Concernant mon matos il était sans doute suffisant pour quelqu'un d'autre, pas pour moi,
On ne peut pas être catégorique.
- D'une part pour une même température, les conditions (humidité, brouillard, vent, bruine...) vont énormément faire varier la vitesse de refroidissement du système de couchage.
- C'est encore plus vrai pour le type de sol sur lequel on dort. Dormir par +10°C sur un sol de béton sans une très bonne isolation du sol est bien plus "froid" que de dormir par 0°C sur un sol herbeux sec.
- Nous nous refroidissons plus ou moins vite en fonction de notre rapport poids/taille, de notre masse masse musculaire, de nos hormones, de notre âge et de notre acclimatation.
- Nous ressentons le froid plus ou moins en fonction de nos habitudes, de notre circulation, de notre hydratation et peut être de notre genre. Certains à inconfort égal se plaindront plus que d'autres.
- Un gros repas bien protéiné va nous obliger à pas mal "d'effort" pour le digérer d'où un gain de chaleur durant la nuit. Un repas léger occasionne peu d'effort et génère peu de chaleur.
- Un repas arrosé va entrainer une bonne vaso dilatation de surface, d'où une sensation de chaleur....mais aussi une augmentation des pertes de chaleur.
Partant de là : même le gars jeune, sportif, bien nourri, sévèrement bu*né et qui marche régulièrement au coeur de l'hiver en tshirt MC avec des oursins sous les bras...et bien une petite indigestion, une tourista ou un état grippal et il grelotte toute la nuit.
Il n'y a donc pas de règles définitives et rigoureuses.
et ils étaient deux à avoir regardé mon sac au départ et à m'avoir conseillée avant de partir. D'où l'importance de connaître ses failles. La mienne c'est la frilosité exacerbée, leçon intégrée.
Premièrement : On ne devrait regarder dans les sacs des dames, ce sont deux malotrus!
Deuxièmement : en dehors d'un contexte militaire ou du même type, ce n'est pas évident de faire une revue du matériel. De plus les conseilleurs n'étant ni les payeurs ni les porteurs, c'est difficile d'imposer des choix qui ne seront au final que nos choix.
AMHA, le problème du matériel (en restant dans les limites du raisonnable...) dans des situations "normales" comme c'était le cas ici (même si c'était en plus très très sécurisé) est secondaire. On peut ajuster par des "bonnes pratiques" :
- Lieu de bivouac abrité du vent installé ou probable
- Lieu de bivouac exposé durant la journée au soleil
- choix d'un endroit plat pour éviter de glisser hors du tapis de sol ou du tarp. A défaut mettre un "blocage" de type sac à dos.
- sac de couchage bien installé (secoué, bien réglé aux épaules et au visage, on ne respire pas dedans, s'il est trop grand on met un pull au fond....)
- retirer l'ensemble de ses sous vêtements humides particulièrement ceux en coton/polyamide/lycra qui piègent l'humidité (slip et soutien gorge)
- faire attention à ne rien avoir de serré (pantalon, chaussettes....)
- faire un peu d'exercice (sans excès) avant d'aller se coucher.
- être bien hydraté, mais "y aller avant".
- prévoir les moyens de se relever si on doit y aller (chaussures, lampe....) pour aller vite et bien (ne pas craindre ni retarder la petite excursion nocturne)
- le bonnet, ou mieux le passe montagne qui lui reste sur la tête, durant la nuit. Et pourquoi pas les gants
- savoir qu'un pull peut servir de collant
- Penser à la bouillotte qui est vraiment The truc
- En cas de besoin la position de groupe "bitaku" ne doit pas être oubliée (mais il faut faire fi des conventions sociales).
...je dois oublier plein d'autres choses, mais l'important c'est d'intégrer les bonnes pratiques.
[EDIT] une bière ménapienne à environ 11° : quelqu'un a testé cette "merveille" comme carburant dans un P3RS ?
