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Auteur Sujet: comment entrainer sont mental?  (Lu 10383 fois)

15 avril 2012 à 17:02:33
Lu 10383 fois

Strinkler


Pour commencer je viens vous parler d'une situation de "survie" au boulot.

Je suis chef d'équipe depuis plusieurs années dans une industrie difficile, les hommes sont forts et rudes. Jusque la j'ai eu des embuches importante mais je m'en suis toujours sortie sans bobo. Vendredi dernier je vois un type sur un engin de manut faire une grosse connerie qui aurait pu le mettre en danger et mettre sont entourage en danger, bref une partie de mes missions étant d'empêcher ce genre de comportement, je vais le voir pour lui faire remarquer l'évidence. Mais voila que le loulou me reçoit par un flot de parole violente, en un quart de seconde mon cerveau a explosé de colère, une main a saisi son col, sortie le gars de l'engin, la deuxième main était en train d'armer un coup de poing donc le gars se serrait difficilement relevé quand je me suis repris. J’ai lâché le gars qui continuait de m'assener des menaces en tout genre.

Pour la première fois de ma vie, c'était moi l'agresseur, j'ai perdu les pédales. Depuis je cogite, je ne comprends pas ce qui m'ont fait basculer.

Vous êtes vous déjà retrouvé face à une situation semblable? Avez vous une méthode pour vous entrainer a la pression psy?
« Modifié: 15 avril 2012 à 17:11:41 par Strinkler »

15 avril 2012 à 19:27:46
Réponse #1

Patrick


Pour commencer je viens vous parler d'une situation de "survie" au boulot.
Non, ce n'est pas une "situation de survie au boulot", c'est une altercation au travail

Pour la première fois de ma vie, c'était moi l'agresseur, j'ai perdu les pédales. Depuis je cogite, je ne comprends pas ce qui m'ont fait basculer.
Vous avez eu des mots et tu l'as saisi au collet, y a t'il de quoi en faire une montagne en dehors du fait que ce n'était pas de ta part une attitude professionnelle. Il va falloir que tu règle cet aspect là de ton management d'équipe et voir si tu n'as pas une raison personnelle à cette nervosité.

15 avril 2012 à 22:43:29
Réponse #2

azur


Une explication possible:
le fait de percevoir une situation de danger a augmenté ton stress, provoquant une libération d'adrénaline... en pareil cas, les réactions humaines sont plus marquées et il est plus difficile de les doser, donc l'attitude du gars a, cette fois-ci, provoqué "l'explosion" et une sur-réaction.

Le moyen de parer cela est de s'aguerrir à gérer les situations de stress, afin d'apprendre à conserver son sang-froid, ce qui présente deux avantages:
- tu éviteras la "sur-réaction" qui pourrait finalement faire dégénérer une situation que tu voudrais solutionner
- garder la tête froide permet de disposer de toutes ses facultés pour trouver la meilleure solution à un problème donné
ceci dit, dans le monde civil, je ne sais pas si ce genre d'aguerrissement est chose facile, et surtout, ça ne se fait pas tout seul, il faut que ça soit encadré pour être efficace.

Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

15 avril 2012 à 22:53:47
Réponse #3

Webstter


Je suis moi même dans le même type de milieu professionnel. Il m'est déjà arrivé de vriller complet. Mais j'ai toujours réussi à m'en sortir sans en venir aux mains.

Les autres collègues Chef d'équipe sont toujours étonnés de quel manière j'arrive à garder mon sang froid dans des situations critiques, alors que dans d'autres situations, qui ne le nécessite pas, je suis capable d'exploser...

En fait je joue mon rôle. C-a-d que j'essaie toujours de réfléchir à la conséquence de mes actes sur un temps plus ou moins long. Mais...
Dans un état de fatigue, ou de stress, ou de problème souvent extra professionnel, on se retrouve avec les nerfs à fleur de peau comme on dit.

Lorsque je sens que ca commence à bouillir, je provoque l'explosion vers quelques choses ou quelqu'un vers quoi/qui cela n'aura pas d'incidence sur ma place. (Un livreur un peu trop pressé par exemple  :lol:) Une palette recalcitrante...
Mais pour ça faut le sentir arriver...

Contrairement à Patrick, je pense qu'il s'agit d'une situation de survie au boulot. Car en venir aux mains signifie bien souvent la porte. Il faut donc que tu trouves les ressources pour désamorcer ce type de situation. Pour ma part, dans des cas No-Limit, je pars m'aérer la tête en pleine nature. Au pire, c'est un tronc qui rencontrera mon poing, et c'est lui qui gagnera...  :-[

Mais au moins, je me serais calmé.

