On peut tous en faire une
Ancien scout, randonneur,j'ai depuis longtemps un coté "survivaliste" et sécuritaire (quitte à porter un sac trop lourd).
Ce qui n'empêche pas une fois, de faire une connerie.
Il y a quelques années, un pote nous invite le w-end de la Toussaint et nous a préparé un petite "promenade", à savoir une via ferrata.
Déjà un peu limite avec nos 3 épouses, plus habituées des rues piétonnes que des chemins de rando surtout la mienne (1m51) qui a paniqué dans des échelles -
On est tout de même attaché et je dois préciser que je ne me suis jamais senti "en danger" (pas rassuré partout quand même)
Bref, tout çà ne nous mets pas en avance et on mange très tard, puis on traine un peu après la choucroute
Vers 16h on décide de se re-bouger un peu d’aller voir un site pas-loin-facile-c’est du sentier-ça nous fera du bien.
ET on part “les mains dans les poches” dans les bois pour une demi-heure/trois quarts au pire.
Pas de téléphones, pas de mot indiquant ou on va (au fils qui doit passer), pas de sac EDC
La copine qui est du coin se gourre, et quand on s’en rend compte on est déjà loin dans une vallée encaissée au bord du torrent.
On le traverse pour essayer de sortir plus haut, mais cela s’avère impossible donc retour et a nuit tombe vite en montagne, on est derrière la falaise
Puis il fait carrément nuit et après avoir fini avancé encore un peu au briquet on décide d’arrêter –TROP dangereux, on se souvient de passages de pierriers au dessus du torrent.
Le pote et sa femme qui se sentent fautifs finiront par descendre jusqu’au torrent et moitié à l’eau moitié au sec, à travers les ronces, avec 2 briquets finiront par aller chercher du “secours”, à savoir ses copains pompiers et moniteurs de ski comme lui, qui reviendront avec des lampes.
Retour environ 22h
Inutile de dire comment il s’est fait charrier ensuite dans la station.
Pour ce qui est du matos, on (je) fumais à l’époque donc briquet, et j’avais un vieux carnet dans ma poche, donc feu qui a rassuré les nanas.
Heureusement beau temps, sinon j’imagine la galère.
Autre souci, je me suis aperçu que l’autre pote avec qui je randonnais tous les mois, et en qui j’avais confiance à priori, était “limite” dans cette situation de (petite) survie.
Comme quoi nul n’est à l’abri des conneries!
Ber