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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Débriefing de soirée...  (Lu 8545 fois)

28 avril 2012 à 04:55:00
Lu 8545 fois

azertyf1202


Petit débriefing. Je raconte "à chaud".

Fin de soirée avec plusieurs amis, à Nancy. Tout le monde se sépare, et finalement on ne reste plus qu'à deux. Un ami "fluet", non violent au possible et assez grande gueule (Point important !!), et moi, qui n'aime pas particulièrement me battre, mais ai (de loin) une allure peu accommodante, avec mon mètre quatre-vingt quinze, mes cent kg et mon air de rescapé des goulags.
On achète une barquette de frittes, et on se pose sur un banc, à coté de la gare. Endroit plutôt mal famé, mais bon... Il est tard, on est pas complétement sobres, donc on n'y prête pas particulièrement attention. (Erreur, je sais...  :'( :'( )
J'ai vaguement regardé les gens autour avant qu'on s'installe. Rien de dangereux immédiatement. 3 jeunes sont sur un banc en face, à une distance d'environ 30 mètres. Sur le coup, j'ai pensé qu'ils faisaient comme nous, et qu'ils ne chercheraient pas de noises.
Au bout d'une dizaine de minutes, ils nous repèrent. Injonctions de loin (Qu'est ce que t'as à me regarder, toi, casse toi...) de l'un des mecs. (Appelons le "blondinet" pour le reste du récit.) Comme on ne bouge pas, et qu'on ne réagis pas (Je suis un code rouge vif orange, mais mon pote est en train de finir ses frites, et n'a pas remarqué grand chose), ils s’arrêtent quelques minutes. Sur le coup, j’interprète ça comme le fait qu'ils ce disent que nous ne sommes pas assez intéressants.
Puis, blondinet arrive vers nous rapidement, nous crie un truc comme "Qu'est ce que vous avez à me regarder, je vais vous buter". Là, je comprends que le temps de calme n'était qu'une discussion entre eux pour savoir comment ils allaient agir. Et donc qu'on commence à être sacrément dans la m*rde.
Il s'adresse directement à mon pote plutôt qu'à moi. (Pas con... il a repéré le plus "fragile" des deux). Quand il arrive à 5 ou 6 mètres, je me lève.
Là, comme je le dépasse de deux têtes, il stoppe immédiatement. Il demande à mon pote si on a des sous, afin qu'ils puissent s'acheter à boire. Je reprends la conversation en disant qu'on est étudiants, donc fauchés,et qu'on veut pas d'emmerdes. Pendant ce temps, les deux autres "maghrébin" et "casquette" arrivent. (renforts, car blondinet est en situation de faiblesse.) Maghrébin est une cible facile, plus jeune que les autres, et dans un état second sans doute lié à la prise de drogues. Par contre, casquette semble costaud, plus âgé, et plus réfléchi. Le chef, en quelque sorte. En cas de baston, ce sera sur lui que j'aurai à me concentrer.
Fin de la partie "hostilités", ils discutent de façon plus gentille, disent qu'ils ont soif. Je répète qu'étant étudiants, on est fauchés. Mon pote leur propose alors la fin de ses frites. (En en discutant par la suite avec lui, il m'a dit avoir voulu les amadouer. Perso, je pense que c’était une énorme connerie...)
Je reste à coté de casquette, que je surveille. Lui s'assied à moitié sur le banc, et allume une clope en mangeant deux ou trois frites. Là, je décide de m'en rouler une (Action de mimétisme. Par contre, le fait de rouler prend les deux mains, avoir une clope déjà roulée aurait été génial.)
Mon pote en bougeant fait du bruit avec les sous dans sa poche. Petit à petit, en l’apitoyant à moitié, ils finissent par lui extorquer 80 centimes.
Puis, ils partent. Moi, pendant toute cette scène, j'étais en mode rouge vif, en train demander comment neutraliser casquette le plus vite possible en cas de problème. Alors que je commence à me relaxer un peu, mon pote leur crie "Eh, vous pourriez dire merci quand même..."(Derniere et ultime connerie de sa part !!! ). Les autres partent sans ce retourner.

A part le fait que trainer avec ce pote dans un lieu craignos était une superbe connerie, quelles sont vos avis ???

« Modifié: 28 avril 2012 à 12:18:17 par azertyf1202 »

28 avril 2012 à 07:45:17
Réponse #1

Oim


Je pense que tu as identifié les principaux problèmes....

