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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Subir une altercation, s’en sortir et se remettre en question  (Lu 6913 fois)

29 février 2012 à 13:17:25
Lu 6913 fois

taillefer


Bonjour, sauvages et survivants.

Je me tourne vers vous aujourd’hui pour un retour d’expérience. Cette histoire n’a rien d’exceptionnel, et je suis conscient que les réponses, s’il y en a, se trouvent déjà dans les nombreux feed back de cette section. Mais j’éprouve néanmoins le besoin de confronter ma lecture des événements à votre appréciation.

Il s’agit d’une expérience que j’ai vécue à Paris, voilà un mois.

Le contexte : une rue très fréquentée et fêtarde, Oberkampf (stupid place ?), six heures du dimanche matin. Je suis avec un pote, qui habite non loin, et nous rentrons chez lui. Nous sommes alcoolisés, mais pas euphoriques. Suffisamment néanmoins pour avoir des réflexes dégradés.

L’histoire : quand on tombe sur des individus aveuglés par une haine forcenée

Nous marchons à quelques mètres derrière deux jeunes femmes fort jolies et étrangères. Alors qu’elles passent à hauteur de deux hommes statiques sur le trottoir, ceux-ci les abordent de façon très impolies, comme savent le faire certains jeunes à l’éducation hasardeuse. Ils vont jusqu’à agripper le bras d’une d’entre elles, elles élèvent le ton, effrayées, se dégagent tandis que nous arrivons, et partent en courant. La scène n’a pas excédé 20 secondes.

Continuant ma route, je réalise que mon pote, R., n’est plus à mes côté. Je me retourne et je m’aperçois qu’il est pris à parti par les deux BG, quelques mètres plus bas. Pour l’instant, je ne m’énerve pas. Comme on dit chez moi, je dois avoir le nez bouché, car je ne sens pas le danger. Je m’approche alors du groupe, calmement, et adresse un poli « Bonsoir » à nos BG. A quoi l’un deux me répond pas des insultes, genre « toi tu fermes ta gueule, sale fils de p*te ». Classe.

Alors j’analyse la situation, autant que mes moyens me le permettent : Il s’agit de deux hommes, entre 25 et 30 ans, habillés en cailleras des villes. Le volume de leurs paroles ainsi que leurs yeux me fait dire qu’ils sont complètement arrachés. L’un deux se tient près de R., il l’engueule, R. tente de répondre calmement, mais sans succès. L’autre se tient près de moi, de sorte qu’il est proche de son pote, tandis que je n’ai pas accès au mien. Voilà qui m’incommode. Arrive alors, du trottoir d’en face, un troisième larron, qui vient se poster avec les deux autres. Espérant qu’il soit d’humeur à tempérer l’échange, je tente également de le saluer. « Toi tu me regarde même pas, sale fils de p*te ». OK. Il demande des précisions à ses compères, dont le plus énervé déclare qu’on les a insultés, qu’on est une bande de fachos, tout ça… Les BG sont d’origine arabe. R. déclarera s’être adressés à eux quant les filles se sont tirées, leur déclarant en substance que ce n’était pas exactement la meilleure manière de s’y prendre… ce qui n’était pas exactement la meilleur chose à faire, certes (nous tenons notre stupid thing).

Moi, je me tiens les bras croisés, apparemment calme, mon blouson dissimulant mon pouls à 180. Je commence à trouver cette situation tout à fait insoluble. Pas de désescalade possible. Le fait générateur de l’embrouille étant tout à fait exagéré, et nous, n’ayant pas l’occasion de nous exprimer sur le sujet. Les BG hurlant, je me vois mal parler plus fort qu’eux sans provoquer immédiatement une réaction violente de leur part. De plus, je n’ai toujours pas accès à R. Il se fait toujours insulter par le BG le plus allumé, parfois son pote le retient. il réussira tout de même à agripper R, profitant de le traiter une énième fois de raciste pour lui faire les poches. Je me demande s’il va falloir nous battre. Manque de bol, je n’ai aucune expérience de la pratique de la violence, contrairement à ceux d’en face, me dis-je. Je ne saurais identifier le moment où je dois dégainer en premier, et je ne sais pas dégainer. Je réalise alors qu’en l’absence de possibilité de désescalade, qui était ma seule marge de manoeuvre, nous subissons complètement cette agression. Nous attendons qu'ils décident de baisser d’un ton, de nous laisser partir. Ou pas.

