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Auteur Sujet: Vertige et peur du vide  (Lu 6330 fois)

17 avril 2012 à 11:19:09
Lu 6330 fois

Paintedhorse


Bonjour à tous,

Je vous écrits pour un problème que je rencontre depuis plusieurs années et qui a tendance à s’accentuer (malgré mes tentatives , mes efforts). Il peut être très handicapant (particulièrement en rando et plus encore en survie). Je veux parler du vertige et de la « peur du vide ».
J’ai ce problème depuis des années. Pas le vrai vertige, qui tétanise au point de ne plus savoir bougé. Non, plutôt la « peur du vide ». J’ai essayé d’y remédier en me forçant à grimper (aux arbres, sur de hautes échelles, de haut murs , du rochers). Jusqu’à il y a 2 ou 3 ans, ça allait. Je n’étais pas à l’aise à 100%, mais je me débrouillais. Seulement, depuis peu, la peur ne cesse d’augmenter au point, dernièrement, de presque me bloquer alors que j’étais sur un balcon (avec garde fou) au sixième étage d’une maison.
Je n’ai pas de problème d’équilibre. Par contre, j’ai une vue assez mauvaise avec un astigmatisme assez prononcé (je sais pas si cela peut jouer ?)
Le problème se présente avec 2 phénomènes simultané. Le premier est une appréhension, une peur irraisonnée. Le second une vision « proche/loin/proche/loin » rapide. Un peu comme si mes yeux jouaient avec un téléobjectif.
Ce qui est étonnant, c’est que ce problème n’apparait que lorsque je suis « seul ». Je veux dire, lorsque je dois travailler sur une arête ou sur un échafaudage.
Il est fortement réduit (voir absent ) quand je dois aider quelqu’un sur un chemin de montagne très escarpé ou si je dois secourir quelqu’un (ex un enfant coincé sur un arbre)
Avez-vous une quelconque idée de la manière de maitriser cela ? Avez-vous déjà rencontré ce genre de problèmes ? Comment faites vous ?

Par avance grand merci

17 avril 2012 à 14:19:14
Réponse #1

A x i


Pour idée : raisonner ses peurs. J’utilise cela dans plusieurs situations dans une optique de self control dans plein de situtations.

J’explique :

 - avant de savoir d’où cela provient dans notre esprit (type analyser sa psychologie), il faut penser d’une manière rationnelle : pourquoi un balcon avec garde fou s’effondrerait ou représenterait un risque ? Ma grand-mère arrose ses plantes tous les matins sur son balcon, le béton armé peut supporter mes maigres 65 kilos (ou plus ^^), ai-je déjà entendu un fait divers de ce style ? etc…

  - Deuxième point : se rassurer sur soi même. Je ne te connais pas, mais pourquoi serait tu plus mauvais que quelqu’un d’âgé, ou de plus faible généralement. Après une analyse plus pragmatique des risques ce qui m’aide est de me dire que je suis quelqu’un de légèrement préparé, donc que je n’ai pas plus de risque par rapport à d’autres. Il est toujours possible de se préparer encore plus.

- Dernier point : anticiper (ce qui rejoint un peu le deuxième). Par ex : si j’ai un souci qu’est ce que je fais ? Le but est de travailler un réflexe, avoir déjà pensé comment surmonter une difficulté est une force non négligeable.


Pour prendre un exemple et être clair : peur des araignées.
1.   Combien sont réellement dangereuses ? agressives ? risque réel ?... dans un but de voir que ce que l’on imagine est parfois très amplifié par rapport à la réalité
2.   Au cas où j’en rencontre une, je ne suis pas plus exposé que quelqu’un d’autre
3.   Je sais quoi faire dans ce cas, donc je suis rassuré

En espérant que cela soit une piste…


A+/AL

17 avril 2012 à 15:36:01
Réponse #2

Brice


Ouai mais les peurs irrationnelles ben tu le sais déjà qu'elle sont irrationnelles. C'est bien de se dire que t'as aucune raison d'avoir peur, ça aide beaucoup avant d'y aller, mais moins une fois que tu es. (Évidement c'est mieux que se dire l'inverse !). En gros c'est facile à dire !  Ce qu'il faut surtout c'est se confronter. De façon progressive et répétée pour que ton subconscient (ou ton corps je ne sais quel est le meilleur terme) apprenne qu'il n'y a pas de danger. De façon volontaire et progressive ça sera gratifiant. Et de façon répétée, comme tout entrainement physique en somme.
Petit à petit tu vas t’habituer au vide.

