Posté par survivalfred Salut,
Voilà donc le petit post sur la peur, le stress, la physiologie, l'explication scientifique de la réaction d'inhibition de l'action et quelques pistes pour y remédier ... y'a un peu de copier/coller de mes cours et un peu de blabla technique, donc les passages en vert peuvent être passé si vous cherchez l'essentiel

Qu'est ce que la peur ?
La peur est avant tout une réaction physiologique : de l'adrénaline est libérée dans le sang, la fréquence des battements du coeur augmente, tout comme le rythme de la respiration et le taux de sucre dans les muscles. Sur le plan psychologique, la peur est une émotion, un ressenti corporel face à quelque chose que l'on interprète comme un danger.
Quel est le rôle de la peur ?
Elle a un rôle de protection. Ce stress augmente les capacités physiques de réaction et de mémorisation du danger. Un apprentissage qui sera utile pour la prochaine fois. Mais ce système de protection fonctionne jusqu'à un certain point. Au-delà, il arrive que l'on soit débordé par la peur et l'on perd alors ses capacités. Comme lors d'une agression physique soudaine dans un endroit où le se sentait en sécurité.
Le stress est constitué de réactions neurophysiologiques et psychiques déclenchées par des événements ressentis comme menaçants.Le stress est une réponse naturelle à un stimulus extérieur ou intérieur qui agresse notre cerveau et notre corps.
Pour comprendre comment notre cerveau réagit, il faut savoir que le système endocrinien possède l’originalité propre de ne rien créer dans l’organisme, mais de moduler à l’aide d’hormones, pratiquement toutes les réactions normales de notre organisme.
C’est donc un système permettant à l’organisme de s’adapter à toutes les variations qui lui sont imposées aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur.
1- Le stress physiologique
Le stress purement physiologique qu’il nomme « choc » est un état d’alarme de l’organisme face à une agression physique de l’environnement. C’est une réaction physiologique aspécifique qui est toujours la même quelle que soit l’agression (le stresseur). L'agression met en route rapidement la réaction d’alarme. Cette réaction met en route deux systèmes neuroendocriniens.
a) - Le système réagissant en premier dans les toutes premières secondes est le système adrénosympathique.
Système nerveux périphérique particulier, il contrôle le fonctionnement des organes internes comme le coeur les vaisseaux, les poumons, le système digestif, l’appareil urogénital. Ce système adrénosympahique est constitué d’une part par la chaîne des ganglions du système sympathique.
A ce système nerveux périphérique est couplé un centre nerveux spécifique au sein du SNC, le locus coreleus qui sécrète essentiellement de la noradrénaline dans la phase d’alarme d’un stress cela provoque les réactions suivantes :
- vasoconstriction des vaisseaux périphériques pour réserver le flux sanguin aux organes principaux (coeur, poumons, et cerveau.)
- augmentation de la tension artérielle et accélération des pulsations
- accélération de l’oxygène des organes et des muscles
- vascularisation préférentielle des muscles
Au sein du système nerveux central se manifestent ;normalement,deux phénomènes physiologiques fondamentaux : concentration de l’attention et augmentation de la vigilance. Ces phénomènes physiologiques permettent la fuite ou la lutte. Ces réactions induisent également un état d’anxiété pouvant aller jusqu’à l’angoisse, état faisant intervenir le système limbique qui gouverne l’affectivité. Cet état d’anxiété ou d’angoisse sera d’autant plus élevé si le sujet ne peut passer à l’action, s’il y a inhibition de l’action.
b) - Le système qui réagit en second dans les premières minutes est le système neuroendocrinien. C’est un système à trois étages avec des boucles de rétroaction entre les étages. La glande endocrine est la corticosurrénale (au-dessus du rein) ; elle sécrète le cortisol. Ce dernier joue un rôle majeur dans l’homéostasie du milieu intérieur en maintenant le taux de sel, le volume plasmatique et par conséquent la tension artérielle. Le cortisol permet également le maintien de l’activité musculaire et intellectuelle (l’hypocorticisme se traduit par une grande asthénie). La sécrétion de cortisol est contrôlée par l’ACTH produit par l’hypophyse antérieure. L’hypophyse constitue ainsi le second étage de ce système complexe
En d’autres termes la réaction de fuite ou de lutte est une réponse instinctive et réflexe non appris. Par contre l’inhibition de l’action est une réponse conditionnée, c’est à dire supposant un apprentissage (un animal ne va pas avoir d'inhibition de l'action).
Quelle pression engendre le stress?
La pression psychique nécessaire pour engendrer le stress est une réaction psycho-physiologique devant une urgence. Trois genres de causes peuvent provoquer cette réaction d'urgence:
1. les changements rapides, (positifs ou négatifs),
2. les menaces ou les dangers que nous rencontrons (objectivement fondés ou non) et
3. notre impression (justifiée ou non) d'avoir à réagir rapidement à la situation.
Lorsque nous sommes dans une situation d'urgence, notre organisme se mobilise intensément pour être capable d'y faire face adéquatement. C'est la sécrétion d'adrénaline qui permet de rendre instantanément disponibles les ressources de notre organisme. Elle augmente l'acuité de nos sens et de nos perceptions, la rapidité de nos réflexes et la force de nos muscles.
L'exemple le plus clair de cette situation d'urgence, c'est la situation où on est sur le point d'avoir un accident sur la route à cause d'une situation dangereuse qui survient à l'improviste. Mais il arrive souvent que le danger soit moins soudain et moins directement évident. C'est le cas, par exemple, lorsqu'on craint qu'une autre personne nous attaque ou nous enlève quelque chose d'important à tout moment. Parfois la pression vient de l'appréhension et de l'anticipation.
2. La réaction naturelle
La suite normale à cette violente mobilisation générale est une action vigoureuse qui utilise les ressources rendues disponibles par la décharge d'adrénaline. Selon la situation et les décisions que nous prenons sur le moment, cette action est une fuite ou un combat: on agit pour éviter le danger qui nous menace ou pour combattre l'obstacle qui se dresse devant nous.
L'action vigoureuse rétablit l'équilibre psycho-physiologique et entraîne une sensation de bien-être et de satisfaction. Subjectivement, on éprouve un plaisir lié à l'intensité de ce que nous avons vécu. La fatigue et le besoin de récupérer apparaissent naturellement ensuite pour compléter le cycle. On ressent alors ce qu'on appelle une "bonne fatigue".
Dans la mesure où ces suites naturelles peuvent avoir lieu, le stress chronique destructeur est impossible. On parle alors de stress positif ou, plus communément, d'une vie excitante! Certaines personnes deviennent même "accrochées" à l'adrénaline: ces moments de mobilisation intense accompagnée de peur et d'action vigoureuse deviennent leur principale façon de se sentir vivantes. C'est, par exemple, une dimension importante de la passion du jeu ou de la pratique des sports extrêmes.
Par contre, si le passage à l'action n'a pas lieu, les risques de souffrir de stress augmentent considérablement. C'est alors qu'on peut parler d'une gestion inadéquate de la pression. Une seule expérience ne suffit pas à engendrer un stress chronique: il faut une répétition fréquente de cette pression mal gérée.
Comme on l'a vu plus haut, la mobilisation générale de l'organisme en situation d'urgence conduit naturellement à une action de grande intensité, cette action peut amener une façon inadéquate de réagir. L'erreur que peut faire la personne stressée, c'est d'inhiber cette action que la situation d'urgence rend nécessaire (le cas évoqué dans une autre post "je reste bloqué avec les jambes qui flageolent ...").
Pour diverses raisons (dont certaines sont bonnes), la personne se retient d'agir en atténuant l'intensité de son action ou en lui imposant des limites qui forcent l'action à demeurer incomplète. Souvent, elle va plus loin en arrêtant complètement son action, en la remplaçant par de l'immobilité. Parfois aussi, elle cherche à dissimuler ses réactions: elle s'efforce de demeurer inexpressive ou d'éliminer l'intensité de ses réactions. Les motifs pour cette inhibition volontaire sont très variables et souvent ils sont pertinents, au moins en partie. Mais quelles que soient les raisons et leur pertinence.Comment faire face ou éviter les situation d'inhibition de l'action, de blocage de l'action en état de stress ou de peur ...
1) l'entraînement, pour ne pas dire l'expérience ... plus une situation a déjà été vécue (dans le réel ou dans une plus faible fiabilité à l'entraînement) moins les risque d'inhibition seront présents.
2) la visualisation de situation. Lorsque vous attendez le bus, que vous marchez dans la rue, vous asseyez au resto (etc...) dites vous " ET SI telle ou telle chose arrivait maintenant, que ferais-je ?" ...
Cet état d'esprit et ses 2 méthodes vous garderont en mode orange et le moment venu vous réagirez à l'instinct selon les automatismes appris et les "scénarios" envisagés.
La respiration, la notion du "Banzaï" rien à perdre ... et l'idée que lors d'une agression physique on va de toutes façons avoir mal, donc autant avoir mal en se défendant et en rendant la monnaie etque cela limitera peut-être la casse .... ces notions peuvent également aider pas mal.
Bon, je crois que j'ai assez écrit, à vous maintenant, je suis certainsque les membres du Clan vont pouvoir éclairer notre lanternes aussi ...
@ Suivre,
Fred