Epilogue : Quand on a du bol

Arrivent alors deux autres hommes. Un blanc, fringué très mode, et un black, grand. Je parviens à m’adresser à eux, ils me demande c’est quoi l’embrouille. Je leur dis que j’en sais trop rien (ce qui est exact à ce moment), que c’est pas comme si on avait pu en parler. Il sont bien disposés, c’est déjà une bonne nouvelle. Ils observent la situation, et le black se met à parler. Ô, joie, deux des BG l’écoutent. Parce qu’il est grand, parce qu’il a pas une tête de blanc-bec comme nous, j’en sais rien. Mais il arrive à leur dire « vous vous trompez d’ennemis, les gars", sans que ceux-ci lui sautent à la gorge.

S’en suit alors une rapide discussion qui détourne l’attention des trois BG. Ni une ni deux, je fais signe à R. de me rejoindre, et lui proposent de pas faire de vieux os ici. Inutile de prendre part à la discussion, de vouloir se faire entendre pour repartir sur une relation apaisée, cette discussion n’est pas la nôtre. Nous, on est les racistes fils de p*te. Alors on nous tournons les talons calmement, mais assurément. Et nous éloignons sous un torrent d’insulte, notre égo sous le bras. Tout ça s’est déroulé en 10 minutes tout au plus.

Débriefing à la maison. Moi, je me rends compte que j’ai bien flippé, après coup. R. dit que c’est trop facile pour ces gars là, qu’on aurait dû parler plus fort qu’eux pour se faire un peu respecter. Je lui objecte qu’on a encore nos deux bras et nos dents, nos portefeuilles et nos iPhones respectifs. Donc qu’on a sans doute fait ce qu’il fallait. Sauf qu’on n’a rien fait du tout, à part se foutre dans la m*rde suite à une imprudence. Une m*rde qu’on savait pas gérer, que l’on a subie de A à Z, et c’est un élément extérieur qui nous à tiré de la mouise. S’il y avait possibilité de désescalade, j’ai pas trouvé la clé. Si un individu avait engagé la confrontation physique, je pense que je me serais retrouvé à terre avant d’avoir pu esquiver. J’crois que je suis un peu herbivore sur les bords.
« Modifié: 29 février 2012 à 13:40:40 par taillefer »

29 février 2012 à 14:06:09
Réponse #1

VERDUG0


  R. déclarera s’être adressés à eux quant les filles se sont tirées, leur déclarant en substance que ce n’était pas exactement la meilleure manière de s’y prendre… ce qui n’était pas exactement la meilleur chose à faire, certes (nous tenons notre stupid thing).

Tu te trompes. La tu tiens ton "Stupid people".
J'ai rien contre ton pote, mais vous auriez pu vous faire defoncer la gueule pour rien.

Ta demarche est bonne. Bonne chance.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 février 2012 à 14:07:02
Réponse #2

Patrick


So much stupid things in a stupid place with a gentle stupid, c'est assez fascinant.

Pas envie de débriefer moi, on l'a fait mille fois. Par contre, j'aimerais bien que tu nous dise quand même TOI ce que vous n'auriez pas du faire et ce que tu ne referas pas.

Sinon, c'est du temps perdu et vain.

29 février 2012 à 14:07:10
Réponse #3

kovaks


Tu as à mon sens déjà bien analysé la chose : la connerie d'être dans cet état à cet endroit (le cul dans ton canapé aurait été mieux, la connerie de ton pote d'ouvrir sa grande bouche, alors que les filles étaient parties. Si l'embrouille avec les filles avait perduré, il y avait lieu d'intervenir (et pas en parlant). Là, museau, déplacement, distance, calme. Plus facile à dire qu'à faire, mais en tout cas, on va pas chercher des poux sur la tête de deux connards.
Une fois que t'es dedans, ben... T'es dedans. Tu pouvais tenter l'excuse, en guise de désescalade, mais vu l'agressivité des deux abrutis, j'y crois pas.
Faut te dire que ces deux là étaient là pour ça. Ils vous attendaient, vous ou d'autres. Chaud déjà dans leur tête, prêt à, et peut-être même échauffés musculairement (déjà vu...). Donc de toute façon, t'as un put**n de train de retard sur ce genre de gars. Je le sais, je me suis déjà fait asthmaté (dans le dos...) par ce genre-là. Ils sont prêts, pas toi. Donc à toi d'être prêt, la prochaine fois. Relis Repères, tout y est.

