Deux reproches concernant le tracking issu de la
"culture" bushcraft:
1 On se concentre presque uniquement sur les empreintes or on peut compter:
- fientes, laissées et moquettes...
- restes de repas
- chants, cris
- poils, plumes, bois, exuvies...
- diverses traces caractéristiques de comportements (vermillis, boutis, frottis...)
- habitats (terriers, nids)
- coulées (l'aspect de la coulée renseigne)
- vue par corps
AMHA interpréter les traces, en déduire l'allure, le nombre d'individus... j'ai essayé avec un guide pointu en main. Il m'a fallu sortir le mètre ruban, des piquets et faire des shemas. C'est très, très fastidieux.
Alors les chasseurs qui entre deux reniflements - pour le street cred - donnent le poids/taille/sexe/nombre/heure exacte du passage et numéro de tel (pour fixer rdv

) à partir d'un simple empreinte de sanglier... moi je n'y crois pas du tout.
Mais oui, on peut suivre la piste avec un peu de déduction.
2 On croit que les traces et indices servent avant tout à ne à ne suivre qu'une seule et unique piste.
Or, que ce soit pour des recherches participatives (renseignements: LPO, conservatoire régional et qqes assocs) ou par loisir perso, on nous demande bien plus souvent d'établir un shéma du secteur et d'y placer les traces et indices. On obtiendra une compréhension bien plus globale de notre environnement/faune que simplement suivre à la trace les empreintes, comme une caricature de détective... Dans ce type d'exercice, on nous demande de confirmer la présence de telle ou telle espèce.
Mais bon, en survie comme en bushcraft, c'est le fantasme qui attire et fait vendre. Se prendre pour un sioux d'un épisode de Davy Crocket, chassant sa viande*, c'est bien plus bandant que répertorier les chants d'oiseaux entendus sur différentes haltes le long d'un parcours...
Rien que pour troller, le bushcraft roots, la survie tactique et ... l'airsoft, c'est la même chose... C'est jouer un jeu de rôles grandeur nature. On fait semblant d'être.
Donc bon...
Le minimum d'honnêteté intellectuelle consiste à citer ses sources...



Il y a enfin tout le reste:
- les rapprochements vue par corps / comportement-trace
- les conseils piqués sur internet (forums de chasse)
- le terrain avec des gens savants mais humbles (LPO, club myco et cie -> souvent quelques individus qui maitrisent bien plus que le thème central de l'association )
- encore et toujours d'autres bouquins (du copain des bois pour gamin

en passant par des guides de chasse)...
Celui ci par exemple demande un certain recul critique en raison du manque de rigueur de l'auteur... Mais on y trouve de vrais pépites d'or mentionnées nulle part ailleurs.
exemple:

Ps:
pour débuter, ce livre vous en apprendra bien plus qu'un prétendu guide de survie/bushcraft qui ne cite jamais ses sources (si on donne cash les bonnes adresses, les clients n'ont plus besoin de venir à vos stages ni d'acheter au compte goutte vos publications... et ça casse le mythe du personnage).
