Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Orientation, Nord, Article interessant  (Lu 2839 fois)

25 janvier 2012 à 23:51:35
Lu 2839 fois

Dox


Lu dans le Monde du 21 janvier 2012
Notre carte intérieure est orientée vers le nord
il est plus facile de se repérer en tournant le dos  au sud, selon une expérience menée à Tübingen



Scanné sur le pouce, désolé pour la qualité.

26 janvier 2012 à 00:43:32
Réponse #1

manudeus


J'en suis persuadé, l'apparition massive des appareillages à orientation spatiale, les "gps" pour simplifier, ont considérablement diminué la capacité d'orientation du pékin lambda.
le pékin lambda a de plus en plus confiance en la machine et perd sa capacité à raisonner, à s'orienter seul, avec ou sans les outils traditionnels comme la carte ou la boussole.

le sens de l'orientation est une réalité, une aptitude qui chez certain est inné et chez d'autre difficilement perceptible.
chez ces derniers cela se doit se travailler.
le repérage spatial et le maniement des outils historique en situation sont des exercices qui permettent à la longue de les utiliser de moins en moins et d'acquérir une facilité à se déplacer.
 un coup d'œil sur la série bleue et sur la topographie environnante suffiront pour arriver à bon port sans trop de difficultés pour un habitué.
(en cas de perte de portée visuelle cela n'est plus valable, la cap est à conserver avec précaution sinon c'est la cata assurée)

mais si on se contente de suivre la flèche qu'indique le gps embarqué ou le gps de rando, c'est aveuglement qu'on suivra les indications pour se rendre au point B sans qu'il n'y ai la moindre réflexion.
si le gps n'a plus de pile, c'est une situation difficile et le voyageur n'arrivera à destination sans encombre qu'avec beaucoup de chance.

le gps est un outil fantastique mais il ne devrait pas supplanter la bonne vielle carte ign et la boussole au fond du sac.
c'est comme si on misait tout sur sa cartouche à gaz pour réchauffer son repas sans amener de quoi allumer un feu...au cas où...



26 janvier 2012 à 09:07:41
Réponse #2

Karto


Bonjour Manudeus.
Tout cela est bien vrai. Mais quel rapport avec l'article ?

Ce que ça m'évoque, c'est que ça pourrait vouloir dire que nous stockons la carte mentale d'un endroit "à moitié bien connu" sous une forme plus ou moins visuelle qui correspondrait à celle qu'on aurait vue imprimée sur du papier, avec le nord vers le haut ? Et qu'on a simplement du mal à effectuer dans notre tête cette rotation de la carte qu'on fait faire à un débutant, quand on lui fait aligner le nord géographique avec le nord de la carte ?

26 janvier 2012 à 09:17:13
Réponse #3

StormX


TAFDAC pour le gps. Je n'en n'utilise pas en rando, mais en voiture, plusieurs fois je me suis fais cette réflexion aprés avoir voyagé plusieurs fois dans la même ville inconnue avec un gps : je suis incapable de me repérer une fois sans. On n'est plus qu'un mouton, et on ne fait plus gaffe à l'environnement, on ne prend plus de point de repère.

Pour ma pratique de la randonnée, le gps est inutile, pire, il nuirait à l'expérience de ma randonnée. Je considère d'ailleurs qu'en France, au vu de la qualité des cartes, on n'en a pas besoin.
Tenter de suivre un chemin, estimer sa position à une cinquantaine de mètre près, préparer un itinéraire et se le représenter mentalement avec les informations sur la carte, sont d'autant de jeux que je ne pourrais pas me passer et qui rajoutent à la magie d'une marche. Chercher son chemin avec les repères autours de nous nous fait prendre le temps de marcher, d'observer, cela ancre des paysages à tout jamais.  :love:
Quand je croise des randonneurs avec un gps ils me font parfois penser à des sangliers qui n'ont pour objectif que le point B. Qui disait que "l’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage" ?

MAIS, il n'est pas inutile :

Il existe de petits gps qui indiquent trés grossièrement votre position sur une carte (et des fois pas du tout), mais, le plus important, vous donnent les coordonnées gps. Il ne sont pas cher, fiables et de la taille d'une grosse montre. C'est pour moi, un outil supplémentaire de sécurité qui ne pèse rien et se glisse partout (donc qu'on ne rechignera pas à prendre). D4 en fait à 40€ (Keymaze Quechua 100 Home Black).
Perdu dans le brouillard, il suffit de regarder pour se retrouver. Si on a appeler les secours, il suffit de donner les coordonnées. Bref, cela à son utilité dans certaines conditions.  :closedeyes:


Pour en revenir à l'article vraiment intéressant (merci Dox :)), j'ai souvent entendu dire par des personnes habituées à être dehors "je sais que le nord est par là", "je sens le nord", elles n'avaient pas besoin de repère, ne connaissaient pas les lieux. C'est inné ou tout du moins inconscient et très fiable. Je suis intimement persuadé que tous les êtres vivant possèdent une "boussole" dans le cerveau, plus ou moins développé et exploitée.  :closedeyes:

Personnellement, quand je suis dans ma montagne, je sais qu'elle est orientée NE - SO, qu'il me suffit d'observer les relief pour déterminer le Nord. J'ai passé tellement d'heure à observer la carte que j'ai une représentation immédiate de cette dernière, plus ou moins précise, qui se dessine automatiquement dès que je cherche mon chemin. J'ai pourtant une mémoire plus orale que visuelle.

