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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Nous ne sommes pas tous égaux face à nos cerveaux  (Lu 6965 fois)

19 janvier 2012 à 11:39:53
Lu 6965 fois

StormX


Salut,  :)

Titre Ô combien accrocheur, je le sais, promis, je ne vous ai pas fait venir pour rien.  ;D

Citer
"Dans votre tête, le petit vélo ne s'arrête jamais.
Vous avez une conscience aiguë de tout ce que vous faites : marcher, penser... On vous demande d'être spontané, mais vous ne savez pas ce que cela veut dire.
Vous avez des projets, mais vous ne trouvez personne pour vous aider à les réaliser. Vous ne savez pas non plus comment vous vendre, alors que vous savez bien vendre les autres.
Parfois, vous vous sentez intelligent. Parfois même, vous vous sentez brillant. Mais vous bannissez très vite cette idée tellement elle est loin de vous, de la prétention que vous pensez qu'elle véhicule.
Le plus souvent, néanmoins, vous finissez par vous sentir incapable, bête, voir fou, en tout cas : anormal.
Vous jouez ou travaillez à votre ordinateur, un ami ou un collègue à vos cotés. Pour vous, l'ordinateur va à peine assez vite. Pour votre ami ou votre collègue, c'est largement suffisant, et vous allez beaucoup trop vite.
Vous avez la plus grande peine du monde à élaborer un plan détaillé, ou alors cela vous demande une énergie phénoménale.
Une fois que vous l'avez, enfin, et que vous commencez la rédaction, vous vous rendez compte que la première partie pourrait être la dernière, la troisième la première, et ainsi de suite : votre travail évolue au fur et à mesure que vous le rédigez, et ce, de manière profonde.
Vous "coincez" sur un problème, vous n'en sortez pas. Vous tourner en rond. Vous décidez finalement d'aller faire un tour et de penser à autre chose. D'un coup, cela fait "plop" et la solution apparaît, limpide et évidente.
Vous avez souvent le sentiment que votre pensé n'est pas organisée : vous vous éparpillez et sautez du coq à l'âne.
Vous faites, avez fait, ou avez envie de faire, beaucoup de choses : on vous accuse d'instabilité, de ne pas savoir ce que vous aimez, de vous arrêter à la première embûche. En sport, en activités de loisirs, en type de lecture, dans vos études. Si vous voyagez, c'est pour vous ouvrir l'esprit et apprendre au contact d'autres régions ou d'autres pays, pas pour fuir votre quotidien.
Parfois les gens vous énervent : pour vous, c'est une évidence, "c'est comme cela qu'il faut faire ; c'est pourtant simple". Mais ils font autrement et vous ne comprenez pas pourquoi.
Parler "de la pluie et du beau temps" ne vous intéresse pas. Les seules conversations valables sont celles qui ont un vrai sujet ou qui peuvent faire l'objet d'un débat : vous aimez discuter, argumenter pour le plaisir.
Vous vous intéressez à de nombreuses choses, sans forcément les réaliser, ni les pratiquer, et vous n'avez pas une passion unique. Au fond, vos goûts sont plutôt éclectiques.
Vous êtes hypersensible, voir susceptible, et tout vous touche. Vous manifestez de l'empathie envers les gens, les animaux.
Vous apprenez rapidement et avez une bonne mémoire. Vous vous souvenez de petits détails, d'évènements qui se sont produits il y a des années.
Vous avez beaucoup d'imagination, et, enfant, vous inventiez de nombreuses histoires dans lesquelles vous étiez un héros qui sauvait le monde.
Vous avez tendance à faire plusieurs choses à la fois, et vous avez besoin de mener de front plusieurs projets, réflexions.
Si un sujet vous intéresse, vous êtes capable de déplacer des montagnes ; sinon, soit vous ne vous lancez, soit vous remettez encore et encore.
Vous êtes perfectionniste, car vous savez que vous pouvez toujours mieux faire. D'ailleurs, vous ne parlez pas de perfectionnisme, mais de réalisme.
Dans votre quotidien, vous avez tendance à en venir rapidement aux conclusions, à négliger les détails, à sauter des étapes pour arriver plus vite au but. Vous êtes plutôt intuitif, voir impulsif ; vous avez tendance à agir en suivant votre instinct, avant d'avoir bien pesé le pour et le contre.
Vous avez le sentiment d'être décalé, d'être spectateur d'une pièce de théâtre dont vous ne comprenez pas le scénario, de vous battre en permanence contre des moulins à vent : vos évidences ne le sont que pour vous, et les autres n'y comprennent rien.
Vous avez perdu vos repères et n'avez pas, ou plus, confiance en vous.
Toutes ces caractéristiques, et bien d'autres, font de vous quelqu'un de différent.
Oui mais, allez vous me dire, tout le monde est comme cela.
Non. Tout le monde peut présenter l'une ou l'autre de ces caractéristiques, mais vous, vous en présentez une majorité. C'est ce qui fait la différence."


