Salut,

Je viens de visionner un superbe reportage diffusé sur Arte et disponible au visionnage sur la plateforme
ARTE + 7"Le Britannique George Mallory est une figure légendaire. En 1924, avec son associé Andrew Irvine, ce pionnier de l'Everest tente pour la troisième fois de conquérir le plus haut sommet du monde. Ni l'un ni l'autre ne reviendront de cette expédition. Et leur disparition entretient le plus grand mystère dans l'histoire de l'Everest : pourraient-ils avoir été les premiers à réussir l'ascension, avant de trouver la mort ? Auraient-ils précédé le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le Sherpa Tensing Norgay, qui seront officiellement crédités de cet exploit, un quart de siècle plus tard ?
En 1999, un géologue allemand, Jochen Hemmleb découvre le cadavre de Mallory, juste en dessous du sommet, relançant les spéculations. En 2010, il remonte une expédition pour prolonger cette découverte sensationnelle. Son objectif : trouver cette fois le camp de base d'où Mallory et Irvine sont partis à la conquête du sommet. Ce film raconte cette deuxième expédition, avec les recherches scientifiques qu'elle a rendues possibles, pour tenter de dissiper une part du mystère."
Je ne vous révèle pas la fin, même si vous devez vous en douter.

J'ai beaucoup apprécié l'étude faite au début du reportage au niveau de leurs vêtements pour contredire les détracteurs des deux alpinistes. Elle devrait intéresser certains.
Ils en parlent à partir de 9:53, je vous la retranscris.
"[VOIX OFF]La plupart des alpinistes contemporains, jugent l'équipement des grimpeurs des années 1920 totalement inapproprié. Linge de corps en matière naturelle, veste de tweed, botte en cuir et en feutre.
Les sceptiques ironisent, "une tenue de dandy anglais à peine améliorée". Vraiment ? Qu'en pense les spécialistes qui ont étudié les vêtements de Mallory et les ont même reconstitué ?
[COUPLE D'EXPERTS]Tout d'abord, il y a forcément une première émotion la première fois que l'on a vu ces vêtements. Puis nous nous sommes dis, ces types étaient tellement extraordinaires qu'on ne peut pas se contenter de juste examiner ses lambeaux et les laisser tel quel. Il faut qu'on fasse quelque chose pour rétablir la vérité. On ignore la vérité. Il faut la chercher.
Cela nous a donné la possibilité d'examiner ces tissus de façon scientifique. Car les photos c'est insuffisant et c'est trompeur. Alors, analyser ces textiles, comprendre comment les différentes matières étaient associées, c'était le point de départ de notre projet. Nous avons trouvé 7 couches. La bonne veille méthodes des superpositions. Dans un premier temps, nous avons identifié les tissus à l’œil nu. Il y avait beaucoup de laine et de soie. Ces deux tissus absorbe la transpiration qui na donc pas le temps de refroidir votre corps. Ainsi la peau reste au sec puisque l'humidité est aspirée par la couche de tissu du dessus, puis la suivante et ainsi de suite.
Avec les superpositions de vêtements que l'on pratiquait à l'époque. On avait d'avantage de souplesse qu'aujourd'hui. Deux couches de laine avec une couche de soie entre les deux facilitaient les mouvements. Cela nous a beaucoup surpris, ce souci d'aisances des mouvements. Nous avons également pesé ces vêtements : ils pesaient 20% moins lourd que nos tenues alpines modernes. Mais ils protégeaient mois bien du froid.
Le plus surprenant ce sont les chaussures. Elles étaient presque deux fois moins lourdes que ce que l'on fait actuellement de plus technique. Il s'agissait de chaussures en feutre et en cuir très spéciales sans crampons mais munies de petites cales en fer fabriquées à Genève. Ces bottes étaient probablement plus chaude que nos chaussures modernes."
Plus tard, l'une des hypothèses de la mort d'Ervine avance qu'il serait mort de froid après s'être protégé dans une cassure de rocher. Ses vêtements le protégeaient bien du froid pendant son ascension puisqu'il produisait de la chaleur, mais dès qu'il s'est arrêté, il est probablement rapidement mort frigorifié.
On peut imaginer également qu'à ce stade de l'ascension, plusieurs couches de laines aient attentes leur point de saturation en eau et donc perdues tout leur pouvoir isolant...réduisant d'autant ses chances de survie.
Je reste néanmoins dubitatif quand les « experts » avancent que les 7 couches étaient plus légères que les équipements techniques modernes. Sec peux être mais une fois gorgée d’humidité... Qu'en pensez vous ?
Selon eux, la soie sert à faciliter les mouvements entres les couches de laine. Elle ne sert qu’à cela ?
Alors que nos amis les trappeurs s’apprêtent à affronter le froid, j’ai pensé que cela pourrait en intéresser plus d’un…et puis rien que pour les images, ce docu-enquète-fiction vaut le coup.