T'hésites pas si t'as besoin tu me phone ^^ (MP)

16 avril 2012 à 09:29:07
Réponse #4

dysoner


Pour en revenir au titre du sujet, "comment entraîner son mental" à ne pas réagir de manière inconsciente à ses pulsions ? Que ce soit une réaction violente ou au contraire ne pas céder à la panique ? Avez vous des pistes ?

16 avril 2012 à 11:09:02
Réponse #5

Chris-C


Salut,

T'as pas supporté les insultes, tu as vu rouge.
Tu es un cogneur/baggareur, puisque tu sais déjà à l'avance que tu assénes des coups dont on se remet difficilement.
C'est donc à te lire pas la 1ère fois que tu uses de violence pour régler un problème.

va falloir revoire ta façon de parler aux gens, ne pas laisser ton égo prendre le dessus. c'est un coup à finir avec une lame dans les reins
sur le parking du boulot ça, surtout si tu sais que tu travailles avec un public délicat....

Citer
Avez vous une méthode pour vous entrainer a la pression psy?

ouaih, les vacances, le grand air, les ami(e)s, le soleil, un bob, le footing, un stage avec Lee Morrison, un autre boulot......

a+  :)


16 avril 2012 à 12:16:17
Réponse #6

b@s


un stage avec Lee te fait réaliser qu'il y a des gars beaucoup, mais alors beaucoup plus méchant que toi ... ;#

sinon, pour en revenir à ta question, si c'est un premier passage à l'acte pour toi, tu dois le traiter avec une grande vigilance : c'est le signal que tu arrives à saturation (ton boulot trop stressant ? des problèmes perse ? les deux ? à toi de savoir)

ça vaut le coup amha de faire le point par écrit (ça aide pour introspecter) sur cet incident et sur tout ce qui a conduit à ce que tu décris ... après tu y verras (peut être) plus clair.

t'as pu reparler au gars pour lui expliquer ce qui t'avait fait peur ?

16 avril 2012 à 12:44:51
Réponse #7

Strinkler


bonjour, merci a tous

en temps normal j'apprécie mon équipe et mon équipe m'apprécie, j'ai effectivement quelques soucis dans ma vie perso.
je conte voir le gars cette après midi, pour discuter avec lui de manière plus civilisée
je dois essayer de prendre en conte ses remarques
Il doit comprendre ma position. Je ne suis pas un cogneur je fais 180cm pour 100kg, pas difficile d'imaginer ce que ça donne.

je retiens:
    me remettre en cause
    A l'avenir me préparer à une situation difficile gérer ma colère avant l'entrevue.
    Préparer mon discours pour ne pas être vexant, humiliant.

je vous raconte ce qui va se passer cette après midi

Merci

16 avril 2012 à 12:50:51
Réponse #8

azur


en temps normal j'apprécie mon équipe et mon équipe m'apprécie, j'ai effectivement quelques soucis dans ma vie perso.
je conte voir le gars cette après midi, pour discuter avec lui de manière plus civilisée
je dois essayer de prendre en conte ses remarques
Il doit comprendre ma position.
Bonne idée, le débriefing: ce genre de dialogue est un bon moyen d'éviter les malentendus et de tirer des leçons... une marque de confiance qui est aussi un bon vecteur de cohésion

Citer
je retiens:
    me remettre en cause
    A l'avenir me préparer à une situation difficile gérer ma colère avant l'entrevue.
    Préparer mon discours pour ne pas être vexant, humiliant.
Bonne analyse.
Un objectif possible: être un pédagogue plutôt qu'un garde-chiourme... ce qui ne t'évitera pas forcément d'avoir au hausser le ton face à certains inconscient, mais tu le feras alors avec calme et détermination, ce qui sera tout autre-chose!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

16 avril 2012 à 13:37:06
Réponse #9

philippe12


Bonjour a toutes et a tous

Intéressant ce post sur la survie au travail
1- intervenir pour stopper une situation dangereuse.

Je ne reviens pas sur ""la violence n'est jamais une solution"" mais je confirme qu'une altercation/bagarre constitue une faute et peut entraîner une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement.
Dans nos équipes de gros bras, nous avons également des femmes qui font preuves d'autorité et montrent l'exemple a leur collégue pour stopper une situation dangereuse.

@Strinkler
merci de ton humilité et d'avoir fais un premier bilan.
Gestion de l’incident et rencontre de la personne que tu as violenté.
je te conseille d'en parler avec ton supérieur Hiérarchique et pourquoi pas de lui demander de suivre un coaching .. nous avons mis en place ce type d'assistance pour nos superviseurs de chantier.

