cher quand je peux pas me le payer. Le prix ne m’intéresse pas, je veux un truc qui soit efficace et durable.

Pour le moment hormis les petit couteaux genre Opinel, laguiole.... que je perd ou casse, les seuls couteaux qui sont repartis chez leur créateur c'est les artisanaux avec des satisfactions aléatoires tant dans les délais que dans les finissions.*

Citation de: yersinia
A ce moment la, autant passer par la case 'artisan' qui permet plus facilement d avoir une lame adaptée.

combien de personne se tourne vers l'artisan pour un projet perso et combien achète le couteau là sur la table d'une expo ou sur un site internet couteau parfois forgé en plusieurs exemplaires avec des différences de qualité dû à l'évolution permanente de l'artisan?

a+

* je parle de problème en utilisation normal.

24 août 2012 à 23:15:58
Réponse #30

moss


Recherche rapide sur forgefr : quelques liens ou achim parle de la forge des inox. En gros c est pas forcement utile mais c est possible.

http://www.forgefr.com/forums/viewtopic.php?p=350348&highlight=forger+inox#350348
http://www.forgefr.com/forums/viewtopic.php?p=96997&highlight=forger+inox#96997
http://www.forgefr.com/forums/viewtopic.php?p=1375&highlight=forger+inox#1375

En ce qui concerne les tth des inox martensitiques, c est dans tous les guides (astm, durand charre, etc.). Comme l a egalement explique achim, l inoxydabilite est donnée par la diffusion homogene du chrome, c est la couche transparente d oxyde formee avec le surplus de chrome qui bloque la majorite de l oxydation (c est pour cela qu il en faut 13% min)
 Cette diffusion se fait en 20 a 30 minutes (en gros) a temperature de trempe.
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Marcel Bigeard

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24 août 2012 à 23:31:44
Réponse #31

moss


Pour plumok :
J ai discute avec des bouchers et des cuisiniers, qui utilisent des lames toute la journee. Ensuite je regarde les comptes rendu de rando sur ce forum, et il me semble que la plupart ne necessitent pas plus qu un mora. Bien sur que certains auront peut etre besoin de quelque chose de plus solide, pratique, adaptee,etc.

Ce que je comprends de ton message, c est que les artisans ne profitent pas de leur creneau. Je serais moins categorique, disons que ce n est pas facile de contenter a la fois des collectionneurs et des professionnels

A vous lire on dirait que les artisans ont du mal a avoir une production de qualite homogene, si c'est le cas c est inquietant je trouve pour leur image
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Marcel Bigeard

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24 août 2012 à 23:37:39
Réponse #32

azur


A vous lire on dirait que les artisans ont du mal a avoir une production de qualite homogene, si c'est le cas c est inquietant je trouve pour leur image
Je ne trouve pas... cette variation de qualité est inhérente à tout travail artisanal!
Et même pour les objets produits à la chaine, il y n'a aucune pièce réellement identique: les différences sont infimes, mais elles existent.

Alors ça ne m'inquiète pas qu'un artisan fasse des loupés, mais l'avantage de l'artisan, c'est que tu sais à qui t'adresser en cas de loupé!
Lorsque tu achètes un couteau d'artisan, tu payes aussi le service (normalement...)
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

24 août 2012 à 23:51:14
Réponse #33

christobal


Recherche rapide sur forgefr : quelques liens ou achim parle de la forge des inox. En gros c est pas forcement utile mais c est possible .
OK merci .
Je viens de jeter un oeil sur les liens et ça confirme en partie tes dires, je devrai rencontré D.Vally d'ici peu et j'assayerai de creuser la question un peu plus .  ;)

25 août 2012 à 04:06:53
Réponse #34

fenris


pour ma part a moins de taper dans du vally, tanazacq etc....
en gros mettre un peu de caillasse dans du renommé,

on peut tomber sur du bon gros caca si on a pas l'oeil avisé.....en artisanal!

j'ai souvenir d'un ami lors du sicac 2008 qui s'était payé un petit pliant genre petit laguiole tout fait main.....axe de la lame: vis a bois cruciforme limé a ras du manche  >:(, guillochage de la tete pour faire joli, finition pas top mais bon je me suis dis il lui plait tant mieux!

quelques temps après il tordait la lame en faisant levier sur une carotte qu'il déterrait, après examen on a réussi a tordre la lame a la main et la remettre droite a la retordre un coup et BIM casse en plein milieu....là faut qu'on m'explique !

a nos chevaux, a nos femmes, a nos enclumes et a ceux qui les battent.....et par saint Georges vive la cavalerie!