Tu passes direct en code rouge vif, donc tu as peut-être raté des étapes intermédiaires.

Peut-être aurait-il été judicieux de communiquer avec ton pote avant la confrontation pour établir un "plan".
Lui interdire de leur répondre et lui demander de te laisser gérer la discussion par exemple.
Comme c'était lui la "cible" ça leur retirait de la prise pour le déroulement de leur plan à eux.
Et ça t'évitait de discuter ensuite avec lui des "conneries" qu'il a faite en croyant les amadouer.

Étiez-vous en position "favorable " pour fuir en cas de gros soucis ?
: proche l'un de l'autre, sans un des autres entre vous deux, pas coincés par le banc ?
La question derrière ça c'est: Que pouvais-tu faire si un de zozos décidait de sortir un lame ?
Tu avais un plan : neutraliser "casquette" au premier clash, mais si les autres avaient menacé ton pote avec une lame ton plan s'écroulait-il ?

Chacun voit midi à sa porte, mais moi j'aurais privilégié la mobilité et la distance.
Quand tu t'est levé et que "blondinet" a stoppé il y avait un flottement qui vous était favorable, c'était peut-être le bon moment pour dire aux autres "faites pas ch*er, c'est pas le jour" et à ton pote "viens on se casse"...

Net net laisser 80 centimes ça va pas loin, mais il est peut-être temps de réfléchir aux " et si ceci , et si cela..." pour nourrir la réflexion et affiner tes réactions la prochaine fois.( déjà un debriefing ça y participe..)

Oim (qui trouve que c'est super facile d'avoir des bonnes résolution derrière un clavier ;- )

" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

28 avril 2012 à 08:00:58
Réponse #2

azur


A part le fait que trainer avec ce pote dans un lieu craignos était une superbe connerie, quelles sont vos avis ???
Malgré le passage en mode rouge (explicable lorsqu'on se fait invectiver en pleine nuit), tu n'as apparemment pas laissé transparaitre ton état et tu as su gérer le niveau de tension, au point de t'en sortir sans brutalité.
Il y a des leçons à en tirer quant aux erreurs qui ont fait que vous vous êtes retrouvé dans cette situation, mais je trouve que réussir à apaiser tout le monde et t'en sortir sur un statu quo, c'est un bon exemple de gestion du stress... et c'est déjà un très bon point  :up:
« Modifié: 28 avril 2012 à 09:37:15 par azur »
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

28 avril 2012 à 08:54:24
Réponse #3

Nathan-Brithless


Les camarades ci-dessus ont parfaitement identifiés les points positifs(95%)..je n'y reviendrais donc pas. :up:
maintenant, deux (minuscules) critiques:
1)"Ont est étudiant, on n'as pas de sous"..tu te justifie, presque tu t'excuse, ce qui te place automatiquement en position de faiblesse!
2)Les zozos d'en face ne sont pas sensible(au contraire) au mythe Stendhalien de l'étudiant fauché"pauvre mais studieux qui passe ses nuits , une couverture sur les épaule, à annoter des textes anciens à la lumière d'une mauvaise bougie.Non, pour eux, un étudiant, c'est un fis à papa dragueur et fètard dont les poches sont pleines de tune.En plus, cet intellectuel au crane mou n'a pas l'habitude de la bagarre(un proie facile, donc).
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

28 avril 2012 à 11:00:16
Réponse #4

** Serge **


« Modifié: 28 avril 2012 à 11:59:55 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

28 avril 2012 à 12:25:57
Réponse #5

azur


Ce qu'il faut voir, c'est que là, tu es quasiment dans le niveau "animal", et en l'occurrence, la fuite est un aveux de faiblesse qui aggrave la situation..
A l'inverse, en restant à ta place sans pour autant montrer de signe d'agressivité, tu envoies clairement le signal que tu n'as pas peur et que tu es sûr de toi, juste indifférent... alors forcément, l'autre en face aura tendance à s'interroger sur sa supériorité, vu qu'il mise apparemment beaucoup sur la "dissuasion".

Pour les chevaux, le rapport de force se détermine sur celui qui réussira à faire bouger les pieds de l’autre (pour l'éloigner ou, au contraire, le forcer à s'approcher). Dans le même contexte, en restant à ta place, tu les as forcé eux à bouger leur pieds pour venir vers toi... tu as gagné, tu es le dominant! En revanche, si tu avais fuis, ils auraient gagné.

Attention: c'est une possible explication, surement pas une invitation à s'exposer  ::)

« Modifié: 28 avril 2012 à 13:03:39 par azur »
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

28 avril 2012 à 14:03:18
Réponse #6

Gros Calou


Tu avais un avantage sur eux, tu avais ton pote grande gueule, du leste en fait, tu le pousses au milieu du trio et tu te casses en courant  ;#

Trève de plaisanterie ! Les gares ah ! les gares, excellent lieu d'observation, toutes les populations possible s'y croisent, mais endroits extrèmements merdique et dangereux. Moi mes frites, je me les aurais tapées au chaud dans un Mc Dos avec plein de monde. En fait vous avez sous estimé l'endroit où vous vous exposiez, une petite leçon n'est pas négative.
Autre chose, ne jamais sous estimer un indivu qui a consommé de la drogue, c'est parce-qu'il sait qu'il n'est pas à 100% de ses moyens, qu'il peut-être le plus dangereux de la bande, car pour palier cette faiblesse, il risque d'être armé comme un porte avion. De plus sous l'effet de la drogue, il n'a plus de complexe et plantera le premier qui est à porté sans aucun regret ni compassion à ton égard.
Le fait de jauger tes adversaires est un bon point, calculer leur position, se positionner en fonction de ton analyse  :up: , reconnaitre le meneur et les suiveurs, le meneurs en cas de non retour, tu le ruines grave, tu le défonce et tu enchaines sur le deuxième, tu verras que l'envoi d'information violente, va soit faire hésiter le deuxième et là tu es le roi de la steppe car le temps qu'il réfléchisse tu l'auras défoncé, ou tout simlplement ils vont se barrer, pas de code d'honneur. Le quotidien d'un BG est d'être ultra violent, toi tu es une personne "" civiquement irréprochable, il faut dans le millième de seconde être plus violent que le BG et reprendre le cours normal de ta vie après. Comme dit Lee Morrison, tu lâches ton dark brother et redevient un gentleman.
Mais pour cela il faut le mental qui va avec, être près à devenir plus dur que le BG et savoir reprendre une vie normale après, en restant contient de ce qui t'entoure.
Ton pote grande gueule, il est toujours ton pote, à mon avis il a jamais pris de baffe dans la gueule, un conseil, tu lui en met une grande et tu lui dis "je serais pas toujours là"  ;#

 ;)

28 avril 2012 à 14:21:36
Réponse #7

Bison


Bon, je vais donner un avis de non spécialiste.
Juste quelques souvenirs de "jeu" d'équipe où le positionnement était très important.

Question tactique.

1. Il me semble qu'en laissant le chef (la casquette?) se placer entre ton copain et toi, tu lui as donné un sacré avantage dont il aurait pu profiter.

2. Perso j'aurais visé à dégommer les deux plus faibles d'abord :  moins risqué, plus rapide ... après, le meneur il n'aurait plus rien eu à mener, et cela change la donne ...

3. Ça aurait vraiment été bien de convenir d'une tactique avec ton pote ... du genre, "Je fonce dedans, tu te tailles fissa!". Simple ... pas de ventre mou de votre côté ...

Voilà, c'est ce que j'ai pensé direct en lisant ton récit ... mais évidemment, j'étais pas vraiment là ...
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

28 avril 2012 à 18:40:19
Réponse #8

** Serge **


(En gros, tu dois tout donner, y aller à fond, mais sans sombrer dans la colère qui provoque des erreurs faciles à contrer)

Intent.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

28 avril 2012 à 19:03:23
Réponse #9

azur


Pour la notion de dark brother, je trouve ça assez intéressant. J'y vois une petite similitude avec ce que je voyais à une époque au judo, où on nous disait de "nous énerver SANS nous énerver". (En gros, tu dois tout donner, y aller à fond, mais sans sombrer dans la colère qui provoque des erreurs faciles à contrer)
J'enfonce le clou après Serge.  :up:
J'ai aussi retenu ce conseil (à relier à la détermination): "le moins fort possible... mais aussi fort que nécessaire"
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

28 avril 2012 à 20:03:34
Réponse #10

fenris


content de voir que je suis pas le seul a me faire emmerder comme ça a la gare.....salut a toi camarade nancéen!

perso je trouve que tu as su analyser comme il faut la situation....adversaire "jaugés", endroit de fuite possible etc etc...