Ce forum étant publique attention aux infos que tu donnes.. reste en MP ;#
Amicalement


« Modifié: 16 avril 2012 à 16:08:16 par philippe12 »
la joie est dans vos valeurs, ..contenez vous , soyez contents et conscients .. c'est cela la joie

16 avril 2012 à 13:40:32
Réponse #10

Sielwolf


Salut,


Je suis chef d'équipe

Mais voila que le loulou me reçoit par un flot de parole violente,

en un quart de seconde mon cerveau a explosé de colère, une main a saisi son col, sortie le gars de l'engin, la deuxième main était en train d'armer un coup de poing donc le gars se serrait difficilement relevé quand je me suis repris. J’ai lâché le gars qui continuait de m'assener des menaces en tout genre.

Pour la première fois de ma vie, c'était moi l'agresseur, j'ai perdu les pédales. Depuis je cogite, je ne comprends pas ce qui m'ont fait basculer.


Pour moi là, c'est un conflit de statut et démarrage d'une bagarre ritualisée. A la base le découpage hiérarchique est limpide : tu es chef de l'équipe et le mec est en tort.  Il aurait du s'écraser. Point barre. Mais, pour une raison non élucidée, le mec ne s'est pas écrasé, bien au contraire, il t'a traité d'égal à égal.

Normalement, la bagarre ritualisée n'apparaît qu'entre personnes de même rang hiérarchique. On ne se bat jamais avec quelqu'un que l'on juge très en-dessous ou très au-dessus de soi. C'est essentiellement là que tu es parti en vrille : en effet, à l'instant même où tu l'as attrapé par le colbaque, tu lui as signalé que tu le considérais comme étant effectivement de même niveau hiérarchique que toi. En d'autres termes, tu as remis en cause ton propre statut. C'est ce qui est difficile à vivre pour toi, car l’événement, par lui-même, reste bénin, comme le signale Patrick plus haut.

Une réaction "de dominance" aurait été une réaction de contrôle. Par exemple rester de marbre et casser le mec à froid, voire dans un bureau, en lui rappelant bien qui commandait, avec en plus une grosse menace au cul s'il recommençait. Le risque maintenant, c'est que le mec te respecte moins... Il ne le fera bien entendu pas consciemment, mais quelque chose en lui aura reconnu le mécanisme.


   me remettre en cause
    A l'avenir me préparer à une situation difficile gérer ma colère avant l'entrevue.
    Préparer mon discours pour ne pas être vexant, humiliant.

Je t'invite à ne pas t'excuser sur ce coup là (en tous cas pas trop !), car cela pourrait valider le fait qu'il se sente de "même rang" que toi.
Je t'invite aussi à ne pas te remettre en colère, car cela pourrait signaler que tu n'arrives toujours pas à régler le problème en gardant le contrôle.
Une bonne chose serait de lui rappeler les faits (il était en tord pour une question sécurité objective) et l'organigramme hiérarchique (tu es chef et pas lui).




« Modifié: 16 avril 2012 à 14:03:36 par Sielwolf »
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

16 avril 2012 à 15:15:40
Réponse #11

Draven


Si c'est des hommes rudes comme tu le dit, y'a pas s'excuser de ta réaction, tu a du réagir sous un flot d'insulte, tu a été trop loin, mais il avait été trop loin aussi en t'insultant. Point final.

Le debriefing est une très bonne idée, faut juste faire status quo, tu a faillis réagir violemment, parce que lui a réagis de manière disproportionné également. Et faut pas oublier la hiérarchie dans l'histoire...

Bref, chacun promet de pas recommencer et vous allez boire une mousse  :doubleup:
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

16 avril 2012 à 15:28:23
Réponse #12

AD


Lorsque je sens que ca commence à bouillir, je provoque l'explosion vers quelques choses ou quelqu'un vers quoi/qui cela n'aura pas d'incidence sur ma place. (Un livreur un peu trop pressé par exemple  :lol:) Une palette recalcitrante...
Mais pour ça faut le sentir arriver...

Je ne suis pas patiente, je ne suis pas diplomate, et j'ai du mal à garder mon self-control dans ce genre de situation -> suite à des dérapages assez fréquents dans mes différents boulots, je suis devenue adepte de la même solution que Webstter  ;D

Quand la pression monte, je tourne les talons, j'explose ailleurs : au pire c'est une palette ou un carton qui prend, je souffle un coup (voir plusieurs !!) et je reviens, et on règle la situation avec la personne concernée, dans le calme.
Au bout de quelques fois, c'est agréable de remarquer que la pression monte de moins en moins, et qu'elle redescend de plus en plus vite (probablement parce qu'on sait qu'on est capable de la gérer). C'est aussi agréable de constater que certains autre employés commencent à prendre la même méthode et que les conflits se règlent du coup plus facilement.

