Bon voilà je suis un peu nouveau sur ce forum, mais je poste déjà ça, parce que même si c’est assez pourri ça vaut sûrement mieux que « c lekel couto ki é le + joli ☺ »
Donc voilà je voulais vous exposer les trois préceptes qui à mon sens sont la base de la survie en zone urbaine, (et la devise de notre bô pays) et au delà de ça les trois préceptes que je cherche à appliquer à mon existence entière. Pas comme une doctrine ou même un mode de pensée, juste comme trois choses à garder à l’esprit pour évoluer au mieux dans ma vie
Liberté, d’abord. Le Manitou a déjà écrit là dessus, sur la liberté d’être ou non une victime, et l’esprit du forum en lui-même évoquera mieux que moi la liberté de fuir le danger. Donc je vais juste fermer ma gueule sur le sujet

Fraternité, parce que tant qu’à dépenser de l’énergie à vivre avec autrui, mieux vaut traiter au mieux son prochain, sans rien attendre en retour, comme vous traiteriez un frère ou un ami, que de le maltraiter, ce qui est encore plus énergivore, et multiplie par mille les risques d’une confrontation. Bien sûr, quand je me fais marcher dessus, c’est pas comme ça que je vois les choses, et je peux même être assez persuasif si besoin est ☺. Et si je sens que je dois être franchement désagréable, voire flippant pour me sortir d’un mauvais pas, je vais pas me gêner. C’est juste que quand je vois un mec qui galère à ouvrir sa porte, je vais lui donner un coup de main. Comme ça, j’ai plus de chances de pouvoir compter sur lui quand je serai coincé en bas de mon immeuble sans pouvoir me rappeler mon code. Et en plus j’ai l’impression d’être un type bien

Mais ce n’est pas le principal sujet de mon texte. Je voulais parler de l’égalité appliqué à la survie, et le reste m’est venu après.
Là je parle pas de l’égalité au sens strict. L’égalité dans ce sens-là est une notion à la con, parce que par définition l’égalité est l’identité, et par conséquent je ne suis égal à personne, si ce n’est à moi-même.
L’égalité dont je parle est une égalité perçue. C’est la conscience que ce gars à côté de moi n’est ni mon supérieur ni mon inférieur, pas plus mon ami ou mon ennemi. De ce cette manière, on se débarrasse de modèle mentaux contre-productifs et on peut percevoir et réagir à 100% de ses capacités.
C’est faire face à un problème sans en faire une montagne et sans le nier, juste en faisant ce qu’il y a à faire, au moment où il faut le faire.
C’est regarder la vie d’égal à égal, sans se leurrer, car si l’on sort du mythe du destin ou de celui de l’Ego tout puissant il n’y a plus de raison de se tromper.
Je sais que là je suis pas très clair. Donc je vais donner des exemples concrets (appliqués à la survie urbaine, parce que la drague, les entretiens d’embauche, et les déboires administratifs on s’en fout un peu ☺ )
Si je me retrouve dans le métro face à un Mexicain d’un mètre 90, tout tatoué, le genre à se faire passer pour un gangster latino, hyper musclé, avec une attitude corporelle de dominateur absolu, bah moi, avec mes 70 kg tout mouillé, je vais avoir peur. C’est pas un problème. Si le gars se sent d’humeur joueuse je peux passer un sale quart d’heure, c’est légitime d’avoir peur. Le problème, c’est que je vais passer d’une constatation : « ce mec est plus fort que moi » ; à une malédiction : « si on se castagne je suis mort ». Et donc je vais adopter une attitude de proie, qui si ce gars est ce dont il a l’air augmentera les chances d’une confrontation physique, et une fois arrivé là, plutôt que de sournoisement remonter ma paume droite dans sa gueule et tout ce qui s'en suit, je vais me rouler en boule et pleurer. Donc résultat mes chances de finir la journée dans un hosto explosent. Pourquoi ? Car j’ai fait passer ce mec, dans ma tête, comme « supérieur » à moi. Alors qu’en vrai, il est comme moi, avec juste quelques dizaines de kilos de muscles et de méchanceté en plus (quoi que xD). De quoi le craindre. Pas de quoi l’imaginer comme un « dieu », une force de la nature contre laquelle je ne peux rien.
À l’inverse, si je croise une sorte d’insecte humain de cinquante kilos à tout casser dans un gros manteau, qui jette des regards paniqués partout avec l’air de faire quarante kilos à tout casser, et bah instinctivement je vais en faire un « inférieur ». Parce qu’il est visiblement moins fort, moins à l’aise, moins sympathique que moi. Sauf que le gars, le tout petit gars, tout flippé, en vrai ses capacités de nuisance atteignent un pic. Parce que le stress qu’il ressent le rend capable de tout. Et l’attitude condescendante que je vais adopter l’aidera pas à se calmer. Et si soudainement il pète un câble et se jette sur moi avec un tournevis, moi j’aurais même pas eu l’idée de me défendre de lui et je serai planté trois fois avant d’avoir pu réagir. Et même si il fait rien bah j’aurais contribué à son malaise

De la même manière, classer inconsidérément quelqu’un dans la catégorie « ami » ou « ennemi » peut s’avérer dangereux. Parce que l’«ami» peut, sur la base d’un différend quelconque, se retourner contre vous. « Également » à un inconnu. Quant à classer des gens dans ennemi par défaut, j’y vois pas d’inconvénient, si ce n’est qu’à terme c’est invivable.
L'égalité, c'est en résumé se rappeler que tout arrive. La réalité ne connaît pas le favoritisme

Bon voilà, j’espère ne pas avoir trop rabaché des trucs déjà écrit sur le forum, et avoir produit un minimum de signal ☺
Si des passages sont pas clairs, ou si vous voyez matière à compléter, bah dites-le et je changerai ^^
PS : le coup du Mexicain, c’est juste que je voulais créer une image bien nette, si ça pose problème j’en fais un motard ou je sais pas quoi