Vous vous sentez concerné(e) ? Oui, je sais, cela fait un peu résultat d'un test de "Fille magazine"...mais il n'en n'est rien.  ;#

Ceci est l’introduction du livre de la psychologue et psychothérapeute Béatrice MILLETRE : "Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués".

Il se base sur les travaux du neurophysiologiste américain Roger W. Sperry, prix nobel de médecin en 1981 pour cette découverte, démontrant que l'homme possédait deux modes de raisonnements : le "cerveau gauche", majoritaire (70 à 90 %), fonctionnant de manière logique et séquentiel et le "cerveau droit", minoritaire (10 à 30 %), au raisonnement global et intuitif.
Cette découverte est restée longtemps absente des objets d'études et encore plus des applications pratiques au sein de notre société. Ceci est d'autant plus surprenant que cette découverte explique potentiellement pourquoi certaines personnes n'arrivent pas à s'intégrer dans la société "de neuros-gaucher", pourquoi celles ci n'arrivent pas à apprendre à l'école, alors qu'elles montrent des capacités cognitives normales voir exceptionnelles.
C'est seulement durant ces dernières années que des programmes éducatifs, aux USA seulement, sont en train d'êtres mis au point pour aider les neuro-droitier dans leurs apprentissages.

Je me suis énormément retrouvé dans ce guide. Je serais presque tenté de dire qu'il ma énormément aidé il y a quelques années dans une période de transition de ma vie. Néanmoins, j'ai encore du mal à accepter le faite que je puisse être neuro-droitier...mais ça vous vous en foutez.  ::)

Je vous parle de tout ça parce que je suis en train de relire ce sujet "best of" : la psychologie et la survie

Outre les applications dans la vie de tous les jours, connaître ces deux modes de fonctionnement dans une situation de groupe, ou se connaitre soit même dans une situation de survie est primordiale.
Par exemple, j'ai identifié dorénavant (je n'en avais pas conscience avant) que j'ai tendance à agir par instinct, d'être impulsif, sans vraiment réfléchir. D'être brouillon. Dans la nature, je sais maintenant qu'il est primordial de "me faire violence" pour stopper "le petit vélo" ou cette petite voix intérieure et réfléchir posément. Établir un plan.
D'un autre coté, je me rend compte combien il est important de s'écouter. D'écouter cette intuition qui est évidente sans qu'on ne sache vraiment comment on en est arrivé là.
De même, je ne compte plus le nombre de fois où, bloqué par un problème (au travail, une situation merdique, pommé dans la nature etc), il ma fallut faire autre chose, ne plus y penser, laisser faire la machine, pour que la solution apparaisse, encore une fois, de façon évidente, quelques minutes, heures, jours plus tard.

Quelques ressources multimédias :

Interview introduisant Béatrice MILLETRE et son ouvrage : http://www.dailymotion.com/video/x8t3qv_les-hemispheres-droits-ces-gens-dou_tech

Un article sur le site psychologies.com : http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Etes-vous-plutot-cerveau-gauche-ou-cerveau-droit

Que pensez vous de tout ceci ?  :)


« Modifié: 19 janvier 2012 à 11:59:57 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

19 janvier 2012 à 11:51:40
Réponse #1

DavidManise


Pareil.