Sinon quand ça te prends, ce qui aide au début, c'est tout con, c'est de ne pas regarder en bas. Regarde ce que tu as à faire, ce qui est proche, la barrière, tes prises etc. Ce qui est en bas, c'est juste le paysage. Tu n'as pas besoin d'en tenir compte. Concentre toi sur ce que tu as à faire, pas sur la hauteur. Pense aussi à bien respirer. La respiration permet aussi d'occuper l'esprit et limite les effets négatifs de l'adrénaline.


Bon courage.

I vo mé savé k'davé

17 avril 2012 à 16:05:05
Réponse #3

Mani


Salut,

As tu penser aux thérapie brèves et a la PNL? Ma soeur ( maitre praticienne en pnl ) me disais qu'ils ont de bons résultats.


Mani

17 avril 2012 à 16:33:34
Réponse #4

BULLYSSON


j'avais/j'ai le même problème... j'ai attaqué ma peur d'abord de front en faisant un saut en parachute avec ouverture automatique de la toile (par une sangle relié à l'avion) où tu sautes seul. Sur le moment content d'avoir dépasser ma peur mais ça n'a pas vraiment marcher avec le recul.

Je relativise car une session d'accrobranche avec jeff/Leif m'a remis face à ce problème... si il m'avait pas redescendu en rappel je serai encore bloqué dans les arbres comme un c*n... les muscles complètement tétanisés. Je crois qu'en fait faut y aller progressivement et c'est comme tout on s'habitue... presque.

Puis un nouveau boulot m'a obligé à vaincre ma réticence, on bosse parfois à 5/6 mètres, comme ça ça parait pas bien haut mais quand tu as le vertige ça impressionne... aujourd'hui à cette hauteur pas de problème je cours partout comme un chat.

mais à mon avis une bonne école que l'accrobranche... y'a des parcours tous niveaux, on s'amuse, après faut pas péter plus haut que son pétard pour ne pas se retrouver en situation d'échec... C'est humain d'avoir peur, on a tous des peurs, la différence c'est qu'il y a ceux qui se résignent et ceux qui luttent. Ton post montre que tu entames déjà une démarche positive alors continues dans ce sens  ;)
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

18 avril 2012 à 10:00:55
Réponse #5

bob48


Je fais faire part de mon modeste vécu car je souffre aussi de ce mal, je ne supporte pas les escaliers extérieurs ou nacelle en grille, ou tu vois à travers, j'ai des sueurs froides, les jambes pleines de fourmi, je ne suis pas du tout opérationnel pour réagir à quoi que ce soit.

A l'inverse pendu à une corde dans un rappel, je n'aurais plus ce soucis et je pratique des activités en hauteurs canyon, grimpe ou autre où je suis régulièrement pendu à plus de 40m du sol...par contre me pencher du 8ème étage au balcon je peux pas  >:( :-[

Je ne sais pourquoi mon cerveau fait plus confiance à des spits ou une corde qu'à un balcon  :lol:

A force de cogiter sur ce "paradoxe" j'en ai conclu que pour moi il y a un aspect psycho à être pendu à une corde assis dans mon baudrier et surtout les pieds dans le vide. Dès que j'ai les pieds sur du solide ça ne va pas...


