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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Survie informationnelle et esprit de préparation  (Lu 3050 fois)

22 mai 2012 à 14:00:46
Lu 3050 fois

sebastienb


Bonjour tous,

Les gens fréquentant ce forum ont à de toute évidence un intérêt pour la survie au sens large, et donc pour l'anticipation des risques. Une question que je me pose est comment savoir raison garder : quand on s'intéresse à la "préparation" (preparedness) dans ses aspects sociétaux, géo-stratégiques, économiques etc on tombe inévitablement sur des discours extrêmement pessimistes. Le problème est que ceux-ci ne sont pas forcément dénués de fondements et que, inconsciemment ou non, il peuvent exercer sur nous une influence. Les plus caricaturaux sont faciles à démasquer (ex : "SHTF... JPmorgan... banksters... hyperinflation... jovanovic... illuminati... bug out... TEOTWAWK... bla bla bla ) et donc facilement ignorés. Mais les autres ? Comment alors éviter de glisser vers la paranoia si ce n'est en diversifiant ses sources d'information ? Et même dans ce cas, la palette des opinions étant très diverses, allant du "tout va bien" à "la fin est proche", comment s'assurer que l'on reste dans la réalité, ou du moins dans le domaine du plausible ?

(SVP pas de dérives politiques, le but de ce thread est plutôt de connaître vos attitudes vis à vis de la surabondance et de la diversité d'information, et votre façon d'anticiper ce type de risques)



22 mai 2012 à 14:08:52
Réponse #1

DavidManise


La base de la civilisation humaine, c'est la confiance.  La confiance, ça se mérite...  Faire confiance, c'est toujours risqué.  Mais ne jamais faire confiance, c'est suicidaire...  On revient au fondement même de la société.  On essaie de nous faire croire que toute coopération, toute solidarité est vaine, impensable, et va nous mener droit à la mort.  

C'est faux.  

Le distingo est facile à faire : il y a ceux qui coupent le lien social, ceux qui attisent la peur, la haine contre un groupe (là en ce moment la grosse mode c'est de blâmer le "sionisme" pour tous les malheurs de l'humanité :branleur:)...  et il y a ceux qui tissent des liens, qui mettent en place des choses concrètes pour constuire des solutions en groupe, pour solidifier la solidarité (la vraie hein, pas la branlette des bobos de gauche-caviar)...

FAIRE DES TRUCS ENSEMBLE.

C'est ça qui évitera le pire, et qui coupera l'herbe sous le pied à tous les oiseaux de mauvais augure...  

Est-ce que le monde va aller en s'arrangeant, globalement ?  Sûrement pas.  Mais on s'en fout.  On est déjà en train de reconstruire un truc plus intelligent ;)

David

P.S.: pour répondre à ta question...  toutes les manières dont on pourrait crever, on s'en fout.  Le truc utile, constructif, et ce qui permet de trier vraiment le bon grain de l'ivraie, c'est de chercher des solutions concrètes, réalistes.  Personne ne pourra survivre longtemps en petit comité consanguin dans une BAD ou autre.  La vie, c'est forcément basé sur l'ouverture et l'échange.  Et aussi sur le fait de punir/écarter/flinguer ceux qui mettent tout ça en péril, selon le niveau d'urgence.  Mais ceux qui auront les c*u!lles de faire confiance à un autre humain pour coopérer avec lui et tisser des liens survivront, et les autres seront éliminés du bassin génétique de l'humanité.  C'est aussi simple que ça.
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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22 mai 2012 à 15:02:07
Réponse #2

Rosetta


Survie = Coopération - Naïveté pour moi

La coopération évite la parano, la lucidité (VS naîveté) évite de se faire enfler...