100% des trucs me vont parfaitement.  Ca fait flipper bordel ;#

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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19 janvier 2012 à 11:55:25
Réponse #2

cubitus


Salut,

Je me suis déjà intéressé au sujet. Passionnant, effectivement. De mon expérience je dirais qu'entre le "tout à gauche" et le "tout à droite", qui n'existent pas, il y a tous les intermédiaires. Et qu'au cours de notre vie cet équilibre évolue. On retrouve ça en médecine chinoise avec le yin/yang.
Il faut se méfier de l'attitude habituelle de l'occidental que nous sommes, de faire du manichéisme. Exemple : yin = mal, yang = bien. Les deux sont utiles et interdépendants.
De même l'intuitif et le rationnel. Là où c'est difficile c'est que la proportion doit pouvoir varier suivant les circonstances. Et que la seule manière de choisir lequel de nos hémisphères on écoute, c'est la raison, donc c'est un choix orienté...  :huh:

Voilà pour moi la principale difficulté : écouter son intuition, tout en sachant parfois la museler pour planifier. L'instant présent ou le temps avec ses 3 déclinaisons (avant, l'expérience, maintenant, l'action, après, les conséquences).

Je ne suis pas sur d'être clair...  :blink:
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

19 janvier 2012 à 11:56:01
Réponse #3

StormX



"c'est trop généraliste pour être vrai, c'est comme un horoscope"

C'est exactement ce qui me rebute enfaîte dans ce bouquin. Aprés avoir étudié comment les horoscopes sont écris pour faire croire aux gens "que c'est eux", je reste énormément sur la défensive lorsque je lis quelque part quelque choses qui me met pratiquement à nu.
Le faite que très peut d'études scientifiques aient été entreprises renforcent ce sentiment de "charlatant". Néanmoins, on parle d'un prix nobèle et d'une découverte scientifique avérée qui remet en question des siècles de fonctionnement "unique". Ce n'est donc pas si étonnant que cela, que seulement 30 ans après cette découverte, très peu de progrès ou de communication aient été fait.  :closedeyes:

Je ne peux que vous conseiller de lire ce petit livre.

Dans la premier partie, l'auteur décortique plusieurs situations que des neuros droitier sont sensés rencontrer de part leur façon différente de fonctionner.
Ensuite, dans le second, elle explique comment fonctionne "cerveau droit", de façon imagé et parfaitement compréhensible et les conséquences que cela implique.
Pour enfin, terminer sur une troisième partie sensée vous aider à "libérer votre potentiel".

Tiens, cela m'étonne que tu n'en n'ai pas entendu parlé à travers tes études David, je m'attendais justement à une explication plus poussée de ta part.  :)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

19 janvier 2012 à 12:00:32
Réponse #4

DavidManise


Salut :)

@Cubitus : Perso je me reconnais dans tous ces trucs.  ET si on me dit "vous êtes organisé, structuré", ou "vous aimez peaufiner les détails et prendre le temps de réfléchir" je me reconnais aussi.  Parce qu'en fait ça dépend grave des moments, des contextes, et surtout de "avec qui j'intéragis".  Du niveau de fatigue aussi.  Plus je suis crevé, plus je me rabats sur des stratégies "cerveau gauche".  Checklists, méthodes, etc.

Je suis entièrement d'accord avec toi quand tu dis (je me permets de paraphaso-résumer) qu'il ne faut pas s'enfermer dans un des deux moules.  On est bien plus complexes que ça.  Enfin la plupart des gens.  Karto je sais pas ;#

David
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19 janvier 2012 à 12:04:12
Réponse #5

Brice


Bon ben moi je me reconnais pas vraiment... Sur pas mal de points oui mais sur d'autre carrément pas !
Je vais retourner jouer avec la majorité des cons qui pensent avec leur cerveau gauche  :lol:

Par contre 100% d'accord pour pas enfermer les gens dans des cases...

I vo mé savé k'davé

19 janvier 2012 à 12:05:15
Réponse #6

DavidManise


la seule manière de choisir lequel de nos hémisphères on écoute, c'est la raison, donc c'est un choix orienté...  :huh:

Hmmm...  perso, c'est plutôt intuitivement que je bascule d'un côté ou de l'autre, dans mes stratégies.  Je me pose pas pour me dire "tiens, maintenant, je dois devenir méthodique".  Un moment donné je me rends compte que j'applique une méthode tel un vrai besogneux, scrupuleusement et tout, et que ça convient bien au problème et au contexte...  

Ceci dit ça a dû aussi m'arriver de décider de le faire sur la base de critères conscients.