Pas d'une grande aide, mon message, mais bon... Vous avez fait en sorte de tomber dans la mouise. Et vous avez eu du bol. Les grands costauds ont souvent un effet diplomatique, quoiqu'on en dise. ;D

29 février 2012 à 14:07:48
Réponse #4

** Serge **


On ne peut se soustraire à la vie.

Tu as vécu une situation périlleuse, en tires un retour d'expérience assez bien équilibré et serein. L'analyse que tu en fais est globalement correcte.
Le résultat est relativement positif.

In fine, vous vous êtes adaptés, avez profité d'une opportunité et êtes rentrés sains et saufs.

Pas grand chose à ajouter.

Si jamais l'envie s'en ressent, tu pourras pousser plus loin ton éducation et envisager une petite formation en gestion des contacts avec personnes inconnues  en situation de conflit ( chez Lee Morrison ou l'ACDS, par exemple ).
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 février 2012 à 14:10:27
Réponse #5

BULLYSSON


Salut taillefer,

J'ai lu ton histoire je te dis ce que j'en pense. Je vais essayer sans jugement de valeur. Ces gars là étaient éméchés, probablement frustrés par leur soirée. Un peu de psychologie de la chose : il y a des jeunes qui vivent plus mal que les autres leur origine sociale, leur culture différente, leur couleur de peau, voir même l'Histoire de France telle qu'elle est enseignée. Autrement dit cette sensation de ne pas "être chez soi" poussent à des "raisonnements" qui justifient pour eux ce type d'actions. On boit, on fume, on fait chier les filles, on cherche à se défouler en "victimisant" celui qui représente son mal être, c'est courant.

En étant blancs, éméchés, paraissant sortir d'un bar où on peut l'imaginer vous auriez côtoyer des filles (donc pour eux ayant l'air de profiter de la vie bien plus qu'eux) vous êtes tombés à point nommé. Dans les esprits de ces gars là les parisiens (je ne sais pas si c'est ton cas mais marchant dans les rues de la capitale à 6h vous avez dû être considérés comme tel) sont pour la plupart des fils à papa jouisseurs égoïstes donneurs de leçon qui considèrent les banlieusards comme des sous m*rdes incultes et barbares.

Ils interpellent les filles, ton ami leur fait la leçon en chevalier servant, il n'en faut pas plus.

Vous avez fait un truc que beaucoup de victimes tentent de faire, discuter, vous justifier, les raisonner, et pour eux là encore ça veut dire que vous les prenez de haut. En plus voyant que l'intimidation fonctionnait sur vous, ils ont vite vu en vous le kebab salade tomate oignon qui peut permettre de finir la soirée "en beauté". Bein oui dans leur monde une bonne embrouille, des faits de gloire à raconter au quartier, ça te sauve une soirée.  

Le grand noir (pourquoi tu dis black ????) avait probablement selon eux plus de "légitimité" que vous pour discuter probablement plus par son attitude et son gabarit que par sa couleur. Si Magloire ou Vincent Mc Doom, les deux premiers noirs du paf, étaient intervenus... Enfin bref !

La haine dont tu parles, je la connais, je l'ai eu, il y a longtemps, je la comprends sans la cautionner. Elle se nourrit de tout et de rien, elle s'entretient entre potes, et il faut des années pour en sortir. Tu ne l'a pas comprise, elle t'a dépassé, c'est normal... Ces jeunes n'ont pas du tout le même vécu que toi.  

Bref pour l'analyse et les conseils, je laisse ça à plus compétent que moi en la matière...

Juste une chose pour finir, vous êtes parti comme des voleurs, les deux gars qui sont venus vous aider alors qu'ils auraient pu tranquillement continuer leur chemin et vous laisser dans la m*rde , vous vous êtes souciés de la suite des évènements pour eux ? Si la réponse est non, là encore vous avez renforcés l'idée que ces gars là se font des jeunes des beaux quartiers parisiens et vous avez peut être convaincu deux nouvelles têtes. fin de la parenthèse.

Gardez le sourire !

 ;)

  
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

29 février 2012 à 14:50:24
Réponse #6

taillefer


Je m’attendais pas à des réactions tendres.  :D

Citation de: VERDUG0
Tu te trompes. La tu tiens ton "Stupid people".
J'ai rien contre ton pote, mais vous auriez pu vous faire defoncer la gueule pour rien.