Des gens qui sont dans chacun des deux extrêmes il y en a plein. Me concernant je n'ai jamais remarqué qu'omettre d'envisager toutes les possibilités aidait beaucoup, je reste donc sur cette position là, en observatrice active on va dire.
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

22 mai 2012 à 15:21:25
Réponse #3

Karto


Comment alors éviter de glisser vers la paranoia si ce n'est en diversifiant ses sources d'information ? Et même dans ce cas, la palette des opinions étant très diverses, allant du "tout va bien" à "la fin est proche", comment s'assurer que l'on reste dans la réalité, ou du moins dans le domaine du plausible ?

En branchant son cerveau, et en activant la zone de l'esprit critique ;)
Quant à la coopération et à l'action isolée, ce sont deux des outils présents dans la caisse-à-outils. Pour serrer un écrou je prends ma clef-à-molette, et pour couper une planche je prends ma scie. Ca ne veut pas dire que la scie soit un meilleur outil que la clef à molette ou vice-versa, même si la clef à molette est moins fatigante à utiliser et que je préfère me retrouver dans une situation où je vais devoir serrer des centaines d'écrous plutôt que couper des kilomètres de planches ;)

22 mai 2012 à 15:31:46
Réponse #4

sebastienb


Citer
En branchant son cerveau, et en activant la zone de l'esprit critique

Certes oui. Mais nos préjugés et attitudes sont aussi le fruit de notre cerveau, et comment être sûr que que notre esprit critique soit activé ? Les survivalistes apocalyptiques sont je suis sûr persuadés d'avoir l'esprit critique, tout comme les bisounours adeptes du tout va bien :)

22 mai 2012 à 15:40:40
Réponse #5

Karto


Les survivalistes apocalyptiques sont je suis sûr persuadés d'avoir l'esprit critique, tout comme les bisounours adeptes du tout va bien :)

Sur quelle variété de données et quels raisonnements est-ce qu'ils s'appuient ? Où sont les failles ? Quels mécanismes psychologiques / affectifs influencent leurs choix ?

22 mai 2012 à 16:05:12
Réponse #6

Pouçot


Comment alors éviter de glisser vers la paranoia si ce n'est en diversifiant ses sources d'information

L'info n'est pas la connaissance; et plus tu vas puiser dans différents puits, plus ton eau aura un gout...
J'avais pris l'habitude d'aller sur Ago, LePost, E&R & cie pour me faire une opinion. Au final, il s'avere que c'est littéralement une opinion qu'on m'a faite. Fabriquée de toutes pièces quoi.
Depuis, je vais seulement sur Google Actus et je fais le tri par moi-même, à l'aune de ce que je sais, et surtout; de ce que je ne sais pas.
« Modifié: 22 mai 2012 à 17:56:38 par Pouçot »

22 mai 2012 à 17:28:10
Réponse #7

DavidManise


Survie = Coopération - Naïveté pour moi

La coopération évite la parano, la lucidité (VS naîveté) évite de se faire enfler...

Ouaipe. 

Se faire enfler, c'est pas de la coopération.  C'est être du mauvais côté d'un rapport de prédation ou de parasitisme. 

La coopération, c'est gagnant-gagnant.  Et ça passe nécessairement par une phase de reniflage de cul, de montrage de crocs, et de mise à plat des règles...  et d'une application de celles-ci au besoin.

Un système de coopération, pour fonctionner, a besoin d'un climat de confiance.  Et cette confiance là elle ne peut être mise en place QUE si on a les moyens d'extraire du système les gens qui abîment le lien de confiance, le tissus social.

Et on va faire bien gaffe de ne pas dériver dans le politique, merci ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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22 mai 2012 à 18:58:22
Réponse #8

Dalz


+1 pour sebastienb

J'ajouterai que regarde les faits, pas les avis. Si on te dis que c'est la fin du capitalisme parce que les marchés s'effondre, renseigne toi sur les dits marché et comment ça marche tu verras que c'est pas le cas.

Sur les crise, tu verras aussi que c'est très cyclique...

