TAFDAC pour le gps. Je n'en n'utilise pas en rando, mais en voiture, plusieurs fois je me suis fais cette réflexion aprés avoir voyagé plusieurs fois dans la même ville inconnue avec un gps : je suis incapable de me repérer une fois sans. On n'est plus qu'un mouton, et on ne fait plus gaffe à l'environnement, on ne prend plus de point de repère.
Pour ma pratique de la randonnée, le gps est inutile, pire, il nuirait à l'expérience de ma randonnée. Je considère d'ailleurs qu'en France, au vu de la qualité des cartes, on n'en a pas besoin.
Tenter de suivre un chemin, estimer sa position à une cinquantaine de mètre près, préparer un itinéraire et se le représenter mentalement avec les informations sur la carte, sont d'autant de jeux que je ne pourrais pas me passer et qui rajoutent à la magie d'une marche. Chercher son chemin avec les repères autours de nous nous fait prendre le temps de marcher, d'observer, cela ancre des paysages à tout jamais.

Quand je croise des randonneurs avec un gps ils me font parfois penser à des sangliers qui n'ont pour objectif que le point B. Qui disait que "l’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage" ?
MAIS, il n'est pas inutile :Il existe de petits gps qui indiquent trés grossièrement votre position sur une carte (et des fois pas du tout), mais, le plus important, vous donnent les coordonnées gps. Il ne sont pas cher, fiables et de la taille d'une grosse montre. C'est pour moi, un outil supplémentaire de sécurité qui ne pèse rien et se glisse partout (donc qu'on ne rechignera pas à prendre). D4 en fait à 40€ (Keymaze Quechua 100 Home Black).
Perdu dans le brouillard, il suffit de regarder pour se retrouver. Si on a appeler les secours, il suffit de donner les coordonnées. Bref, cela à son utilité dans certaines conditions.

Pour en revenir à l'article vraiment intéressant (merci Dox

), j'ai souvent entendu dire par des personnes habituées à être dehors "je sais que le nord est par là", "je sens le nord", elles n'avaient pas besoin de repère, ne connaissaient pas les lieux. C'est inné ou tout du moins inconscient et très fiable. Je suis intimement persuadé que tous les êtres vivant possèdent une "boussole" dans le cerveau, plus ou moins développé et exploitée.

Personnellement, quand je suis dans ma montagne, je sais qu'elle est orientée NE - SO, qu'il me suffit d'observer les relief pour déterminer le Nord. J'ai passé tellement d'heure à observer la carte que j'ai une représentation immédiate de cette dernière, plus ou moins précise, qui se dessine automatiquement dès que je cherche mon chemin. J'ai pourtant une mémoire plus orale que visuelle.
Par contre, une fois dans le brouillard, ou même perdu dans un bois assez dense, je ne "sens" plus le nord. Preuve que je n'arrive à déterminer le nord seulement grâce aux points de repères m'environnants.
Je ferais l'expérience la prochaine fois de m'orienter vers le nord.

Ce que ça m'évoque, c'est que ça pourrait vouloir dire que nous stockons la carte mentale d'un endroit "à moitié bien connu" sous une forme plus ou moins visuelle qui correspondrait à celle qu'on aurait vue imprimée sur du papier, avec le nord vers le haut ? Et qu'on a simplement du mal à effectuer dans notre tête cette rotation de la carte qu'on fait faire à un débutant, quand on lui fait aligner le nord géographique avec le nord de la carte ?
Moi cela me semble logique, de la simple mémorisation visuelle. La carte orientée au nord ne peux plus "bouger" dans notre cerveau puisqu'on la mémorisée comme cela.
Il faudrait tester la même chose avec des cartes non orientées au nord.