Rencontrer le gars, très bonne idée.
Juste mon avis à deux balles : reconnais tes torts, mais ne prend pas tous les torts pour toi  ;) il doit quand même comprendre que c'est une erreur / négligence de sa part qui a provoqué la situation. Il doit comprendre que son erreur a déclenché la peur et le stress et qu'en cas de peur ou de stress on a des réactions parfois inhabituelles -> lui il insulte, toi t'attrapes le col ! Et ne pas oublier la hiérarchie effectivement.

Bref, courage ! Je comprend assez bien ton malaise, et je profite de ton témoignage pour prendre de bons conseils et essayer de m'améliorer là dessus aussi.  :-[


Dans mon cas, je suis assez confuse concernant les possibilités d'entrainement mental   :huh:
L'entrainement je pense l'avoir : j'entraine des chevaux depuis bientôt 15 ans, débourrage, éducation, dressage, apprentissage, et j'en ai vu passé de tous les genre, y compris des récalcitrants, des traumatisés, et des bagarreurs.
Avec les chevaux, j'ai la patience, j'ai le self-control, et je suis archi-diplomate, je ne lève jamais la main dessus, je ne laisse jamais exploser la colère. Les mots sont toujours pesés, les corrections aussi, je ne part jamais en vrille, et j'ai d'excellents résultats ... Bref, je suis capable.
Pourquoi j'suis pas capable avec les gens ... bordel ??   :-\
Pourquoi c'est toujours plus simple avec les autres animaux, et compliqué avec l'homme ??  ;D


16 avril 2012 à 16:22:09
Réponse #13

Karto


Sielwolf  :up: :up: :up: !!

Lélie il me paraît crucial de comprendre les mécanismes exacts qui causent une telle agressivité chez toi dans des contextes relativement anodins. Sinon ça va te péter à la gueule, et les dégâts profesionnels et personnels peuvent être énormes. Je ne dis pas qu'il faille refouler l'agressivité. Je dis qu'il faudrait comprendre comment l'empêcher simplement d'apparaître, ou comment l'utiliser de la bonne manière.

Karto, qui a lui aussi chapeauté des velus sur les forages et en usine, et bien constaté aussi que les mecs testent parfois le nouveau chef comme des chiens en phase de dressage. Ne jamais briser l'asymétrie de la relation, sinon c'est mort ; j'ai vu un collègue démissionner après être parti en dépression quand ses gars ont pris le dessus après qu'il se soit permis de descendre à leur niveau (ce qui a notamment causé un incident d'exposition à la radioactivité par non-respect des procédures opératoires, avec des poursuites pénales derrière). La symétrie, c'est pour les amis.
« Modifié: 16 avril 2012 à 16:58:15 par Karto »

16 avril 2012 à 17:08:12
Réponse #14

AD


Sielwolf  :up: :up: :up: !!

Lélie il me paraît crucial de comprendre les mécanismes exacts qui causent une telle agressivité chez toi dans des contextes relativement anodins. Sinon ça va te péter à la gueule, et les dégâts profesionnels et personnels peuvent être énormes.

Karto, qui a lui aussi chapeauté des velus sur le terrain ou en usine, bien constaté que les mecs se comportent avec le nouveau chef comme des chiens en phase de dressage, et n'a simplement pas oublié qui est le maître.

Je commence juste à y travailler / réfléchir. Jusque là j'ai juste assumé que je n'étais pas faite pour travailler en groupe, je suis plus dans la catégorie louve solitaire  ::)

Précision quand même, je n'ai jamais levé la main sur personne au boulot (ni à la maison, ni avec les amis, seulement dans la rue/bar en situation de défense). Les dérapages ont toujours été verbaux, suite à des manquement à la sécurité / mises en danger (tiens donc), des provocations, ou des accusations non fondées. Je ne tape pas systématiquement des pauvres palettes sans défense non plus  :-[ Mais je sens que parfois l'empoignade ne serait pas loin et que la cocotte minute pourrait exploser.
Il faut noter qu'en temps "normal", je ne suis ni agressive ni sur la défensive, en revanche ma patience est vite dépassée et quand je ne peux pas "quitter" (physiquement : quitter les lieux) une situation explosive ... j'explose facilement.
Je ne suis pas violente, je suis anti baffe-fessée pour les enfants, et idem pour les animaux, je suis tout à fait consciente que la violence ne résout rien. Mais avec les adultes : si provocation, si ma zone de sécurité est menacée ou si je me sens agressée, là c'est autre chose.  :-\ Certain de mes jobs ce sont très bien passé, d'autres une catastrophe, c'est vraiment une question de contexte.