Je dis pas le contraire. Et si on s’était fais exploser, je pense pas que je serais venu le dire ici. Je jette pas la pierre à R., car comme il l’a souligné, j’ai tendance à beaucoup m’adresser aux gens en soirée. Lui, il s’est gouré de gens. C’est une erreur. Et ça m’intéresse de me questionner sur comment on s’en sort quand on n’a pas anticipé l’erreur. La survie, c’est aussi un processus qu’on peut influencer tant qu’on bouge encore un peu, non ?

So much stupid things in a stupid place with a gentle stupid, c'est assez fascinant.

Pas envie de débriefer moi, on l'a fait mille fois. Par contre, j'aimerais bien que tu nous dise quand même TOI ce que vous n'auriez pas du faire et ce que tu ne referas pas.

Sinon, c'est du temps perdu et vain.

Je comprends ta position, Patrick. J’ai pas mal lu le forum, tes interventions, et je sais que je suis la 1001ème "victime" inconsciente que tu vois passer. Moi j’étais arrivé sur ce forum m’informer sur l’art du bivouac… et j’ai pris conscience d’un certain nombre de choses en parcourant la section « survie urbaine ». J’en suis encore au stade de l’éveil.

Alors ce qu’on aurait pu faire : capter les gars à l’affût et changer de trottoir ? On venait de changer de trottoir pour se jeter dans la gueule du loup. Si je me suis pas aperçu de suite que mon pote suivait pas, c’est parce que j’étais en code rouge et que j’ai dépassé les BG en regardant droit devant.

Ce qu’on n’aurait pas du faire : ben leur adresser la parole au début, ça me parait clair. J’irais pas jusqu’à dire qu’on n’aurait pas dû être dans cette rue à ce moment.

Ce que j’aurais dû faire : Me tirer tout seul, mais j’avais pas les clés de l’appart'. ( ;#)


Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre. Kovaks, tu dis qu’ils étaient là pour ça… c’est exactement ce que mon beau-frère, parisien pus souche, m’a répondu le lendemain. j’crois que je voulais simplement pas m’y résoudre. Et je rejoins complètement Bullysson sur la psychologie des personnages. A y réfléchir, mais aussi parce que j’en suis sorti entier, j’avais plus mal pour eux que pour moi. C’est exactement le sentiment que j’ai pu ressentir, quoi que tu dises, tu t’enfonces et tu renforces l’image que les BG se font de toi, celle d’un nanti dont la moindre parole sera forcément condescendante. C’est un public auquel je suis pas habitué, même si j’ai pas non plus grandi dans une communauté hippie.

Ah, et :

Citer
Juste une chose pour finir, vous êtes parti comme des voleurs, les deux gars qui sont venus vous aider alors qu'ils auraient pu tranquillement continuer leur chemin et vous laisser dans la m*rde , vous vous êtes souciés de la suite des évènements pour eux ? Si la réponse est non, là encore vous avez renforcés l'idée que ces gars là se font des jeunes des beaux quartiers parisiens et vous avez peut être convaincu deux nouvelles têtes. fin de la parenthèse.

C’est une question très intéressante. J’ai signifié au blond qu’on y allait. Il se tenait en retrait pendant que l’autre parlementait. Il avait pas l’air inquiet. C’est vrai que ça fait un peu voleur, c’est gênant. Mais au delà du fait que j’avais vraiment envie de saisir cette fenêtre pour sauver notre peau (en fait j’ai pas vraiment réfléchi), je doute qu’attendre le retour au calme était une riche idée.
« Modifié: 29 février 2012 à 15:26:24 par taillefer »

29 février 2012 à 15:11:12
Réponse #7

Bomby


(...) Je jette pas la pierre à R., car comme il l’a souligné, j’ai tendance à beaucoup m’adresser aux gens en soirée. Lui, il s’est gouré de gens. C’est une erreur. Et ça m’intéresse de me questionner sur comment on s’en sort quand on n’a pas anticipé l’erreur. La survie, c’est aussi un processus qu’on peut influencer tant qu’on bouge encore un peu, non ?
(...)

Ah, et :

C’est une question très intéressante. J’ai signifié au blond qu’on y allait. Il se tenait en retrait pendant que l’autre parlementait. Il avait pas l’air inquiet. C’est vrai que ça fait un peu voleur, c’est gênant. Mais au delà du fait que j’avais vraiment envie de saisir cette fenêtre pour sauver notre peau (en fait j’ai pas vraiment réfléchi), je doute qu’attendre le retour au calme était une riche idée.