Bref. Esprit critique = croiser les faits et son expérience... Pour en tirer des conclusions souvent erronées mais qui permettent de décider d'un avenir incertain. Et c'est tout. L'idée, c'est de se préparer, qu'il se passe quelques chose ou pas, on s'en fout, statistiquement si on attend suffisamment longtemps il se passe toujours quelques chose.

22 mai 2012 à 19:50:10
Réponse #9

Patrick


Nous avons souvent tendance à nous faire prédigérer notre système d'information par des blogs et sites d'actus qui flattent nos gouts et nos sensibilités morales et politique et nous allons rarement rechercher la controverse pour affuter notre lucidité.

Pour favoriser cette lucidité il est important de se créer un système d'indicateurs politiques économiques et sociaux permettant d'apprécier l'évolution de la situation sans que ce soit un syndicat, un partit politique ou autre groupe orienté de quelque nature que ce soit qui se fasse un plaisir de m'apporter la bonne parole sur laquelle je vais construire des vérités en béton armé qui vont me rassurer ou me conforter au sein d'une communauté de pensée.

Pour la préparation, cultiver ses propres savoirs, son autonomie et tisser des liens solides en pratiquant l'entraide au quotidien.

22 mai 2012 à 21:06:04
Réponse #10

Rosetta


La coopération, c'est gagnant-gagnant.  Et ça passe nécessairement par une phase de reniflage de cul, de montrage de crocs, et de mise à plat des règles...  et d'une application de celles-ci au besoin.

Un système de coopération, pour fonctionner, a besoin d'un climat de confiance.  Et cette confiance là elle ne peut être mise en place QUE si on a les moyens d'extraire du système les gens qui abîment le lien de confiance, le tissus social.

Peut-être que c'est très masculin comme vision des choses le montrage des crocs et tout le reste, chez moi ça fonctionne surtout au ressenti la confiance. C'est un truc primitif et généralement radical. Blanc ou noir. Il y a des gens que je ne "sens" pas, c'est épidermique (ça marche un peu pour tout d'ailleurs, pas que pour les gens), et ça change rarement en cours de route... même s'il y a intérêt commun à coopérer....

a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

22 mai 2012 à 21:08:44
Réponse #11

Crochemuche


Pour favoriser cette lucidité il est important de se créer un système d'indicateurs politiques économiques et sociaux permettant d'apprécier l'évolution de la situation sans que ce soit un syndicat, un partit politique ou autre groupe orienté de quelque nature que ce soit qui se fasse un plaisir de m'apporter la bonne parole sur laquelle je vais construire des vérités en béton armé qui vont me rassurer ou me conforter au sein d'une communauté de pensée.

Ce message, je l'ai entendu pour la première fois lors de ma journée d'appel, par un ancien du 27e BCA. Depuis que j'en ai pris conscience, j'essaye m'informer avec plusieurs supports. J'ai mes préférences, mais je lis un peu de tout. Mais je me limite aux sites internet des grands quotidiens français, plus courrier international de temps en temps, et les chaînes d'infos en continu. Mais j'ai bien l'impression de lire toujours les mêmes choses...

Parfois, un article radicalement opposé sort du lot. Une amie française d'origine syrienne raconte son dernier voyage au pays. Et là, par rapport aux discours des médias, c'est matière Vs anti-matière, fromage ou dessert, l'aile ou la cuisse...

Et à force, mes vérités en béton armé tombent (ce qui n'est pas mal en soit), mais je n'arrive PLUS à me faire un avis, à me convaincre d'une chose. C'est pas toujours facile de savoir qui se cache derrière un article (souvent, une ou deux personnes, donc d'une subjectivité inévitable, même minime).
"Croyez-moi, les gens les plus simples sont souvent les plus grands"

Eugène, 88ans, Massif des Bauges

22 mai 2012 à 22:54:43
Réponse #12

Moleson


Peut-être que c'est très masculin comme vision des choses le montrage des crocs et tout le reste, chez moi ça fonctionne surtout au ressenti la confiance. C'est un truc primitif et généralement radical. Blanc ou noir. Il y a des gens que je ne "sens" pas, c'est épidermique (ça marche un peu pour tout d'ailleurs, pas que pour les gens), et ça change rarement en cours de route... même s'il y a intérêt commun à coopérer....


