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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: L'égalité  (Lu 4612 fois)

02 août 2012 à 22:19:54
Lu 4612 fois

Copper Jack


Bon voilà je suis un peu nouveau sur ce forum, mais je poste déjà ça, parce que même  si c’est assez pourri ça vaut sûrement mieux que « c lekel couto ki é le + joli ☺ »
   Donc voilà je voulais vous exposer les trois préceptes qui à mon sens sont la base de la survie en zone urbaine, (et la devise de notre bô pays) et au delà de ça les trois préceptes que je cherche à appliquer à mon existence entière. Pas comme une doctrine ou même un mode de pensée, juste comme trois choses à garder à l’esprit pour évoluer au mieux dans ma vie
   Liberté, d’abord. Le Manitou a déjà écrit là dessus, sur la liberté d’être ou non une victime, et l’esprit du forum en lui-même évoquera mieux que moi la liberté de fuir le danger. Donc je vais juste fermer ma gueule sur le sujet :D
   Fraternité, parce que tant qu’à dépenser de l’énergie à vivre avec autrui, mieux vaut traiter au mieux son prochain, sans rien attendre en retour, comme vous traiteriez un frère ou un ami, que de le maltraiter, ce qui est encore plus énergivore, et multiplie par mille les risques d’une confrontation. Bien sûr, quand je me fais marcher dessus, c’est pas comme ça que je vois les choses, et je peux même être assez persuasif si besoin est ☺. Et si je sens que je dois être franchement désagréable, voire flippant pour me sortir d’un mauvais pas, je vais pas me gêner.  C’est juste que quand je vois un mec qui galère à ouvrir sa porte, je vais lui donner un coup de main. Comme ça, j’ai plus de chances de pouvoir compter sur lui quand je serai coincé en bas de mon immeuble sans pouvoir me rappeler mon code. Et en plus j’ai l’impression d’être un type bien :)