Par contre, une fois dans le brouillard, ou même perdu dans un bois assez dense, je ne "sens" plus le nord. Preuve que je n'arrive à déterminer le nord seulement grâce aux points de repères m'environnants.

Je ferais l'expérience la prochaine fois de m'orienter vers le nord.  :)

Ce que ça m'évoque, c'est que ça pourrait vouloir dire que nous stockons la carte mentale d'un endroit "à moitié bien connu" sous une forme plus ou moins visuelle qui correspondrait à celle qu'on aurait vue imprimée sur du papier, avec le nord vers le haut ? Et qu'on a simplement du mal à effectuer dans notre tête cette rotation de la carte qu'on fait faire à un débutant, quand on lui fait aligner le nord géographique avec le nord de la carte ?

Moi cela me semble logique, de la simple mémorisation visuelle. La carte orientée au nord ne peux plus "bouger" dans notre cerveau puisqu'on la mémorisée comme cela.
Il faudrait tester la même chose avec des cartes non orientées au nord.
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

26 janvier 2012 à 09:51:05
Réponse #4

Karto


Vu le titre je m'attendais à une révélation sur notre boussole interne ou sur une propension génétique à analyser notre environnement avec le soleil dans le dos pour ne pas être éblouis (dans l'hémisphère nord).

Mais non, en effet, il n'est question que de mémorisation des cartes orientées conventionnellement.

Yes.

Quelques textes sur l'orientation instinctive innée existent cependant, si tu veux te faire croquer un petit truc sous la dent en attendant midi...

http://husky1.stmarys.ca/~khill/
http://husky1.stmarys.ca/~khill/psychologyoflost.pdf
http://wiki.davidmanise.com/index.php/Psychologie_de_l'homme_%C3%A9gar%C3%A9

26 janvier 2012 à 22:46:10
Réponse #5

manudeus


Bonjour Manudeus.
Tout cela est bien vrai. Mais quel rapport avec l'article ?

la question est posée en fin d'article, sommes nous capable sans ces merveilles technologique?
assurément, mais nous ne sommes pas tous égaux face aux déplacements dans notre environnement.
c'est pourquoi les systèmes de positionnement par satellite n'en sont qu'au tout tout tout début de leur existence.
nous avons probablement signé jusqu'à la fin des temps pour ces assistances et c'est tant mieux, c'est un progrès évident.

et pour ce que j'ai retenu de l'article, c'est que notre mémoire visuelle semble notre meilleure alliée pour se repérer et qu'un plan est plus important qu'une boussole.
pourtant, qu'est ce que j'aime avoir une boussole dans mon sac, quel symbole!! :akhbar:


ps: fini mes digressions, retour à l'observation. merci d'exister!








03 février 2012 à 16:05:16
Réponse #6

AC


http://www.nytimes.com/2012/02/05/opinion/sunday/is-gps-all-in-our-head.html
Un nouvel article sur le même travail de recherche.

  • À force d'utiliser le GPS en mode guidage, nous sommes de moins en moins confrontés à des cartes. Notre expérience de la navigation se limite à des itinéraires ("route knowledge" dans l'excellent document cité par Karto). Nous n'exerçons plus notre cerveau à construire des représentations mentales à deux dimensions de l'environnement ("survey knowledge").
  • L'article cite une autre étude qui a montré que le cerveau des conducteurs de taxi se modifie lorsqu'ils apprennent à se repérer dans une ville. La région du cerveau qui grossit correspond-elle à un sens de l'orientation plus développé, ou seulement à des neurones qui sont affectés au stockage d'une carte particulière au détriment d'autres fonctions ? Malheureusement la seconde hypothèse serait la bonne, puisque ces conducteurs s'avèrent moins performants que la moyenne dans des tests qui consistent à mémoriser de nouvelles informations spatiales.

Moralité: Il faut s'entrainer pour savoir lire les cartes, mais pas les apprendre par coeur !
« Modifié: 03 février 2012 à 18:27:21 par AC »

03 février 2012 à 18:20:53
Réponse #7

Bison


Comment faisait-on avant?

Il est de bon ton de répondre :  "Avant, Monsieur, on était capable de lire une carte ...!"