J'ai maintenant un boulot d'encadrement depuis un an (les opportunités de la vie, j'ai voulu tenter, je suis contente d'avoir osé), et honnêtement ça se passe déjà mieux que ce que j'imaginais ::), ça se passe même très très bien avec la plupart des employés. Je suis directe, c'est sur, mais honnête et transparente avec eux, et ils le savent et me le rende bien.
Après, le contexte n'est pas idéal : manque de main d'oeuvre dans la région, on manque d'employés, et on a de la difficulté à trouver du personnel compétent. En gros, on nous demande de faire du lèche-botte à nos employés en place pour qu'ils restent, et d'être de plus en plus laxiste, bref, il ne faut contrarier personne. C'est là qu'on atteint les limites de ma patience.
Donc certains employés ne sont pas vraiment à niveau, ils se permettent des choses normalement non tolérées, mais ils savent que tu ne peux pas te passer d'eux ... : relation de travail biaisée, tensions entre toi et tes employés, tensions entre toi et ta hiérarchie.

Je me dis que pour une première expérience, le contexte n'est pas idéal, mais je ne suis pas mécontente de moi quand même : je m'en sort mieux que ce que je pensais, et les limites de ma patience ont déjà été repoussées un peu  ;D
Donc démarche à continuer, et plein de conseils à prendre, même si je reste une louve solitaire qui a du mal à gérer les contacts humains "forcés" et à s'adapter !!  ::)

Peu de "signal" dans mon message ... c'est plus des questions et un appel à l'expérience des autres : comment faites vous pour gérer ces rapports humains "obligés" et ces situations où vous ne pouvez pas répondre à votre instinct et fuir ?  :-[

Continuez à discuter sur ce fil, ça m'intéresse  :doubleup:




16 avril 2012 à 17:09:45
Réponse #15

Kilbith


Lélie il me paraît crucial de comprendre les mécanismes exacts qui causent une telle agressivité chez toi dans des contextes relativement anodins. Sinon ça va te péter à la gueule, et les dégâts profesionnels et personnels peuvent être énormes.

Oui c'est important de soigner les causes et non les symptômes. Les méthodes "dérivatives" peuvent avoir une utilité pratique, mais ne résolvent pas à long terme. Plusieurs méthodes existent pour remonter sur les causes de l'incident.
Le plus simple c'est d'essayer de retracer un "historique" des évènements qui ne sont pratiquement jamais spontanés. Sur chacun des incidents précédents s'interroger sur les circonstances ayant déclenché/ou non le conflit et comparer avec l'incident final (qui lui a entrainé un "passage à l'acte"). C'est un moyen d'assurer un feeb back et d'enclencher un cycle d'apprentissage.

Citer
Karto, qui a lui aussi chapeauté des velus sur les forages et en usine, et bien constaté aussi que les mecs se comportent parfois avec le nouveau chef comme des chiens en phase de dressage.
C'est un point fondamental d'intégrer cette notion de "dynamique" lorsqu'on intègre un nouveau groupe. Ce que l'on pourrait prendre pour de l’agressivité n'est en fait, le plus souvent, qu'une phase dans la mise en place de la dynamique de groupe. Une fois admis cette situation, on comprend qu'il s'agit d'un rituel et non d'une agression, cela devient plus facile à gérer.


Citer
Ne jamais briser l'asymétrie de la relation, sinon c'est mort ; j'ai vu un collègue démissionner après être parti en dépression quand ses gars ont pris le dessus quand il s'était permis de descendre à leur niveau.
Il faudrait nuancer, et surtout comprendre ce que tu entends par "asymétrie de la relation". Si c'est seulement le fait de s'appuyer sur un pouvoir hiérarchique (une seule des sources de pouvoir selon Weber), alors cette situation est peut être efficace mais rapidement inefficiente. Car tant que l'alter a le sentiment de se plier à une contrainte, tu peux arriver à contrôler des actes mais pas des intentions ou des attitudes. C'est donc une forme de contrôle imparfaite.

Citer
La symétrie, c'est pour les amis
La symétrie cela n'existe pas. C'est toujours un équilibre dynamique qui s'instaure entre deux parties. Si on est en condition d'exercer une responsabilité, et que l'on renonce au degré de liberté normalement attaché à cette position fonctionnelle, on déplace l'équilibre organisationnellevers un situation A-normale. Pour que cette situation puisse se maintenir, cela demande beaucoup d’énergie. Trop dans le cas de ton collègue.


Ce serait intéressant de développer : mercredi 14-18h salle 106.   ;# (cette dernière phrase : PAVC)
« Modifié: 16 avril 2012 à 17:19:50 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 avril 2012 à 17:11:38
Réponse #16

b@s


La symétrie, c'est pour les amis.

 :up:

et pourtant je ne suis pas un grand fan de la hiérarchie, j'ai du mal avec certains "petits chefs", mais je constate de plus en plus que sans un bon leader une équipe tourne très mal, la difficulté résidant dans le fait d'être un chef autoritaire juste ce qu'il faut pour que les gens qui travaillent avec toi te respectent mais t'apportent en même temps une contradiction quand manifestement tu te plantes...

la gestion d'un groupe c'est pas facile du tout, mais ça passe par certains mécanismes  qu'il faut connaitre, et on les apprend parfois à ses dépens ...