23 avril 2012 à 15:41:46
Réponse #6

Paintedhorse


Merci pour tous vos renseignements. J'avais pas penser aux arbres, à l'accrobranche. Ou plutôt j'avais peur de me retrouver bloqué. Je vais essayer.
Ce qui est fou, c'est la paralysie même si on se dit qu'on a un bon équilibre et qu'on est sur du solide.
Enfin, je vais continuer.
Merci encore

23 avril 2012 à 17:13:47
Réponse #7

oliv0808


j'ai aussi une sorte de vertige... je peux être à n'importe quelle hauteur, si je ne suis pas stable je tétanise... un bacon de 8 étages je peut facilement regarder en bas mais monter sur un tabouret qui bouge un peu et je suis presque au point de sortir les sangles pour m'attacher  ;# marcher en montagne avec le vide autour de moi pas de soucis par contre changer une ampoule et c'est la croix et la bannière. une fois, j'ai du filer un coup de main pour enlever et remplacer des tuiles sur un toit... le premier jour, nickel ,on était sur les vieilles tuiles, tout était en place... mais le deuxième jour, quand il a fallu remettre les tuiles, impossible!! on devait marcher sur les poutres et les voliges du toit... bref, j'ai toujours eu cette appréhension et malgré pas mal d'effort, impossible de le faire passer
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

23 avril 2012 à 17:23:39
Réponse #8

VieuxMora


Bonjour,
Comme ce sujet important a été abordé de façon détaillée il y a quelques années, je vous suggère de jeter un coup d'oeil à ce fil:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,9265.0.html

24 avril 2012 à 09:58:57
Réponse #9

Paintedhorse


Bonjour,
Comme ce sujet important a été abordé de façon détaillée il y a quelques années, je vous suggère de jeter un coup d'oeil à ce fil:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,9265.0.html


Un grand merci pour le lien. J'avais fait une recherche sur le wiki avant de poster mais j'étais passé à côté de ce lien.

04 mai 2012 à 20:27:11
Réponse #10

Yohan


Je fais faire part de mon modeste vécu car je souffre aussi de ce mal, je ne supporte pas les escaliers extérieurs ou nacelle en grille, ou tu vois à travers, j'ai des sueurs froides, les jambes pleines de fourmi, je ne suis pas du tout opérationnel pour réagir à quoi que ce soit.

A l'inverse pendu à une corde dans un rappel, je n'aurais plus ce soucis et je pratique des activités en hauteurs canyon, grimpe ou autre où je suis régulièrement pendu à plus de 40m du sol...par contre me pencher du 8ème étage au balcon je peux pas  >:( :-[

Je ne sais pourquoi mon cerveau fait plus confiance à des spits ou une corde qu'à un balcon  :lol:

A force de cogiter sur ce "paradoxe" j'en ai conclu que pour moi il y a un aspect psycho à être pendu à une corde assis dans mon baudrier et surtout les pieds dans le vide. Dès que j'ai les pieds sur du solide ça ne va pas...



J'ai le même ressenti que toi concernant le "vide" mais en moins prononcé. C'est la pratique qui depuis maintenant 2 mois me permet d'avoir plus confiance notamment en moi.
J'ai appris à avoir de nouveaux points de repères visuels. Je ne me repère plus par rapport au sol mais aux machines qui m'entourent, j'ai l'impression de moins me balancer et donc d'être prêt à tomber dans le vide.
Je sais que c'est en partie dans la tête car j'arrive à oublier le vide quand je bosse mais tout d'un coup je repense à tomber et les jambes tremblent un peu.
Ça s’atténue mais ça disparaît pas.

04 juin 2012 à 15:44:43
Réponse #11

Buffalo


Tout est une question d'habitude, j'ai travaillé 22 ans comme couvreur, et, il y a de ça 10 ans changement de profession pour la plomberie chauffage, la on monte beaucoup moins, et au bout de 4 ou 5 ans j'ai eu besoin de monter sur mon toit pour une histoire d'antenne télé, et là grosse surprise, le vertige et la trouille de me foutre par terre. Depuis je monte réguliérement pour garder l'habitude
Je cause pas aux cons, ça les instruit "Audiard"

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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