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Auteur Sujet: Délinquance de proximité.  (Lu 37320 fois)

11 décembre 2011 à 03:08:44
Réponse #25

Lorka-85


je suis confronté aussi a ça, je vis en cité tranquille de 1500 habitants dans le Poitou Charente (jamais eu de voiture brulés, dégradation peu fréquentes, plutot classe moyenne et familles paisibles, a 1 km de la mer), et je vois de plus en plus d'audi, golf 4, voitures BMW, conduites par des gens de cités plus craignos des alentours (voir avec plaque d'un autre département) qui ne sont pas "couleurs" local (ce qui n'indique rien, cette donnée en elle seule bien sur.), mais avec habits très décontractés, démarche simiesque, langage fleuri, age 20-30 ans, etc. donc comme dit précedement, je pense qu'il faut tenter d'agir dés le début.

Je pense par exemple a de l'acide butyrique dans les hall ou dans les lieux de deal identifiés (3 gouttes et ça sent le vomit pendant 5 jours), prendre un max de photos /vidéo discrètement et identifié les chouf, les petits dealers, les voitures avec plaques des "gros bonnets", voir les clients, et faire un dossier photos préventif a envoyer aux forces de l'ordre.

11 décembre 2011 à 09:06:38
Réponse #26

soyot


Un article qui mérite à mon avis d'être lu en totalité et qui présente la situation du point de vue d'un membre de la BAC.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/12/10/01016-20111210ARTFIG00005-dans-l-enfer-du-93-moi-flic-de-banlieue.php

J'en extrais le passage suivant qui peut offrir, parmi d'autres, un élément d'explication :

Paradoxalement, le trafic de stupéfiants canalise un peu certaines cités. Les gros dealers «tiennent» les jeunes et les exhortent à rester tranquilles pour ne pas attirer la police et, ainsi, «bosser tranquillement». Tout ce petit monde compose avec la drogue. Certes, ce commerce permet à certaines familles vivant en situation de grande pauvreté de sortir la tête de l'eau. Elles n'ont pas vraiment d'autres choix que le trafic. Mais cela n'excuse rien, c'est illégal et puni par la loi.
« Modifié: 11 décembre 2011 à 10:07:34 par soyot »

11 décembre 2011 à 10:00:39
Réponse #27

azur


une autre solution vous remplissez tous les vides qui ont permis a cette délinquance de s'incruster.
Très vrai: on a coutume de dire que "la nature a horreur du vide". Quand la justice n'occupe pas le terrain, quitte à s'imposer par la force aux récalcitrants, l'injustice se taille la part du lion.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 10:26:52
Réponse #28

Patrick


Tu veux dire qu'officiellement le citoyen est seul et doit se démerder et que les devoirs régaliens ne sont plus assumés qu'en apparence ?

11 décembre 2011 à 10:34:36
Réponse #29

azur


Tu veux dire qu'officiellement le citoyen est seul et doit se démerder et que les devoirs régaliens ne sont plus assumés qu'en apparence ?
Non. C'est le simple constat, qui se vérifie dans l'histoire, que lorsqu'une société n'est plus capable de faire régner la justice et d'instaurer la paix sur son territoire, quelqu'un d'autre s'en charge... et ça se fait souvent dans la douleur.

Quand les forces de l'ordre constatent des transgressions manifestes et répétée de la loi sans avoir d'autre choix que de laisser faire (manque de moyens, manque de poids des sanctions, manque de dissuasion des sanction encourues, manque d'appui du pouvoir, que sais-je...), il faut s'attendre à ce que le pouvoir passe dans d'autres mains (les citoyens ou les voyous?), et ça se fera dans la douleur

Ça recoupe le sujet sur le nécessaire usage de la force brutale.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 11:26:53
Réponse #30

Le Barbu'


Quand je discute avec des personnes sur le parti pris de la Suisse de favoriser une politique de "milice", le peuple ayant devoir de police, j'entend souvent des réflexions du genre : "t'imagine si ton voisin te fait la morale, on va tous devenir délateur blabla..."


Mais ces personnes préfèrent surement autre chose, tiens d'ailleurs...