Je suis pas sûr, au final, que ça soit tellement un délire de cerveau gauche/droit autant qu'une question de pré-traitement des infos, qui se fait soit à l'intérieur du champ de conscience, soit non.  

Ma chérie a beaucoup de mal, notamment, avec ma manière de prendre des décisions et de communiquer sur les solutions que je vais appliquer.  Pas surprenant, j'ai rarement conscience du fait que je suis en train de prendre une décision et de l'acter.  Concrètement, bosser avec moi c'est un put**n d'enfer.  Je suis impossible à suivre, à cerner, à saisir, et à anticiper.  Les modos galèrent tellement qu'ils discutent entre eux et ne lisent pratiquement même plus mes recommandations.  Au CEETS, je fous la m*rde tout le temps parce que je sais pas bosser en équipe...  etc.

Etre droitier du cerveau, ça peut devenir un handicap si on s'enferme là-dedans, vraiment.

@Brice : j'ai pas l'impression que le cerveau gauche soit plus con que le droit.  C'est juste deux modes de fonctionnement différents, et qui selon les contextes sont super performants tous les deux, et parfois pas du tout ;)

David ;#
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19 janvier 2012 à 12:08:37
Réponse #7

Pouçot


Pour faire avancer un tantinet le bouzin.

L'hémisphère droit du cerveau possède des capacités intuitives qui sont complémentaires de l'intelligence rationnelle du cerveau gauche.

L'intuition résulte des synthèses d'informations qui s'effectuent de manière inconsciente dans le cerveau droit qui travaille de façon analogique et intuitive, tandis que le cerveau gauche travaille selon un mode logique et rationnel. Ces synthèses d'information intègrent l'ensemble des informations que nous enregistrons dans notre mémoire, y compris les perceptions que nous n'avons pas conscience de mémoriser mais qui sont malgré tout enregistrées par l'inconscient.

L'intuition est capable de prendre en compte une multitude d'éléments dont nous n'avons pas conscience. C'est pourquoi il est essentiel d'être à l'écoute de l'intuition et de suivre ses conseils.

Etre à l'écoute de l'intuition, c'est essayer d'écouter ce que l'on ressent profondément. Lorsque nous devons faire un choix, nous devons essayer d'être attentif aux sentiments et aux sensations que suscitent les différents choix possibles. S'agit-il d'un sentiment de bien-être ou de malaise? De légèreté ou de lourdeur?...

Etre à l'écoute de l'intuition, c'est aussi être en contact avec notre inconscient, car c'est de là que proviennent les perceptions intuitives. Pour cela, nous devons être un minimum en accord avec nous-mêmes et avec notre inconscient. Car si nous ne pouvons supporter ce qui s'y trouve, l'inconscient devient totalement inaccessible au conscient, afin que ce dernier ne puisse pas voir ce qu'il ne veut pas assumer.

19 janvier 2012 à 12:13:18
Réponse #8

DavidManise


Désolé Pouce, moi je suis pas croyant.  Freud, pour moi, il va dans le même panier que Bear Grylls.  L'inconscient, franchement, c'est une jolie métaphore pour dire que 99% de nos fonctions cérébrales bien basiques sont en dehors du champ de conscience de l'individu.  Et les neuro-sciences expliquent tout ça vachement plus simplement (comment je kiffe le rasoir d'Occam, sans dec...  :love:) que les délires mi-pédophiles mi-frustrés d'un cocaïnomane barbu.

Mais ouais, je glisse dans le HS.  Mea Culpa, toussa toussa...

David
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19 janvier 2012 à 12:34:39
Réponse #9

Pouçot


Y'a pas de mal David, dans le sens ou il faut comprendre le concept d'inconscient au sens ou Leibniz, voire Jung (avec des pincettes); l'entendaient  :closedeyes:.
TAFDAK pour le barbu et on peut rajouter Lacan  :down: L'inconscient psychanalytique n'est qu'une escroquerie.

19 janvier 2012 à 12:49:10
Réponse #10

Bomby


Salut,

à mon humble avis, il y a une confusion fréquente entre les différentes formes d'intelligence et de fonctionnement cérébral d'une part, et d'autre part une sorte de caricature, aujourd'hui contestée (voir par exemple, le lien très critique : http://www.charlatans.info/droitetgauche.shtml), mais assez pratique, et qui grosso modo distingue deux types majeurs de fonctionnements cérébraux, en les reliant (apparemment à tort) à la prédominance de l'hémisphère cérébral droit sur le gauche ou réciproquement...

