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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Chute, dans la Loire et dans les ténèbres.  (Lu 8663 fois)

19 janvier 2012 à 01:26:20
Lu 8663 fois

Pouçot


Bonsoir à tous, j'ouvre un nouveau fil pour vous faire part d'une (PU**IN (c'est le mot exact)) de mésaventure que j'ai subie avant-hier et que j'estime utile à ceux et celles qui la liront. Elle aura également un but avéré pour moi, car je compte essayer d'être le plus honnête possible quant à mes réactions, que je vous saurai gré d'analyser. Pour ma part, je commence sérieusement demain à écumer les fils relatifs à ce sujet sur DM.

Le cadre: Journée de marche ordinaire (sac à dos de 25 kilos, 2 litres d'eau, pain & café le matin) entre Tavers et Blois en longeant la piste cyclable appelée "La loire à Vélo"
La nuit pointe le bout de son nez, j'installe donc le bivouac sur un champ et commence à préparer le feu. En sifflotant !
Partant en quête de petit bois; je laisse mon nez se perdre un peu dans les nétoiles et me retrouve assis devant la Loire à fumer une clope.
Quand tout à coup, j'entends un "plouf" caractéristique (j'entends par la qu'il ne s'agissait ni d'un canard ni d'un quelconque volatile, j'en suis sûr et certain) et songe derechef à mon chien, lequel ne répond pas au rappel, ce qu'il ne fait que dans un cas: lorsqu'il est à l’arrêt devant une proie.
Me voila donc beuglant et courant -inutilement- sur les bords de la Loire pour tenter d'apercevoir mon fidèle loulou et sans y prêter attention, je me retrouve à quelques pas de distance de l'eau.
Vous devinez la suite. Si tel n'est pas le cas, je relate...

Je suis tombé dans la flotte, habillé comme on peut l'être mi-Janvier dans le Berry; c'est à dire, bonnet, écharpe en coton, pull en coton et dessous, tee-shirt manches longues & manches courtes en synthétique, jean en synthétique et ces SALOPERIES de Rangers (jamais, JAMAIS je n'ai tant maudit un objet, elles devaient au bas mot peser UN QUINTAL)  

Luttant comme un beau diable pour émerger, j'ai finalement réussi à atteindre la berge en abandonnant -sans volonté de ma part- mon bonnet et mon écharpe.
Sitot rendu sur la terre ferme, j'ai couru (première erreur?) autant que possible jusqu’à ma tente dans le but d'allumer le feu avec le peu de bois que j'y avais amassé avant d'aller fureter un peu plus loin (à la relecture, il m’apparaît que je ne savais PAS DU TOUT à ce moment la si j'aurais suffisamment de bois; je pense que ma tente, mon sac; n'importe quoi y serait passé...), ce que j'ai fait.
Constat: 30 horribles secondes pour réussir à déboucher ma bouteille d'alcool à bruler; et Dieu merci, j'en avais une. Jamais je n'aurais été capable de démarrer un feu "artisanalement" Loué soit également le Bic qui ne quitte jamais ma tente, même pliée (une D4 2")
Le feu commençant à produire de jolies flammes, je me suis enroulé dans mon poncho (pas cape de pluie, en laine de lama) (deuxième erreur?)* et ai attendu que la sensation d'engourdissement cesse. Tout le bois était brûlé, mais elle était toujours présente.
Je ne saurais dire combien de temps s'est écoulé, je sais simplement que j'ai eu la chance de penser à avaler un thé brûlant avant de me glisser dans mon sac de couchage, mon chien emmitouflé dans le poncho et collé à moi, recouverts tout deux de la Sp*ce Bla*ket.

J’écris avec une boule au ventre, rentré quelques jours chez des amis, au chaud; j'ai eu PEUR.

 ^-^

*j'imagine, à tête reposée, qu'il aurait été plus intelligent de me changer; voire, me mettre à poil, mais je ne suis pas convaincu d'avoir possédé à ce moment la la force de le faire.

edit: il a fait entre -6 et -8 la nuit ces temps ci, dans le Loiret.

edit 2: je ne saurai probablement jamais ou etait passé mon chien, toujours est il qu'au moment de me foutre dans la tente; il était la. ::)
« Modifié: 19 janvier 2012 à 01:42:25 par Pouce »

19 janvier 2012 à 05:25:04
Réponse #1

jeanjacques


Salut,

-Privilégier la légèreté, 25kg cela commence à faire, tu aurais pu tomber avec ton sac. Ton dos, tes genoux et tout le reste, te remercierons, tu gagnera en capacité de mouvement, en liberté, etc.

-Privilégier les vêtements en synthétique voir en laine. Concernant cette dernière, à pieds se trimballer de la laine de gros grammage n'est pas forcément une bonne idée. En 1ere couche oui, mais si c'est pour avoir une couche isolante autant choisir du synthé aussi bien pour le poids, la gestion de l'humidité que le séchage. Si la proximité du feu est obligatoire, il reste la solution de la chemise ou veste légère mise par dessus le reste des couches synthé. Pour le pantalon on pourra choisir du polycoton (mix synthé/coton), D4 en fait au rayon chasse.

-Pour le chien, selon ton soucis de discrétion, un collier, voir un harnais léger équipé de bande réfléchissante peut être placé sur lui. Normalement un rapide balayage à la lampe permet de le repérer même si il y a de la végétation.

-Echarpe en coton, l'apport thermique ne doit pas être énorme, un buff ou un tour de cou en polaire ou laine, rempli le même office pour un poids et un encombrement largement moindre.

-Courir, mouais, cela va te réchauffer un peu. En te secouant les mains et autre tu peux récupérer un peu de mobilité fine. Par contre attention à là où tu cours, ca serait con de se remettre à la bagne une seconde fois ou de se péter une cheville sur une racine. Donc peut être s'activer un peu sur place, le temps de retrouver ses esprits, regagner la tente en faisant gaffe et en ramassant un peu de bois sur le chemin et recommencer un peu d'exercice en pensant à la suite des opérations (ou est mon briquet ? Comment je vais allumer le feu ? Ou je le fais ? D'où vient le vent ? etc). Cela évite de tourner en rond pour rien ou de rester sans bouger à vider son sac alors qu'on a le briquet dans la poche.

-Selon comment tu le sens (car il est dur de dire fais cela à tel moment, ensuite cela, puis cela, comme un protocole à respecter à la lettre), et selon également la nature de tes vêtements, presses tes vêtements contre toi. Pour essayer de faire sortir un max d'eau sans encore t'exposer au vent. Là cela me semble la solution la mieux adapté car tu avais beaucoup de couche de vêtement, donc même gorgé d'eau, le vent ne devrait pas trop passer. Donc il doit être préférable de les garder le temps de se mettre un peu plus à l'abri.
Si tu n'avais qu'un sweet en coton, l'enlevé tout de suite, une peau nu seche au vent est normalement moins pire que l'effet frigo d'un vêtement en coton. Vu que la tente n'est pas trop loin, il me semble préférable d'essayer de la rejoindre plutôt que de se dessaper n'importe où. Une fois mis à l'abri du vent, tu devrais t'être déjà un peu activer, donc soit tu décides d'utiliser ce petit laps de temps pour allumer le feu rapidement car tu as les moyens de le faire. Soit tu enlèves tes fringues en premier, et tu les essores le plus rapidement possible avant de les remettres (on part du principe que tu n'as pas de couche de back-up, et là on voit l'importance d'une petite doudoune en fond de sac). Une autre solution si tu n'avais pas le poncho aurait été de laisser tomber tes fringues, et de rentrer direct dans ton SDC. Vu que tu as un peu de bois et de quoi allumer ton feu facilement, tu peux tenter de le faire partir allonger dans ton sac (en faisant gaffe à pas cramer le sac évidemment, même si c'est un moyen radical de se réchauffer...).
Concernant la nature des vêtements évoquée plus haut: du coton vaut mieux virer, de la laine ca se discute (selon son taux d'absorption de flotte), du synthé cela peut normalement se garder tremper une fois bien essoré (modulo le vent sur place).

-Si le chien était à présent à ton retour, mettre tes mains dans le pli de ses pattes peut également être une solution.

-Pour les pieds, tu peux les mettre dans un sac plastique, un sac étanche ou au fond du sac à dos par exemple.

-S'enrouler dans un poncho (de pluie) n'est pas une mauvaise idée, tu coupes le vent, et tu garde une certaine chaleur. Tu peux te mettre face au feu avec et l'ouvrir, histoire d'avoir le rayonnement face à toi et une barrière étanche dans le dos. Si c'est un poncho en laine, pareil, mais essayer autant que faire se peut de ne pas le tremper, donc plutôt éviter les vêtements gorgé d'eau dessous.
Tu avais une space blanket, donc personnellement, au chaud devant mon clavier, j'aurais mis le poncho et la CS par dessus, les mains et les pieds devant le feu.

-Ensuite il y a effectivement un calcul à faire. Juger que la réserve de bois sera suffisante pour récupéré sa motricité et retourner chercher du bois au risque de ne pas avoir d'amélioration et de voir le feu s'éteindre sans pouvoir le rallumer. Ou repartir des que possible chercher du bois en prenant le risque de ne pas avoir assez de mobilité et de dextérité pour en récupérer.

-L'autre calcul étant au niveau des chaussures, les remettre peut être une véritable galère, mais le risque de se blesser en marchant pieds nus dans le noir est important. Donc peut être faire le choix de ne pas les enlever mais cela suppose de garder le pantalon trempé.

-Boire chaud est une bonne idée, mais encore une fois attention, avec une dextérité fine réduite, le risque de renverser un truc augmente drastiquement, ainsi que le risque de se bruler sans le sentir immédiatement.

-Pour allumer le feu, les solutions comme l'oeuf de manise, sont ici assez pertinente, car, comme pour au dessus, manipuler de l'alcool et un briquet quand on à deux battoir à la place des mains, c'est un peu problématique, aussi bien au niveau de la facilité que de la sécurité.

-Pour résumé, toujours au chaud devant le clavier, et en partant de la même configuration où tu étais:
Une fois sortie de l'eau, s'activer un peu, reprendre ses esprits, penser à la suite, fixer son esprit sur des choses concrètes, ne pas se laisser aller. Faire sortir de la flotte en se secouant et en pressant ses fringues sans rester sur place trop longtemps. Pour vider l'eau des bottes, prendre son pied (hum) style exercice d'étirement quadriceps.
Rejoindre la tente en ramassant un peu de bois en chemin, en espérant qu'elle est un peu abritée du vent. S'activer à l'abri du vent, penser à la suite des événements (oui, une seconde fois, les minutes sont précieuses autant ne pas les gaspillées en faisant nimp).
Réunir de quoi allumer le feu. L'allumer ou enlever ses fringues en premier, au choix, comme vu plus haut.
Si ce ne pas déjà fait, retirer ses fringue du haut, garder le pantalon un peu essoré, pour conserver les godasses au pieds (qui sont eux entrain de baigner mais à l'abri). S'emmitoufler dans le poncho et dans la CS, se placer devant le feu.

Une fois la dextérité un peu revenue, partir chercher du bois, puis entretenir le feu. A cette étape les choses sont normalement à peu près stabilisées.

Pour la nuit, voir les fringues qui ont un peu sécher et les mettre / garder sur soi. Se mettre dans le duvet avec le poncho en laine par dessus (déplacé le point de condensation), si il écrase le duvet, le mettre à l'intérieur. Pour la CS, par dessus le duvet ou dedans façon faritas, je ne sais pas. Directement sur toi, cela va faire VBL (vapor barrier liners.), cela évitera de tremper le duvet mais cela ne va pas te faire sécher et tu risques de baigner. A l'extérieur, l'effet va être assez négligeable mais peut être utile si tu as mouillé ton poncho en laine. Tu places la CS par dessus le duvet, et le poncho humide sur le tout.

Comment as tu géré le lendemain ? Car là je ne vois pas trop de solution pour avoir des fringues mettable le lendemain. Serrer les dents et marcher vite la 1ere heure certes. Mais peut être faudrait-il tenté de faire séché deux trois trucs dans le duvet. Cela va surtout dépendre de la suite du trip, possibilité de repli dans un endroit chauffé, abri en prévision, rien, etc.

Désolé pour la tartine :glare:
« Modifié: 19 janvier 2012 à 05:46:19 par jeanjacques »
Adhérent Unpact.

19 janvier 2012 à 08:44:40
Réponse #2

Le Barbu'


Au début de ton récit, quand tu dis chercher ton chien supposé être tomber dans la flotte, tu t'es mis a scruter les alentours, mais un détails attire mon attention : tu ne l'a pas fait en sachant ou tu allais => Nuit = lampe (qui aurait pu t'éviter cet mésaventure).

Prend par ex une clairière le jour, essaye de savoir, une fois la nuit venue, ou se trouve tel étang, tel barrière, tu verra que ça n'a rien de simple, d'ou l'importance d'un éclairage suffisant et idéalement d'un repérage des lieux (durant la journée) pour savoir ou se situe tel maison, tel rivière...
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

19 janvier 2012 à 10:27:48
Réponse #3

Ishi


Salut,

-Privilégier la légèreté, 25kg cela commence à faire, tu aurais pu tomber avec ton sac. Ton dos, tes genoux et tout le reste, te remercierons, tu gagnera en capacité de mouvement, en liberté, etc.

-

Bonjour Jean-jacques,
Je t'invite à aller faire un tour sur le post de présentation de Pouce  ;) avant de lui parler d'alléger son sac.
Steph
PS: Content que tu sois là pour nous parler de ta mésaventure
« Modifié: 19 janvier 2012 à 10:48:08 par Ishi »
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

19 janvier 2012 à 11:22:05
Réponse #4

Rosetta


L'enchaînement des évènements n'est lié qu'à une seule chose : tu as cédé à la panique de perdre ton chien auquel tu tiens sans doute plus que tout.

AMHA la première chose à faire pour que ça n'arrive plus c'est de travailler là-dessus : t'assurer que ton chien restera bien avec toi ou à porté de tes yeux et/ou qu'il rappliquera illico dès que tu lui en donneras le signal.

Effectivement le munir d'un collier réfléchissant peut être une chose.
L'entraîner et le dresser à accourir à un signal donné est aussi une piste de travail.
Accepter qu'un jour tu le perdras pour de vrai aussi... quelles que soient les circonstances tu lui survivras... ça pourrait te permettre de relativiser et de ne pas céder à la panique...

Il est probable qu'il ait vu l'eau et ait simplement eu envie d'aller jouer. Mais même si ça n'avait pas été le cas, si il courait un danger quelconque, tu ne pouvais pas l'aider en te mettant toi-même en péril, seul, sans lampe etc...

Je ne peux pas te donner de leçon, je ne suis pas dans ta position et tu as sans doute une très grande expérience que je n'ai pas, par ailleurs je sais tout l'amour que l'on peut porter à un animal dont on est proche, mais c'eût été un peu triste que tu finisses à l'hôpital en hypothermie ou pire que ça...
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

19 janvier 2012 à 11:22:35
Réponse #5

Karto


Salut Pouce :)

Content que tu sois là pour en parler :)

J'aime pas tellement faire les commentaires après coup, parce que tu t'en es sorti et c'est ça qui compte pour le moment !

Mais si tu permets, je repasse ton histoire au crible de ces trucs anodins qui se disent quotidiennement sur le forum. En espérant que ça t'aide aussi pour la prochaine fois...

1 - (je vois que Rosetta a déjà plus développé le point 1 dans un message posté juste avant, mais je laisse parce que c'est le plus important :))
T'es devenu berserk quand tu as cru que ton chien était passé à l'eau. Ici on appelle ça affectueusement "l'effet chimpanzé". Gros coup de stress, tu perds la moitié de tes points de QI, tu commences à faire n'importe quoi. Alors qu'au contraire quand tu te retrouves face à un problème imprévu, il faut "faire les 3 pas en arrière" et ne pas laisser notre gorille intérieur prendre le contrôle. On est des humains, et la meilleure arme de notre espèce c'est son cerveau. S'arrêter, observer, penser, et planifier... Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire. Tu croyais ton chien à la baille, et t'avais très peu de temps pour agir. Mais sans déconner, c'est important de prendre le temps, même quand on n'en a pas. Repirer un grand coup avant de passer à la suite. Premier principe du sauveteur : ne pas risquer le suraccident, surtout bêtement :) Ta VRAIE première erreur c'était ça.

2 - du coup, en mode chimpanzé, tu deviens plus con que d'habitude, et tu tapes en plein dans la première ligne de la règle des 3 : "on survit trois secondes avec de la connerie". Dans ton cas : plouf.

3 - une fois dans l'eau glacée, là, rien à dire. Gros stress, gros déploiement de force physique, et tu t'en sors :up: L'espérance de vie dans de l'eau proche de 0°C est de quelques minutes, et si tu te retrouves immergé d'un coup le corps a un réflexe d'inspiration et tu te noies en quelques secondes... Bref : bien joué ! Respect ! Là t'aurais vraiment pu y rester très facilement.

4 - tu as réussi à te réchauffer tout seul, en gardant tes vêtements en coton trempés, par -8°C. Ca témoigne d'une excellente condition physique. C'était pas gagné du tout. Tu peux remercier ta constitution solide :)

5 - les vêtements en coton, pour ça, c'est VRAIMENT une m*rde. Une fois lors d'un stage CEETS dans la neige, vers 02h00 du matin y'a un stagiaire qui m'a réveillé après s'être retrouvé tout recouvert par plein de neige tombée des arbres. Cette neige avait fondu sur lui. On l'avait prévenu que son abri était pourri et à sec il manquait presque 20°C à la température de confort de son sac de couchage (on a drastiquement changé de politique depuis cet épisode)... il était trempé dans son sweat en coton, pareil, et avait échoué à raviver le feu qui rougeoyait. Tous ses muscles étaient tellement tendus qu'il en avait vomi, et c'est là qu'il est venu me réveiller. J'ai dû le forcer à retirer toutes ses fringues en coton. On était dehors et il faisait -5°C. C'était presque une lutte physique, je le repoussais et l'aidais à se défroquer. Il voulait pas, il ne me regardait pas, il ne regardait que mon sac de couchage. Il était en mode chimpanzé et il voulait juste rentrer dans mon sac de couchage dès qu'il a compris que j'allais lui laisser ma place. Sauf que dans le sac avec les fringues trempées comme elles étaient, il aurait pourri le sac et n'aurait pas pu se réchauffer si facilement. Une fois en caleçon + tshirt synthétique je l'ai laissé rentrer dans le sac (moi j'étais dehors en calbut...), il s'est rentré tout au fond du sac et n'a plus répondu à mes questions. Il était vraiment en mode animal. On lui a fait des bouillotes et on l'a veillé le restant de la nuit, et au final au matin il était le plus en forme ;D
Bref, tout ça pour dire que oui, tes fringues en coton ça aurait été bien de les enlever. Pour une fois où tu tiendras une moins bonne condition physique que ces jours ci, ça aidera beaucoup.

6 - le feu, rien à dire t'as réussi. L'alcool à brûler démarre mieux sur un support fibreux, genre papier journal, même s'il est un peu mouillé c'est pas grave. L'oeuf de manise c'est bien aussi, il suffit de marcher dessus pour l'ouvrir même sans dextérité fine, et il démarre facilement au fire steel qui lui aussi peut s'utiliser sans dextérité, contrairement au briquet. David avait testé ça... arrivé à une certaine température centrale, il n'arrivait plus à allumer le bic, mais démarrait encore le firesteel sans souci.

7 - le reste, t'as géré !


Bref, encore une fois, t'es là, c'est ça qui compte. J'espère que tu ne verras pas d'arrogance dans les conseils ci dessus, mais qu'au contraire ils te parleront plus concrètement dorénavant :)

Remets toi bien !

Mathias
« Modifié: 20 janvier 2012 à 08:49:58 par Karto »

19 janvier 2012 à 13:29:32
Réponse #6

Mishkin


Salut Pouce,

Content de te lire ,content pour ton chien ,merci du retex ,moi ça m'apporte du signal.
Je ne peux pas apporter grand chose au débriefing mais je peux te parler de ma façon de faire avec mes chiens.
Il m'arrive de rentrer à la nuit à travers la foret d'une grande ballade sur la plage où des fois je les emmene à la peche de nuit.
J'ai eu des colliers et ds harnais réflechissant et la matiere réflechissante n'a jamais supporté longtemps le traitement "bull-terrier" et l'eau salée . J'ai adopté les petits cyalumes (du genre qu'on trouve dans les fetes\foires) attachés sur le collier .
On en avait parlé dans ce fil et j'indiquais mon fournisseur.
Juste une idée comme ça ...

à+

19 janvier 2012 à 14:23:51
Réponse #7

Pouçot


Merci à tous pour les retours  :love:

@ Jean-Jacques:

Citer
Comment as tu géré le lendemain ?

J'avais des fringues sèches dans le sac à dos.
J'ai ensuite regagné Orléans en auto-stop pour m'y faire héberger par des amis.

Je suis en train de me préparer 3 Œufs de Manise au passage  :closedeyes:

@ Raiders :

Citer
un repérage des lieux (durant la journée) pour savoir ou se situe tel maison, tel rivière...

Cela m'est impossible, j'y passerais un temps "fou"; alors certes, je l'ai; ce temps, mais le rapport utilité/temps utilisé me parait disproportionné.

@ Rosetta :

Tu mets le doigt sur le point important (cela a l'air d'être ton leitmotiv!), je retiens de cette aventure que dès lors qu'il s'est agit de la vie de mon loulou, j'ai perdu mon discernement.
Ce que Karto décrit comme l'effet chimpanzé.

@ Karto :

Je ne vais pas reprendre ton post point par point, car il est inscrit en rouge dans mon esprit.

Citer
J'espère que tu ne verras pas d'arrogance dans les conseils ci dessus, mais qu'au contraire ils te parleront plus concrètement dorénavant

Plutôt crever, la sagesse n'est en aucun cas de l'arrogance. Lorsque tu évoques l'effet chimpanzé, je m'y retrouve tout à fait, comme dit plus haut à Rosetta.

@ Mishkin :

Je retiens l'excellente idée des cyalumes, il en portera un autour de son collier dès qu'il fera nuit, et ce à partir de maintenant.

19 janvier 2012 à 15:09:56
Réponse #8

jeanjacques


Je t'invite à aller faire un tour sur le post de présentation de Pouce  ;) avant de lui parler d'alléger son sac.

Oui, je l'ai fait, où est le problème ? Un sac peut toujours être allégé, le rappeler de temps en temps ne peut pas être négatif ;)
Adhérent Unpact.

19 janvier 2012 à 15:17:16
Réponse #9

Pouçot


Oui, je l'ai fait, où est le problème ? Un sac peut toujours être allégé

Faux, Jean-Jacques! Mon sac est ma "maison"... Le seul poids superflu vient des livres, mais j'assume, ils sont les survivants d'un choix drastique de plus ;#
Certes, je peux remplacer sac de couchage, poncho [etc...] par du matos équivalent en terme d'utilisation, plus léger certes; mais en y mettant de l'argent, argent que je n'ai pas.

PS: désolé pour le H.S mais à cas particulier, réponse caractéristique.

19 janvier 2012 à 15:36:09
Réponse #10

Chris-C


et ben put**n tu t'en sort super bien.....

Je répete souvent que lorsque l'on arrive sur un lieu de bivouac, si on dois allumer un feu c'est par ça qu'il faut commencer.
Si pas de feu l'abris monter en 1er.

Surtout en hiver, journée courte, le feu peu s'allumer tôt. Il permet surtout dans ton cas, de vite se sentir "chez soi", monter sa tente tranquillement pendant qu'une boisson chaude se prépare, et ça te permet d'aller transpirer en faisant du bois en sachant que tu pourras
faire secher tes fringues.
Tu vois bien sûr tout l'interet dans la situation que tu as vécu.

Faut avoir des petits guide line de bonne pratique, avec les priorités et se forcer à les respecter... tout le temps surtout quand c'est chiant.

content que tout cela se transforme en expérience positive  ;)

a+

19 janvier 2012 à 15:43:35
Réponse #11

jeanjacques


Faux, Jean-Jacques! Mon sac est ma "maison"... Le seul poids superflu vient des livres, mais j'assume, ils sont les survivants d'un choix drastique de plus ;#
Certes, je peux remplacer sac de couchage, poncho [etc...] par du matos équivalent en terme d'utilisation, plus léger certes; mais en y mettant de l'argent, argent que je n'ai pas.

Si tu en es convaincu, tant mieux :) Mais je crois que nous avons souvent prouvé sur RL (vu que tu dis connaitre ce forum), que l'allégement n'était ni une question de budget, ni une question de durée d'itinérance.
Fin du hs, le sujet principal est bien plus intéressant ;)
Adhérent Unpact.

19 janvier 2012 à 15:55:53
Réponse #12

Pouçot


Si tu en es convaincu, tant mieux :) Mais je crois que nous avons souvent prouvé sur RL (vu que tu dis connaitre ce forum), que l'allégement n'était ni une question de budget, ni une question de durée d'itinérance.

Je continue dans le HS et en resterai la pour ma part également.
Vous avez prouvé ce que vous vouliez prouver, qui allait dans le sens de la vocation même du forum.
Il ne me semble pas encore avoir lu de fil détaillé (mis à part celui de L.Bavella, qui n'aura passé "que" 4 mois sur la Route, à la dure; et ce en été) relatant au bas mot 6 mois passés à vivre dehors en étant nomade.
Crois en mon expérience, porter 4 à 5 kilos de plus par jour, ce pour gagner quelques tonnes de confort spirituel/matériel (livres, thé ET café, paracorde ET cordes diverses, 2 bouteilles d'eau...) n'est pas un problème mais bien plus le début d'une solution.

19 janvier 2012 à 15:59:04
Réponse #13

Karto


Yo, c'est la différence entre RL et nous.
Même si les solutions des deux forums convergent souvent (normal, y'a des tas de gens pas cons d'un côté comme de l'autre), le dogme de base n'est pas le même.
Faut pas essayer d'adapter le dogme de randonner léger à toutes les sauces, même les plus capillotractées ;)




(et puis comme dit le proverbe : ne critique pas quelqu'un avant d'avoir marché un mile dans ses grolles... comme ça, au moment où tu le critiqueras, tu seras déjà à un mile de distance et tu auras ses grolles  ;D)

19 janvier 2012 à 15:59:34
Réponse #14

Pouçot


Je répete souvent que lorsque l'on arrive sur un lieu de bivouac, si on dois allumer un feu c'est par ça qu'il faut commencer.
Si pas de feu l'abris monter en 1er.

Surtout en hiver, journée courte, le feu peu s'allumer tôt. Il permet surtout dans ton cas, de vite se sentir "chez soi", monter sa tente tranquillement pendant qu'une boisson chaude se prépare, et ça te permet d'aller transpirer en faisant du bois en sachant que tu pourras
faire secher tes fringues.
Tu vois bien sûr tout l'interet dans la situation que tu as vécu.

Ceci devient aujourd'hui, à 15h56, parole d'Évangile pour moi.

Quant au fait que cela devient une expérience positive, que dire...
Je n'ai pas eu d'hypothermie (au regard des nombreux articles que j'ai lus depuis ce matin) donc aucune séquelle en vue; et j'aurais glané ici de précieux conseils.

19 janvier 2012 à 20:31:27
Réponse #15

Rosetta


Je retiens l'effet chimpanzé, Karto, ça marche aussi avec les gosses je crois.... personne n'est à l'abri d'une chute vertigineuse et instantanée de son QI...

J'ai une question bête : quand un chien tombe dans l'eau froide, est-il soumis au mêmes risques qu'un humain ou pas ? (y'a-t-il un véto dans la salle?)
Parce que si ce n'est pas le cas, ça devrait pouvoir te rassurer, Pouce, si jamais cela devait arriver une autre fois... (ou pas).
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

19 janvier 2012 à 23:58:32
Réponse #16

Arvernos


AMHA non, parce qu'en général un chien, même tombé involontairement dans la flotte, en ressort très vite (cas général, bien sûr, je ne parle pas des cas extrêmes genre rapides, cascades, etc.), bien plus vite que nous en tout cas :), et le plus souvent sans s'être entièrement trempé : à l'exception des races à poils ras, leur pelage est mouillé en surface, mais l'eau, ou en tout cas le froid, n'a pas le temps d'atteindre la chair protégée par le pelage et par la couche de sébum sécrétée par les glandes sébacées.
Il s'ébroue un bon coup (gaffe au voisinage), et c'est reparti :D ...

Pour info, le pelage canin est plus complexe que notre système pileux : plus dense, il est composé de folicules pileux présentant un poil primaire principal, des poils primaires latéraux plus courts, et en prime des poils secondaires (le "duvet") ... Autant de couches à franchir pour la flotte ou le froid.
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

20 janvier 2012 à 07:52:02
Réponse #17

Camaro


@ Pouce :
Merci pour ce retex intéressant.
Le plus important est dit (l'effet chimpanzé), mais sur l'effet de l'eau froide et les réactions à tenir, peut-être que d'autres ici te feront partager leur expérience (par exemple Guillaume qui adore se jeter tout habillé dans un étang en hiver  :D)

[Modo ON]
Poste sous sourveillance pour éviter une dérive vers une discussion sur l'allègement.
[Modo OFF]
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

20 janvier 2012 à 08:30:21
Réponse #18

philippe12


bonjour a toutes et a tous

merci Pouce pour ce retour - REX - de l'effet chimpanzé -c'est fou quand on est seul comme ca peut partir en vrille tres vite - merci pour ton humilité :up:

des expériences comme celle la sont rares dans la vie profite en   ;# ""le diable n' pas voulu de toi"" :doubleup:

je n'ai pas de conseils pour eviter les conneries ... ca peut arriver a tout instant quand on est hors de sa zone de confort :-[

des que j'arrive quelque part je sécurise (chevaux et chien attachés pendant que je bosse) et fais le bivouac (hamac/tarp puis un feu ) - après je me change et profite du calme .
la phase d'arrivée est toujours un peu stressante..

@Guillaume - as tu une technique pour survire dans l'eau froide, tout habillé?

en cours de toumo  on triche.. on est a poil ..les vêtements sont au sec..donc .. c'est une démarche volontaire.. rien avoir avec l' aventure de Pouce
je vais voir avec mon prof si je peux donner quelques trucs.. mais il est pas chaud et renvoie systematiquement au site de maurice Daubard ..le risque de pneumonie ..est reel :o

amicalement
la joie est dans vos valeurs, ..contenez vous , soyez contents et conscients .. c'est cela la joie

20 janvier 2012 à 09:46:07
Réponse #19

zapi


Concernant les chiens et l'hypothermie, en tant que vétérinaire, je n'ai pas d'informations, c'est certains qu'ils sont bien protégés par leur pelage, et qu'ils remonteraient plus vite sur la berge ( n'ayant pas de rangers ) de plus pour se sécher ils ont des facilités.

Un chien n'est pas l'autre cependant et entre un labrador habitué a l'eau et un lévrier de 12 ans a poil ras, les chances de survies ne sont pas les mêmes.

Si un chien tombe a l'eau, mieux vaut réfléchir avant de se jeter a l'eau: dans certaines circonstances: crue d'une riviere a fort débit et berges bétonnées, c'est la mort assurée, alors que si le chien parvient a nager jusqu'au bord on pourra le sortir de la.

Pour avoir une information plus complète il faudrait demander a des chasseurs qui utilisent des retrievers.

Par contre je sais qu'un cheval ou une vache peuvent nager plusieurs heures dans l'eau froide.

20 janvier 2012 à 14:57:21
Réponse #20

Bison


Bonjour,

À lire le récit de Pouce, j'ai l'impression qu'il était prêt à se jeter à l'eau pour récupérer son chien ...
Son chien s'en serait tiré, j'en suis sûr !
Mais le sauveteur, j'en suis moins sûr!

Un de mes amis un peu "tête brûlée" est mort en se jetant ainsi à l'eau ...
Il a réussi à sortir son chien, que sa femme a récupéré.
Puis mon ami, vraisemblablement "hydrocuté" , s'est noyé.  ^-^
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

20 janvier 2012 à 15:13:44
Réponse #21

Pouçot


Son chien s'en serait tiré, j'en suis sûr !
Mais le sauveteur, j'en suis moins sûr!

et comment... [...........]
Mon chien est croisé Labrador/Staff et a donc les pattes palmées... tandis que je coule comme du plomb dans l'eau (je répugne a employer le mot "nager" me concernant :glare:)

20 janvier 2012 à 15:19:56
Réponse #22

Kilbith


Si un chien tombe a l'eau, mieux vaut réfléchir avant de se jeter a l'eau: dans certaines circonstances: crue d'une riviere a fort débit et berges bétonnées, c'est la mort assurée, alors que si le chien parvient a nager jusqu'au bord on pourra le sortir de la.

Selon mes observations (mais je ne suis ni maitre chien ni véto):

Le truc consiste à aider éventuellement le chien à remonter sur la rive (les chiens ont du mal sur les rives escarpées). C'est encore plus vrai dans de l'eau avec de la glace en surface qui gêne terriblement le chien. Au bord : pouvoir le saisir par le collier est un gros plus. Une perche peut aider. Si vous êtes le long d'une rivière à fort débit le chien va partir dans le courant, le suivre jusqu'à un lieu propice pour l'aider à remonter. Le chien n'a pas besoin de l'homme pour nager....ou plutôt : s'il a besoin d'un homme c'est que c'est mortel pour l'homme. Et entre la vie d'un chien ou d'un homme....

Le seul qui risque l'hypothermie après le bain d'eau froide : c'est son maitre (je ne sais pas pourquoi mais les chiens viennent TOUJOURS se secouer à coté d'un homme) >:( .


Pour repérer un chien la nuit, je me demande pourquoi vous ne lui mettez pas un sonnaillon? Moins cher, plus facile à trouver qu'un dispositif lumineux. En revanche pensez à ne pas trop serrer le collier : le chien doit pouvoir se dégager en forçant en arrière.

Citer
Pour avoir une information plus complète il faudrait demander a des chasseurs qui utilisent des retrievers.
Bein au canard, un labrador il est comme un pinson dans l'eau glacé même par -10°C. Il faut dire qu'un Labrador maigre cela n'existe pas, à moins de le laisser attaché à un piquet au milieu d'une grande place bitumé sur une planète déserte et surtout inhabité durant 7 ans.

Les chiens de type jagdterrier ou fox terrier sont en revanche plus sensible au froid et semblent s'épuiser rapidement. Moins vrai quand ils ont du suint en quantité. Les chiens propres (qui vivent en ville) sont plus sensibles que ceux qui vivent dehors et mangent en conséquence. Surtout si on les a shampooiné récemment...mais c'est assez rare (et pervers) pour un chien de chasse avant la chasse.  ;D

[EDIT] : je vais dans le sens de Plumok, les chiens sont comme nous, certains sont en bonne santé très entrainés et d'autres sont en mauvaise santé, sous entrainés. La différence c'est qu'ils ne le savent pas.
Après des efforts dans le froid et l'humidité les chiens ont besoin de soin et de repos. Souvent on les retrouve dans les voitures sous les couvertures ou auprès du feu fourbus. Il faut aussi soigner l'alimentation et penser à toujours leur donner à boire. Les vieux chiens, souvent, ne reviennent pas du marais en hiver.
Il va de soi que nos compagnons sont placés sous notre responsabilité. Nul n'est obligé d'avoir un chien, mais si on en a un on lui doit au moins autant d'attention qu'il nous en apporte. C'est un sacré challenge.
« Modifié: 20 janvier 2012 à 15:49:43 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 janvier 2012 à 15:31:57
Réponse #23

Chris-C


Concernant les chiens et l'hypothermie, en tant que vétérinaire, je n'ai pas d'informations, c'est certains qu'ils sont bien protégés par leur pelage, et qu'ils remonteraient plus vite sur la berge ( n'ayant pas de rangers ) de plus pour se sécher ils ont des facilités.

Un chien n'est pas l'autre cependant et entre un labrador habitué a l'eau et un lévrier de 12 ans a poil ras, les chances de survies ne sont pas les mêmes.

Si un chien tombe a l'eau, mieux vaut réfléchir avant de se jeter a l'eau: dans certaines circonstances: crue d'une rivière a fort débit et berges bétonnées, c'est la mort assurée, alors que si le chien parvient a nager jusqu'au bord on pourra le sortir de la.

Pour avoir une information plus complète il faudrait demander a des chasseurs qui utilisent des retrievers.

Par contre je sais qu'un cheval ou une vache peuvent nager plusieurs heures dans l'eau froide.

salut,

les chiens sont rustiques, résistants, endurants et ne sont pas trop encombrer d'un cerveau qui se mettrait à intellectualiser une situation de survie. Du coup ça réagit vite, fort.
Mais ça a les même soucis que nous face à l'hypothermie.

D'expérience personnelle, je sais qu'il faut faire attention à ce que nos chiens est des moment de récupération. Un peu prés du feu, une boisson tiède, éviter les baignades tardive en hiver ou dans les torrents de montagne même en été.
Sinon il bouffe toute leur réserve pour lutter (même si c'est par plaisir et par jeu) et puis d'un coup ça tombe.
C'est très surprenant quand ça arrive et que l'on sait croit sont chien robuste et increvable.

Les chiens se font de belle frayeur parfois avec la flotte, nous aussi en allant les chercher d'ailleurs. Mais ça resserre les liens à jamais
quand tu le sort d'une situation de m*rde  :love: (ce n'est pas un conseil hein, chacun fait avec sa propre évaluation des risques)

a+

20 janvier 2012 à 16:03:45
Réponse #24

Arvernos


Il va de soi que nos compagnons sont placés sous notre responsabilité. Nul n'est obligé d'avoir un chien, mais si on en a un on lui doit au moins autant d'attention qu'il nous en apporte. C'est un sacré challenge.
+1
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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