Salut,

Titre Ô combien accrocheur, je le sais, promis, je ne vous ai pas fait venir pour rien.

"Dans votre tête, le petit vélo ne s'arrête jamais.
Vous avez une conscience aiguë de tout ce que vous faites : marcher, penser... On vous demande d'être spontané, mais vous ne savez pas ce que cela veut dire.
Vous avez des projets, mais vous ne trouvez personne pour vous aider à les réaliser. Vous ne savez pas non plus comment vous vendre, alors que vous savez bien vendre les autres.
Parfois, vous vous sentez intelligent. Parfois même, vous vous sentez brillant. Mais vous bannissez très vite cette idée tellement elle est loin de vous, de la prétention que vous pensez qu'elle véhicule.
Le plus souvent, néanmoins, vous finissez par vous sentir incapable, bête, voir fou, en tout cas : anormal.
Vous jouez ou travaillez à votre ordinateur, un ami ou un collègue à vos cotés. Pour vous, l'ordinateur va à peine assez vite. Pour votre ami ou votre collègue, c'est largement suffisant, et vous allez beaucoup trop vite.
Vous avez la plus grande peine du monde à élaborer un plan détaillé, ou alors cela vous demande une énergie phénoménale.
Une fois que vous l'avez, enfin, et que vous commencez la rédaction, vous vous rendez compte que la première partie pourrait être la dernière, la troisième la première, et ainsi de suite : votre travail évolue au fur et à mesure que vous le rédigez, et ce, de manière profonde.
Vous "coincez" sur un problème, vous n'en sortez pas. Vous tourner en rond. Vous décidez finalement d'aller faire un tour et de penser à autre chose. D'un coup, cela fait "plop" et la solution apparaît, limpide et évidente.
Vous avez souvent le sentiment que votre pensé n'est pas organisée : vous vous éparpillez et sautez du coq à l'âne.
Vous faites, avez fait, ou avez envie de faire, beaucoup de choses : on vous accuse d'instabilité, de ne pas savoir ce que vous aimez, de vous arrêter à la première embûche. En sport, en activités de loisirs, en type de lecture, dans vos études. Si vous voyagez, c'est pour vous ouvrir l'esprit et apprendre au contact d'autres régions ou d'autres pays, pas pour fuir votre quotidien.
Parfois les gens vous énervent : pour vous, c'est une évidence, "c'est comme cela qu'il faut faire ; c'est pourtant simple". Mais ils font autrement et vous ne comprenez pas pourquoi.
Parler "de la pluie et du beau temps" ne vous intéresse pas. Les seules conversations valables sont celles qui ont un vrai sujet ou qui peuvent faire l'objet d'un débat : vous aimez discuter, argumenter pour le plaisir.
Vous vous intéressez à de nombreuses choses, sans forcément les réaliser, ni les pratiquer, et vous n'avez pas une passion unique. Au fond, vos goûts sont plutôt éclectiques.
Vous êtes hypersensible, voir susceptible, et tout vous touche. Vous manifestez de l'empathie envers les gens, les animaux.
Vous apprenez rapidement et avez une bonne mémoire. Vous vous souvenez de petits détails, d'évènements qui se sont produits il y a des années.
Vous avez beaucoup d'imagination, et, enfant, vous inventiez de nombreuses histoires dans lesquelles vous étiez un héros qui sauvait le monde.
Vous avez tendance à faire plusieurs choses à la fois, et vous avez besoin de mener de front plusieurs projets, réflexions.
Si un sujet vous intéresse, vous êtes capable de déplacer des montagnes ; sinon, soit vous ne vous lancez, soit vous remettez encore et encore.
Vous êtes perfectionniste, car vous savez que vous pouvez toujours mieux faire. D'ailleurs, vous ne parlez pas de perfectionnisme, mais de réalisme.
Dans votre quotidien, vous avez tendance à en venir rapidement aux conclusions, à négliger les détails, à sauter des étapes pour arriver plus vite au but. Vous êtes plutôt intuitif, voir impulsif ; vous avez tendance à agir en suivant votre instinct, avant d'avoir bien pesé le pour et le contre.
Vous avez le sentiment d'être décalé, d'être spectateur d'une pièce de théâtre dont vous ne comprenez pas le scénario, de vous battre en permanence contre des moulins à vent : vos évidences ne le sont que pour vous, et les autres n'y comprennent rien.
Vous avez perdu vos repères et n'avez pas, ou plus, confiance en vous.
Toutes ces caractéristiques, et bien d'autres, font de vous quelqu'un de différent.
Oui mais, allez vous me dire, tout le monde est comme cela.
Non. Tout le monde peut présenter l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais vous, vous en présentez une majorité. C'est ce qui fait la différence."
Vous vous sentez concerné(e) ? Oui, je sais, cela fait un peu résultat d'un test de "Fille magazine"...mais il n'en n'est rien.