le seul hic c'est surtout "pour moi" les conneries de ton pote ^^ proposer des frites signifie qu'ils vont surement s'installer près de toi pour les consommer donc étant donné que tu veux que cette situation s'éloigne au plus vite c'est pas gagné....
leur crier vous pourriez dire merci quand même là j'ai eu le sourire aux lèvres mais d'un coté ça peut renforcer le coté vous me faites pas peur....ou grande gueule là ça dépend des gars en face....

encore une chose la communication entre vous avant mais d'autres y ont pensé avant moi..

bon vent pour la suite

a nos chevaux, a nos femmes, a nos enclumes et a ceux qui les battent.....et par saint Georges vive la cavalerie!

28 avril 2012 à 20:27:58
Réponse #11

Gros Calou


"le moins fort possible... mais aussi fort que nécessaire"

Moi je dirais le plus fort possible et plus fort que nécessaire !  ;#

28 avril 2012 à 20:56:11
Réponse #12

** Serge **


Moi je dirais le plus fort possible et plus fort que nécessaire !  ;#

Si tu es seul dans la vie, c'est selon ton choix.
Si quelqu'un t'attend à la maison, il faut peut-être réfléchir plus contextuellement, Pascal. Ce serait une tragédie que Thomas ou un autre enfant attende son papa durant quelques années, pour une histoire d'égo, dix cents d'€ et quelques frites.

Attention avec les idées à l'emporte-pièce.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
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28 avril 2012 à 21:12:24
Réponse #13

azur


Moi je dirais le plus fort possible et plus fort que nécessaire ! ;#
Si c'est de l'humour... lol!
Si c'est sérieux... encore une fois, j'abonde dans le sens de Serge!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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28 avril 2012 à 21:32:31
Réponse #14

Gros Calou


Le smiley est là pour attester la véracité de mes propos. Maintenant là une question ce pose, les cents et les frites sont avant la confrontation, quid une fois que les hostilités sont engagés, qq années de prison ou la morgue, où est l'égo là ???? Je n'ai pas la réponse, mais mon fils à besoin de moi, même qq années après  ;)

De plus s'engager dans le combat le plus fort possible ne veux pas dire tuer son adversaire.

Sergio, je t'aime  :love:

28 avril 2012 à 22:13:08
Réponse #15

** Serge **


C'est pour cela que je préfère toujours dire qu'au-delà de tous les principes que l'on peut énoncer, il y a l'instant, le contexte et les protagonistes.

Et donc, c'est vrai qu'entre un gamin orphelin quelques années, ou définitivement privé de papa, le choix est plus décisif à opérer ( dans la mesure des moyens ).

Moi aussi, Pascal, veille sur ta couenne  ;)
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
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28 avril 2012 à 22:15:08
Réponse #16

Gros Calou


Toi aussi vieille carne  :love: :love: :love: :love:

28 avril 2012 à 22:21:05
Réponse #17

azur


De plus s'engager dans le combat le plus fort possible ne veux pas dire tuer son adversaire.
Quand je dis "le moins fort possible, mais aussi fort que nécessaire", l'idée, c'est qu'il faut chercher à faire baisser le niveau de pression mais s'il faut en passer par une action brutale, il faut qu'elle soit "aussi forte que nécessaire", ce qui peut aller, dans le cas de la légitime défense, jusqu'à éliminer la source de danger... sans état d'âme!
Un bon coup, asséné très fort et au bon endroit, vaut mieux qu'une avalanche de petits coups désordonnés qui ne feront qu'aggraver la situation ::)
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29 avril 2012 à 10:08:38
Réponse #18

Sielwolf


Au bout d'une dizaine de minutes, ils nous repèrent. Injonctions de loin (Qu'est ce que t'as à me regarder, toi, casse toi...) de l'un des mecs.

Ne le prends pas mal, mais tu es directement co-responsable de l'escalade du conflit.

Il y a eu intimidation de loin (c'est à dire documentation de la variable "intention ennemie" dans l'équation menace = capacité x intention). Sauf que, initialement, le mec n'avait aucune capacité de nuire, compte tenu de la distance. Conséquemment, non seulement tu n'étais pas en danger, mais en plus, tu avais une marge de manœuvre maximale pour être proactif et te remettre en sécurité, toi, ton pote et votre barquette de frites.