25 août 2012 à 11:12:08
Réponse #35

bpc


A vous lire on dirait que les artisans ont du mal a avoir une production de qualite homogene, si c'est le cas c est inquietant je trouve pour leur image

non, ce n'est pas ça le probléme.

la difficulté vient du fait qu'une grande partie des "artisans" ne font plus les couteaux en fonction des nécéssités de l'usage, mais en fonction des modes du moment.
et ça, ce n'est pas du tout liés au fait d'acheter pour un prix raisonnable à quelqu'un de peu connus ou de verser une somme importante à une "célébrité"....  ::)

par exemple, si la mode du moment est de dire que la "qualité" vient de la dureté, on va avoir des couteaux extrémement dur qui soit séffritent sur du bois(!!!!!!!!!!!!!!), ou bien avec des tranchants extrèmements obtus, qui ne coupent plus rien.   :lol:

mais, bon, à part ça, tout est normal..........

ily a une clientèle qui veut des objets exceptionnels:
évidement, ça favorise les dérives....

25 août 2012 à 11:13:40
Réponse #36

Kilbith


ne crois pas ça, c'est de l'intox !  ;)

d'abord en tant qu'artisan, on peux faire traiter des lames en toute petite quantité, par les mêmes sous-traitants que les industriels.

ensuite, il ne faut pas oublier qu'une qualité de lame, c'est le fruit d'un travail et pas seulement le choix d'une nuance!
or, les industriels n'effectuent qu'un travail minimum............alors qu'un artisan peut faire beaucoup!   ;D

La citation complète se terminait par :
Citer
...bons prix à des sous traitants pour des Traitement thermique de qualité. Ce n'est pas totalement impossible pour un artisan, mais c'est l'exception pour des raisons financières et culturelles.

Il faudrait distinguer les "artisans" au sens ancien : c'est à dire ayant effectué un compagnonnage ou ayant suivi une filière de formation sérieuse des "autodidactes". Les premiers sont naturellement intégrés dans des réseaux solides et pérennes validés par le temps (un bon exemple sont les armuriers ayant suivi le cursus classique de Saint Etienne. Ils peuvent mobiliser des spécialistes de la gravure, du bronzage, des canons, de la mise en bois etc...dans toute la France ou même l'Europe). Ceux-ci peuvent mobiliser un "réseau" de qualité pour peu qu'il existe encore. Pour les second, ce sont des cas d'espèces, on voit de tout et pas que du meilleur (euphémisme).

Mais c'est vrai que les choses bougent un peu me semble-t-il, entre autre sous l'influence d'internet :

- D'une part, le savoir technique est beaucoup plus accessible que par le passé. Avant il fallait soit être bien formé, soit pouvoir avoir accès à de la littérature spécialisée disponible seulement dans quelques bibliothèques universitaires. De nos jours c'est relativement accessible sur le net. Un artisan sérieux peut donc plus facilement développer ses connaissances.

- Cela veut dire aussi que le client peut être plus informé et plus sélectif (ok : vœux pieu)

- Un micro marché s'est mis en place et il me semble qu'il est plus facile de se procurer du matériel de qualité (four de trempe sous atmosphère contrôlée, moyen cryogénique, machine de test rockwell ou charpy test pour tester la qualité, microscope pour analyse des échantillons...) que par le passé ou le marché restreint suivait des filières industrielles. 


Ceci dit, j'ai très rarement rencontré un artisan coutelier qui avait une connaissance intime de la métallurgie et/ou qui possédait la chaine complète des outils permettant d'assurer l'ensemble des TTH. Très peu d'entre eux consultent régulièrement les publications scientifiques ou académiques sur le sujet. Ce n'est pas un problème tant qu'il travaillent les aciers habituels, ceux sur lesquels ils ont été formés et qu'ils ont l'habitude travailler.

Mais quand il s'agit d'explorer des domaines nouveaux (aciers nécessitant des traitements complexes avec des plages et des paliers de température très précis à respecter, trempes cryogénique, atmosphère non oxydante...) l'empirisme trouve ses limites. Et à ce stade il faut recourir à des entreprises spécialisées ayant de gros moyens techniques et des compétences pointues. C'est cher et c'est rare (même pour l'industrie aéronautique que je connais un peu). Une autre voie c'est d'être formé de façon très solide. Mais tout le monde n'est pas Achim Wirtz.