Je dois être un peu féminin dans mon mode de fonctionnement, car je fonctionne de la même manière. Il y des gens que je capte pas dans les premières secondes en c'est très rare que je doive changer d'avis par la suite.
Globalement je fais confiance aux gens, car je suis convaincu que la confiance engendre la confiance.
Et je ne me rappelle pas d'avoir été baisé par quelqu'un.
Enfin ci une fois par une fille à Barcelone (eh non pas baisé au sens propre). Mais bon la testostérone et tous ça une fille sublime.... ;D

Dans l'idée de la coopération, dès que l'on entre dans un mode dégradé, l'anonymat disparaît et dès ce moment même les BG savent qu'il faut filer droit autrement ça va très vite très mal se passer. Ça aide vachement à coopérer de manière profitable.
Quand j'étais petit, le magasin du village ou on passait nos vacances à été cambriolé. Ben à l'époque on appelait pas les flics. Les habitants on organisé une battue et retrouvé l'auteur. Je pense qu'il n'a jamais récidivé.
Bon une autre époque, mais je pense que très vite si la situation se dégrade on va y revenir et c'est un coercitif très efficace pour toute les déviances anti-sociales.

Moléson

25 mai 2012 à 13:54:03
Réponse #13

floproteus


Citer
En branchant son cerveau, et en activant la zone de l'esprit critique {$default_wink_smiley}
Oui ! Et pour affiner sa critique, il faut surtout lire/écouter les avis contraires. On a vite fait de se mettre des œillères, souvent sans s'en rendre compte. Je ne compte plus les livres indigestes que je me suis forcé à lire, ne serait-ce que pour connaître un autre point de vue. Ca fait toujours progresser son raisonnement. ;)
<<<  cliquez ici ;) !

25 mai 2012 à 19:27:40
Réponse #14

** Serge **


Question très intéressante et pleine de bon sens. Mais, il sera difficile d'y apporter une réponse qui satisfera tous et toutes.

A mon sens, il faut s'imprégner très largement et tenter au mieux de comprendre ( par empathie ). Donc, lire et écouter le plus large éventail de sources disponibles, les cerner, en connaître les responsables et les propriétaires, replacer ceux-ci dans un contexte régional, national, international.

Essayer d'appréhender les visions et lectures diverses de l'histoire, l'économie et la ( géo ) politique. Conserver une connaissance minimale des progrès de la science et approfondir sans cesse ces domaines de recherche. Revenir sans cesse sur le passé pour décrypter le présent et oser deviner un  futur.

Comme dit précédemment, fonctionner également à l'instinct et raffiner celui-ci.

S'intéresser à la philosophie. Pour cela, commencer petit et, graduellement, élargir ses lectures et intérêts.

Etre et rester pluridisciplinaire. Avoir du flair, et reconnaître les ennemis de l'homme. Dont, l'avidité.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

26 mai 2012 à 09:51:17
Réponse #15

Claude Ponthieu


L’expérience m’a poussé à rejeter nombre de lectures dans tous domaines, les bonnes informations sont assez rares.

Il y a les informations du type savoir faire manuel, les plus faciles à aborder, les autres sont très relatives du fait de leur part de subjectivité…
Toutes celles se regroupant sous des …ismes sont à prendre avec beaucoup de recul. ;)

L’affirmation que la coopération va de paire avec la confiance, est fausse dans bien des cas.