   Mais ce n’est pas le principal sujet de mon texte. Je voulais parler de l’égalité appliqué à la survie, et le reste m’est venu après.
   Là je parle pas de l’égalité au sens strict. L’égalité dans ce sens-là est une notion à la con, parce que par définition l’égalité est l’identité, et par conséquent je ne suis égal à personne, si ce n’est à moi-même.
   L’égalité dont je parle est une égalité perçue. C’est la conscience que ce gars à côté de moi n’est ni mon supérieur ni mon inférieur, pas plus mon ami ou mon ennemi. De ce cette manière, on se débarrasse de modèle mentaux contre-productifs et on peut percevoir et réagir à 100% de ses capacités.
   C’est faire face à un problème sans en faire une montagne et sans le nier, juste en faisant ce qu’il y a à faire, au moment où il faut le faire.
   C’est regarder la vie d’égal à égal, sans se leurrer, car si l’on sort du mythe du destin ou de celui de l’Ego tout puissant il n’y a plus de raison de se tromper.
   Je sais que là je suis pas très clair. Donc je vais donner des exemples concrets (appliqués à la survie urbaine, parce que la drague, les entretiens d’embauche, et les déboires administratifs on s’en fout un peu ☺ )
   Si je me retrouve dans le métro face à un Mexicain d’un mètre 90, tout tatoué, le genre à se faire passer pour un gangster latino, hyper musclé, avec une attitude corporelle de dominateur absolu, bah moi, avec mes 70 kg tout mouillé, je vais avoir peur. C’est pas un problème. Si le gars se sent d’humeur joueuse je peux passer un sale quart d’heure, c’est légitime d’avoir peur. Le problème, c’est que je vais passer d’une constatation : « ce mec est plus fort que moi » ; à une malédiction : « si on se castagne je suis mort ». Et donc je vais adopter une attitude de proie, qui si ce gars est ce dont il a l’air augmentera les chances d’une confrontation physique, et une fois arrivé là, plutôt que de sournoisement remonter ma paume droite dans sa gueule et tout ce qui s'en suit, je vais me rouler en boule et pleurer. Donc résultat mes chances de finir la journée dans un hosto explosent. Pourquoi ? Car j’ai fait passer ce mec, dans ma tête, comme « supérieur » à moi. Alors qu’en vrai, il est comme moi, avec juste quelques dizaines de kilos de muscles et de méchanceté en plus (quoi que xD). De quoi le craindre. Pas de quoi l’imaginer comme un « dieu », une force de la nature contre laquelle je ne peux rien.
   À l’inverse, si je croise une sorte d’insecte humain de cinquante kilos à tout casser dans un gros manteau, qui jette des regards paniqués partout avec l’air de faire quarante kilos à tout casser, et bah instinctivement je vais en faire un « inférieur ». Parce qu’il est visiblement moins fort, moins à l’aise, moins sympathique que moi. Sauf que le gars, le tout petit gars, tout flippé, en vrai ses capacités de nuisance atteignent un pic. Parce que le stress qu’il ressent le rend capable de tout. Et l’attitude condescendante que je vais adopter l’aidera pas à se calmer. Et si soudainement il pète un câble et se jette sur moi avec un tournevis, moi j’aurais même pas eu l’idée de me défendre de lui et je serai planté trois fois avant d’avoir pu réagir. Et même si il fait rien bah j’aurais contribué à son malaise :(
   De la même manière, classer inconsidérément quelqu’un dans la catégorie « ami » ou « ennemi » peut s’avérer dangereux. Parce que l’«ami» peut, sur la base d’un différend quelconque, se retourner contre vous. « Également » à un inconnu. Quant à classer des gens dans ennemi par défaut, j’y vois pas d’inconvénient, si ce n’est qu’à terme c’est invivable.
L'égalité, c'est en résumé se rappeler que tout arrive. La réalité ne connaît pas le favoritisme :)
   Bon voilà, j’espère ne pas avoir trop rabaché des trucs déjà écrit sur le forum, et avoir produit un minimum de signal ☺
Si des passages sont pas clairs, ou si vous voyez matière à compléter, bah dites-le et je changerai ^^
PS : le coup du Mexicain, c’est juste que je voulais créer une image bien nette, si ça pose problème j’en fais un motard ou je sais pas quoi ;)
« Modifié: 02 août 2012 à 22:37:57 par Copper Jack »

02 août 2012 à 22:35:10
Réponse #1

Oim


Cooool tout va bien  :D

Sinon c'est quoi ce truc là : ☺ ???

Donc on est ce qu'on projette et on voit les autres comme ...on les voit , c'est ça ?
et en fait on est tous égaux voire pareils ?
Pas sur.....

 ;) im


" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

02 août 2012 à 22:44:49
Réponse #2

Copper Jack


C'est que au début j'ai écrit sur word ^^

Hum... Je comprends pas bien ce que tu dis :(
Je vais essayer de répondre : le truc, c'est qu'on essaye, dans sa tête, de classer les gens. Pas comme "plus fort" ou "plus méchant", mais comme "fort" ou "méchant". Dans notre tête, ya plus une différence quantitative, qui est réelle et handicapante sans être insurmontable, mais un différence qualitative : le mec en face est doté de superpouvoirs qui sont hors de ma portée et le rendent supérieur à moi (ou l'inverse). Il est, dans ma tête, capable de trucs dont je ne suis pas capable (ou incapable de trucs dont je suis capable). Alors qu'en vrai presque tous les humains sont capables grosso modo des mêmes trucs.
Donc je vais avoir une réaction pas adaptée : par exemple une attitude de dominateur envers quelqu'un de plus dangereux que moi, ou une attitude de proie envers un type à qui, dans l'absolu, je peux casser la gueule.


