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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La légitimité de l'usage de la violence ?  (Lu 12375 fois)

04 avril 2012 à 10:13:30
Réponse #25

Kilbith


J'ai deux questions :

1. Pourquoi toujours faire preuve de "Dualisme" en opposant la violence à ce qui serait une attitude opposée. Avec en toile de fond le Bien VS. le Mal ?

2. Il serait peut être intéressant de revenir à des césures classiques :
VALEURS
ATTITUDES
INTENTION
ACTION

Avoir des valeurs permettant d'envisager la violence, n’entraine pas obligatoirement une attitude positive envers celle-ci, encore moins une intention de l'utiliser et vraiment pas ipso facto une capacité de l'exercer.

Pourquoi fait-on souvent le raccourci ?

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2012 à 10:14:17
Réponse #26

bison solitaire


Et de mon côté,
les références étaient celle du directeur du pôle éthique militaire et environnement juridique de Saint Cyr Coëtquidan.
Peut-être aurais-je du être plus explicite, sans doute même, mais la suppression pour motif politique alors que le monsieur lui-même se définit comme philosophe me parait disproportionnée.
C'est pas grave hein, c'est juste que tout en comprenant l'opération de nettoyage je me dis que décidément les espaces d'expression se réduisent partout (et de part ma profession j'en ai déjà plus beaucoup... là c'est le côté je pleure sur mon sort... pour un peu d'humour quand même)

04 avril 2012 à 10:52:20
Réponse #27

LaMouette


Edit : post supprimé, expérience sans intérêt.
« Modifié: 04 avril 2012 à 16:28:05 par LaMouette »

04 avril 2012 à 10:52:51
Réponse #28

Karto


Avoir des valeurs permettant d'envisager la violence, n’entraine pas obligatoirement une attitude positive envers celle-ci, encore moins une intention de l'utiliser et vraiment pas ipso facto une capacité de l'exercer.

Ou dit simplement : ma non-violence s'arrête là où commence la violence de l'autre.

Où tout est dit. Je suis non-violent par conviction ; avec des limites pour des raisons pratiques.

Dire que la violence n'est pas légitime revient implicitement à légitimer la violence des autres. L'éducation à base de règles d'engagements trop restrictives ("la violence c'est mal", "le plus intelligent cède toujours") prend les gens (et les enfants) pour des idiots en leur servant du prédigéré. Mieux vaudrait un système de valeur centré sur l'estime de soi et des autres, duquel une règle d'engagement découlerait naturellement, comme valeur annexe aux valeurs centrales.

Après, certains génies de la communication déploieront peut-être des talents de Gandi ou de Jésus pour désarmer un prédateur, et lui faire prendre conscience que sa colère n'est causée que par la non-reconnaissance de ses émotions. Mais moi je ne sais pas faire ça. Il est légitime que chacun ait le droit de survivre avec les outils qu'il a.
« Modifié: 04 avril 2012 à 11:00:53 par Karto »

04 avril 2012 à 11:08:56
Réponse #29

Kilbith


Ou dit simplement : ma non-violence s'arrête là où commence la violence de l'autre.
Où tout est dit. Je suis non-violent par conviction ; avec des limites pour des raisons pratiques.

Dire que la violence n'est pas légitime revient implicitement à légitimer la violence des autres. L'éducation à base de règles d'engagements trop restrictives ("la violence c'est mal", "le plus intelligent cède toujours") prend les gens (et les enfants) pour des idiots en leur servant du prédigéré. Mieux vaudrait un système de valeur centré sur l'estime de soi et des autres, duquel une règle d'engagement découlerait naturellement, comme valeur annexe aux valeurs centrales.



J'avais commencé un post, que j'ai zappé...mais tu me pousses à aller plus avant :

Implicitement, la plupart des posts opposent violence vs non violence. C'est un positionnement Dualiste, peut être même au sens mystique de "l'éternel combat du bien contre le mal" (voir, par exemple, Manichéisme sur wiki pour ceux qui n'ont pas le souvenir exact des débats du concile de Toulouse en 1119).

Il peut être intéressant de ne pas faire cette distinction. Sans pour autant tomber dans le monisme ou ses avatars modernes.