Attention : je ne peux témoigner que de mon expérience personnelle et je suis loin de connaître l'ensemble des "artisans". De même, nombre d'industriels sont des gougnafiers qui pensent qu'il est plus rentable de mettre 50€ dans le marketing que dans le produit pour assurer les ventes.


 ;)

« Modifié: 25 août 2012 à 15:50:57 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

25 août 2012 à 11:24:01
Réponse #37

bpc


Mais c'est vrai que les choses bougent un peu me semble-t-il, entre autre sous l'influence d'internet :
- D'une part, le savoir technique est beaucoup plus accessible que par le passé.

pas du tout, c'est absolument faux:

sur internet, tu peux trouver un mélange inventé par les américains, qui est fait de techniques détournées d'autres métiers et de recommandations industrielles.

je peux t'assurer que dans la coutellerie traditionnelle on ne fait absolument rien comme c'est préconnisé sur le net.

25 août 2012 à 15:50:40
Réponse #38

Kilbith


pas du tout, c'est absolument faux:

sur internet, tu peux trouver un mélange inventé par les américains, qui est fait de techniques détournées d'autres métiers et de recommandations industrielles.

je peux t'assurer que dans la coutellerie traditionnelle on ne fait absolument rien comme c'est préconnisé sur le net.

CQFD !  ;# 

(ton intervention montre justement l'intérêt d'un forum)

[EDIT]

Je développe, car je n'ai pas pris la remarque comme négative.  ;)

Premier point : il est illusoire de penser que la simple lecture d'un bouquin pdf ou des "best of" de "supershclass.com" puisse rmeplacer de longues années d'études ou d'apprentissage. Cela tombe sous le sens.

Ce que je voulais dire c'est que sur internet tu peux trouver énormément de savoir si on sait un peut chercher. Même si ce n'est pas parfait, le travail de Verhoeven est par exemple très intéressant. Les connaissances théoriques sur les "mystères" de la trempe et du revenu sont parfaitement maitrisés sur le plan scientifique, la trempe bainitique, le wootz, les diagrammes...sont accessibles à tous ceux qui se donnent un peu de peine (et savent distinguer le bon grain de l'ivraie) .

Evidemment les tours de mains ne s’apprennent pas en lisant. Il faut aussi pas mal de pratique et si c'est effectué sous l'oeil d'un bon prof, c'est plus rapide.

Je suis assez d'accord avec ce que tu dis sur la diffusion d'une vision surtout "américaine", ainsi va le monde. Mais notre discussion tournait autour du travail avec les nouveaux aciers (inox, poudre, Haute Teneur en Carbone...) et là force est de remarquer que la "coutellerie traditionnelle" n'a pas grand chose à dire sur ces sujets. De même de nombreux savoirs ont pour origine la métallurgie industrielle et pas vraiment la coutellerie.

On pourra argumenter que ces aciers "post 1940" sont inutiles, que les trempes cryogéniques c'est du bluff, etc...mais là on tombe dans le domaine du "Credo" et ce type de discussion est interdite sur ce forum.

 :)
« Modifié: 25 août 2012 à 18:51:13 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

25 août 2012 à 18:34:43
Réponse #39

guillaume


pas du tout, c'est absolument faux:


C'est dommage, on aime bien les gens ouverts à la discutions sur ce forum...

La modération est dans l'ombre ;).

A+

25 août 2012 à 19:49:14
Réponse #40

bpc


Je développe, car je n'ai pas pris la remarque comme négative.  ;)

oui, merci, elle ne l'est effectivement pas.

mais à propos de la métallurgie, mon propos est justement de dire que l'on a trop mis l'accent là dessus:

en fait, c'est un sujet qui est devenu comparable à celui des "calibres" quand on parle d'armes à feu!

effectivement, on n'arrive plus à parler qualité en coutellerie sans que soit brandis comme un étendart les derniers aciers à la mode:
à force, on en fait même un argument d'autorité.

comme tu l'as dit plus haut l'acier n'est que l'un des éléments qui font un couteau, et il est extrémement intéréssant de comprendre que l'on peu faire un excellent couteau avec un acier aussi simple que de l'xc45 ou de l'xc75.

si l'on comprenait celà, les discussions sur la "qualité" supposé des couteaux serait beaucoup plus pacifique.


au fond des choses, ça peut être finalement trés simple et trés rapide de faire une trés bonne lame artisanale comme n'arrive pas à en faire un industriel !

en ce moment, je n'ai pas d'atelier, mais si vous n'êtes pas préssés, j'inviterai ceux qui peuvent venir sur bordeaux à passer quelques heures ensemble pour s'en rendre compte par eux mêmes.
enfin, si ça vous intérèsses.  :)

25 août 2012 à 19:56:17
Réponse #41

bpc


CQFD !  ;# 

(ton intervention montre justement l'intérêt d'un forum)

oui, c'est vrai que l'on peut parler plus librement de coutellerie sur des forums non exclusivement dédiés à ce sujet, car pas mal d'utilisateurs se rendent bien compte que les points de vues qui y sont soutenus ne sont pas en accord avec leurs propres expériences "sur le terrain".