Jsuis un peu plus clair là ? :D



PS-destiné-à-éviter-le-double-post : Un autre domaine où je pourrais essayer d'appliquer ce concept, c'est la drague.
Un type pas sûr de lui, un peu dépressif, aura tendance à se considérer incapable de "pécho des meufs". Donc il essaiera pas, ou alors il se forcera et ça se sentira. Pourquoi donc ? Parce que il considérera la fille en face de lui comme "potable", et donc capable d'avoir des mecs. Elle a donc, dans la tête de notre Don Juan, une capacité que lui n'a pas. Elle est donc supérieure à lui, et comme il serait impensable pour un intouchable indien de courtiser une noble, il est impensable pour lui de la draguer, et à plus forte de raison d'arriver à ses fins. Dans son esprit, il fait quelque chose d'impossible, d'où son échec.

À l'inverse, un type persuadé que "toutes les femelles sont dingues de [ s ]on corps" va attendre comme une évidence de faire s'évanouir les meufs sur son passage, et ne faire aucun effort réel pour draguer, du coup il sera aussi seul que le précédent, et ce même si "toutes les femelles" sont VRAIMENT "dingues de son corps".
Vous m'suivez ? :really:
« Modifié: 02 août 2012 à 23:03:15 par Copper Jack »

02 août 2012 à 23:05:23
Réponse #3

flocondavoine


J'aime bien ton texte.
Comme dit l'autre : ca cause.

J'ignore si c'est "la base de la survie en zone urbaine", je pense que ce genre de lecture-ressentit n'est pas inné et qu'il demande certaines expériences personnelles et ce qui va avec.

Un peu comme les recettes pour être heureux, on a beau tous en connaître...

02 août 2012 à 23:12:01
Réponse #4

Copper Jack


T'as parfaitement raison ! C'est MA solution, c'est MON vécu, MES pensées qui m'ont amené à penser ça. J'ai été arrogant, ou plutôt malhabile, de parler de "la" base, ce n'est pas "base", c'est une base, et même pas la mienne en plus  ;D

Parenthèse perso : Je parle de ça sans vraiment le maîtriser, je suis incapable de ce dont je parle, mon attitude devant un danger c'est une froideur extrême qui est en quelque sorte un ersatz d'égalité. Une "machine humaine", même si elle puise mal dans ses propres ressources, ne fantasme pas et agit bien.


Je profite de ce message pour réessayer d'expliquer ce principe : si je randonne et qu'il se met à pleuvoir, je vais éviter de me dire "il pleut c'est rien c'est à peine une bruine et d'ailleurs ça va se calmer", ou de me dire "il pleut quelle horreur je dois courir dans tous les sens pour éviter l'hypothermie", mais je vais essayer de juste constater "il pleut", et d'agir en conséquence selon la situation, mes capacités, et le rapport sécurité /effort que je recherche.
« Modifié: 02 août 2012 à 23:19:13 par Copper Jack »

03 août 2012 à 07:17:55
Réponse #5

L'grand paumé


Bonne vision des choses sur le papier, mais cela doit être dur à appliquer dans la vie de tous les jours.

Les hommes ne peuvent pas s’empêcher de juger :'(, c’est dans leur nature, vouloir aller contre l’ego est un but très louable et plein de bon sens, c’est un combat difficile qui nécessite beaucoup d’énergie et un important travail sur soi. C’est une tache harassante, j’ai cessé le combat et je préfère vivre avec maintenant.

Il est vrai que classer les personnes qui nous entourent comme ennemis ou amis peut conduire à faire une erreur de jugement et finalement conduire à la mort >:(. Houlà, il est extrême celui-là diriez-vous :glare:. Mais pas tant que ça. En effet, sur le terrain en opérations en zone hostile, nous classons tout individu en ennemis, nous avons même des degrés de menace, cela pour éviter les mauvaises surprises, parfois cela ne suffit pas, c’est une logique stressante et une attention de tous les instants.

Dans l’ensemble cela fonctionne bien.

Mais chez nous, dans notre pays, dans notre ville, cette logique n’est pas forcement applicable, considérer ma boulangère comme hostile et la clouer sur l’étagère si elle fait un geste suspect en me filant une baguette…hum…non ce n’est définitivement pas applicable. :down:

Je ne peux cependant pas considérer tous les personnes comme étant neutre, parce que cela m’est impossible. De par ma formation et mon expérience, je classe les individus, c’est un triste constat mais je suis pour le moment toujours en vie.