 ;)
« Modifié: 04 avril 2012 à 11:21:40 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2012 à 11:31:27
Réponse #30

Patrick


Implicitement, la plupart des posts opposent violence vs non violence.
Personnellement ce n'est pas ce que j'ai fait j'ai opposé légitime et illégitime, même si j'ai conscience que c'est forcément subjectif.

Toutefois et toujours selon moi :
  • insulte, altercation me laissant encore le choix de la désescalade : illégitime
  • mise en danger en cours ou imminente sans possibilité de désescalade de mon intégrité physique ou de celle d'un tiers identifié comme victime : légitime
  • altercation et menaces récurentes en mileiu fermé dont l'évitement pourrait entraîner une escalede de la violence subie : légitime

Toujours basé sur l'expérience et NON SUR UNE CONSIDERATION POLITIQUE car selon moi celà à cours sous la plupart des latitudes et sous tous les régimes :

Faire appel à l'autorité pour régler un différent avec un congénère au sein d'un groupe sera toujours vécu par le groupe comme un signe de faiblesse et fragilisera voire entraînera du mépris et des représailles physiques et/ou sociales. au delà de ce risque l'efficacité à long terme est plus que discutable. Quel encadrement éducatif vous protégera en permanence au sein de la strucuture et quelles forces de l'ordre vous protégeront 24X24 7X7 365j/an ?

04 avril 2012 à 11:38:47
Réponse #31

Kilbith


Personnellement ce n'est pas ce que j'ai fait j'ai opposé légitime et illégitime, même si j'ai conscience que c'est forcément subjectif.
Légitime vs Illégitime c'est toujours du "dualisme".  ;)

Et cela ne permet pas de dégager des règles pratiques. Or, précisément, tu rejettes ce dualisme, dans le reste de ton post PARCE QUE cela te permet des règles d'actions : 


Citer
Toutefois et toujours selon moi :
  • insulte, altercation me laissant encore le choix de la désescalade : illégitime
  • mise en danger en cours ou imminente sans possibilité de désescalade de mon intégrité physique ou de celle d'un tiers identifié comme victime : légitime
  • altercation et menaces récurentes en mileiu fermé dont l'évitement pourrait entraîner une escalede de la violence subie : légitime

Ta position n'est pas A vs. B, mais bien un entre deux.  :up:

En dépassant (même sans l'affirmer) le blocage "dualiste" cela te permet d'envisager un système souple de réponse permettant de s'adapter au contexte (théorie de la contingence).

CQFD!  :)


Petit rappel sur la théorie de la contingence, appliquée ici au management:

Citation de:  wiki ecole de la contingence
Une des propositions centrale de l'école de la contingence, est que les facteurs environnementaux rendraient contingents les structures de l'organisation. Ainsi, contrairement au taylorisme qui s'engage dans la recherche normative de la bonne organisation « en soi », Henri Mintzberg, le principal représentant de l'école de la contingence, affirme que la structure est liée à la nature de l'environnement, bien qu'elle ne le soit pas de manière mécanique ou déterministe. La structure dépendant également des buts que se fixent les dirigeants.

Dès lors, les mécanismes régulateurs internes d'une organisation doivent être aussi variés que l'environnement avec lequel elle doit composer.
Deux concepts émergent : l'ajustement, pour expliquer le rapport de l'entreprise à son environnement et celui de la cohérence pour décrire le fonctionnement interne de l'organisation. Les modèles se structurent donc autour de deux ensembles de variables :

AMHA : l'ajustement de nos actes aux facteurs de contingence (ce que tu énonces) est assez facile en situation de SP, la grosse difficulté c'est d'assurer une cohérence à notre système de réponse.

 ;)





« Modifié: 04 avril 2012 à 11:45:09 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2012 à 13:02:30
Réponse #32

Leif


pourquoi ne pas voir la violence comme une reponse possible au meme titre que le theatre , la course a pied , les langues etrangeres?

04 avril 2012 à 13:36:22
Réponse #33

Ulf


Je lis les mots "légitimité" "usage" et "violence".

Quelques éléments:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monopole_de_la_violence

Citer
Le monopole de la violence (en allemand: Gewaltmonopol des Staates) est une définition sociologique de l 'État développée par Max Weber dans Le Savant et le politique qui a été important en sociologie mais aussi dans la philosophie du droit et la philosophie politique.