Salut Taillefer, et merci de ton retex.

Ta question de savoir comment on s'en sort quand on n'a pas anticipé l'erreur est évidemment importante, même si les principes (mouvement, désescalade... ou initiative et fuite) sont largement connus ici et même si on devine que tu les connais déjà, au moins en substance...

Pour peut-être approfondir ici la réflexion, as-tu toi une idée sur les raisons pour lesquelles :

- ton copain et toi êtes restés statiques, sans chercher à vous remettre en mouvement ?
- les auteurs de l'altercation se sont contentés de vous insulter, sans à aucun moment vous frapper ni chercher à le faire ?
- les deux passants qui vous ont aidé à dégager n'avaient pas l'air inquiets, même en vous voyant partir?

Cordialement,

Bomby

29 février 2012 à 15:54:30
Réponse #8

BULLYSSON


C’est une question très intéressante. J’ai signifié au blond qu’on y allait. Il se tenait en retrait pendant que l’autre parlementait. Il avait pas l’air inquiet. C’est vrai que ça fait un peu voleur, c’est gênant. Mais au delà du fait que j’avais vraiment envie de saisir cette fenêtre pour sauver notre peau (en fait j’ai pas vraiment réfléchi), je doute qu’attendre le retour au calme était une riche idée.

Je ne te dis pas qu'il fallait revenir sur place loin de là, je te dis juste qu'au moins un regard qui dit merci si possible à l'un des gars pour lui signifier que vous partiez ça l'aurait fait... et un coup de file à la police pour couvrir en cas de problème... mais bon le principal dans tout ça c'est de partir, après chacun pour sa gueule je peux comprendre, des fois c'est la seule chose à faire... et après tout si ils s'en sont mêlés, à eux aussi d'assumer. Cette parti de que tu cites là de mon post n'était vraiment pas vitale, au sens propre du terme.  ;)
En tout cas tu réagis bien après coup et analyse bien les choses, c'est tout à ton honneur.
A+

Bully
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

29 février 2012 à 16:11:26
Réponse #9

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 février 2012 à 16:28:48
Réponse #10

Bomby


Autant  remettre une couche pédagogique et taper à nouveau sur le clou, ad libitum :

http://www.nononsenseselfdefense.com/adrenal.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/Fight-or-flight_response
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9ponse_combat-fuite

Oui, ça pourrait être un effet de sidération, le "Freeze"... Mais à lire le récit de Taillefer, je n'ai pas trop cette impression... Ça me paraît plus être une question de positionnement (notamment de R.), de rupture de mouvement, et de difficulté à reprendre une initiative de mouvement de repli sans déclencher de stimulus de frappe ou de poursuite en face... Je peux bien sûr complètement me tromper... D'où ma question à Taillefer...

Pédagogie pour pédagogie (tu as raison Serge, allons-y au passage), le cas raconté par Taillefer me semble illustrer parfaitement la difficulté qu'il y à se remettre en mouvement une fois qu'on a été "scotché" sur place par une conversation qui devient une altercation...

D'où l'importance autant que possible de ne pas s'immobiliser et de garder un mouvement, fût-il minimal... Ce qu'initialement dans son récit, Taillefer avait fait... Mais pas son ami R. ... Et en revenant vers R, c'était sans doute très délicat de ne pas s'immobiliser également mais l'enjeu était à mon avis similaire le même :  ici chopper R. et l'extraire en douceur dans un mouvement continu mais suffisamment pacifique pour ne pas permettre aux personnes en face de justifier une poursuite ou une agression...

Plus facile à dire qu'à faire, mais justement ça se travaille... Et redémarrer en douceur pour évacuer le terrain, ça se travaille aussi, chacun avec son style d'ailleurs... Et tout ça se travaille à mon avis très bien sans qu'on ait besoin d'avoir 15 ans d'arts martiaux derrière soi...

Cordialement,

Bomby

29 février 2012 à 18:06:46
Réponse #11

Eric Lem


Tu as fait ce que tu as pu et tu t'en sorti entier ainsi que ton pote, c'est déjà pas si mal...