L’instinct est très intéressant pour comprendre notre ressenti, mais qu’est-ce qui se cache derrière notre instinct ?
Même si mon instinct me dit méfiance sur une situation ou un individu, il m’arrive très souvent de coopérer, surtout dans le cas d’une transmission d’un savoir faire.

Le don et le partage participent à l’ouverture de notre conscience et donc de notre évolution, sans obligation d’être un bisounours ou un warrior.


La base de la civilisation humaine, c'est la confiance.  La confiance, ça se mérite...  Faire confiance, c'est toujours risqué.  Mais ne jamais faire confiance, c'est suicidaire...
La confiance c’est en premier se faire confiance, mais là c’est un long débat (à la limite de l’inutile).  :D
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

26 mai 2012 à 14:46:20
Réponse #16

jacqueline


On essaye de nous manipuler de tous cotés. Pas seulement la presse, mais  ceux qui la dénoncent sur Internet et qui fantasment sur Bilderberg, le NOM et autres.

 Puis ceux qui ont découvert ces écrits ont tellement l'impression de détenir la vérité qu'ils font la propagande sur les forums. On rajoute un peu de secret et de mystère, ça donne de l'importance. On est dans le sensationnel. Surtout on évite de citer les sources, sinon les gens n'achèteraient pas le bouquin..

Sur un forum , j'ai répondu   qu'en utilisant la théorie du complot, ils ne rendent pas service, parce que les autres sont tout de suite décrédibilisés.

 J 'ai pris le réflexe Google : nom de l'auteur de l'article  ou de l'interviewé à la télé, ou bien les noms cités que je ne connais pas..  pas seulement pour savoir pour qui roulent ces gens  ou par peur d'être manipulée,  je le fais aussi pour  un peintre, un savant  ou un écrivain que je ne connais pas.
 
Il va être difficile de  ne pas parler de politique tellement elle régit notre quotidien.

Pour la fondation Bertelsmann de Pierre Hillard, j'ai cherché des infos en prenant le contrepied de la thése du complot, pour ne pas me faire influencer..

Ce qu'on peut dire déjà est qu 'ils ne se cachent pas. Tout est sur leur site Internet.  Donc il n' y a pas de complot !  Mais il font du lobbying. L 'UE leur commande des études, et forcément ils influencent leurs décisions. Mais on peut tout lire , en particulier les PDF de chaque thème de réflexion et se faire une idée. On peut ne pas être d'accord avec leurs orientations. C 'est très clean, mais on peut faire deux lectures.

 Après il y a tous les sites officiels ceux de la commission européenne, mais aussi du parlement, plus un autre où siègent des membres d'autres pays non UE et on sait qui a dit quoi, pour qui untel a voté, et s'il était présent.

 Pierre Hillard je n'arrivais pas à le cibler, jusqu 'à une vidéo d'une conférence récente. Il a fait un bon travail d'investigations, mais là ( en famille ) il s'est lâché : il déplore la perte d'influence( de pouvoir ? ) des catholiques sur la politique, tout en reprochant  à d'autres religions de le faire ou à l ' UE de vouloir faire entrer un pays islamique.. Cette fois je sais pour qui il roule et forcément ça influence ses  analyses.

 Idem pour l' Alliance Transatlantique, on trouve des rapports officiels des deux cotés, parfois remis à jour.  Mais c 'est logique qu'un pays ait une vision stratégique pour les prochaines années, ça n'en fait pas un complot pour autant.  

 Par contre chercher ces informations officielles  c'est très très long. Je peux le faire parce que je suis à la retraite, seule et motivée.

 Pour la crise économique, j'ai voulu savoir si on nous racontait des conneries ou pas.


L 'économie ne m'a jamais intéressée ( hormis la rentabilité économique des projets sur lesquels j'ai bossé ). Pour comprendre ça demande des bases que je n'avais pas, puis ce n'est pas toujours facile à comprendre donc j'ai beaucoup lu sur wikipédia, ou autres sites,  mais je suis loin de tout maitriser..
 