Il ne faut pas prendre ma situation comme un raisonnement logique.
Si ce travail sur soi que tu décris permet d’éviter les sentiments négatifs, portant atteinte à autrui et finalement à soi, en terme de réactivité et de malaise alors je pense que c’est une bonne piste. Il est évident qu’il y a d’autre solution mais celle-ci peut certainement convenir à un grand nombre.
"La montagne n'est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse "
Reinhold Messner

03 août 2012 à 08:52:09
Réponse #6

Copper Jack


T'as raison cette histoire est pratiquement inapplicable  ;#
Par contre, et selon mes modestes connaissances du système militaire, il me semble que si vous classez automatiquement les gens comme hostiles dans le cadre d'une zone hostile, vous ne préparez pas qu'une seule réaction mais toute une palette de réactions différentes, selon l'attitude qu'aura l'individu.
Ce que je veux dire, c'est que vous vous contentez pas ( je crois  ;# ) de braquer un flingue sur la tête de tous ceux que vous croisez jusqu'à ce qu'ils s'éloignent, cette réaction n'étant réservée qu'aux personnes ayant une attitude menaçante, d'une manière ou d'une autre.
Vous avez -il me semble- une palette de réactions, vous permettant de répondre "correctement" à une attitude amicale/neutre, agressive, ou franchement hostile. Vous vous enfermez pas dans une seule attitude. Votre action n'est pas basée sur une unique éventualité, vous tenez compte de toutes les éventualités.

À l'inverse par exemple, euh, disons d'un paranoïaque qui n'aura pour seule réaction possible, l'agressivité, parce qu'il fat mal/pas la distinction entre une attitude amicale et hostile. Ou d'un gars qui aura provoqué un "ami" et n'aura même pas imaginé que l'autre puisse réagir violemment.

Vous adaptez votre attitude d'un instant t à celle de ceux d'en face à cet instant. Donc en fait ça colle tout à fait avec ce dont je parle :)

03 août 2012 à 09:01:12
Réponse #7

sharky




C'est pas une des règles de l'USMC qui résume tout çà ?

Be polite, be professional but have a plan to kill everyone you meet"
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

03 août 2012 à 09:43:32
Réponse #8

L'grand paumé


Encore une fois la situation en opération est beaucoup plus simple  :closedeyes: qu’en ville dans notre pays, « Tous ce qui n’est pas comme nous est un ennemi potentiel », donc on s’arrange pour qu’à tout moment, un des membres de l’équipe puisse couvrir le secteur d’évolution de la menace. Même si les hommes prennent l’air décontract 8), ils restent vigilants et prêts à intervenir sur les individus en évolutions dans leur secteur.

Chez nous, dans la rue avec un ami, je me vois mal lui dire « Equipe 2, mamy à 3 heure, check ses mouvements, c’est ta zone de vigilance » ;#.

Tenir compte de toutes les éventualités est une perte de temps, la réflexion nécessiterait trop de temps avant d’agir, « il a une arme, 1 est-elle chargée, 2 a-t-il armé son arme quand nous sommes arrivé, 3 attend t-il une opportunité de frapper, 4 se lave t-il les dents le matin 5 Obiwan Kenobi  ^-^.

Lorsqu’on arrive dans une zone hostile, n’importe qui peut avoir une arme planqué, on ne peut pas prendre ce risque. Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas la menace au premier regard qu’elle est inexistante.

On fait plus simple, les individus évoluent dans des secteurs de responsabilité défini, on agit si il y a une menace direct sur le groupe.