Peut-être une autre idée, quand tu reviens vers ton pote:

"Put*µ% R., tu fais chier à tujours te meler de tout! Désolé les mecs, c'est pas un mauvais gars mais il peut pas s'empêcher d'ouvrir sa grande g...", tu choppes ton pote par un bras et tu te casses directos en continuant à l'engueuler.
Un petit "Encore désolé les gars, passez une bonne nuit..." et tu t'arraches sans te retourner.

Comme toutes les tactiques de ce genre, c'est pas du 100%, mais quand c'est fait avec rapidité et sans hésitation, ça peut passer.
Et puis, au moins, si les autres reviennent, tu sais à quoi t'en tenir...  ;)
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

29 février 2012 à 18:25:34
Réponse #12

** Serge **


Oui, ça pourrait être un effet de sidération, le "Freeze"... Mais à lire le récit de Taillefer, je n'ai pas trop cette impression... Ça me paraît plus être une question de positionnement (notamment de R.), de rupture de mouvement, et de difficulté à reprendre une initiative de mouvement de repli sans déclencher de stimulus de frappe ou de poursuite en face... Je peux bien sûr complètement me tromper... D'où ma question à Taillefer...

Pédagogie pour pédagogie (tu as raison Serge, allons-y au passage), le cas raconté par Taillefer me semble illustrer parfaitement la difficulté qu'il y à se remettre en mouvement une fois qu'on a été "scotché" sur place par une conversation qui devient une altercation...

A la lecture, cela ne me parait pas comme quelqu'un se faisant ' interviewer ', et cadrer selon une stratégie d'artifice. Et qui s'engluerait donc dans cette situation.

Nous avons la description d'un samaritain qui s'autorise à faire la morale. Face à une agression verbale abrupte comme réponse, il y a sidération. Un rush lié à la réalisation inconsciente qu'un conflit est soudainement engagé qui dépasse l'intention initiale de faire la morale. On ne ' joue ' plus selon mes termes.

R. a la chance non négligeable d'avoir rencontré une phase de verbalisation. Pour le même prix, il se retrouvait défiguré par un coup de cutter, ou mis-à-mal de diverses autres manières par une association temporaire de malfaiteurs.

Beaucoup de chance, au final.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 février 2012 à 18:30:49
Réponse #13

taillefer


Tu as fait ce que tu as pu et tu t'en sorti entier ainsi que ton pote, c'est déjà pas si mal...

Peut-être une autre idée, quand tu reviens vers ton pote:

"Put*µ% R., tu fais chier à tujours te meler de tout! Désolé les mecs, c'est pas un mauvais gars mais il peut pas s'empêcher d'ouvrir sa grande g...", tu choppes ton pote par un bras et tu te casses directos en continuant à l'engueuler.
Un petit "Encore désolé les gars, passez une bonne nuit..." et tu t'arraches sans te retourner.

Comme toutes les tactiques de ce genre, c'est pas du 100%, mais quand c'est fait avec rapidité et sans hésitation, ça peut passer.
Et puis, au moins, si les autres reviennent, tu sais à quoi t'en tenir...  ;)

C’est une technique que j’ai déjà employée, avec succès. Mais dans ce cas, je ne savais pas que R. avait parlé aux deux autres. Je suis arrivé dans une posture de recherche d’information, et je me suis fait immédiatement piéger par la réaction en face… d’où le « freeze ».

Citation de: Bomby
Oui, ça pourrait être un effet de sidération, le "Freeze"... Mais à lire le récit de Taillefer, je n'ai pas trop cette impression... Ça me paraît plus être une question de positionnement (notamment de R.), de rupture de mouvement, et de difficulté à reprendre une initiative de mouvement de repli sans déclencher de stimulus de frappe ou de poursuite en face... Je peux bien sûr complètement me tromper... D'où ma question à Taillefer...

Pédagogie pour pédagogie (tu as raison Serge, allons-y au passage), le cas raconté par Taillefer me semble illustrer parfaitement la difficulté qu'il y à se remettre en mouvement une fois qu'on a été "scotché" sur place par une conversation qui devient une altercation...

D'où l'importance autant que possible de ne pas s'immobiliser et de garder un mouvement, fût-il minimal... Ce qu'initialement dans son récit, Taillefer avait fait... Mais pas son ami R. ... Et en revenant vers R, c'était sans doute très délicat de ne pas s'immobiliser également mais l'enjeu était à mon avis similaire le même :  ici chopper R. et l'extraire en douceur dans un mouvement continu mais suffisamment pacifique pour ne pas permettre aux personnes en face de justifier une poursuite ou une agression...