Comment vous appeller une situation ou des personnes subissent les agissements d'autres personnes tout en sachant que dénoncer cet état de fait leur porterait préjudice ?
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

11 décembre 2011 à 11:38:23
Réponse #31

Grandhoub


Bonjour ce que l'on appel acheter la paix sociale on laisse faire certaines choses pour ne pas a en subir d'autres.
Ou alors, peut-être que tout simplement, la Brigade de recherche est sur leur dos, et donc que la Brigade territoriale à comme consigne de ne pas leur tomber dessus sauf extrème necessité.
Faire tomber un réseau même local prend à minima des mois, et souvent des années, et bien souvent l'enquête est dans les mains de la justice (information judiciaire) qui donne commission rogatoire aux Forces de l'Ordre.
Sur que c'est long surtout pour ceux qui subissent, mais bon la sécurité et la justice n'ont jamais été des priorité que dans les discours politique. Mais les faits sont là : les moyens financier, matériels, juridiques et humains des délinquants et criminels augmentent plus vite que ceux des Forces de l'Ordre et de la Justice (alors que parfois même ceux de ces derniers diminuent !)  

Cela n'enlève rien aux constatations (d'achat de la Paix sociale) que tu as faites, je les ai vérifiées aussi. Mais il faut faire le distingo entre la Police de VP, qui si elle leur tombe dessus, ne fera qu'une procédure pour usage de stup et ne fera qu'au mieux déplacer la situation, et la Police Judiciaire qui feras tomber le réseau, laissant un petit répit le temps qu'un autre reprennent le marché.

HS : A mon sens il n'y a qu'une seule politique qui pourrait avoir une réelle efficacité, c'est de faire baisser la demande : donc de s'en prendre très sévèrement aux usagés.

11 décembre 2011 à 11:41:32
Réponse #32

azur


Quand je discute avec des personnes sur le parti pris de la Suisse de favoriser une politique de "milice", le peuple ayant devoir de police, j'entend souvent des réflexions du genre : "t'imagine si ton voisin te fait la morale, on va tous devenir délateur blabla..."
Les allemands non plus n'hésitent pas, eux! En France, on peut être condamné pour "non-dénonciation de crime"... mais la psychose de la délation est assez française (personne n'étant, en bon gaulois, absolument blanc des 4 pattes) et est savamment entretenue par une certaine frange de la société qui a tout à gagner à ce qu'on ne s'intéresse pas à ses petites (ou grosses...) magouilles!

Citer
Comment vous appeller une situation ou des personnes subissent les agissements d'autres personnes tout en sachant que dénoncer cet état de fait leur porterait préjudice ?
La tyrannie...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 11:42:46
Réponse #33

azur


HS : A mon sens il n'y a qu'une seule politique qui pourrait avoir une réelle efficacité, c'est de faire baisser la demande : donc de s'en prendre très sévèrement aux usagés.
Si on veut obtenir un résultat durable, çà passera par de l'éducation plus que par de la coercition ou de la rétorsion...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 11:49:17
Réponse #34

Grandhoub


Si on veut obtenir un résultat durable, çà passera par de l'éducation plus que par de la coercition ou de la rétorsion...
Bien sûr qu'il faut éduquer, sur mais "crier haut et fort" que ce n'est pas bien de se droguer sans que de réelles sanctions tombent lors des trangressions = pisser dans un violon.
C'est malheureusement notre politique pénale en ce moment en matière de stups. On envoie les Flics dans les écoles (alors que c'est la place d'un prof) faire la morale, et lorsque l'on attrappe quelq'un avec des stups, on lui refait une Nième leçon de morale asssortie de quelques scéance chez le médecin.
 
« Modifié: 11 décembre 2011 à 11:56:49 par Grandhoub »

11 décembre 2011 à 12:07:29
Réponse #35

choco


Citer
En IDF il y a deux ans, grande banlieue est, une collègue s'est fait fracasser sa voiture à 50 mètres du commissariat local.

Elle va porter plainte, et là on lui explique qu'il ya des témoins, que l'auteur est identifié, mais qu'ils ne feront rien, parce que c'est un des caïds du quartier, que s'ils vont l'interpeller, ça va tourner à l'émeute et donc qu'il est hors de question de sacrifier la tranquilité du coin pour de simples dégradations matérielles

Citer
Paradoxalement, le trafic de stupéfiants canalise un peu certaines cités. Les gros dealers «tiennent» les jeunes et les exhortent à rester tranquilles pour ne pas attirer la police et, ainsi, «bosser tranquillement». Tout ce petit monde compose avec la drogue. Certes, ce commerce permet à certaines familles vivant en situation de grande pauvreté de sortir la tête de l'eau. Elles n'ont pas vraiment d'autres choix que le trafic. Mais cela n'excuse rien, c'est illégal et puni par la loi.

AMA le problème se situ à la base de notre système : politique / judiciaire / magistrature ...

Une fois sur un autre fil (éducation), j'avais noté que le serpent se mordait la queue et que bientôt il arrivait à sa propre nuque, on y est aussi ici, et en grande partie pour les mêmes raisons ...


11 décembre 2011 à 12:13:41
Réponse #36

azur


Bien sûr qu'il faut éduquer, sur mais "crier haut et fort" que ce n'est pas bien de se droguer sans que de réelles sanctions tombent lors des trangressions = pisser dans un violon.
C'est malheureusement notre politique pénale en ce moment en matière de stups. On envoie les Flics dans les écoles (alors que c'est la place d'un prof) faire la morale, et lorsque l'on attrappe quelq'un avec des stups, on lui refait une Nième leçon de morale asssortie de quelques scéance chez le médecin.
Même si, dans le fond, j'abonde dans ton sens, j'ai pu constater d'expérience que la peur de la sanction seule ne suffit pas pour rejeter la drogue.
Il faut convaincre les utilisateurs eux-même de la nocivité du produit pour que, de consommateurs potentiels, ils deviennent des opposants.
Je suis dans un milieu où la consommation d'alcool et de drogue sont plus que sévèrement réprimés et pourtant, ça jugule à peine le problème.

Ce n'est pas aux flics d'aller dans les écoles (sauf sur sollicitation, ce qui donne parfois d'assez bon résultats
mais ce n'est pas aux profs non plus de faire le boulot des parents! Le problème, c'est que les profs et parents actuels ont été des consommateurs dans leur jeunesse....
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 12:20:22
Réponse #37

ulysse


Pour retrouver le "droit chemin", etre en mesure d'etablir des relation de confiance avec son entourage est primordial. C'est moins évident de
transgresser quand on a conscience de l'importance d'un tissus social sain et soudé. Ca doit etre une question d'empathie. Pour le traffic de cannabis
la question de la transgression est pas évidente. Il s'agit d'une drogue douce plus ou moins culturelle dans certains pays et qui a du succes en
Europe occidentale. C'est pas pareil que piquer un sac à main, cambrioler ou braquer un commerce. La transgression est moins personnelle, les
effets deletaires de ce produit ne sont pas aussi spectaculaire que pour les autres ( y compris l'alcool ), et la degradation du tissus social
associée est egalement plus insidieuse que violente dans des endroit ou il faut avant tout avoir la culture de la demerde.
Il s'agit avant tout d'une economie parallelle, un bizness qui echappe au controle de l'etat, et que l'etat laisse peut etre proliferer pour garantir une paix sociale. C'est d'ailleurs peut etre le plus gros obstacle à la légalisation de ce produit.
Je sais pas si j'ai répondu à la question de Patrick ou si je suis totalement HS.

11 décembre 2011 à 12:20:31
Réponse #38

Grandhoub


Le problème, c'est que les profs et parents actuels ont été des consommateurs dans leur jeunesse....
 :up:

11 décembre 2011 à 12:30:10
Réponse #39

mrmagoo


Citer
Pour le traffic de cannabis la question de la transgression est pas évidente
On en est plus là, ce qui génère vraiment du fric et qui motive la majorité du deal de rue c'est la coke et l'héro. Je serais curieux de connaitre le chiffre d'affaire d'un point de vente comme celui que décrit Patrick par exemple.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

11 décembre 2011 à 12:43:39
Réponse #40

choco


Citer
Le problème, c'est que les profs et parents actuels ont été des consommateurs dans leur jeunesse....


Oui, sauf que la consomation n'était pas la même et n'avait pas le même sens.

Citer
Pour retrouver le "droit chemin", etre en mesure d'etablir des relation de confiance avec son entourage est primordial. C'est moins évident de
transgresser quand on a conscience de l'importance d'un tissus social sain et soudé.

Pas neccessairement, lieux communs, qui légitiment à tour de bras la délinquence des enfants de parents démissionaires, etc ...

Il faut surtout avoir conscience d'une chose qui leur fait souvent (tout le temps) defaut la causalité : mes actes : les conséquences : pour les autres et pour moi.



Citer
Ca doit etre une question d'empathie. Pour le traffic de cannabis
la question de la transgression est pas évidente. Il s'agit d'une drogue douce plus ou moins culturelle dans certains pays et qui a du succes en
Europe occidentale. C'est pas pareil que piquer un sac à main, cambrioler ou braquer un commerce. La transgression est moins personnelle, les
effets deletaires de ce produit ne sont pas aussi spectaculaire que pour les autres ( y compris l'alcool ), et la degradation du tissus social
associée est egalement plus insidieuse que violente dans des endroit ou il faut avant tout avoir la culture de la demerde.

Souvent il y a une interaction entre la vente de drogue, douce ou pas, et les cambriolages, braquages, etc ... car les second sont les moyens de financer le premier ...

Citer
Il s'agit avant tout d'une economie parallelle, un bizness qui echappe au controle de l'etat, et que l'etat laisse peut etre proliferer pour garantir une paix sociale. C'est d'ailleurs peut etre le plus gros obstacle à la légalisation de ce produit.

Il y a d'autres freins à la réglementation des stupéfiants, mais c'est une vrai bombe à retardement ...

11 décembre 2011 à 12:53:33
Réponse #41

Thanos


Citation de: J.J ROUSSEAU
Du pacte social

Je suppose les hommes parvenus à ce point où les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l’état de nature l’emportent, par leur résistance, sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état. Alors cet état primitif ne peut plus subsister ; et le genre humain périrait s’il ne changeait de manière d’être.

Or, comme les hommes ne peuvent engendrer de nouvelles forces, mais seulement unir et diriger celles qui existent, ils n’ont plus d’autre moyen, pour se conserver, que de former par agrégation une somme de forces qui puisse l’emporter sur la résistance, de les mettre en jeu par un seul mobile et de les faire agir de concert.

Cette somme de forces ne peut naître que du concours de plusieurs ; mais la force et la liberté de chaque homme étant les premiers instruments de sa conservation, comment les engagera-t-il sans se nuire et sans négliger les soins qu’il se doit ? Cette difficulté, ramenée à mon sujet, peut s’énoncer en ces termes :

« Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant. » Tel est le problème fondamental dont le Contrat social donne la solution.

Les clauses de ce contrat sont tellement déterminées par la nature de l’acte, que la moindre modification les rendrait vaines et de nul effet ; en sorte que, bien qu’elles n’aient peut-être jamais été formellement énoncées, elles sont partout les mêmes, partout tacitement admises et reconnues, jusqu’à ce que, le pacte social étant violé, chacun rentre alors dans ses premiers droits, et reprenne sa liberté naturelle, en perdant la liberté conventionnelle pour laquelle il y renonça.

Ces clauses, bien entendues, se réduisent toutes à une seule - savoir, l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté : car, premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n’a intérêt de la rendre onéreuse aux autres.

De plus, l’aliénation se faisant sans réserve, l’union est aussi parfaite qu’elle peut l’être, et nul associé n’a plus rien à réclamer : car, s’il restait quelques droits aux particuliers, comme il n’y aurait aucun supérieur commun qui pût prononcer entre eux et le public, chacun, étant en quelque point son propre juge, prétendrait bientôt l’être en tous ; l’état de nature subsisterait, et l’association deviendrait nécessairement tyrannique ou vaine.

Enfin, chacun se donnant à tous ne se donne à personne ; et comme il n’y a pas un associé sur lequel on n’acquière le même droit qu’on lui cède sur soi, on gagne l’équivalent de tout ce qu’on perd, et plus de force pour conserver ce qu’on a.

Si donc on écarte du pacte social ce qui n’est pas de son essence, on trouvera qu’il se réduit aux termes suivants : « Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale ; et nous recevons encore chaque membre comme partie indivisible du tout. »

A l’instant, au lieu de la personne particulière de chaque contractant, cet acte d’association produit un corps moral et collectif, composé d’autant de membres que l’assemblée a de voix, lequel reçoit de ce même acte son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté. Cette personne publique, qui se forme ainsi par l’union de toutes les autres, prenait autrefois le nom de cité (a), et prend maintenant celui de république ou de corps politique, lequel est appelé par ses membres État quand il est passif, souverain quand il est actif, puissance en le comparant à ses semblables. À l’égard des associés, ils prennent collectivement le nom de peuple, et s’appellent en particulier citoyens, comme participant à l’autorité souveraine, et sujets, comme soumis aux lois de l’État. Mais ces termes se confondent souvent et se prennent l’un pour l’autre ; il suffit de les savoir distinguer quand ils sont employés dans toute leur précision
http://fr.wikisource.org/wiki/Rousseau_-_Du_contrat_social_%28texte_complet%29

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

11 décembre 2011 à 13:35:37
Réponse #42

Djeep


Même si, dans le fond, j'abonde dans ton sens, j'ai pu constater d'expérience que la peur de la sanction seule ne suffit pas pour rejeter la drogue.
Il faut convaincre les utilisateurs eux-même de la nocivité du produit pour que, de consommateurs potentiels, ils deviennent des opposants.
Je suis dans un milieu où la consommation d'alcool et de drogue sont plus que sévèrement réprimés et pourtant, ça jugule à peine le problème.

Ce n'est pas aux flics d'aller dans les écoles (sauf sur sollicitation, ce qui donne parfois d'assez bon résultats
mais ce n'est pas aux profs non plus de faire le boulot des parents! Le problème, c'est que les profs et parents actuels ont été des consommateurs dans leur jeunesse....

BJR. Quelles sont les sources pour une telle affirmation ? Quel est le % rapporté à la population de la génération précédente ? HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

11 décembre 2011 à 13:54:50
Réponse #43

azur


BJR. Quelles sont les sources pour une telle affirmation ? Quel est le % rapporté à la population de la génération précédente ? HN
Ce que j'ai pu constater c'est que, en moyenne (à + ou - 10% près), dans la génération des actuels trentenaires:
- 70% ont déjà fumé autre chose que du tabac
- 50% n'y voient pas de problème
- 30% fument encore occasionnellement (soirée, etc...)
- 10 à 15% fument régulièrement
Et on ne parle là que du cannabis.

Ces constations, je les ai faites:
- au lycée, dans les facs, écoles et autres lieux d'apprentissage et dans divers environnements professionnels
- dans toutes les catégories de population (milieu populaires, ouvrier, agricole, cadre, bourgeois, citadin, rural...)

Des discussions avec les plus anciens, je peux conclure que la génération des 40-50 ans était déjà bien concernée par ce phénomène.

ce que je retire de tout ça, c'est qu'à l'inverse de la génération des 70-80 ans, la consommation de drogue est maintenant considérée comme normale. C'est pour cette raison que je pense que la baisse de la consommation ne passera pas par la coercition mais par l'éducation et un nécessaire changement des mentalités.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 15:14:58
Réponse #44

Djeep


BJR. Merci pour ta réponse. OK c'est donc ton ressenti qui ne repose que sur ton impression  ;) De mon côté c'est très éloigné de ce que j'ai pu constater mais bien sur c'est loin d'être une généralité. Plutôt que de dire tous je dirais que certains  ::) HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

11 décembre 2011 à 15:27:29
Réponse #45

azur


BJR. Merci pour ta réponse. OK c'est donc ton ressenti qui ne repose que sur ton impression  ;) De mon côté c'est très éloigné de ce que j'ai pu constater mais bien sur c'est loin d'être une généralité. Plutôt que de dire tous je dirais que certains  ::) HN
Pas tous, non... c'est la génération pour laquelle les proportions consommateur/non-consommateur se sont inversées... ce qui explique qu'il leur est difficile de ralentir ou de stopper un usage dont ils ont vécu les débuts.

De plus, et c'est la le coté de plus compliqué du problème: les jeunes actuels ont beaucoup de mal à concevoir qu'on leur interdise quelque-chose qu'ils ont vu pratiquer ou entendu raconter par leurs parents/profs/éducateurs (pas tous... mais une bonne partie)
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 15:47:04
Réponse #46

mrmagoo


Citer
les jeunes actuels ont beaucoup de mal à concevoir qu'on leur interdise quelque-chose
Quand la promotion du style de vie gangsta est faite à longueur de clips sur MTV c'est certain que ça aide pas. Parce que c'est même plus consommer qui est hype, c'est d'être un dealer et d'arborer tous les attributs de l'original gangster.
Conclusion: va falloir apprendre à vivre avec ça. 
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

11 décembre 2011 à 15:49:17
Réponse #47

azur


Quand la promotion du style de vie gangsta est faite à longueur de clips sur MTV c'est certain que ça aide pas. Parce que c'est même plus consommer qui est hype, c'est d'être un dealer et d'arborer tous les attributs de l'original gangster.
Conclusion: va falloir apprendre à vivre avec ça.
A moins qu'un grand bouleversement sociétal ne vienne chambouler les stéréotypes... wait and see!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

11 décembre 2011 à 15:51:30
Réponse #48

Leif


Citer
A moins qu'un grand bouleversement sociétal ne vienne chambouler les stéréotypes... wait and see

or act ::)

11 décembre 2011 à 17:02:44
Réponse #49

azur


or act ::)
Ce n'est qu'un ressentit personnel mais je pense que, sans rien avoir demandé, d'ici peu nous aurons largement de quoi nous occuper...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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