Je pense que ce qui a fait le succès de la théorie cerveau gauche / cerveau droit, c'est justement la lisibilité qu'elle apportait (même sans nuances) sur une base apparemment scientifique (aujourd'hui donc contestée, voire abandonnée) à la distinction entre deux formes d'intelligence qu'on peut concevoir comme opposées ou complémentaires : une forme majoritairement rationnelle, logique, d'un côté, et une forme majoritairement intuitive et empathique de l'autre...

Ça reste des distinctions intéressantes pour étudier et analyser les relations interpersonnelles, et c'est sans doute la raison pour laquelle la distinction cerveau droit / cerveau gauche reste encore aujourd'hui assez utilisée dans les process et outils d'évaluation utilisés en recrutement ou, plus généralement, en ressources humaines...

C'est sans doute à mon avis l'intérêt majeur du sujet...

Mais opposer l'intuition à l'analyse logique m'apparaîtrait discutable... On peut parfaitement concevoir l'intuition comme un raisonnement logique fulgurant, ou une association d'idées intelligente et fulgurante, qui sont précisément trop rapides pour que le raisonnement suivi ou l'association effectuée soient accessibles à la conscience (seul le résultant l'étant)... Et on peut me semble-t-il généralement arriver ensuite au même résultat, ou au minimum expliquer l'intuition, par un raisonnement analytique conscient...

Quant à la variété des formes d'intelligence, elle est probablement bien plus riche que cette distinction cerveau droit/ cerveau gauche...

Loin de moi cependant l'idée de dénigrer systématiquement l'usage de concepts caricaturaux dans un domaine aussi complexe que le fonctionnement du cerveau : ils peuvent certainement être très utiles, voire indispensables, pour nous permettre de commencer à appréhender la réalité des choses, fût-ce à travers l'exagération délibérée de certains traits... A condition d'accepter de les remettre en cause si nécessaire...

Cordialement,

Bomby

19 janvier 2012 à 13:16:43
Réponse #11

DavidManise


Y'a pas de mal David, dans le sens ou il faut comprendre le concept d'inconscient au sens ou Leibniz, voire Jung (avec des pincettes); l'entendaient  :closedeyes:.
TAFDAK pour le barbu et on peut rajouter Lacan  :down: L'inconscient psychanalytique n'est qu'une escroquerie.

Lacan.  put**n...  Lacan.

Y'a pas de mot pour décrire ma haine de Lacan.

David
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19 janvier 2012 à 13:20:13
Réponse #12

VieuxMora


La théorie des cerveaux droite/ gauche est un avatar parmi d'autres de la théorie des types de personnalité.
Comme le dit Bomby, elle est lisible et donc plaît bien.
La matrice, c'est la théorie des types de personnalités, élaborée par CG Jung, et mise en forme pratique par sa descendance sous la forme exploitable du MBTI (Myers Briggs Typology Indicator)
L'article Wikipedia explique en détail ce concept. lien:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Type_psychologique

En résumé: Nos actions et leur organisation dérivent de nos décisions, elles mêmes dépendantes de nos perceptions, avec une intensité dépendant de notre façon d'être relié au monde.
Banal, certes.
Mais ce qu'apporte ce concept, c'est la mise en évidence de nos choix prioritaires à chacune de ces étapes.
Cela dépend de ce qu'on appelle nos préférences, c'est à dire notre façon de réagir spontanément en priorité.
Il en découle des modes de fonctionnement "évidents" et "normaux" pour nous qui peuvent être très différents d'une personne à l'autre.

L'intérêt de ce genre d'outil, utilisé de façon sérieuse, est d'abord de mieux se connaître, mieux comprendre son fonctionnement, puis d'accepter que d'autres puissent fonctionner d'une autre manière.
Cela permet aussi de choisir en connaissance de cause si l'on fait "comme d'habitude" ou si l'on choisit à l'opposé parceque l'on sait pourquoi.
Exemple extrait d'un post de David ci-dessus:

Hmmm...  perso, c'est plutôt intuitivement que je bascule d'un côté ou de l'autre, dans mes stratégies.  Je me pose pas pour me dire "tiens, maintenant, je dois devenir méthodique".  Un moment donné je me rends compte que j'applique une méthode tel un vrai besogneux, scrupuleusement et tout, et que ça convient bien au problème et au contexte...  
Ceci dit ça a dû aussi m'arriver de décider de le faire sur la base de critères conscients.



