Posté par kartoffel Je vais juste prendre un exemple simple qui vaut ce qu'il vaut:
plutôt que sur un groupe de trois personnes chacun ai un gros couteau, un tarp et un mini réchaud, on pourrait imaginer que l'un porte une hache d'abattage, l'autre une tente, et le dernier un réchaud avec beaucoup de combustible.

Ca me fait penser à une fois quand j'étais ado et qu'on débutait, un groupe de trois, un pote portait les arceaux et les piquets de la tente 4 personnes, tandis que moi je portais la toile. Evidemment, on s'est retrouvés séparés (je vous passe les détails)... Ils se sont trouvés malins, les autres, avec leurs arceaux et leurs piquets

Bon sinon, si on cause à proprement parler de survie (j'entends par là de la situation merdique qu'on n'attendait pas), alors je crois qu'on avait déjà un peu abordé la question dans le thread "psychologie et survie".
Et si on veut jouer à l'autarcie, c'est évident qu'on est mieux en groupe, pour mille raisons.
Parlons donc de rando... D'abord y'a une question de goûts. J'aime être seul sur une montagne où personne ne va et me sentir loin de tout ; mais il n'y a rien d'objectivement intéressant à ça, donc impossible d'argumenter. J'aime me déplacer à mon rythme, j'aime vivre à mon rythme, j'aime observer, écouter et ressentir à mon rythme... la rando devient une quintessence de la vie de célibataire

Si je dois stresser, alors j'aime autant stresser seul, parce que j'ai confiance en moi, alors que stresser à deux, même stresser juste un tout petit peu, selon avec qui l'on est ça peut dégénèrer en dispute inutile.
Alors qu'à deux, surtout avec mon partenaire habituel, on ne fait que parler. On va trop vite pour ressentir la nature. On se soumet à la volonté hypothétique d'un "groupe" ; deux c'est infiniment plus que un, à deux on est déjà une petite foule avec tous ses inconvénients.
Question sécurité, être deux peut être pas mal à la condition expresse que l'autre ne soit pas un boulet en montagne (par exemple...). Etre deux peut aussi être pénalisant. J'ai géré une fois un craquage nerveux chez un collègue (cf psycho & survie). Je n'étais pas seul mais c'est moi qui le maternais, et la situation n'était absolument pas critique. Le même coup dans un endroit qui craindrait un peu aurait pu être vraiment dangereux, pour lui comme pour moi.
Bref... j'aime être seul quand je me balade, j'ai peu de goût pour le groupe parce que le groupe devient l'objet de la balade, alors que ça devrait être le contraire (sauf si souder/pourrir à jamais un groupe est le but).
Après, t'as raison, je ne dépose pas de plan de vol ; pas tellement par fierté, mais surtout parce que je ne sais moi même souvent pas où je vais aller. C'est aussi ça la rando seul : la liberté de vagabonder sans rendre de comptes à qui que ce soit, et ça c'est vraiment ce qu'il y a de mieux.
Maintenant, comme dit EH, c'est clair : deux semaines de voyage "à la dure" ça vous soude une amitié, et ça c'est le bon côté du duo. Et sur des itinéraires où on ne voit strictement
personne pendant des jours ou une semaine (et bien sûr que ça existe, même en France), au bout d'un moment, seul, on aimerait quand même bien avoir quelqu'un à qui dire quelque chose, même de banal.
Bref, tout ça c'est plus une affaire de perception subjective que de raisonnement objectif, à mon sens.