Dans un problème de territorialité et de conflit de statut, il y a souvent une porte de sortie qui est offerte par l'autre partie, afin de résoudre le conflit en sauvant la face et sans violence physique. Le mec a été très clair, il a réclamé : "casse toi". Si tu es dans une démarche de défense personnelle, alors tu te casse. Point barre. C'est ça l'idée du code de Cooper et c'est ça le plan prioritaire.

Le plan prioritaire, ce n'est pas d'attendre comme une quiche que la situation pourrisse jusqu'au moment où le mec (qui était à 20 mètres) se retrouve à 60 cm avec une main dans la poche, avec toi en face qui se demande comment attaquer. Puis de disserter ensuite sur des tactiques de frappe, des switch on-off, les sous-personnalités multiples dans le genre MK-Ultra, les échelles de vigilances, etc.

Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs...

« Modifié: 29 avril 2012 à 17:46:21 par Sielwolf »
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

29 avril 2012 à 10:35:29
Réponse #19

** Serge **


et Christophe dit : « Que la lumière soit »!
Et la lumière fut.
Christophe vit que la lumière était bonne.
Christophe sépara la lumière de la ténèbre.
Christophe appela la lumière «jour» et la ténèbre il l'appela «nuit».
Il y eut un soir, il y eut un matin.

Pour retenir de bons principes de vie, on peut également se les tatouer :

« Modifié: 29 avril 2012 à 11:01:59 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 avril 2012 à 10:51:16
Réponse #20

sharky




"Si tu te retrouves dans un endroit dangereux, barre toi !!!"

Traduction libre de Rory Miller in Facing Violence (p41)
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

29 avril 2012 à 12:11:44
Réponse #21

Mishkin


Bonjour ,

"Don't do stupid things in stupid places with stupid people"
Tu étais dans une "stupid place" (abord de gare craignos) avec un "stupid people" (ton ami ,tu le reconnais) avec en prime un des C (conscience) de C²VMD amoindri (pas sobres).
La probabilité de ventilo-mierda était bien augmentée ,jusqu'à résultat que tu connais .
Le principal est que vous vous soyez rentrés sains et saufs et juste assez "secoués" pour tirer des enseignements et les retenir sans en garder de traumatisme (physique ou psychologique) .

à+

Mishkin

29 avril 2012 à 19:17:23
Réponse #22

Leif


Citer
"Don't do stupid things in stupid places with stupid people"

and get bored very soon :)

30 avril 2012 à 11:43:00
Réponse #23

Patrick


perso je trouve que tu as su analyser comme il faut la situation....adversaire "jaugés", endroit de fuite possible etc etc...
Et moi je crois que "ne pas faire des choses stupides, dans des endroits stupides avec des gens stupides" consiste à peu de choses près à pisser dans un violon posé à 50 m les yeux bandés. Peut-être qu'en essayant de développer le concept en Moldo-Slovaque, ce serait plus efficace.

Tu as fait TOUT ce qu'il ne fallait pas faire, soit ne pas éviter la situation qui pue alors que ladite gare est apparemment connue, ne pas t'en sortir quand tu le pouvais, t'en remettre à de supposées réactions de ceux d'en face et j'en passe.

Donc concrètement, que compte tu faire pour éviter de te trouver encore dans ce genre de situation, que comptes tu changer à tes habitudes et comportement ?

30 avril 2012 à 11:46:23
Réponse #24

Kilbith


...juste un détail qui m'intrigue.

Citer
On achète une barquette de frittes, et on se pose sur un banc, à coté de la gare. Endroit plutôt mal famé, mais bon...

Sauf si Nancy s'est franchement dégradée depuis quelques années : on ne peut pas dire que l'esplanade (c'est là que je visualise des bancs) de la gare soit "hyper craignos". Il me semble qu'il s'y trouvait d'ailleurs une très belle brasserie. Certes on n'est pas sur la sublime place Stanislas, mais ce n'est pas non plus Beyrouth de la "glorieuse" époque.

Si c'est le cas, il faut raison garder au niveau "sécurité". Parce que sinon il va falloir bientôt progresser en perroquet en liaison avec les MLRS pour aller chercher son pain à la boulangerie...ce qui va grandement restreindre la liberté de mouvement.


Même si dans ton cas, j'ai noté que c'était très tard de le soir et dans un état d'ébriété pour le moins avancé et en compagnie douteuse. Ce qui me semble des facteurs plus importants que le lieu. ;)
« Modifié: 30 avril 2012 à 12:14:37 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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