J'ai utilisé maintes fois cet indicateur à titre professionnel en préalable à des travaux en équipe, et cela facilitait la communication, et la capacité à travailler ensemble en dégonflant des conflits parfois anciens.

Enfin ceci ne donne qu'un éclairage partiel sur la complexité et le caractère unique de chacun.

« Modifié: 19 janvier 2012 à 13:25:20 par VieuxMora »

19 janvier 2012 à 13:39:03
Réponse #13

Rosetta


La vulgarisation c'est bien joli mais la plupart du temps ça devient... faux  :glare:

Ces derniers temps, les termes "neuro-droitier" et "neuro-gaucher" sont devenus très en vogue, via des liens de développement personnel ou de coatching exploitant le filon. Il y aurait ainsi toute une catégorie de la population qui fonctionnerait avec son "cerveau droit" et l'autre avec son "cerveau gauche". Bien évidemment cette première catégorie est toujours décrite en des termes valorisants, car c'est avant tout à des personnes se reconnaissant dans sa description que les "vendeurs de bonheur en 5 leçons" s'adressent.


extrait de Cerveau, sexe et pouvoir. de Vidal et Benoit-Browaeys (très bon bouquin pour ceux que cela intéresse), qui détaille l'origine de cette curieuse vision simplifiée et bipolaire du fonctionnement cérébral.

L'idée que les hémisphères ne sont pas équivalents et que chacun a sa spécialisation est ancienne, mais la "théorie des deux cerveaux" lancée dans les années 70 par trois neurologues de l'Université Harvard, Geschwind, Levitsky et Galaburda, l'a largement popularisée. Selon cette approche, chaque hémisphère cérébral joue un rôle particulier : on parle de "latéralisation" du cerveau. L'hémisphère gauche est considéré comme le spécialiste du langage et de la pensée rationnelle. De son côté, l'hémisphère droit est vu comme le siège de la représentation de l'espace et des émotions. Cette conception s'est d'abord fondée sur des observations anciennes réalisées chez des patients porteurs de lésions cérébrales. Paul Broca, notamment, en 1861, avait repéré dans l'hémisphère gauche une zone systématiquement endommagée chez des sujets ayant perdu la capacité de parler (aphasie). (Cette zone importante pour le langage fut d'ailleurs nommée "aire de Broca"). D'autres corrélations ont suivi, permettant de relier région lésée et perte de fonction. Une lésion survenant dans l'hémisphère droit induit généralement une altération des capacités à percevoir les formes et à s'orienter. De proche en proche, une cartographie du cerveau a pu être établie, avec des aires nécessaires à la vision, l'audition, la motricité, le langage, etc.
Ces observations ont été très importantes à l'époque pour la compréhension du fonctionnement du cerveau, dont l'étude commençait à peine. Cependant, il faut garder à l'esprit que les effets de lésions cérébrales doivent être interprétées avec prudence. Car le fait d'observer un trouble fonctionnel, suite à la lésion d'une région, n'implique pas obligatoirement que cette région soit le siège de la fonction. Par exemple si la parole disparaît, cela signifie que la zone touchée est nécessaire à l'expression verbale, mais elle n'est pas forcément suffisante. Le déficit induit par une lésion ne dit pas tout d'une fonction.
Malgré des bases expérimentales manifestement peu étayées, la théorie des deux cerveaux a séduit beaucoup de monde car elle est simple et cristallise une représentation bipolaire du monde. On ne s'étonnera pas que cette théorie soit devenue le creuset de toutes sortes de spéculations plus ou moins mystiques. Dans les années 70, à l'heure où le mouvement hippies recherchait des méthodes d'épanouissement, de nouveaux gourous ont exploité le filon symbolique des deux cerveaux, présentés comme le yin et le yang. A gauche le langage, la raison, l'esprit d'entreprise et tout ce qui représente les valeurs de l'Occident. A droite, la perception de l'espace, l'affectivité, la contemplation et les valeurs de l'Orient et de l'Asie. Nombres d'ouvrages et de stage "d'initiation" proposaient des méthodes pour "penser équilibré". Et le filon n'est toujours pas épuisé ! Ces arguments sont toujours utilisés dans une certaine presse grand public.


extrait est issu du travail réalisé sur http://www.charlatans.info.
Synthèse très documentée ICI et

Pardonnez moi, je ne fais que recopier ce que j'ai déjà écrit ailleurs sur ce sujet précis, mais ça me hérisse en fait de telles approximations.... (Je ne dis pas ça pour toi StormX, comme c'est présenté ça paraît tout à fait clair, réel, scientifique...).

Citer
Au cours de ma pratique, j'ai pu observer en de nombreuses occasions combien le cerveau est bien plus complexe que ce l'on est capables d'appréhender. Il échappe à tout schéma. Jamais encore je n'ai pu observer de visu un de ces cas d'école qui entre dans toutes les cases. Il y a peu, je me suis rendue aux Journées de Neurologie de la Langue Française pour réactualiser mes connaissances dans le cadre de mon métier. La spécialisation des hémisphères y a été clairement remise en cause, notamment concernant le langage.

D'une manière générale je crois que :
- toute théorie sur le cerveau qui paraît si simple que le premier crétin venu est capable de la comprendre et de la maîtriser est probablement une théorie erronée, sans quoi l'affaire serait "pliée" et d'éminents chercheurs ne se casseraient pas les bonbons à tenter de comprendre ce qui échappe encore à toute la communauté scientifique.
- il paraît important, en toute occasion, et surtout dans le domaine de la médecine ou de la psychologie (globalement de tout ce qui touche au soin) de vérifier les références des personnes derrière les théories, surtout si elles sont séduisantes : vérifier notamment leur formation, et leur renommée auprès de leurs pairs permet déjà de faire un tri non négligeable.

Rien n'empêche évidemment de creuser son propre fonctionnement, c'est même souhaitable souvent, mais je ne vois sincèrement pas pourquoi rattacher ça à des bases neurologiques alors qu'il n'y a pas de lien avéré. Par ailleurs c'est un peu binaire non ? Personne ne fonctionne de manière totalement binaire si ?
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

19 janvier 2012 à 13:41:34
Réponse #14

DavidManise


Merci, Rosetta :)

Ca met des mots sur le pot autour duquel on tournait tous un peu ce matin :)

David
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19 janvier 2012 à 14:03:30
Réponse #15

Rosetta


De rien ^^

A vrai dire je ne crois pas un instant que l'intelligence puisse fonctionner sans l'émotion ET la raison, sans l'intuition ET l'analyse.

Sinon on peut vérifier : un volontaire pour une hémispherectomie ?  ;# (promis je vous fait ça gratos)


Maintenant OUI il y a des cerveaux différents, il y a des particularités avérées dans certaines pathologies ou dans certains types de personnalités (troubles dys, précocité intellectuelle, syndrome d'Asperger, et plein d'autres particularités encore sur lesquelles se penchent les chercheurs en neurosciences), cela dit au quotidien on ne peut pas rattacher nos moindres petites bouseries à une particularité cérébrale... Au delà du déterminisme génétique ou neurologique, on a quand même la main un peu... et ça sonne comme une excuse j'aime pô...
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

19 janvier 2012 à 14:42:50
Réponse #16

Chris-C


hihi..... c'est l'heure du lacher prise et de se mettre au yoga  :D

Le lacher prise c'est exactement le fait d'arreter le petit vélo. Le petit vélo il génére un put**n de bruit de fond quand il fonctionne.
Et ce bruit de fond à la longue devient tellement assourdissant qu'il floutte tout le reste....

a+

19 janvier 2012 à 15:04:43
Réponse #17

Brice


@Brice : j'ai pas l'impression que le cerveau gauche soit plus con que le droit.  C'est juste deux modes de fonctionnement différents, et qui selon les contextes sont super performants tous les deux, et parfois pas du tout ;)
David ;#

Ces derniers temps, les termes "neuro-droitier" et "neuro-gaucher" sont devenus très en vogue, via des liens de développement personnel ou de coatching exploitant le filon. Il y aurait ainsi toute une catégorie de la population qui fonctionnerait avec son "cerveau droit" et l'autre avec son "cerveau gauche". Bien évidemment cette première catégorie est toujours décrite en des termes valorisants, car c'est avant tout à des personnes se reconnaissant dans sa description que les "vendeurs de bonheur en 5 leçons" s'adressent.

C'est là que je voulais en venir  ;)

I vo mé savé k'davé

01 février 2012 à 16:55:18
Réponse #18

BerIndy


100% des trucs me vont parfaitement.  Ca fait flipper bordel (David) 
(pas trouvé comment on met en vert la phrase reprise)

J'ai eu la même reflexion : mais il parle de moi - il me connait ce mec ?

P'têtre qu'on est tous des malades   :ohmy: p*tain mais ou je suis encore tombé !

B

01 février 2012 à 17:51:13
Réponse #19

Moleson


..... Bien évidemment cette première catégorie est toujours décrite en des termes valorisants, car c'est avant tout à des personnes se reconnaissant dans sa description que les "vendeurs de bonheur en 5 leçons" s'adressent.
....
Ah ben je suis déçus. Moi qui me croyait exceptionnel en appartenant aux 10%....


 ;#

Moléson

01 février 2012 à 19:25:30
Réponse #20

BULLYSSON


Je n'avais pas vu ce topic, il traite du même sujet il me semble que le topic "de mieux se connaitre" que j'ai lancé dans la section survie urbaine... regroupable ?

A la question quelle est la personne sur terre la plus importante, les parents auront tendance à répondre mon fils ou ma fille, les z'amoureux à répondre la personne qui partage ma vie, mais le premier pas vers l'estime de soi est d'oser répondre "c'est moi".

Dernièrement j'ai eu l'occasion d'assister à un stage sur le sujet payé par mon employeur... conclusion : petit changement de vie ! Comme après avoir un lu un bouquin ou vu un film qui nous "parle".

L'aptitude à la survie, au refus de subir, est directement lié à l'estime que l'on a de soi même.

Donc regroupables ou pas les sujets ?
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

02 février 2012 à 10:54:18
Réponse #21

Rosetta


En fait.... il existe un mode de fonctionnement qui se rapproche beaucoup de ce qui est décrit là. C'est en partie ce que l'on observe chez les personnes dites à "haut potentiel" (HQI, surdoués, quel que soit le terme choisi). Et de nombreuses personnes désireuses de se faire des sous sur le dos des autres surfent sur la vague en dévoyant plus ou moins la réalité, s'appuyant sur des études parcellaires ou en faisant d'études sérieuses leur propre mix.

Quand on dit "surdoué" on pense d'abord au "sur", alors qu'il s'agit simplement d'une intelligence différente (le mot est mal choisi donc), d'une manière différente d'être au monde, d'un potentiel différent qui peut s'exprimer ou pas d'ailleurs en fonction du vécu et du contexte (à ne pas confondre donc avec valeur humaine), relié à un fonctionnement cérébral différent (et cette fois il y a des études sérieuses en neurologie qui l'explicitent, l'IRM fonctionnelle ayant été l'un des moyens objectif d'observation de ces différences, particulièrement au niveau des lobes frontaux et pariétaux).

Pour travailler beaucoup autour de ça (je travaille entre autres avec beaucoup d'enfants HQI avec des troubles dys associés en rééducation et je commence la recherche et l'accompagnement autour des adultes), j'ai pas mal d'infos pour ceux qui sont intéressés.

En réalité je vais directement vous mettre le lien vers un site construit en coopération avec des professionnels ce sera plus simple....
http://www.adulte-surdoue.org/

Ne pas hésiter à regarder cette vidéo neurologie-de-la-precocite-intellectuelle

Si j'ai un bouquin à conseiller c'est celui-là : différence et souffrance de l'adulte surdoué(ne pas s'arrêter sur le mot souffrance, ce n'est pas systématique, la littérature est biaisée, les psys ne voient que des gens qui ne vont pas très bien, or tous ne sont pas comme ça et heureusement!)

Et pour ceux qui maîtrisent l'anglais : http://www.mrn.org/pubs/Jung%20&%20Haier(2007)P-FIT.pdf
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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