Là encore j'ai fait l'économie d'un bouquin ( désolée ) un peu partisan, pour comprendre le mécanisme des CDS,  une bombe à retardement..

 Il y a aussi le LEAP 2020 Laboratoire d' 'Etudes et d'Anticipation Politique , qui a prévu la crise en 2006.  J 'ai remonté  tous leurs bulletins pour voir si leurs prévisions mensuelles  passées collaient à la réalité. Ca collait assez bien.

 Lorsqu 'on écoute nos politiciens  ou les journalistes économiques,  on se dit ce n'est pas possible qu 'ils ne connaissent pas les rapports du LEAP.

Mais je comprend qu 'il ne faut pas  faire paniquer les gens , ça précipiterait les choses.

 Plus récemment je me demandais  si les gens du LEAP  ne prenaient pas leurs désirs pour   des réalités.  On sentait  le parti pris , pour l'effondrement de l'économie américaine, comme s'ils la souhaitaient.
 
Vu le montant astronomique des dettes  et des CDS c'est possible ! On peut ne peut pas écarter l'idée revivre une crise comme celle de 29.

 Sauf que cette fois  il ne  sera pas possible de relancer la machine avec un New Deal  avec la raréfaction des matières premières et l'explosion démographique. Ca ce sont des faits.  Peu importe qui est aux manettes. Je ne leur jette même pas la pierre, je pense qu 'ils essayent d 'éviter la cata, mais ils n'ont pas tous les pouvoirs.  


 Comment continuer à gagner de l'argent avec une décroissance imposée ? Spéculation sur les matières premières ?  Baisse drastique des salaires ?.

 Les banquiers ne sont pas prêts à abandonner leurs privilèges. C 'est dans la nature humaine , personne ne veut régresser

 Il ne suffira pas de reprendre la Bastille. Or on est un peu devant le même défi mais au niveau mondial

 Puis on oublie qu 'après cette révolution dont on est si fiers qu' il y a  eu la Terreur et pratiquement  un siècle de violence et de massacres.

 Plus près de nous  Mai 68.  Ca a tout de même mis un sacré bazar.

 Les gens avaient du boulot, ils avaient à manger, ils n'étaient pas à la rue.  Une augmentation de salaire et ça repart.

 Grand changement aussi : A l'époque les gens avaient une base familiale rurale, plus importante, plus proche , plus solidaire aussi et plus autonome.

Notre société actuelle est beaucoup plus fragile, plus individualiste et plus violente aussi.
 
Sans sombrer dans le catastrophisme, on peut s'attendre à vivre des moments plus difficiles.

 Ca je l'ai intégré et ça m'a soulagée. Déjà il ne faut rien attendre de la politique.  

Je ne crois pas non plus aux mesures contre la dépendance. Vivre centenaire avec  2 000 € de cachetons par mois, je n'en vois pas l’intérêt. Économiquement ce n'est pas possible de le faire supporter à la nouvelle génération..

 Reconstruire la suite , bien d'accord, oui mais comment ?

Une société plus solidaire, oui  d'autant plus qu 'on marche sur la tête..

 Récemment j'ai découvert les   AMAP, c'est une forme de réseau solidaire social et humain   http://www.reseau-amap.org/amap.php ( en plus ça évite de bouffer de la m**** ), qui retisse des liens  producteurs  consommateurs. Puis c'est exactement  la solution pour continuer à avoir à manger en cas de pénurie dans les magasins.  

 Après finir sa vie chez soi demande parfois une certaine solidarité.  Mais souvent on met en place des organisations qui consomment  une grande part du budget.   Il y a des endroits qui se débrouillent mieux que d'autres. D 'autres où il y a carrément rien. Des endroits où ça se fait naturellement, quand on a des relations de voisinage ou ses habitudes chez les commerçants.
 
J'ai découvert les services que proposait la petite ville où j'envisage de me "replier ", ce n'était pas ma préoccupation première. Retirer , serait un mot plus juste, il y a bien d'autres attraits comme la proximité de la nature, une rivière .  Ici j'ai au moins 5 km de ville avant de pouvoir m'assoir dans un pré ou pour aller au lac où c'est bondé..

 Puis j'ai éclaté de rire en  regardant les activités.   Se replier à coté d'une usine de salaisons de pays avec des  centaine de jambons pendus : ça c'est un bon plan !    

 J 'aimais bien Barcelone , une mégapole, mais qui est très attachée à  la notion de  quartier, ça avait un parfum de village. Et la fête des voisins c'est tous les soirs.  On peut vivre pratiquement sans sortir de son quartier. Puis quand on rencontre un voisin dans un autre quartier, ça me rappelait la campagne quand on croisait  un voisin dans une autre village. On discute cinq minutes.

 Dans un quartier  Gracia ,  un village détaché de Barcelone autrefois,  le soir j'ai vu des vieux sortir la chaise sur le trottoir pour discuter. Je l'avais vu  à la campagne en Ardèche.  

 Tout l'été chaque quartier fait sa fête  à tour de rôle, pendant une semaine ( presque non stop ), ils rivalisent entre eux dans la déco et l'animation. Puis ils viennent tous en famille.

On a tous une bulle autour de nous, et si qqun la franchit on est dérangé.  Au restau on va se mettre loin des autres, on ne parle pas à la table voisine etc.. Là bas si on veut vivre normalement on a intérêt à réduire sa bulle au minimum, un peu par le manque de place. Au début j'étais gênée, mais personne ne m'a bouffée.   Finalement c'est plus sympa si un voisin ou une voisine vient  se mettre à notre table pour discuter pendant le repas. C 'est aussi un signe d'intégration.  Puis tout le monde se mélange sans regarder  la différence de classe sociale ou d'âge. Quelque chose m'avait beaucoup marquée aussi , leur  attitude face au handicap. Un exemple à suivre.  Les catalans ont leur caractère, mais une fois adoptée , ils marchent  à la confiance..   Par contre il ne faut pas les trahir, ni crier vive le Real, car tu peux envisager de partir si tu veux pouvoir manger.

 C 'est une différence culturelle, mais si déjà on retrouvait ces valeurs et ce vivre ensemble  ce serait pas mal..

 Le  petit bar restau de quartier c'est un lieu d'échange,  tout le monde y va,  les pochetrons y sont très minoritaires. C 'est pas vraiment le cas chez nous. Parfois ça avait  un coté "cour des miracles". Mais c'est le dernier endroit où on peut se faire des relations, si on ne veut pas s'enfoncer avec eux ou aller  au devant de problèmes.

 Hélas à Barcelone les loyers ont flambé, mes voisins m'ont prévenue :  ils ont du quitter ce logement ; quand j'ai cherché un apparte plus petit pour anticiper, les prix étaient déjà à la  limite de mon budget. Et avec toute la bande d'amis on a du partir au renouvellement du bail.. Retour en France difficile.

 Je ne le regrette plus aujourd'hui, car  je ne recherche pas les mêmes choses qu 'à l'époque, ce serait épuisant.. Pas de regrets non plus , car  j'en ai profité à 200 % , sans qu 'il m'arrive rien . Parfois l'autre Barcelone  je l'ai comparé à un manège dont il faut savoir descendre de temps en temps..  

    
 

26 mai 2012 à 16:16:41
Réponse #17

floproteus


Jacqueline, je ne pense pas que le but de ce thread était de donner son analyse de la situation... :glare:

...il me semble que sebastienB voulait connaître différentes méthodologie d'acquisition et de traitement de l'information afin justement d’affiner sa propre analyse. ;)
<<<  cliquez ici ;) !