Voilà, je crois que ce post décrit assez bien la lecture que j’avais de la situation, sans avoir les mots pour l’exprimer.

- ton copain et toi êtes restés statiques, sans chercher à vous remettre en mouvement ?

De là difficulté que tu viens de décrire. Moi, ce que je voulais, c’était me rapprocher de R., mais je me suis laissé fixer. Quant à lui, je pense qu’il ne perdait pas espoir d’arriver à discuter, au début (je l’ai pas revu depuis).

- les auteurs de l'altercation se sont contentés de vous insulter, sans à aucun moment vous frapper ni chercher à le faire ?

En gros oui, insulte et intimidation corporelle. Jusqu’à ce qu’un agrippe R. J’ai pas vu qu’il glissait la main dans sa poche. Il a ensuite reculé, et je ne suis pas intervenu. Sans expérience, y’a quand même une sacré barrière psychologique qui retiens de voler dans le tas. Quant au troisième qui a traversé, le fait qu’il me rabroue avant même de parler à ses compères indique qu’il savait déjà que ce qu’il se passait. Et ça indique qu’ils ont du « métier ».

- les deux passants qui vous ont aidé à dégager n'avaient pas l'air inquiets, même en vous voyant partir?

Clairement, oui. Seul le grand noir discutait. Ils discutait comme j’ai pu discuter avec des tas de mec bourrés pour leur expliquer que leur embrouille était une vue de l’esprit. C’est vrai que ça m’a interpellé.

En tous cas, c’est enrichissant d’en parler… s’avouer ses propres erreurs c’est une chose, s’y confronter avec un public averti, c’est mieux.


Beaucoup de chance, au final.

C’est, c’est clair.  :-[

29 février 2012 à 18:43:03
Réponse #14

Kilbith


As-tu pensé à porter plainte pour injures (éventuellement à caractère raciste si cela a été le cas)?
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

29 février 2012 à 19:09:50
Réponse #15

éclipse


Il y a un aspect en particulier de la situation qui me fait réagir : la gestion du/des pote(s).
Apparemment Taillefer tout seul n'a pas trop mal réagi une fois que les "gazelles" se fussent mises à l'abri.
Mais le pote a déconné à pleins gaz en engageant conversation, toussa.
Si on aborde la question en termes de SP, c'est là (lui, le "pote") qui est le problème, non ?

Cette histoire m'évoque : comment gérer la SP (self-protection) même si on est soi-même "un peu" instruit, mais qu'on sort avec des inconscients (un peu bourrés)...

… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

29 février 2012 à 19:28:59
Réponse #16

Eric Lem


Je ne pense pas que le pote soit réellement le problème AU DEPART, le problème c'est les deux tocards qui se sentent obligés de passer leur frustration sur tout  ce qui passe à leur portée.

Maintenant, il est évident que les réactions du pote en question constitue le "point d'ancrage" qui à permis aux frustrés de vous "accrocher".

comment gérer la SP (self-protection) même si on est soi-même "un peu" instruit, mais qu'on sort avec des inconscients (un peu bourrés)...

En général plus ton "instruction" dans ce domaine augmente et moins tu te retrouves en compagnie d'inconscients un peu bourrés  ;)
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

29 février 2012 à 19:34:58
Réponse #17

** Serge **


Ceci étant, c'est entre autre ce que je voulais signifier en écrivant précédemment on ne peut se soustraire à la vie.

On peut être lié amicalement, fraternellement ou autrement avec des ceusses et des celles qui ne marchent pas toujours dans les clous.
Va-t'on s'arrêter de les apprécier ou de les aimer, et les laisser dans leur misère une fois que la bise fut venue ?

On s'adaptera au cas par cas, très contextuellement.

Mais parfois, il faut aller au charbon et se salir les mains.
Quitte à présenter l'addition si l'on s'en sort relativement bien  ;D

Il y a déjà très longtemps ( plusieurs dizaines d'années ), il y a eu une émission consacrée à Lino Ventura par Chancel ( Le Grand Echiquier ).
Je ne me souviens plus du participant qui avait fourni cette définition de l'amitié, mais c'est resté gravé bien profond dans ma mémoire : l'ami, c'est celui qui, lorsque tu sonnes chez lui à trois heures du mat' en lui disant j'ai un problème, j'ai un corps dans le coffre de la bagnole te répond attends une seconde, je prends une pelle et on y va.