On ne peut pas comparer une situation de ce type chez nous. Les situations dans nos villes sont bien plus complexes, et nécessites la formation d’unités dans ce cadre précis, d’où l’utilisation de la gendarmerie mobile dans les villes à l’étranger, les règles d’engagement et de réactivité ne sont pas les mêmes.
« Modifié: 03 août 2012 à 09:52:40 par L'grand paumé »
"La montagne n'est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse "
Reinhold Messner

03 août 2012 à 12:21:41
Réponse #9

jacqueline


Bon voilà je suis un peu nouveau sur ce forum, mais je poste déjà ça, parce que même  si c’est assez pourri ça vaut sûrement mieux que « c lekel couto ki é le + joli ☺ »
   Donc voilà je voulais vous exposer les trois préceptes qui à mon sens sont la base de la survie en zone urbaine, (et la devise de notre bô pays) et au delà de ça les trois préceptes que je cherche à appliquer à mon existence entière. Pas comme une doctrine ou même un mode de pensée, juste comme trois choses à garder à l’esprit pour évoluer au mieux dans ma vie


 Bouh que c'est compliqué.

 Quelle curieuse idée de vouloir appliquer  et faire coller à la survie les trois mots de la devise  de notre pays, qui n'est même pas appliquée dans les faits , parce que déjà inapplicable en temps de paix, alors en presque guerre civile ou les gens vont se battre pour un quignon de pain sorti d'une poubelle.

Tout ça en partant d'une idée assez simple  et reconnue : la peur  engendre les agressions, parce qu 'on se désigne comme proie.

 J 'ai une autre version d'un black gentil, très sensible au regard et attitudes des gens qu 'il croise. Regards  qui expriment trop souvent la peur du black, injustifiée pour lui car il n'a pas du tout l'intention d'attaquer une petite mémé, ni personne , mais c'est trop fréquent.. Ce qui lui renvoie  une image négative de lui qui ne correspond pas à ce qu 'il est. Ça lui pesait énormément.

Peut être le 101 ème piéton croisé, s'il en rajoute un peu, risquait subir ses foudres.

Cette peur instinctive et sans discernement disparaît quand on côtoie fréquemment des gens de toutes les races et ça change pas mal les relations avec les autres, sans rentrer dans des considérations d'égalité, c'est seulement du respect qui permet à l'autre de conserver sa dignité.

 J 'ai eu pour voisin de palier des afghans, c'était panique dans l'immeuble de petits bourgeois proprios.( des terroristes ?  ;D ). Je ne connais pas les afghans, mais en Espagne  j'ai connu des pakis très sympas, vraiment. Quand ils se sont installés, je leur ai dit  : si vous avez besoin de qq chose, vous sonnez.
 
D 'autres ne supportent pas qu 'on les regarde, c'est facile.. Puis j'ai un regard bleu particulier souvent mal interprété, qui dérange parfois les  gens. "Mais non je ne drague pas ton mec ! Tu veux que je te montre quand je drague ?  " 

 Après on croise pas mal de gens tarés ou des bandes d'abrutis complètement bourrés, ce n'est pas le moment de faire de la psychologie, ni de vérifier des théories. 
   

03 août 2012 à 13:16:40
Réponse #10

Oim



Jsuis un peu plus clair là ? :D


Oui je comprend mieux...

J'aime assez cette approche purement objective et froide des faits et des personnes.
Mais, selon moi, elle comporte un risque important : celui de ne pas écouter la petite voix qui te dis "là ça craint" ou "lui je le sens pas du tout".
Cette petite voix, quand elle parle, si on cherche des faits objectifs pour la conforter ou la démentir on a souvent bien du mal à en trouver. Néanmoins si elle s'exprime c'est que tout un tas de petits éléments, peut-être insignifiants individuellement, on (re)veillé en nous notre "spider sense" .
Alors cette petite voix il faut l'éduquer (parfois l'expérience s'en charge) pour qu'elle ne crie pas à tord et à travers mais il ne faut pas la museler car elle peut nous sauver les miches.