26 mai 2012 à 16:26:35
Réponse #18

jacqueline


Bien sûr , je donnais quelques pistes, et un exemple entre le déni ( tout va bien ) et le catastrophisme ( dont les but est parfois mercantile  )

 Après bien sûr à chacun de faire son analyse et d'en tirer les conséquences.

28 mai 2012 à 23:46:09
Réponse #19

floproteus


Barf, c'était juste pour éviter que le thread parte en hors sujet..
Mais je dois dire qu'il a l'air pas commode mon premier smiley ;# !
<<<  cliquez ici ;) !

29 mai 2012 à 13:09:02
Réponse #20

sebastienb


Beaucoup de choses très intéressantes dans vos interventions. Bon j'avoue qu'aussitôt ce topic lancé je me suis demandé si je n'avais pas fait une erreur, en ce que sa formulation était peut être trop vague, que les réponses possibles étaient innombrables et que le sujet lui-même était à mi-chemin entre la question posée aux autres et la simple introspection :)

Afin d'être plus explicite, voici mon cheminement intellectuel :

- Qui dit préparation dit préparation aux catastrophes (petites et grandes)
- Mais le thème des catastrophes amène quasi inévitablement le catastrophisme
- Comment alors s'assurer que l'on reste bien dans l'anticipation rationnelle des catastrophes et que l'on ne sombre pas dans la paranoia ?
- Et comment juger des phénomènes extrêmement complexes utilisant des notions que le commun des mortels ne maitrise pas bien souvent (ex : la finance et l'économie) ?

Mes réponses pour l'instant, en vrac :

- Diversité des sources d'information (publications "mainstream", publications à contre courant)
- Prise en compte du CV, des positions et du réseau des auteurs
- Prise en compte de la clarté du langage ("Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement...")
- Elimination des sources d'information citant ad nauseam une seule référence (phénomène de gourou)
- Elimination des sources d'information manifestant des signes manifestes d'un manque de crédit (ésotérisme, théories du complot)
- Se cultiver (ex : chercher la définition d'une notion nouvelle)
- Regarder en arrière (ex : les effondrement économiques, civilisationnels, les guerres mondiales n'ont jamais provoqué un retour à l'âge de pierre).
- Diversification des réponses (le fameux "pas tous ses oeufs dans le même panier")

29 mai 2012 à 15:16:54
Réponse #21

Bison


Bonjour,

Citer
Afin d'être plus explicite, voici mon cheminement intellectuel :
- Qui dit préparation dit préparation aux catastrophes (petites et grandes)

Pourquoi se focaliser sur les petites et grandes catastrophes?

Pour moi, qui dit préparation, dit d'abord analyse et gestion des risques de la vie ...

Analyse :
Découverte et évaluation des risques (probabilité et gravité) dans un premier temps. Donc s'informer et confronter au contexte personnel. La liste est longue, les statistiques pas toujours accessibles. Les "prédictions" tout à fait fantaisistes ...

Gestion:
Établir les priorités ... et les possibilités de réduction. faire le meilleur usage possible des ressources dont on dispose. Avec Pareto en tête : 20% d'effort pour une réduction de 80% ... après c'est des ressources gaspillées, le plus souvent.

Ainsi donc, pour la majorité des gens, assurer un avenir professionnel constitue le premier "risque" géré. Ont-ils tort?

Ensuite, au niveau de la "préparation" proprement dite, il me semble qu'il faut être "généraliste" ...
Mens sana in corpore sano ... et on va loin avec cela, y compris dans l'adversité.
Citer
les effondrement économiques, civilisationnels, les guerres mondiales n'ont jamais provoqué un retour à l'âge de pierre
Moi, j'ai vécu, vu de mes yeux vu, un continent passer du 20ème siècle au moyen age ... et il y 50 ans que cela dure.

Mais l'important, c'est quand même de vivre, hein!
De profiter du présent sans compromettre l'avenir ...
Ce qui est pris est pris!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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