« Modifié: 29 février 2012 à 19:41:31 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 février 2012 à 20:01:59
Réponse #18

b@s



Il y a déjà très longtemps ( plusieurs dizaines d'années ), il y a eu une émission consacrée à Lino Ventura par Chancel ( Le Grand Echiquier ).
Je ne me souviens plus du participant qui avait fourni cette définition de l'amitié, mais c'est resté gravé bien profond dans ma mémoire : l'ami, c'est celui qui, lorsque tu sonnes chez lui à trois heures du mat' en lui disant j'ai un problème, j'ai un corps dans le coffre de la bagnole te répond attends une seconde, je prends une pelle et on y va.



très bon ! j'ai eu l'occasion de vivre un moment moins grave, certes, mais qui aurait pu bouleverser pas mal ma vie ... un coup de fil à un ami ... il a planté sa réunion (en plein audit !),m'a juste dit "j'arrive", et sans qu'aucun mot ne soit échangé, il m'a tiré de la m*rde.  encore aujourd'hui, j'en ai les yeux qui brillent quand j'y pense ...


pour en revenir aux faits, c'est une situation hélas très fréquente, beaucoup de gars armés de très bonnes intentions se font démolir ...en voulant au départ venir en aide ... c'est d'autant plus insupportable qu'on a l'impression  très désagréable que les salauds s'en sortent toujours et qu'il dorment tranquilles alors que toi, tu retournes cet incident dans ta tête ... la notion d'injustice  parfois ,ça ronge ...

comme l'a dit Bullysson, ces gars ont surement des raisons d'être de parfaits connards, et même si on les comprend, on a du mal à les excuser ...
mais comme c'est souvent évoqué par ici, la vie n'est pas juste, tout le monde ne respecte pas le même code moral, et certains n'en respectent même aucun ... quand on a accepté cet état de fait, on accepte aussi d'être un peu plus "parano" et autour de nous, tout le monde ne comprend pas toujours notre attitude ... ça devient du coup moins facile de sortir par exemple avec des gens qui n'adoptent pas la même vigilance ...

tu as eu du bol, tu en tires les leçons, essaie de ne pas trop te torturer les méninges quand même ...

29 février 2012 à 20:04:56
Réponse #19

Eric Lem


En effet, je n'ai pas assez précisé ma pensée...

Je pense sincérement que ton "instruction" dans le domaine de la protection perso, fait que, à la longue, tu influes aussi sur cette part de tes rapports sociaux:

Le fait de trainer avec des "inconscients" (par manque d'un meilleur terme) va te sembler de plus en plus gonflant, et naturellement tu auras moins envie de passer du temps avec eux.

A contrario, je pense aussi que ton entourage est influencé (plus ou moins) par cette "instruction"... j'ai pas mal de potes assez "remuants", je constate que quand je suis avec eux ils ont tendance naturellement à se montrer moins agressifs, tout simplement parce qu'ils m'apprécient et qu'ils savent que je n'aime pas ce genre d'attitude.
Je ne pense même pas que ce soit réellement conscient comme attitude, c'est juste une alchimie aussi complexe que peuvent l'être les rapports humains.

On ne change pas fondamentalement les gens mais je suis convaincu qu'on peut avoir une influence, et choisir si on veut influer vers le mieux ou vers le pire.
Peace,

Eric.
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29 février 2012 à 20:31:51
Réponse #20

** Serge **


même si on les comprend, on a du mal à les excuser ...

C'est la bonne définition de l'empathie ( déjà fournie auparavant ) :

Citer
L'empathie (du grec ancien ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qui est éprouvé) est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu (un animal dans le domaine de l'éthologie) peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'un autre individu voire, dans un sens plus général, ses états mentaux non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »).

Dans l'étude des relations interindividuelles, l'empathie est différente de la sympathie, de la compassion ou de la contagion émotionnelle.

Comprendre n'implique ni adhésion, ni partage.

Sans empathie, il n'y a pas de SP efficace.
Donc, il faut s'ouvrir et se cultiver, dans le sens quasi littéral des termes.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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29 février 2012 à 20:42:45
Réponse #21

Eric Lem


C'est subliminal  ;#

Ou alors, c'est que nous sommes deux pochtrons... 
La science n'a pas encore clairement statué sur cette question... ;D
Peace,

Eric.
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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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