25 août 2012 à 21:19:54
Réponse #42

corbak




En revanche, un couteau c'est aussi un manche, un étui, un système de rétention et un système de port. Sur ces différents points, les artisans ont tout de même pas mal de chose à dire par rapport à des industriels. Ils peuvent réaliser plus facilement des objets fonctionnellement ou esthétiquement sophistiqués que des industriels, et surtout plus adaptés à la demande explicite ou implicite du client.


C'est très juste, l'atout de l'artisan, son principal avantage c'est de faire un "Couteau", c'est un ensemble :

" un couteau c'est aussi un manche, un étui, un système de rétention et un système de port"

Trop peu d'industriel investissent dans l'ensemble des points soulignés.

Pour avoir eu pas mal de couteau dans les mains (busse,rat,barkriver,...) il y a toujours un élément qui manque voir plusieurs.
Et effectivement si je me paye un busse à XXX euros, et que je doit me refaire le tranchant, lui faire un étui... Le budget grimpe assez vite et à la fin on arrive à un budget permettant de se payer une très belle pièce artisanal.

D'ou la différence de tarif entre indus et artisanal, l'artisanal est souvent bien plus abouti.


le prix n'est plus fonction du travail, mais bien souvent, il faut se taper un surplus parce que le gars a un titre, passe dans une revue, etc...........  :lol:  ou qu'il ne sait que faire trés lentement.



Travailler très lentement au début ne doit pas influer sur le prix final, pour une pièce de qualité identique entre un "nouveau" et un "ancien", la différence de temps de travail et donc le temps supplémentaire pour le nouveau, ce temps la (c'est de l'argent on est bien d'accord) qui n'est pas ajouter au tarif que le client paye. C'est ce qu'on appelle "payer son du", c'est payer le temps d'apprentissage de tout ce qui fait la rapidité d’exécution.

Il est donc bon de fixer ses tarif par rapport au tarif pratiquer par les autres couteliers, ce qui prend en compte en compte la finition, les matériaux utilisés, éventuellement un travail de recherche graqhique...

Travailler lentement ce n'est pas une donné qui rentre en compte dans le tarif, je suis bien d'accord avec toi, faut pas déconner quand même.

CQFD !  ;#  

(ton intervention montre justement l'intérêt d'un forum)

[EDIT]

Je développe, car je n'ai pas pris la remarque comme négative.  ;)

Premier point : il est illusoire de penser que la simple lecture d'un bouquin pdf ou des "best of" de "supershclass.com" puisse rmeplacer de longues années d'études ou d'apprentissage. Cela tombe sous le sens.

Ce que je voulais dire c'est que sur internet tu peux trouver énormément de savoir si on sait un peut chercher. Même si ce n'est pas parfait, le travail de Verhoeven est par exemple très intéressant. Les connaissances théoriques sur les "mystères" de la trempe et du revenu sont parfaitement maitrisés sur le plan scientifique, la trempe bainitique, le wootz, les diagrammes...sont accessibles à tous ceux qui se donnent un peu de peine (et savent distinguer le bon grain de l'ivraie) .

Evidemment les tours de mains ne s’apprennent pas en lisant. Il faut aussi pas mal de pratique et si c'est effectué sous l'oeil d'un bon prof, c'est plus rapide.


C'est exactement ce que j'appelle "payé son du"




comme tu l'as dit plus haut l'acier n'est que l'un des éléments qui font un couteau, et il est extrémement intéréssant de comprendre que l'on peu faire un excellent couteau avec un acier aussi simple que de l'xc45 ou de l'xc75.

si l'on comprenait celà, les discussions sur la "qualité" supposé des couteaux serait beaucoup plus pacifique.


Et la concurrence moins rude...  ;#



avis encore très personnel (je pense que tu oublis dans ton analyse les utilsateurs pro), qui pourrait laisser penser que au dessus de 50€ on prend le client pour un con. (c'est possible hein)
Si c'est pour dire qu'avec une machette tramo retailler on peut faire beaucoup de taf je suis d'accord, dire que tu pourras en faire autant qu'avec un gros camp non.
Après est ce que le couteau à 150€ les vaut vraiment si on prend la totalité de ce qui compose son prix c'est autre chose.



Complètement d'accord pour le pro, qui à besoin d'un outils abouti et dont il va utilisé une grande parti de sont potentiel.
(Quoique j'ai vu des pro avec du matos à 2 sous...)

Et effectivement pour les gens qui exploite à fond le potentiel d'un outils c'est justifié.

Il y a quand même le plaisir d'avoir un bon outils... ;#


.


Mais quand il s'agit d'explorer des domaines nouveaux (aciers nécessitant des traitements complexes avec des plages et des paliers de température très précis à respecter, trempes cryogénique, atmosphère non oxydante...) l'empirisme trouve ses limites. Et à ce stade il faut recourir à des entreprises spécialisées ayant de gros moyens techniques et des compétences pointues. C'est cher et c'est rare (même pour l'industrie aéronautique que je connais un peu). Une autre voie c'est d'être formé de façon très solide. Mais tout le monde n'est pas Achim Wirtz.


Complètement d'accord, mais un couteau indus et un couteau d'Achim Wirtz (dans un acier "moderne" identique), il y a quand même une grande différence.


 ;)



edit : corrigé

« Modifié: 26 août 2012 à 00:04:52 par corbak »

25 août 2012 à 23:18:24
Réponse #43

moss


C est quoi la derive americaine ? Ce que j en vois c est un immense partage de connaissance a travers les forums, les guildes, les shows, les ecoles, etc... Les etudiants americains peuvent integrer un module 'coutelerie' dans leur cursus...

Je ne vois toujours pas d equivalent a l'abs en france...

On peut dire ce que l'on veut mais la coutellerie a ete relancee par des personnes comme ron lake, ed fowler, powning, et d autres dans les annees 70. On a des tres bons artisans en europe egalement, mais je trouve qu en france les artisans et l'industrie ont ete un peu amorphes. C est pour cela que j appreciais la creation de la confrerie du thie

J ai parfois l impression qu on est encore un peu dans l esprit du compagnonage ou la transmission du savoir est tres codifiee.

Pour kilbith : pour les aciers recents il ne faut pas tant de materiel : un four (meme sans atmosphere controlee), et eventuellement un durometre. La cryo n est pas vraiment indispensable (sauf exception)... Par contre il faut beaucoup de pratique que ce soit pour les tth, pour savoir adapter une emouture a une utilisation, pour avoir une poignee ergonomique,etc...

J avoue que j apprends beaucoup a travers les forums, mais une journee de forge a plusieurs (comme j ai connu a fontenilles) peut faire gagner beaucoup de temps...
 
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26 août 2012 à 11:30:32
Réponse #44

bpc


J ai parfois l impression qu on est encore un peu dans l esprit du compagnonage ou la transmission du savoir est tres codifiee.

malheureusement, c'est exactement ça le probléme:  il n'y a plus aucun moyen de ce type pour apprendre la coutellerie.


28 août 2012 à 17:06:47
Réponse #45

bpc


Je ne vois toujours pas d equivalent a l'abs en france...

faut dire que l'on a pas tous envie du "prèt à penser" en coutellerie, comme du "prèt à bouffer" genre mac do en restauration, même si ce dernier ne fait que se dévellopper....

on a supprimer les corporations aprés 1789, c'est pas pour y retourner maintenant.

sans compter que la coutellerie d'art à l'américaine à totalement profitée de cette abscence:

parce que sinon, un mouvement qui ne trouve rien de mieux comme test, que de tordre des lames dont seul le tranchant est trempé......franchement!!!!
une guilde des lames qui se tordent.........un peu de bons sens, quand même!   ;)


c'est pas parceque la coutellerie traditionnelle a été remplacée par de l'industrielle, qu'il n'y a rien de mieux à faire en france que copier les américains.  :)

si on voulait bien faire, on se reméttrait à la tradition, puis on verrait ce que la modernité peut apporter de plus, et non pas, ignorer le passé, pour se réfugier dans la littérature métallurgique:

au derniéres nouvelles, la coutellerie, c'est encore un métier manuel!
« Modifié: 28 août 2012 à 17:12:39 par bpc »

 


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