 :cyborg: im
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"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

03 août 2012 à 17:46:18
Réponse #11

Kro


Personnellement, j'en ai rien à battre que les gens me soient égaux ou non. Quand bien même ils le seraient ou je les considérerais comme tels, ils pourraient malgré tout me faire du mal.
Être attentif et garder la tête froide pour pouvoir mettre en place des apparences, des attitudes, une gestuelle et un parler permettant de ne pas être un déclencheur ou désamorcer la chose, tout en cherchant des solutions de fuite ou de neutralisation est une manière de préserver sa couenne.

La seule égalité que l'on pourrait appliquer au quotidien serait celle du risque issu des différents individus qui gravitent autour de nous. Sauf que c'est totalement faux. Il faut adapter sa garde au risque et considérer que le risque 0 n'existe pas. Appliquer un concept d'égalité serait, dépendant du niveau de fixation de cette "égalité", se fixer sur une échelle allant de l'inconscience à la paranoïa.

Alors pour reprendre tes termes, mon avis est plutôt que la réalité de la survie urbaine ne connait pas l'égalité.
Bon sens et Lucidité ne seraient-ils pas des termes plus appropriés au concept?

@+ ;)
Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

03 août 2012 à 20:11:37
Réponse #12

Copper Jack


Avec vos réponses, je me rends compte que j'ai un peu été dans tous les sens :s

Kro, jsuis absolument d'accord avec toi. Bon sens et lucidité sont primordiaux.
Et classer les gens par rapport à la menace qu'ils représentent est indispensable. Le problème, c'est que de ce classement on tire une hiérarchie, que l'on imagine inéluctable. Le "plus fort" devient "invincible". D'où des atteintes graves au bon sens et à la lucidité, à la base (potentiellement) de gros gros problèmes.

C'est cette hiérarchisation que je considère comme mauvaise. Le concept d'égalité n'est ici que sa négation.

C'est là le fond de mon message, le reste était sûrement en trop :/

03 août 2012 à 22:15:54
Réponse #13

L'grand paumé


Parfois reconnaitre qu’une personne est plus forte que nous que cela soit physiquement ou mentalement n’est peut être pas une mauvaise chose.
Comme se rendre compte qu’une situation ne tournerait pas à notre avantage si elle dégénérerait.

Face à certaines situations, je ne pense pas qu’on soit tous égaux, on peut se forcer à y croire mais cela parait aussi dangereux que de se fier à un classement prédéfini.

Adopter une attitude neutre face à tout type d’individu demande une immense maitrise de soi et je ne peux prétendre en posséder suffisamment. C’est peut être pour cela qu’il m’est difficile de comprendre cette logique.

J’évolue parmi les miens en faisant preuve de rigueur et égoïstement j’attends cette même rigueur chez les autres. Je ne pense pas être le seul à chercher les traits qui me définissent parmi ceux qui m’entour.
Percevoir tout les gens que nous rencontrons sur un même pied d’égalité, je ne sais pas, n’est ce pas utopique ?
"La montagne n'est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse "
Reinhold Messner

03 août 2012 à 23:56:40
Réponse #14

Copper Jack


Le problème n'est pas de considérer qu'il serait à notre désavantage de voir une situation dégénérer. Le problème c'est soit de nier cette éventualité, et donc de ne pas y être préparé , soit de se condamner mentalement si elle arrive, à la manière des "primitifs" que décrit Levi-Strauss (il me semble) qui, à la suite d'une malédiction reçue, meurent car ils pensent qu'ils vont mourir.

Si on prend deux gars en forêt, sous une bonne pluie, et que l'un dit : "Oh mon dieu il faut s'abriter regarde là-bas il y a une grotte allons nous cacher au fond" ; et l'autre : "Meuh non, il pleut pas fort, de toute manière j'ai pas peur de me mouiller, on continue à marcher".
Les deux ont visiblement un comportement inadapté. Le premier car il pense être dominé par la pluie, ne rien pouvoir contre elle. Donc il panique et envisage une solution dangereuse (ils ne savent pas si un animal habitent cette grotte et n'ont rien pour la spéléo). Le deuxième car il pense dominer la pluie, qu'elle ne peut rien contre lui. Donc il ne fait rien et, si elle s'éternise il est niqué.
Bien sûr, aucun des gars est "égal" à la pluie. Mais aucun non plus n'est dominant ou dominé par rapport à elle, et c'est là leur erreur. Éviter cette erreur, c'est ça que j'appelle "égalité".