Cette expression définit selon lui la caractéristique essentielle de l'État en tant que groupement politique, comme le seul à bénéficier du droit de mettre en œuvre, lui-même ou par délégation, la violence physique sur son territoire.

[...]

De même, si la loi permet aux individus d'utiliser la violence dans un acte de défense de soi ou de ses biens, c'est justement parce que l’État dont elle exprime la volonté l'a autorisée.
 
La désescalade comme vous le dites, ce n'est pas de la légitimité, c'est tenter de trouver une solution sans être blessé ni avoir de pénalités judiciaires en blessant l'autre.

Mon avis personnel à moi ? On cherche à légitimer la violence quand on a envie d'attaquer autrui. On peut le constater à la TVTF1FRANCE2ARTE avant les guerres et dans la bouche des fanatiques (de tout bord politique et de toutes religions) qui ne rêvent que de tuer l'objet de leur haine.
« Modifié: 04 avril 2012 à 13:51:17 par Ulf »

04 avril 2012 à 14:48:43
Réponse #34

Patrick


Mon avis personnel à moi ? On cherche à légitimer la violence quand on a envie d'attaquer autrui. On peut le constater à la TVTF1FRANCE2ARTE avant les guerres et dans la bouche des fanatiques (de tout bord politique et de toutes religions) qui ne rêvent que de tuer l'objet de leur haine.
Je suis donc un psychopathe qui rêve qu'on vienne lui chercher misère pur occire mon prochain et satisfaire ainsi mes pulsions malsaines.

Puisque tu parle de sociologie, le fondement du pacte social CITOYEN est la délégation à l'état de certains pouvoirs exercés au nom du peuple et non l'inverse du moins pour les républiques et monarchies constitutionnelles.

Si tu reconnais dans ton schéma de pensée que l'Etat a le droit là où je ne l'ai pas c'est que tu reconnais aussi le besoin. Mais que ce passe t'il quand l'état n'a pas les moyens et la possibilité d'être là quand il le faut ?

04 avril 2012 à 14:53:55
Réponse #35

DavidManise


Quand je disais que le sujet était foireux, je pensais à d'éventuels glissements possibles.  Là on en voit un.

Dès qu'un sujet touche à la subjectivité, et qu'il a une teneur émotive importante, il génère du bruit et des tensions. 

Ulf : ici c'est pas un forum de sociologie.  Survie.  Prolonger des vies.

Dernier coup de semonce.  Prochaine embrouille je bloque le fil.  A contre coeur.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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04 avril 2012 à 15:00:24
Réponse #36

DavidManise


Je pose le débat de ce qui me paraît légitime, souhaitable pour prolonger sa vie et celle des autres et rechercher un juste milieu entre apprentissage nécessaire et responsabilité. Je ne vois pas très bien ce qui est limite dans l'énoncé de la problématique qui me semble à contrario en plein dans l'objet du forum et dans son esprit.

Ton énoncé est dans les clous.  Parfaitement légitime, bien que proche de la ligne du politique.  Mais dedans.  Le souci c'est que plusieurs, sans mauvaise intention à la base, l'ont fait légèrement déborder sur le socialo-politique, et qu'à partir de là ça menace de partir en c*u!lle avec des débats à rallonge qui s'éloignent du sujet avec émotivité et passion.

Bref, je joue mon rôle de taulier bête et méchant.

Ciao ;)

David
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04 avril 2012 à 15:04:54
Réponse #37

Pouçot


Je remarque qu'en dehors de votre concept-clé de "désescalade", aucune mention n'est faite de la violence morale.
Elle est sur ce fil seulement physique, alors qu'il parait évident que l'atteinte de l'une comme de l'autre peut entrainer des lésions.

Ensuite, il me parait important de distinguer deux types de violence*; la violence du faible et celle du fort. En effet, les deux n'auront pas la même légitimité pour agir; encore moins pour ré-agir.
Elles ne sont pas liées le moins du monde et quand bien même elles le seraient, elles n'ont jamais les mêmes visées.
La violence exercée par le fort répond à un moment A et ne comporte pas de calcul, tandis que la violence du faible est froidement une violence de vengeance, patiemment pensée, motivée donc par la haine et appliquée à l'instant B.

*(je rejoins Azur quant au fait de séparer violence et force brutale, que j'appellerais pour ma part force... animale, justement.)

edit: Bon, à la relecture, ça pue un peu le corpus nietzschéen mais je pense que cela peut donner quelques pistes.

04 avril 2012 à 22:07:59
Réponse #38

philippe12


Bonjour a toutes et a tous

@merci patrick d' avoir reformulé - en fait le mot clé est LÉGITIMITÉ...
nous parlons bien de survie.. si tu te sens agressé il est légitime de te défendre avec des moyens proportionnés ..

education:
ton entrainement de survie/SD doit te donner les bases pour apprécier les risques d'une situation a sa juste valeur et ne pas te laisser emporter par tes émotions, mais montrer ta détermination  :doubleup:


le petit lexique REPERES est bien fait ..mais tu pointes ce paragraphe  qui est ambigu
La violence légitime est nécessaire pour s’opposer à des atteintes injustes de soi-même ou d’autrui, car l’autorité publique ne peut nous en protéger tout le temps.


le terme VIOLENCE est inapproprié - tu veux dire Usage de la force de maniére efficente et rapide..pas comme dans un film..c'est la vie réelle..

ces actions que certains par ignorance pourrait qualifier de violentes ne sont pas la que pour remettre sur rail une situation qui risque d'empirer..cela s'appelle la maitrise d'une situation factuellement .. l'usage de la FORCE .. je n'ai pas vu dans mes formations le terme VIOLENCE ..de notre coté  :-[

[opinions politiques sur la jungle pulvérisées]

[passage philosophico-religieux atomisé]

en esperant avoir repondu a tes différents questions

j’apprécie beaucoup ta participation a ce forum

amicalement





« Modifié: 05 avril 2012 à 10:45:43 par DavidManise »
la joie est dans vos valeurs, ..contenez vous , soyez contents et conscients .. c'est cela la joie

04 avril 2012 à 22:30:24
Réponse #39

flocondavoine


le terme VIOLENCE est inapproprié
L'ami petit robert 1967 nous dit
Faire violence : agir sur qqn ou le faire agir contre sa volonté, en employant la force ou l'intimidation.
(...)
La violence : force brutale pour soumettre qqun
(...)
Une violence : acte par lequel s'exerce cette force

http://www.cnrtl.fr/etymologie/violence

04 avril 2012 à 22:40:47
Réponse #40

Leif


c'est quoi le jeu en fait c'est savoir définir la violence?

moi je pense que il faudrait bien tout cerner et ceci dans toute les langues si on veut etre fair play

04 avril 2012 à 22:44:23
Réponse #41

flocondavoine


c'est quoi le jeu en fait c'est savoir définir la violence?
Je sais pas si c'est un jeu, mais si on pouvait utiliser autant que possible les même définitions pour les même mots on aurait peut-être moins de problème à communiquer (échanger).

05 avril 2012 à 10:12:56
Réponse #42

Patrick


nous parlons bien de survie.. si tu te sens agressé il est légitime de te défendre avec des moyens proportionnés ..
Je ne me sent pas agressé mais te demande d'argumenter au delà des éléments de la simple foie en ta pholosophie de vie. Car selon ce que tu dis si je suis près à la violence et m'y prépare, je suis un élément provocateur de cette violence en "programmant" en quelque sorte celle-ci. Cela dit, quand bien même ton appréciation d ema façon de voir, ça ne me pertubera pas bien longtemps  ;D

le petit lexique REPERES est bien fait ..mais tu pointes ce paragraphe  qui est ambigu
La violence légitime est nécessaire pour s’opposer à des atteintes injustes de soi-même ou d’autrui, car l’autorité publique ne peut nous en protéger tout le temps.
le terme VIOLENCE est inapproprié - tu veux dire Usage de la force de maniére efficente et rapide..pas comme dans un film..c'est la vie réelle..ces actions que certains par ignorance pourrait qualifier de violentes ne sont pas la que pour remettre sur rail une situation qui risque d'empirer..cela s'appelle la maitrise d'une situation factuellement .. l'usage de la FORCE .. je n'ai pas vu dans mes formations le terme VIOLENCE ..de notre coté  :-[
Là encore tu te places sous l'angle d'un prévost de l'Etat qui vit dans la croyance martelée de "force doit rester à la loi". Sauf que si on peut parler de force pour l'intervention de trois agents sur un individu, je vois mal comment ont peut appliquer ce concept à une femme en train de résister à un viol.

la violence n'est jamais une solution donc pas legitime ( legalement) prétendre que c'est trop difficile , reviens a jeter le discrédit sur nos forces de police et armées et la BIENVEILLANCE qui les animent et justifier certains dérapages illégaux car nous ne vivons plus dans la jungle
Désolé, peut-être que c'est le cas pour toi et c'est tant mieux, mais je te rappelle que je place le curseru au niveau du citoyen et non du prévost en charge de la sécurité.

la 2° des valeurs est "SATYA" que tu peux traduire par vérité.. ""je dis ce que je fais et je fais ce que je dis"" :doubleup:
et chaque fois qu' il y a dérapage .. faire un débriefing et s"améliorer avec l’aide des anciens.
ex la peur est aussi une emotion qui va pertubé ton jugement ..tu ne dois pas l'ignorer mais gerer ce signal
et le detachement "" appelle cela le sang froid si tu préfères .. ne viens qu 'avec la pratique..cela ne s'improvise pas ..
Idem et c'est aussi mon cas dans le cadre de mes activités professionnelles.

chaque être vivant mérite le respect , je t'accorde que c'est ma croyance, ;#
 chaque etre vivant peut etre un danger pour moi, je dois apprendre les moyens de lutter et vivre avec. passe quelque temps avec les jains ce sera des vacances reposantes :love:
Tu fais souvent allusion à des notions karmiques. Pour avoir un peu étudié dans ce sens, il me semble que plus que les actes bruts, l'état d'esprit avec lesquels ils étaient accomplis était déterminant. Dans cette optique, je crois qu'il est difficile de comparer un individu lambda qui lutte pour sa vie en subissant une agression brutale et injuste et qui doit mettre en oeuvre des énergies pour survivre et le porfessionnel qui intervient dans le cadre de sa mission.

05 avril 2012 à 10:51:04
Réponse #43

DavidManise


Je m'incline devant la patience de Patrick à expliquer tout ça.

Perso, j'ai entendu hier soir une phrase mythique que je ressortirai souvent (salut Jeff ;#) : si tu trouves que la violence ne résout rien, c'est que tu ne cognes pas assez fort.

Violence, force, patati patata.  Du point de vue du récepteur, la différence est vraiment très peu significative.  Quand un BG tente d'enc**er quelqu'un et se prend un coup de batte derrière la tête, on peut appeler ça légitime défense, force proportionnelle, force légitime ou violence légitime, concrètement ça produit le même effet.  Généralement un bruit de type un peu xylophone (avec ou sans craquement) suivi d'un bruit de viande qui tombe par terre.

Légitime ou pas, tout dépend du contexte.

Je me retiens encore un peu de bloquer le fil...  je sais pas encore pourquoi.  L'espoir, sans doute.

David
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05 avril 2012 à 11:23:59
Réponse #44

Eric Lem


Ca illustre encore une fois, et de belle manièe, l'aspect "quadrature du cercle" que revêt un entrainement réaliste à la self-défense...
Développer l'agressivité, la combativité et la détermination, tout en pronant le repli, l'évitement et la négociation.
Peace,

Eric.
*********************************
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"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

05 avril 2012 à 12:33:46
Réponse #45

Bomby


(...)

1. Quelle légitimité donnons-nous (ou pas) à la violence dans l'éducation apportée à nos enfants ?

Ça semble a priori assez facile de leur expliquer que la violence peut être parfois légitime, parfois pas. Ce qui est plus compliqué, c'est de proposer à des enfants des critères relativement simples pour savoir quand c'est légitime ou pas.

2. Quel discernement sur la légitimité de la violence peut-on proposer dans des cours de self-protection?

Faut-il travailler en scenario, avec debriefing ? Sans doute, mais monter des scenarii assez réalistes et subtils à la fois pour qu'ils soient réellement éducatifs n'est pas si simple... Le partage d'expériences réussies, de critères simples, éventuellement d'autres pistes sera naturellement bienvenu...


3. Avec, pour le second point, une question additionnelle plus fine et plus pointue : comment déterminer de façon assez fine la légitimité de la violence lorsqu'on se trouve menacé sur "son territoire" et comment gérer la riposte?

Patrick pointe ici un problème important : dans un lieu qu'on fréquente régulièrement et/ou face à des "agresseurs" qu'on est amené à rencontrer régulièrement, la nécessité du recours à la violence s'apprécie vraiment différemment. Comment dans ce cas conserver une proportionnalité de riposte face à la menace ? Ne faut-il pas revoir très différemment la phase verbale pré-violence ? Comment éviter de tomber dans une riposte "rituelle" au risque de perdre en efficacité? Comment gérer l'après, comment éviter l'engrenage de la violence ? Etc...




Bon, je cite mes propres questions précédemment posées pour essayer de relancer la production de signal...

A la première question, pour l'instant, j'avais noté la réponse de La Mouette (éditée et supprimée depuis) qui de mémoire proposait un critère assez simple pour les enfants : ne pas taper le premier...

Personnellement, ce critère ne me satisfait pas vraiment, d'autant qu'avec des jeunes enfants le prétexte d'une petite tape reçue peut être trop facilement utilisé pour justifier une avoinée disproportionnée..

J'aurais plutôt tendance (et d'ailleurs j'ai plutôt tendance, dans les faits, avec les miens) à autoriser et à inciter de jeunes enfants à se défendre quitte à le faire brutalement dès lors qu'on leur fait "vraiment mal" (notion subjective certes mais à peu près accessible) et, au-delà, à bousculer ou frapper préventivement pour se dégager même avant d'avoir "vraiment mal" dans quelques cas spécifiques tels qu'une tentative d'étranglement (même pour jouer) ou un encerclement par un groupe menaçant...

Pour la seconde question (cas de l'entraînement spécifique de SD ou SP), les critères rappelés par Thanos me semblent avoir le grand mérite de la simplicité pédagogique...

Pour mémoire :

Citer
Un bon moyen mnémotechnique pour la "violence" légitime : IRA/NSP.

L'atteinte doit être Injustifiée, Réelle et Actuelle et la défense Nécessaire, Simultanée et Proportionnée.

Si aucun de ces points n'est présent, on n'entre pas dans le domaine physique et on tache de rester dans le verbal le moins longtemps possible pour ne pas laisser basculer les choses, cela implique donc désescalade, sur-escalade ou faire le canard, suivants les risques potentiels et les situations.

J'ajouterais juste, pour insister là-dessus, l'importance du mouvement, de la continuité du mouvement dans les situations de désescalade et/ou d'évitement du dernier instant...

Si on reste en mouvement en s'éloignant de la menace, la persistance de celui ou ceux qui la représentant à se rapprocher de nous est un élément justifiant le recours peut-être finalement nécessaire à la violence. De même, repousser fermement quelqu'un qui se rapproche après qu'on se soit éloigné de lui est une étape de plus (et la dernière) : s'il se rapproche à nouveau alors qu'on continue à s'éloigner, ça peut permettre de justifier une frappe préventive... On aura perdu un peu d'effet de surprise mais probablement gagné en latitude "d'ouverture du feu" à un moment opportun...

Troisième point, celui de la problématique territoriale...

Ici, pas grand chose sauf erreur jusqu'à présent...

Il me semble que la problématique territoriale vient en fait principalement brouiller le critères évoqué plus haut de la nécessité de la riposte, peut-être celui de l'actualité également...

Ceci à mon avis en deux points :

- d'abord, sur un territoire qu'on est amené à fréquenter régulièrement, on ne peut éternellement désescalader, fuir ou s'écraser... Parfois, on ne peut tout simplement pas fuir ni même bouger... Une riposte ou une attaque préventive qui ne serait pas nécessaire ailleurs le devient donc.
- ensuite parce que, même si une riposte devient tôt ou tard nécessaire, il faut malgré tout souvent savoir à peu près choisir son jour et les circonstances... Et donc savoir à l'occasion provisoirement battre en retraite ou s'écraser, ou se rendre transparent même sur son territoire pour éviter une défaite immédiate et certaine tant au plan tactique qu'au plan stratégique... Et/ou mieux préparer une prochaine "rencontre" (sans oublier les possibles conséquences judiciaires).

Complexité supplémentaire de la problématique territoriale, il faut encore souvent me semble-t-il  pouvoir gérer "l'après", sans tomber dans l'engrenage et l'escalade des représailles...

Donc dans certains cas, il pourra peut-être être nécessaire de laisser à l'autre une porte de sortie, lui permettre de sauver la face...

Cordialement,

Bomby

05 avril 2012 à 13:06:59
Réponse #46

Patrick


A la première question, pour l'instant, j'avais noté la réponse de La Mouette (éditée et supprimée depuis) qui de mémoire proposait un critère assez simple pour les enfants : ne pas taper le premier...Personnellement, ce critère ne me satisfait pas vraiment, d'autant qu'avec des jeunes enfants le prétexte d'une petite tape reçue peut être trop facilement utilisé pour justifier une avoinée disproportionnée..
Il ne me satisfait pas non plus parce que s'il est vrai que les enfants pratiquent l'affrontement rituel (petits duels) avec une particulière rareté dans la gravité, ce n'est pas le cas des adultes. Un enfant qui n'aura apprit qu'à répliquer après avoir prit un coup ne saura pas distinguer la menace d'une frappe armée non rituelle.

Malheureusement, cette notion instillée pernicieusement est une adaptation pervertie du droit à la morale sensée nous donner légitimité à agir après le premier coup. Par extension, devrions nous attendre que celui qui nous braque de son arme tire, que cette voiture qui nous fonce dessus nous percute ou que cet homme furieux brandissant un marteau nous ait effectivement touché. Serions-pourtant en état de répliquer alors ?

05 avril 2012 à 13:10:14
Réponse #47

Eric Lem


"Tu peux frapper si tu as peur, pas si tu es en colère..." ?
Peace,

Eric.
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05 avril 2012 à 13:12:26
Réponse #48

Ulf


@Patrick
Citer
Je suis donc un psychopathe qui rêve qu'on vienne lui chercher misère pur occire mon prochain et satisfaire ainsi mes pulsions malsaines.

Euh. Je ne me serai jamais permis de dire ça (sans te connaitre ;#).
Plus sérieusement, je crois que nous nous sommes mal entendu sur le mot "légitimité".

Cordialement.

05 avril 2012 à 13:27:20
Réponse #49

dolgan


Faire appel à l'autorité pour régler un différent avec un congénère au sein d'un groupe sera toujours vécu par le groupe comme un signe de faiblesse et fragilisera voire entraînera du mépris et des représailles physiques et/ou sociales. au delà de ce risque l'efficacité à long terme est plus que discutable. Quel encadrement éducatif vous protégera en permanence au sein de la strucuture et quelles forces de l'ordre vous protégeront 24X24 7X7 365j/an ?

il y a rien qui vous choque là? david? on est toujours dans les clous du forum?  :'(

seul bomby vient de faire remarquer que mettre un coup de batte, c'est bien, mais il faudra gérer l'après. et l'après, risque fort d'être bien plus grave (en terme de qualité de vie et/ou d'intégrité physique) que si on a cafeté au proviseur.

il n'y a pas de bonne solution, mais je pensais qu'ici on cherchait les solutions les moins mauvaises.

Mettre une avoinée à un BG, c'est bien, ça défoule et ça fait plaisir à l'égo (à condition de pas finir avec sa propre batte de baseball enfoncé dans le cul). ça a une faible chance de faire cesser les nuisances, mais un énorme potentiel d'aggravation de la situation. comment tu iras bosser si tes 4pneus sont crevés toutes les semaines? comment tu feras face au même BG et ses 2potes qui t'attendent dans ton entrée avec des battes de baseball? comment feront ta femme, tes gosses? qui protegera ton appart quand tu seras en vacance?

Ce que défend patrick est très loin de la légitime défense derrière laquelle il se retranche. Je peux comprendre qu'il en vienne à penser qu'il n'a pas d'autre solution.

Je ne comprend pas qu'on puisse le laisser en faire la promotion sur ce forum. d'autant que c'est pas la première fois.

Les proviseurs et les flics peuvent pas protéger tout le monde tout le temps. Mais ce qui est sur, c'est qu'ils ne peuvent même pas essayer si la loi du silence règne.
Et malheureusement, on ne parle jamais des cas où leur action est efficace.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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