16 avril 2012 à 17:28:31
Réponse #17

AD


Oui c'est important de soigner les causes et non les symptômes. Les méthodes "dérivatives" peuvent avoir une utilité pratique, mais ne résolvent pas à long terme. Plusieurs méthodes existent pour remonter sur les causes de l'incident.
Le plus simple c'est d'essayer de retracer un "historique" des évènements qui ne sont pratiquement jamais spontanés. Sur chacun des incidents précédents s'interroger sur les circonstances ayant déclenché/ou non le conflit et comparer avec l'incident final (qui lui a entrainé un "passage à l'acte"). C'est un moyen d'assurer un feeb back et d'enclencher un cycle d'apprentissage.

 :up: Bien vu Kilbith

Après une première prise de recul, j'avais noté que les circonstances suivantes étaient des déclencheurs potentiels :
- mise en danger délibérée de ma sécurité ou celle d'autrui
- provocations / accusations non fondées
- obligation de faire quelque chose ne répondant pas à mes valeurs ou qui me semble illogique / contre-productif

Pour les 2 premières raisons, je ne pense pas être la seule, et ma réaction ne m'alarme pas vraiment, c'est la vie, au boulot ou en dehors.

Pour la dernière raison, une partie d'explication là :
Citer
Le contexte de mon boulot actuel est particulier : manque de main d'oeuvre dans la région, on manque d'employés, et on a de la difficulté à trouver du personnel compétent. En gros, on nous demande de faire du lèche-botte à nos employés en place pour qu'ils restent, et d'être de plus en plus laxiste, bref, il ne faut contrarier personne. C'est là qu'on atteint les limites de ma patience.
Donc certains employés ne sont pas vraiment à niveau, ils se permettent des choses normalement non tolérées, mais ils savent que tu ne peux pas te passer d'eux ... : relation de travail biaisée, tensions entre toi et tes employés, tensions entre toi et ta hiérarchie.

Sur le fond, je pourrais probablement y travailler, et je comprend un peu les mécanismes de tout ça.
Ou bien changer de boulot et accepter qu'un boulot avec trop de pression hiérarchique, ce n'est pas fait pour moi  ::)

16 avril 2012 à 17:29:16
Réponse #18

Karto


Il faudrait nuancer, et surtout comprendre ce que tu entends par "asymétrie de la relation".

Pour tourner autrement la même phrase : je n'ai pas besoin d'être le copain des mecs que je dois chapeauter. Et si on devient copains quand-même sur la durée et sans rien forcer, tant mieux, c'est tout bénef. Mais quand ils testent l'autorité en "mode chien", surtout ne pas répondre en "mode chien", mais les ramener à la réalité de la mission et de l'organisation qui s'y applique.


D'ailleurs ça m'est arrivée une fois aussi dans l'autre sens avec une manager toxique dans mon premier boulot. Après un énorme clash de quelques jours, sous couvert de soit-disant erreur technique de ma part, elle est sortie "perdante" simplement parce que j'ai déplacé le conflit sans qu'elle l'anticipe devant des témoins qu'elle craignait et m'en suis tenu extérieurement à du pragmatisme professionnel (même si en dedans j'avais bien les boules). Elle a fini par m'offrir, sans que je comprenne bien pourquoi, un honnête respect et une relation de travail durablement saine, tout en continuant à refouler ses problèmes psys sur ses autres employés, parfois poussés aux larmes le soir dans leur bureau.


Entretenir un rapport asymétrique, ça ne veut pas dire écraser les gens sous des arguments d'autorité. Ca ne veut pas dire non-plus refuser le fait qu'un cinquantenaire avec 25 ans de métier puisse avoir un avis très valable à offrir, ou ignorer qu'il puisse se sentir frustré de ne pas être plus haut dans la hiérarchie. Mais c'est se souvenir de la mission, et de la légitimité qu'on a pour prendre les décisions finales ou exercer les pressions nécessaires pour son succès.

16 avril 2012 à 17:45:01
Réponse #19

BULLYSSON


Ne jamais briser l'asymétrie de la relation, sinon c'est mort ; j'ai vu un collègue démissionner après être parti en dépression quand ses gars ont pris le dessus après qu'il se soit permis de descendre à leur niveau (ce qui a notamment causé un incident d'exposition à la radioactivité par non-respect des procédures opératoires, avec des poursuites pénales derrière). La symétrie, c'est pour les amis.