De la même manière, prendre acte d'un rapport de force entre moi et un autre ne signifie pas "inventer" une fin à une supposée altercation. Par exemple, je connais un gars qui fait du judo depuis dix ans, une armoire à glace qui a raconté avoir éclater deux mecs qui avaient mal pris une défaite au dojo (et je le crois). Je le sais beaucoup plus fort que moi. Mais je sais aussi que cette différence n'est pas assez significative pour lui assurer une victoire si on en vient à se battre, il n'est pas de manière absolue et définitive mon supérieur en terme de combat. Il a juste plus de chances de gagner, et c'est cette conscience que j'ai à laquelle je donne le nom d'"égalité".

Quant à voir tous les humais sur un pied d'égalité, et garder une attitude toujours neutre, c'est très difficilement réalisable, peut-être pas souhaitable. Ce dont je parle, c'est de garder à l'esprit que mon attitude envers un gars à un instant t n'est peut-être pas celle que je devrais avoir à l'instant t+1. Parce que mon ennemi juré est capable, "également" à mon ami, de me tendre un bout de chemise le jour où je n'aurai plus rien. Auquel cas, lui mordre la main serait une mauvaise idée.

C'est sûr que le terme d'égalité est mal choisi. Et que j'aurais dû éviter de poster le tout d'un bloc. Mais j'ai l'impression qu'on arrive à quelque chose :)

PS : Ouh le pavé ! Je suis irrécupérable  ;#

04 août 2012 à 09:51:07
Réponse #15

le pangolin


Je pense que tu as raisons mais je vais donner MA version de ton idée.

Il faut donner l'impression de traiter tout le monde en egal: (oui il faut être un bon acteur)
-Aider la viellle qui galere avec ses sacs de commission.
-Aider la racaille qui galere avec ses sacs de commission.

Mais dans ta tête ne pas penser comme ça:
-Si souçis la vieille je la pousse ça devrait suffire.
-Si souçis la racaille je lui péte le nez. (et je coure...)

Moi perso mon attitude est froide, sur de moi, mais trés ouverte du coup ça va de la dame agée dans un parking qui vient me voir (c 'est toujours moi qu'on vient voir) car elle ne reussit pas a demarrer sa voiture et que je finis par ramener chez elle avec ses commissions d'ailleurs ce jour là un gitan (le genre vraiment sapé a l'arrache, pas coiffé et qu'on est sur qu'il a une lame sur lui "Jo l'indien" de Tom Sawyer quoi) est venu spontanement nous aider pour la voiture de la dame.

A une discussion (cool, d'egal a egal) de dix minutes avec une bandes de cinq personnes dans une citée qui a mon départ m'ont dit que je pouvais repasser quand je voulais. (il ont bien vu que j'étais pas un naïf quand l'un d'eux est partit et que j'ai fait un mouvement pour que personne ne soit dans mon dos...)

C'est juste MA versions d'egalité qui je trouve se rapproche de la tienne mais expliqué avec un autre esprit.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

04 août 2012 à 10:21:33
Réponse #16

Leif


Citer
Et en plus j’ai l’impression d’être un type bien

etre un type bien, c'est pas mal non plus?

Citer
Et l’attitude condescendante que je vais adopter l’aidera pas à se calmer

ça a toujours fait ses preuves une attitude condescendante, toujours

Citer
e coup du Mexicain, c’est juste que je voulais créer une image bien nette, si ça pose problème j’en fais un motard ou je sais pas quoi

tout ça pour liberté , égalité, fraternité

Il faut donner l'impression de traiter tout le monde en egal:

put**n c'est pas gagné pour la paix entre les hommes

"ne pas paraitre, etre"

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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