L'introduction de nouvelles espèces dans l'environnement peut avoir des conséquences catastrophiques, mais on peut trouver des utilités à ces organismes "étrangers". En voici une petite liste avec les ressources qu'on peut en tirer :
Les comestibles : le ragondin, l'écrevisse américaine, la grenouille taureau, la tourterelle (qu'on peut aussi élever), et bientôt le crabe du Kamachtka, que nos amis russes ont introduit dans la mer de Barents. Ils ont bien proliféré, puisqu'ils vivent maintenant près des côtes de Norvège, et pourraient descendre jusqu'à nos côtes atlantiques. C'est un véritable délice, et c'est énorme. Par chez moi, à Marseille, il y a des tortues de Floride, que des particuliers relâchent quand elles deviennent trop grosses. J'en ai vu une pondre, mais je ne sais pas si les petits ont résisté ; je ne sais pas si ça se mange. Il y a aussi des perruches à collier qui donnent aux parcs de la ville un air tropical.
Parmi les plantes, je citerai la renouée du Japon, plante mellifère qui envahit les berges de nos rivières, dont les tubercules sont consommés dans le pays d'origine de l'espèce ; ses feuilles peuvent servir de substitut au tabac, pour les accros

. J'en ai incorporé des tiges (creuses) à du mortier à la chaux pour l'alléger, je ne sais pas ce que ça donnera dans le temps.
Il y a le robinier, arbre également mellifère, dont on peut manger les fleurs en beignets. Son bois, quasi-imputrescible, est très élastique et peut servir de bois d'arc. Sec, il brûle bien, mais assez vite, avec une flamme chaude, comme le pin et doit laisser des résidus comme celui-ci. On peut aussi tirer une huile cosmétique de ses graines. Enfin, on m'a rapporté qu'il améliorerait le sol, mais je ne sais pas comment. C'est une espèce qui pousse vite.
L'ailanthe a d'abord été utilisé comme espèce ornementale. Capable de pousser dans pratiquement n'importe quel sol, c'est une espèce pionnière qu'on voit dans les terrains vagues, les terre-pleins d'autoroutes, les lieux abandonnés. C'est un véritable fléau se reproduisant par les racines et grâce à des graines ailées comme celles du frêne, au bois léger, peu solide et brûlant comme de la paille. Ce bois sent mauvais, en plus, et ce fait plus la ressemblance de ses feuilles avec celles du frêne lui ont valu le surnom de "frêne puant". On a beau le couper, il repousse dans la saison. Quels avantages alors ? Outre le fait qu'il peut revégétaliser des sols dénudés et donc promis à l'érosion, il abrite un papillon bien particulier, le bombyx de l'ailanthe. Comme son cousin du mûrier, il s'enferme dans un cocon de soie pour faire sa métamorphose. Mais il n'y a pas besoin d'ébouillanter la bestiole pour récupérer la fibre, laquelle est, en revanche, moins belle que l'autre.
On a bien dit
contexte dégradé... L'exemple que j'ai en tête est celui de la 2°GM, ou le genre de fourniture le plus difficile à se procurer était les vêtements, ai-je lu, sur ce forum il me semble. Alors avoir une ressource en fibres textiles (chaudes, en plus), faciles à obtenir, puisque le ver s'élève facilement et ne se nourrit que de feuilles d'une espèce surabondante, serait intéressant. Dans les Cévennes où je viens de passer quelques mois, il y a encore le souvenir des magnaneries, et dans les musées, encore les machines.
Et puis, qu'est-ce qui fait puer l'ailanthe ? Une substance volatile dont on ne connaît peut-être pas toutes les propriétés (si on en connaît ). Je pense à la bile dont on tire le parfum de violette...
[edit] la page de wikipédia à été mise à jour, il semble qu'on puisse en tirer un tas de médicaments, dont antipaludéen et anticancéreux...