Une réaction "de dominance" aurait été une réaction de contrôle. Par exemple rester de marbre et casser le mec à froid, voire dans un bureau, en lui rappelant bien qui commandait, avec en plus une grosse menace au cul s'il recommençait. Le risque maintenant, c'est que le mec te respecte moins... Il ne le fera bien entendu pas consciemment, mais quelque chose en lui aura reconnu le mécanisme.

 :doubleup:

On peut rigoler, plaisanter avec son équipe (et heureusement !), mais si et seulement si  l'ordre hiérarchique est clairement établi et respecté au départ par tous les acteurs. J'ai les mêmes contraintes dans mon boulot, et tout est question là comme toujours de juste milieu. Co-mmu-ni-ca-tion. On envoi le message "je suis cool, ok, MAIS quand je demande quelque chose, ça doit être fait !"
J'ai remarqué autour de moi que les chefs d'équipe qui jouaient sur leur physique ou sur une certaine forme de menace physique étaient loin d'être les plus efficaces. Pousser une gueulante quand c'est nécessaire, il FAUT le faire, et si ça ne marche pas, prendre le gars à part est le recadrer sous peine de sanctions. Enfin bref, je ne dirai pas mieux que Sielwolf.



Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

16 avril 2012 à 17:50:09
Réponse #20

Kilbith


Pour tourner autrement la même phrase : je n'ai pas besoin d'être le copain des mecs que je dois chapeauter.
C'est clair, et on ne peut qu'être d'accord.

Comme tu le décris par la suite, cela n'exclue en aucun cas de bonnes relations personnelles. Là aussi cela dépend des facteurs contingents relatifs à l'organisation. Toutes ne sont pas basées sur le mode hiérarchique.

Je vais prendre deux anecdotes, assez anciennes, pour illustrer nos propos :

1. Lors de mon SN (il y a prescription), parmi les encadrants, certains avaient du mal à assumer cette situation. J'ai souvenir d'un nouveau collègue aspi qui, très rapidement, était allé "prendre des coups" et était "sorti" avec des subordonnés. Etant plus ancien que lui et donc ayant plus facilement des relations avec ces subordonnés, je savais que c'était totalement et volontairement manipulatoire de leur part. Évidemment ils s'en vantaient.
Sa situation est devenu par la suite très inconfortable car au "au nom du fait que l'on est copain" son autorité hiérarchique était constamment remise en question. Il s'en est sorti par ce qu'il était nettement plus performant sur le plan physique et intellectuel que la moyenne. Ce faisant il pouvait baser son pouvoir sur la compétence (cf. source du pouvoir par Weber). Pour quelques mois, c'était possible.

2. Sur le terrain, nous avions pris l’habitude (par reconduction des pratiques vus lors de notre apprentissage) de confisquer un nombre de sac de couchage équivalent au nombre de sentinelles. D'une part c'était dans les "normes" de l'autorité ; d'autre part c'était assez bien accepté car cela allait dans le sens d'un fonctionnement "normal" des choses. Je faisais donc de même.
Et puis un jour, je suis sorti avec la section accompagné de sous off venant faire un stage pour passer off. Au bivouac, assez fier de notre "truc" qui me semblait fleurer bon le chibani (je répète : il y a prescription), je leur demandais leur sentiment. A mon étonnement, l'adjudant chef de la légion a sévèrement critiqué : Qui voudrait aller au combat avec des gars qui agissent par contrainte? Selon lui, le rôle d'un chef c'est de convaincre (modifier les attitudes) et pas simplement de contraindre.
 
Évidemment sa remarque n'était valable QUE parce qu'il n'oubliait pas le but de notre présence et donc ce qui fondait notre autorité du moment : se préparer au combat. Cet exercice étant notoirement périlleux, il fallait a minima mobiliser 100% des ressources disponibles (d'où la recherche de l'adhésion des hommes à 100%). Pour gérer la vie de garnison en temps de paix, une méthode plus simple assurant 75% du résultat était "suffisante".

  ;) 

 
« Modifié: 16 avril 2012 à 18:07:55 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 avril 2012 à 18:34:30
Réponse #21

philippe12


Bonsoir a toutes et a tous

@Kilibith +1 a ton adjudant  ;#
""Qui voudrait aller au combat avec des gars qui agissent par contrainte? Selon lui, le rôle d'un chef c'est de convaincre (modifier les attitudes) et pas simplement de contraindre""".

dans nos métiers a risque .. nous avons constaté que la contrainte..marche pas .. :-[.. a 100% .. et 1% est suffisant pour nous mettre tous OUT... :'(
nous travaillons le devoir ..d'interpellation.. pour que chacun comprenne que si un collègue (et pas que le chef .. TOUT le MONDE a le DEVOIR d’interpellation) l'arrete avant qu il fasse une C...  c 'est pour son bien ..
... un sourire vaut mieux que..  :D


Amicalement
la joie est dans vos valeurs, ..contenez vous , soyez contents et conscients .. c'est cela la joie

16 avril 2012 à 18:49:11
Réponse #22

Kilbith


nous travaillons le devoir ..d'interpellation.. pour que chacun comprenne que si un collègue (et pas que le chef .. TOUT le MONDE a le DEVOIR d’interpellation) l'arrete avant qu il fasse une C...  c 'est pour son bien ..

C'est une très vieille coutume de notre doulce France que le "droit de remontrances"   :closedeyes:

source : http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-de-remontrances/
Citer
"Dans la monarchie française, les remontrances ne sont pas tant définies comme un droit que comme un devoir, devoir qui incombe aux parlements et cours souveraines, mais aussi à tous les officiers royaux qui portent d'ailleurs un titre commun, celui de conseiller du roi. C'est au titre de conseillers qu'ils doivent présenter au roi des objections lorsqu'un texte de loi ne leur paraît pas conforme à l'intérêt de l'État ou au bien public, lorsqu'il viole la coutume ou encore lorsqu'il leur paraît contredire une loi antérieure ou être contraire aux lois fondamentales du royaume que le roi ne peut modifier. C'est au xive siècle que le roi de France demanda à son Parlement d'examiner les lois avant de les enregistrer, enregistrement qui était nécessaire pour rendre applicables ordonnances, édits ou règlements, mais ce n'est qu'au xve siècle que le Parlement commença à présenter des remontrances. "

Même le Roy de France y a été très anciennement soumis.  ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 avril 2012 à 19:13:25
Réponse #23

Loriot


Il m'arrive parfois le même genre de problème, mais j'empoigne pas, me fâche juste contre.
Parles à ton collègue, mais si ça se trouve, il a oublié!
Pour ma part, dans un premier stade je parlerais pas au princiPâle interressé mais un de ses collègues (proche). Histoire de tâter le terrain mais surtout d'expliquer pourquoi tu t'es emporté (ce dernier s'occupera tout seul de ta communication, normalement). Tu lui expliques que tu cherches à comprendre pourquoi il a réagit comme ça, si il a des problèmes actuellement...
(là j'appliquerais la meme méthode que le chien qui a fait un bêtise: réprimande, mise à l'écart du groupe, réintégration.)(et basta!) et pour la réintégration, café croissant pour tout le monde et hop!

Mais bon courage!
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

16 avril 2012 à 21:04:43
Réponse #24

Strinkler


re a tous,

 Merci a tous de votre analyse. Vous m'êtes grandement utiles surtout par les exemples parce que j’admets être par moment larguer dans les explications.

Pour répondre a certaine question que j'ai vue, je suis a ce poste depuis 5 ans, avec différente équipe et différentes politiques d'entreprise donc certaines très proche de ce que décrit Lélie. J’ai reçu les "base" du management voici trois ans. Depuis cet enseignement je suis beaucoup plus à l'aise dans mon rôle. Je vois beaucoup parler d’autorité en un sens de pouvoir, je veux faire la différence. Le pouvoir est acquit par la fonction il ne doit être utilisé que pour des choses non négociable, la sécurité des hommes, des biens, le règlement et la loi sont de bon exemple. L’autorité s’acquiert auprès d’une équipe, c’est le fait d’être reconnu par sont équipe comme leader.

Le gars en question ne me connait pas, je n’ai donc pas d’autorité sur lui. J’ai donc fait valoir mon pouvoir, qu’il a eu du mal à reconnaitre.

   Comme je me le suis promit je suis allé le voir dans l’après midi pour être sur que le conflit est bien désamorcé. Et j’ai encore eu des difficultés a faire passer mon message.

   Avant de continué je dois vous précisé que l’environnement dans lequel nous travaillons est très bruyant au delà des limites du supportable. J’ai une voie qui n’a pas la portée que je souhaiterais. Par conséquent quand j’appel quelqu’un par son prénom a quelques mètre lui ayant des bouchons ne m’entend pas. J’ai donc l’habitude d’interpeller les gens loin par un « ho ».or c’est ce simple fait qui a déplus a cet homme. S’en est suivi un « tu me manque de respect » « ce n’est pas parce que tu es chef que tu peux me parler comme ca » « ici tu n’es rien » et patati patata jusqu'à ce que je le saisisse.

   Je soupçonne ce garçon d’être un peu trop susceptible, voir de m’avoir agressé sentant qu’il aller se faire remonter les bretelles. Mon sentiment est qu’il est allergique a la hiérarchie surtout quand elle vient lui faire un reproche.


   Bref nous ne nous connaissions pas maintenant je sais que je dois choisir mes mots avec la plus grande attention, je dois chercher a conquérir mon autorité pour faire passer mon pouvoir plus facilement.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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