Ceci est l’introduction du livre de la psychologue et psychothérapeute Béatrice MILLETRE :
"Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués".
Il se base sur les travaux du neurophysiologiste américain Roger W. Sperry, prix nobel de médecin en 1981 pour cette découverte, démontrant que l'homme possédait deux modes de raisonnements : le "cerveau gauche", majoritaire (70 à 90 %), fonctionnant de manière logique et séquentiel et le "cerveau droit", minoritaire (10 à 30 %), au raisonnement global et intuitif.
Cette découverte est restée longtemps absente des objets d'études et encore plus des applications pratiques au sein de notre société. Ceci est d'autant plus surprenant que cette découverte explique potentiellement pourquoi certaines personnes n'arrivent pas à s'intégrer dans la société "de neuros-gaucher", pourquoi celles ci n'arrivent pas à apprendre à l'école, alors qu'elles montrent des capacités cognitives normales voir exceptionnelles.
C'est seulement durant ces dernières années que des programmes éducatifs, aux USA seulement, sont en train d'êtres mis au point pour aider les neuro-droitier dans leurs apprentissages.
Je me suis énormément retrouvé dans ce guide. Je serais presque tenté de dire qu'il ma énormément aidé il y a quelques années dans une période de transition de ma vie. Néanmoins, j'ai encore du mal à accepter le faite que je puisse être neuro-droitier...mais ça vous vous en foutez.

Je vous parle de tout ça parce que je suis en train de relire ce sujet "best of" :
la psychologie et la survieOutre les applications dans la vie de tous les jours, connaître ces deux modes de fonctionnement dans une situation de groupe, ou se connaitre soit même dans une situation de survie est primordiale.
Par exemple, j'ai identifié dorénavant (je n'en avais pas conscience avant) que j'ai tendance à agir par instinct, d'être impulsif, sans vraiment réfléchir. D'être brouillon. Dans la nature, je sais maintenant qu'il est primordial de "me faire violence" pour stopper "le petit vélo" ou cette petite voix intérieure et réfléchir posément. Établir un plan.
D'un autre coté, je me rend compte combien il est important de s'écouter. D'écouter cette intuition qui est évidente sans qu'on ne sache vraiment comment on en est arrivé là.
De même, je ne compte plus le nombre de fois où, bloqué par un problème (au travail, une situation merdique, pommé dans la nature etc), il ma fallut faire autre chose, ne plus y penser, laisser faire la machine, pour que la solution apparaisse, encore une fois, de façon évidente, quelques minutes, heures, jours plus tard.
Quelques ressources multimédias :
Interview introduisant Béatrice MILLETRE et son ouvrage :
http://www.dailymotion.com/video/x8t3qv_les-hemispheres-droits-ces-gens-dou_techUn article sur le site psychologies.com :
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Etes-vous-plutot-cerveau-gauche-ou-cerveau-droitQue pensez vous de tout ceci ?
