Si ce fil porte sur les perturbateurs endocriniens dans notre environnement, il ne faut pas écarter d'emblée les faits réels.
De nombreuses molécules exogènes (qui ne sont pas directement produites par notre corps) ont un effet sur notre système hormonal très précis et très sensible.
En bien ou en mal.
Nous y sommes exposés, parfois par choix ou par nécessité, parfois par ignorance, ou pollution négligente.
Je reviens sur la pilule contraceptive:
Oui, par définition, c'est un perturbateur endocrinien. C'est même pour cela qu'elle a été crée et que de nombreuses femmes la prenne, par choix ou par nécessité.
Oui, quand des études évaluent les sources de PE dans l'environnement, les hormones des pillules sont présentes dans les eaux usées des villes. Et contribuent à la pollution des cours d'eau.
Je comprends très bien les réactions d'alerte d'Humain et de Lily. Et je suis d'accord avec l'essentiel. Mais ce qui me parait important lorsque je lis la liste de Ulf, ce n'est pas de tout rejeter, mais de discuter point par point des choix pour le futur de nos enfants:
_Un PE polluant, présent parce que personne ne s'est inquiété du danger avant de commercialiser le produit, mais dont on connait les dangers: farouchement non!*
_Un PE présent dans des produits de soins parce que moins cher et plus pratique: farouchement non!*
_Des auxiliaires alimentaires non recommandables et en grande quantité, comme la lécithine de soja: moins de risque si on limite drastiquement les produits industriels.
_Des aliments qui influent dans un sens ou dans l'autre (oui, certaines personnes ne rèvent pas de devenir des réservoirs à testostérone

):
il faut dans tout savoir garder la mesure.
On ne peut pas asséner des règles strictes. Le soja a plein de bonnes molécules, et dans certains pays qui en consomment régulièrement, il représente même un atout sur la santé des populations. Des aliments, comme les épinards, peuvent se révéler néfastes pour les personnes qui doivent éviter l'acide oxalique.
* Quand je dis
farouchement non, je veux pas là insister sur l'action des consommateurs citoyens pour obtenir les lois et les protections nécessaire. J'aimerais rappeller ici que la dénonciation des parabènes présents dans les cosmétiques vient des association de consommateurs. Etre membre d'un association de consommateur, c'est recevoir et partager l'information autour de soi, c'est financer par ses cotisations les études scientifiques moins indulgentes pour les fabricants, c'est favoriser la diffusion des résultats scientifiques connus, même si les lois ont toujours un temps de retard.
Pour la vie de tous les jours, plusieurs règles de bon sens peuvent avoir un impact positif sur divers problèmes (je reprends à dessein la liste de Ulf)
- Favoriser les aliments bio, ou de production intégrée, ne pas utiliser les zestes d'agrumes traités, éplucher les légumes (ce qui revient à perdre parfois l'essentiel, tout en profitant joyeusement des produits qui pénètrent)
- Réduire la consommation des viandes, pour des raisons tout à la fois de santé et d'écologie, comme des poissons (il y avait plein de sources de bon gras dans l'ancienne alimentation, sans forcément manger beaucoup de poisson, il faut les réintroduire, aussi pour des raisons de santé et pour le bon fonctionnement de notre système hormonal)
- Limiter la consommation des aliments industriels qui contiennent des auxiliaires indésirés (comme la lecithine de soja)
- Limiter les ustensiles de cuisine en PVC (tupperware), et surtout ne pas chauffer les aliments dans ces récipients
- Etre prudent avec les ustensiles revêtus de PTFE (teflon et cie); en tout les cas, dès que le revêtement est détérioré, jeter l'objet. C'est cher et c'est du gaspillage? Soit vous êtes très prudent, et utilisez des couverts prévus pour, soit vous vous en passez.
- S'informer de la qualité de l'eau du robinet, et évaluer si des mesures sont nécessaire, y compris pour l'eau de boisson.
- Limiter les produits mauvais pour la santé et chers, comme l'alcool
- Se passer de la cigarette (qui fait plus de mal à la virilité que les méchants légumes pro-oestrogènes!

)
- Aérer fréquemment les pièces d'habitation (genre 1-2 fois par jour, 5-10 min). Le temps de renouveler l'air, sans refroidir les murs. Contre l'accumulation des polluants intérieurs, qui viennent des produits de nettoyage, des colles et des vernis des meubles, des peintures, de la cigarette...
- Limiter les produits de beauté et virer les gels douches et les shampoings qui contiennent des molécules indésirables, comme les parabènes, mais aussi les "libérateurs de formaldehyde" (les tests des associations de consommateurs sont super utiles pour ce tri)
- Limiter le nombre de produit de nettoyage, et se contenter des plus simples
Une idée pour faire baisser le taux de SHBG... avoir le diabète