C'est pas vrai ...

1. 90 % - au moins - des conducteurs n'ont jamais lu de leur vie une carte Michelin au 200.000ème ... Bien des habitans des villes moyenne n'on jamais acheté un plan de leur ville.

2. Les conducteurs, ils guettaient avant tout les panneaux de signalisation ...

3. Ou bien ils demandaient leur chemin

4. Les cartes, c'est une affaire récente. Pas plus ancienne que les pneus Michelin, au moins pour le grand public. C'est aussi un luxe de pays "avancés".

5. Voyez les "topos" de randonnée, on y fait encore la place belle à la description d'un itinéraire :  "Peu après l'église, prenez un chemin de pierres qui monte sur votre gauche".
Les cartes y  figurent certes, mais elles sont mal foutues!

6. "Avant" ... les explorateurs qui s'aventuraient en territoire inconnu n'hésitaient pas à se faire "guider" par les locaux ...

Je sais ... j'ai passé ma jeunesse dans un pays où l'on était seulement en train de les établir, ces cartes!  :D
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

03 février 2012 à 18:47:12
Réponse #8

Kilbith


Comment faisait-on avant?

Il est de bon ton de répondre :  "Avant, Monsieur, on était capable de lire une carte ...!"

C'est pas vrai ...

4. Les cartes, c'est une affaire récente. Pas plus ancienne que les pneus Michelin, au moins pour le grand public. C'est aussi un luxe de pays "avancés".


Juste pour le plaisir de la discussion.

En dehors de la complexe carte de Peutinger qui indique les situations et les distances pour la totalité de l'Oecumene.




 il existait par le passé de nombreux guide incluant des indications pour le voyageur. Par exemple les Gobelets de Vicarello du premier siècle indiquent les étapes avec la distance précise entre deux étapes sur la via Domitia pour un voyage d'Espagne en Italie.



En fait, en Europe les cartes c'est assez ancien. Et les "guides" au moins autant. Ceci dit la complexité de reproduction des cartes, donc leur cout, les a durant longtemps cantonné aux personnes riches et aux militaires.

 ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 février 2012 à 06:38:39
Réponse #9

François


Oui, il n'y a pas besoin de remonter bien loin. :) Quand j'étais petit scout, une carte c'était un budget non négligeable, et on n'avait qu'une carte au 1 / 100 000 eme pour une patrouille de 5 gamins. Une boussole, c'était tellement inaccessible, qu'on n'y pensait même pas. Cela ne nous empêchait pas de faire des raids de 150 ou 200 km par les petits chemins, les sentiers, les champs et les bois.
Cela a été très formateur dans la mesure où cela oblige à parler aux gens et à regarder le terrain, et à le penser comme un ensemble d'éléments plus ou moins intéressants (ou dangereux) et non pas comme une carte à échelle 1.
La carte, la boussole, le GPS, sont des instruments utiles qui permettent d'aller plus loin plus vite. Mais confondre le terrain et la carte c'est un piège.
« Modifié: 04 février 2012 à 07:07:31 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

04 février 2012 à 14:00:53
Réponse #10

Bison


Citation de: Ravenlore
The point to this story is that the map is not the land. The compass bearing is not the way and the GPS co-ordinate is not your location. They are all useful representations of these things but they are not actually these things.
J'adore cette histoire ...

Et j'aime bien le fait que l'auteur place sur le même pied la carte, la boussole et le gps ...

Tous sont des "moyens de navigation" récents, avec leurs failles, leurs pièges ...
Tous sont des moyens "techniques", "abstraits", par opposition à l'orientation naturelle, celle qui se fait par l'observation et la mémorisation du paysage, des routes ... et une sorte d'intuition nourrie par l'expérience accumulée.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

04 février 2012 à 17:03:21
Réponse #11

AC


the GPS co-ordinate is not your location

Certains vont répondre "Faut pas exagérer, le système GPS c'est du sérieux, on ne peut pas se tromper". Pas moi.

En randonnée à La Réunion il y a bien longtemps, je sors mon Garmin nautique modèle 1998 pour vérifier que nous sommes sur le bon sentier (et aussi pour frimer un peu, parce que avoir un récepteur GPS c'était franchement tacticool à l'époque). Mais impossible de reporter les coordonnées sur la carte IGN au 1:25000 de 1992, ça ne colle pas du tout. J'abandonne.

C'est seulement en rentrant en métropole que j'ai compris que la carte n'était probablement pas graduée en coordonnées WGS84. D'ailleurs le menu de configuration du Garmin propose une centaine d'autres systèmes de coordonnées, dont un qui s'appelle justement "Réunion"...

Grâce à Google je viens à l'instant d'avoir la confirmation: L'écart entre le système IGN 47 utilisé à La Réunion jusqu'en 1996 et le WGS84 du GPS peut atteindre 1500 m...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //