Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Délinquance de proximité.  (Lu 37333 fois)

11 janvier 2012 à 22:04:28
Réponse #150

BULLYSSON


Sans un changement dans la manière de faire de la politique, sans un contrôle plus sévère du contenu des émissions de télévision, sans un accès visible des minorités à des postes à responsabilité sans passer par des quotas mais au mérite, comme tout le monde, sans une restructructuration du système scolaire (moins d'élèves par classe, plus de soutient scolaire, moins d'heure de cours, plus d'activités extra scolaires UTILES, plus de place pour les initiatives et la responsabilisation des élèves), sans plus de dialogue et d'activités inter-générationnelles, inter-culturelles et inter-religieuses, sans une mixité sociale dans le logement, sans une redéfinition de la politique judiciaire et carcéral, bref sans volonté d'agir sur les causes plus que sur les effets... On en sortira pas. Bref préparer vos pack déménagement ou battez-vous !

Thanos, si tu dis que certains sont voyous exclusivement par choix, comment penses leurs éviter de nuire sinon par la punition ? Je n'ai pas dû bien comprendre... Les vrais gangsters on ne les calme pas... mais on peut éviter d'en avoir 10 pour cent plutôt que 1 pour mille comme ça a pû être le cas par le passé... En les sauvant eux tu te sauves toi même, au du moins ta tranquilité.
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

12 janvier 2012 à 00:00:23
Réponse #151

kanarwc


JP Le Goff pose un regard et des réflexions intéressantes :
http://www.marianne2.fr/J-P-Le-Goff-ultraviolence-en-finir-avec-l-angelisme-educatif_a193575.html

et pour creuser un peu plus :

Violences et déstructuration anthropologique
http://www.politique-autrement.org/spip.php?rubrique53

Violences dans les banlieues : regarder la réalité en face
http://www.politique-autrement.org/spip.php?rubrique44

12 janvier 2012 à 04:55:19
Réponse #152

mrmagoo


Citer
On ne décide pas de monter au braquo, de faire de VFQ ou du vol violence comme on décide de son choix de filière au lycée tout de même !
Tu parles là d'actes ponctuels, moi je te parle de la décision d'adopter un style de vie anti social basée sur des activités criminelles liées au trafic de stupéfiant au sein d'un groupe plus ou moins organisé (un gang de rue quoi).
Les ados (enfin parfois on commence même plus jeune) qui font ça, le font, en général, en s'illusionnant sur la réalité de la voie qu'il ont plus ou moins consciemment choisie, illusion confortée par une certaine mode véhiculée notamment par un certain style musical faisant l'apologie du style de vie menée par les membres des gangs.
On peut aussi noter que parfois y'a même pas à proprement parler de décision consciente, on naît au milieu de ça, la normalité c'est donc de dealer. C'est quand même encore rare en France, mais ça arrive.
De plus il peut exister une stratégie consciente de recrutement basée sur la séduction: argent facile, valorisation du statut d'appartenance etc... voire basé sur la menace ou le harcèlement.
En outre on entre en général dans ce milieu (les bandes organisées de dealers) quand on est jeune, voire très jeune, c'est à dire influençable. Il suffit d'un environnement social pourri pour que la question du "choix" conscient ne se pose pas aussi clairement qu'à un adulte qui mesurera plus facilement la portée et les conséquences de ses décisions et des actes qui vont en découler.
Dernier truc: il ne s'agit pas d'excuser, de minimiser, d'accuser ou de désigner qui est coupable ou innocent, juste d'essayer de comprendre le phénomène.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

12 janvier 2012 à 08:31:05
Réponse #153

VieuxMora


Pour comprendre le phénomène, avec un peu de recul, il existe un livre incontournable datant de ...1963 traduction d'une étude américaine de 1958 sur les gangs de jeunes Américains: Les bandes d'adolescents par Bloch et Niederhoffer, éditions Payot.

http://www.amazon.fr/Bloch-Niederhoffer-Bandes-dadolescents-Élisabeth/dp/B0014R252E

Ce bouquin est très facile à trouver d'occase, de 1 à 8 € selon les sites.

Les phénomènes que nous observons en France ne sont pas nouveaux, c'est leur fréquence et croissance qui pose problème.

12 janvier 2012 à 10:26:05
Réponse #154

sanguinarius


Hello

Je pense qu'il faut resituer le debat on parle de délinquance de proximité (petit trafic et autre ...) ou de "grand banditisme" (gros trafic, arme, stup, braquage) un truc bien organiser planifier quasi militairement.

Comme le titre indique délinquance de proximité on vas rester la dessus, faut savoir qu'au quartier tu as rien d'autre a foutre hormis te faire voir et trainer c'est l'ambiance du quartier qui veut ca et c'est comme ca, tu nés la dedans.
On est dans un etat d'esprit specifique ou j'ai envie de dire rien ne compte et on ne pense pas au consequence de nos actes a proprement parlé, tu te fait chié avec des potes et "tiens si on aller taper l'epicerie" souvent a petite echelle ca se decide sur un coup de tete plus ou moins rapide, ya pas de reflection sur "si on se fait chopper on vas payer plus chere que ce qu'on vas gagner".

mrmagoo je suis plus ou moins d'accord avec toi (pas sur tout ca serais trop facile :p ) j'ai envie de dire qu'a cette echelle ya pas vraiment de gang ya surtout une bande de pote de quartier (ou pas) qui se disent bah pourquoi pas, why not. Le biz fait partie integrante du quartier (encore plus quand on vient d'un des plus grand port de france) les choses tombé du camion ca fait vivre des familles entieres, ya des solutions alternatives mise en place par l'etat ? Quand t'as pas d'etude car faut le dire l'education dans les "zep" c'est pas ca du a une ambiance generale aussi :) donc pas d'etude, pas de diplome, cataloguer quand tu dis que tu viens de tel quartier ... bref le moyen le plus facile c'est de taper dans l'illegal, ca represente des milliers de jeune ou moins jeune qui brassent des centaines ou quelsque millier d'euros, ramené a l'individu ca fait pas des sommes astronomique.

On veut parler de delinquance ? faut aussi regarder a tout les niveaux :) et au niveau des gens qui sont censé etre des modeles pour la france ( Les politiques je vous salue)

Citer
De plus il peut exister une stratégie consciente de recrutement basée sur la séduction: argent facile, valorisation du statut d'appartenance etc... voire basé sur la menace ou le harcèlement.

C'est plutot tres rare ce genre de chose :) tu ne recrutes pas ou peux de personne non fiable

12 janvier 2012 à 10:29:50
Réponse #155

Sieg


JP Le Goff pose un regard et des réflexions intéressantes :
http://www.marianne2.fr/J-P-Le-Goff-ultraviolence-en-finir-avec-l-angelisme-educatif_a193575.html


 Le Goff est un bon mais quand même vachement orienté dans son étude, ça frôle souvent la recherche idéologique ( j'en sais quelque chose je l'ai lu la semaine dernière pour un dossier sur les mobilisations des jeunes justement ). Moi je trouve pas forcément ça mauvais, mais ça doit être signalé.

Pour le reste je vais pas reprendre les propos de Bullysson et Magoo qui ont parfaitement résumé. Juste étoffer quelques points.

 Quand j'étais plus jeune je considérais les wesh comme des purs dégénérés, des mecs ( et des nanas ) dépourvus de toute réflexion, engoncés dans une imbécilité de tous les instants et qui en plus cassaient les c*u!lles, vraiment de la raclure de bidet. Puis au fil du temps ( et assez indépendement de cette question ) je me suis rendu compte que ce que j'étais devenu était en grande partie du à la façon dont j'avais été construit par mon environnement. Mes parents surtout, mais aussi mes potes et leurs parents, l'école, la ville, qui continuaient ce qui se construisait chez moi. A ce moment là et en repensant aux cailles, j'ai compris que les chances que ces mecs me ressemble compte tenu de leur environnement relevait bien plus de l'exception que de la norme. C'est aussi ce que je reproche à Le Goff, il englobe tous les jeunes dans le même paquet alors qu'entre moi et mes potes et des mecs d'un quartier y a un monde entier qui nous sépare. On peut pas être appréhendé de la même façon. Je passais y a pas longtemps dans un quartier près de Parilly, pas un ghetto coupe gorge hein, juste pas mal de HLM. Je suis passé devant l'école primaire qui était au coeur du quartier. Bah m*rde, comment tu veux que les gamins soient bien intégrés dans le reste de la société quand le seul truc qu'ils voient jusqu'à 10 11 ans c'est leur tour, et leur camarades de classe qui viennent tous du même milieu et sont à 90% arabes et musulmans (pas pour pointer leur origine comme cause mais le fait de n'être confronté qu'à leur culture propre qui n'est du reste pas celle du reste de la société). Y a un moment t'auras beau pointer l'angélisme de gauche, ou les dérive de la valeur respect, si l'ensemble de la structure environnementale s'érige comme une invitation de tous les instants à aller dans la mauvaise direction, y a de grande chance pour que ce soit elle qui gagne à la fin.

    Néanmoins, je pense qu'il y a aussi une culture banlieue qui est née dans des quartiers vraiment pourris et s'est exportée dans d'autres zone et chez une population beaucoup plus inséré (ou du moins avec la possibilité de le faire). Donc on se retrouve avec des ados qui sont dans un cadre environnemental qui si il n'est peut être pas le meilleur du mondes est vraiment loin d'être le pire et qui vont adopter le comportement des mecs des quartier "originels". Ca m'avait fortement frappé quand une fois dans le bus j'avais surpris une discussion entre deux wesh ( une jeune fille et un jeune homme pour être exact ). La fille soutenait au garçon que c'était dur pour elle parce qu'elle habitait Chaponost ( banlieue résidentielle pépère de l'ouest Lyonnais ) et que donc ça le faisait pas quand elle arrivait dans un groupe, pas crédible. Donc elle préférait dire qu'elle habitait un coin plus pourris comme la Saulaie ou Le Golf afin d'être considérée comme légitime dans le groupe. On est donc à un âge où faire parti du ghetto est pas vu comme un handicap mais comme une marque de prestige ( plus le quartier est pourri plus le prestige monte ). Faut pas en tirer des lois hein, je dis pas ça, mais c'est quelque chose qui est somme toute assez visible et qui pose question par rapport au reste.

Donc....
Le but de mon post n'est pas de faire une analyse sociologique ou politique même si comprendre le pourquoi des situations est utile. Mon propos se situe dans le comment agir au niveau local, comment contribuer à changer des choses concrètement.


 Comme déjà dit, amha la seule solution qui peut s'avérer efficace pour régler le problème localement c'est d'organiser un maximum de gens pour imposer le problème comme devant être rapidement résolu. Mais évidement le plus dur c'est de mobiliser des gens, ce que tu as déjà commencé à essayer de faire. Peut être qu'on pourrait réfléchir à Comment mobiliser rapidement et efficacement une population locale en vue de la résolution d'un problème? On sait que sa survie dépends dans beaucoups de cas de notre population voisine alors... :)

 Mais  ce problème serieux, grave, et vital de la délinquance française doit et devrait toujours être  appréhendé dans l'ensemble de ses dimensions, parce que justement il n'existe pas de solutions permettant d'agir concrètement, rapidement, et si j'ose dire simplement, au niveau local tant le problème est complexe et tentaculaire. N'en déplaise à certains.

 
« Modifié: 12 janvier 2012 à 10:35:10 par Sieg »

12 janvier 2012 à 11:10:43
Réponse #156

Patrick


Ça bouge un peu, de trois on est passé à 18 familles, de toutes origines.

C'est pas évident mais on commence à se renifler un peu le cul sans montrer les dents. Je crois que tous les parents dignes de ce nom et peu importe la langue, la religion ou le niveau d'étude ne tiennent pas à ce que leurs gamins tournent mal, même s'ils sont plus ou moins déterministes. Du coup rencontrer d'autres gens qui ont les mêmes problèmes qu'eux les rassurent et leur donne un peu l'envie de faire.

On va voir si on avance encore.

12 janvier 2012 à 21:14:51
Réponse #157

Sieg


Ça bouge un peu, de trois on est passé à 18 familles, de toutes origines.

C'est pas évident mais on commence à se renifler un peu le cul sans montrer les dents. Je crois que tous les parents dignes de ce nom et peu importe la langue, la religion ou le niveau d'étude ne tiennent pas à ce que leurs gamins tournent mal, même s'ils sont plus ou moins déterministes. Du coup rencontrer d'autres gens qui ont les mêmes problèmes qu'eux les rassurent et leur donne un peu l'envie de faire.

On va voir si on avance encore.

 Ca ça fait plaisir et ça redonne confiance put**n  :)

13 janvier 2012 à 16:56:35
Réponse #158

mrmagoo


Citer
j'ai envie de dire qu'a cette echelle ya pas vraiment de gang ya surtout une bande de pote de quartier (ou pas) qui se disent bah pourquoi pas, why not.
Dans le cas décrit par Patrick ça semble déjà aller au delà de la bande de potes: l'ouverture d'un point de vente dans un coin dont les mecs sont pas originaires, les responsables du point de vente en bagnole (donc des adultes), les coursiers/guetteurs en scooters (donc probablement des ados).
Quand on parle de gangs de rue on se réfère souvent à une image d'Epinal, genre Creeps&Bloods, MS13 etc... la définition d'un gang par la police québécoise c'est:
Citer
Regroupement plus ou moins structuré d'adolescents et de jeunes adultes, qui privilégient la force d'intimidation du groupe et la violence, et qui accomplissent des actes criminels avec une certaine régularité dans le but d'obtenir pouvoir et reconnaissance et/ou de contrôler certaines sphères d'activités criminelles


A propos de l'apologie du style de vie criminel à travers la musique c'est pas spécial au gangsta rap, mais c'est ce qui est le plus connu et écouté de ce genre en France. Non que ce soit la cause mais ça aide juste pas. Autre contrée, autres mœurs, autre musique: http://youtu.be/LzkR53j-qIE Là aussi on y fait l'apologie du narco trafic, de la vida loca et du style de vie criminel associé au trafic. Ça forme un arrière plan culturel qui rend plus facile l'intégration de valeurs propre au milieu concerné (et donc l'abandon des valeurs antérieures). Ici le milieu en question c'est les déserteurs de l'armée recrutés par le Cartel du Golfe, qui ont re-déserté les rangs de leurs nouveaux employeurs pour former leur propre organisation (los Zetas). En tant qu'ex militaires ils n'hésitent pas à utiliser l'action psychologique en instrumentalisant les narco corridos afin de faire leur propre promo et faciliter le recrutement. L'exemple est ici extrême et largement utilitaire mais la mécanique et le résultat sont identiques à ce qui se passe ailleurs, même si le but de certains style musicaux n'est pas la promotion directe d'un groupe criminel particulier.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

04 novembre 2012 à 14:41:55
Réponse #159

Pouçot


Je remonte le fil parce qu'il me semble pouvoir le faire.  :)
Pour une fois, je participe à une discussion sans avoir pris le temps de lire l'ensemble (8 pages de discussion), et ce pour une raison simple; Leif avait tout dit dès sa première intervention.
Clairement et sans appel.

une autre solution vous remplissez tous les vides qui ont permis a cette délinquance de s'incruster.

Petite mise en lumière d'un des aspects du problème sociétal que je tire de mon expérience personnelle.

J'ai grandi dans une petite ville du Loiret (Gien) comme il en existe partout en France. Les fleurs y fréquentent le béton dans un imbroglio urbain qui prend tantôt des allures de petite ville bourgeoise, tantôt des airs de cité dortoir.
Plus précisément, j'ai passé mon enfance dans la principale cité de cette ville. Tout n'était pas rose; mais tout n'était pas kaki.
Dans ma mémoire cohabitent aussi bien le souvenir de Yasser et de son visage ravagé par la soude versée dessus pour manquement de paiement, que celui des innombrables parties de foot jouées étant gosse.
On se tamponnait éperdument l'oreille avec une babouche du "black, blanc, beur" parce qu'on le vivait au quotidien, chose ignorée de nos zélites fabricants de concepts.
Nos mères étaient tranquillement rassemblées dans le parc à côté et surveillaient du coin de l'oeil nos débordements. Nos papas étaient nos papas.

Et c'était cool, put**n.
Le monde se divisait en deux catégories distinctes, ceux qui insultent ta mère et ceux qui lui tiennent la porte.  :)

Puis, d'un coup; d'un seul, le quartier a commencé à se ghettoiser. Doucement.
C'est d'abord l'intermarché qui a fermé ses portes pour s'installer en dehors de la ville. Les femmes devenaient donc esclaves de leurs maris et surtout, de leur motorisation; personne n'avait les moyens de posséder deux voitures, et les papas devaient donc jouer au taxi une fois la journée de boulot terminée, là ou auparavant, les mamans faisaient leurs courses elle-mêmes. Peu de ces dernières pouvaient dégager dans une journée les heures nécessaires afin de faire les 5 kilomètres aller-retour pour se rendre au supermarché.
A la longue, installer un comportement de dépendance n'est pas sain.

Puis, la mairie a pris la décision de fermer le foyer des jeunes travailleurs 


Voila la gueule qu'il tire à ce jour.

Résumons:

1) fermeture des commerces (bureaux de tabac, boulangerie, supermarchés...)
2) éloignement de la jeunesse et dispersion de cette dernière dans le centre ville.

...
J'ai quitté ce bled peu ou prou à ce moment là.
...

J'y suis revenu lorsque je me suis réinstallé chez ma mère, il y a un an de cela.
Tout a changé. Tout. Les gosses ne jouent plus ensemble et les mères sont chacune à leurs affaires.
Je ne saurais tenter d'expliquer pourquoi dans le détail sans sombrer dans le politique, aussi; je m’abstiens.  :closedeyes:




Chacun tirera les conclusions qu'il veut, mais il me semble que de tout temps, l'organisation de la cité était faite de telle sorte que le marché était au coeur de la vie...



Plan plus détaillé de la ville de Pompéi



Plan du centre de Millet, le marché et ses alentours vers -200.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Milet



Il n'y a pas de hasard mais une volonté claire à l'oeuvre, le processus que je décris; je l'ai constaté partout en France.
Une simple recherche google avec les mots-clés [Fermeture supermarché/magasin] est en soi une preuve.

Ici, ...





Voila une piste de réflexion.  :)

04 novembre 2012 à 16:33:48
Réponse #160

Vincent


ta reflexion est sensée mais m'amene a me poser une autre question :
la getthoisation est elle due a la fermeture des commerces de proximite pour des raisons economiques ou ces petits commerces ont fermes car ils en avaient marre de se faire braquer toutes les 5 minutes ?

par chez moi, il existe plusieurs cites relativement craignos (je parle en connaissance de cause j'y vis) quelques commerces en peripherie : boulangerie, pharmacie et une grande surface et un fast food (sans oublier une agence postale geree par la mairie) et ben regulierement ces etablissement se font braquer, du vol de caisse au cambriolage nocture en passant par le braquage durant l'ouverture avec armes (la semaine derniere le fast food). Franchement, je suis commercant, 1 fois je me dis : "OK ca arrive a tout le monde" apres, je ne cherche plus a comprendre : je demenage ailleurs ! alors certes c'est malheureux ,pour les gens normaux qui vivent dans ces quartiers (alors par normaux, je veux dire non delinquents, et bien entendu c'est une ecrasante majorite par rapport a quelques branleurs qui essaient de faire leur loi) mais quand le maire te dit : non monsieur, il ne se passe rien de mechant ici en argumentant sa mauvaise foi en rejetant la faute sur ses predecesseurs ben tu te dis que la solution qui va bien c'est de partir... et donc le quartier se getthoise de plus en plus c'est un cercle vicieux mais bon marre de vivre dans l'insecurite et la peur. La police fait son boulot et le fait bien, on ne peut pas dire le contraire, ils ont toujours ete presents en cas de besoin mais c'est derriere que ca ne suis pas... les fonctionnaires de police du coin le deplore egalement.

Alors probleme social, economique ou politique ? Ben je pencherais sur un subtil melange des 3 et pas vraiment de solutions au bout du tunnel. Ce qui est malheureux.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //