Hello
Perso je ne suis pas très grigri, ça peut donner le bourdon, ça envoie des signaux parasites du genre : ils doivent être morts d'inquiétude ! Ca ajoute à la panique.
Je préfère la hargne pour conjurer le mauvais sort, comme dans une situation où on s'est paumé ( ou on a trainé ou surestimé l'effort), il tombe des hallebardes, rien de prévu pour la pluie, de toutes façons les chaussures sont pleines d'eau, le mobile aussi, encore 15 bornes à faire, il fait nuit..
primo : j'accepte la situation ( je serais très en retard ! plus mouillée ? ce n'est pas possible ).
secundo : je pense à l'objectif : rentrer.
tertio : au bout de 20 mn, trempée jusqu'aux os , j'ai oublié qu'il pleut : "j'emm la pluie ! ca ne me fait rien " je marche un peu plus vite, pour me réchauffer. Dans ma tête je chante l'internationale.

pas très romantique, mais ça aide à garder le rythme et ça stimule..

Un pilote d'hélico racontait son crash à la radio, près de l''autoroute A7, en 87 il venait d'assurer une mission de sauvetage pour les inondations de Nîmes. Crash de nuit. Les trois passagers complètement coincés, sonnés, lui un peu moins, une jambe cassée, il ne peut sortir les autres.. Il a rampé dans les champs jusqu 'à l'autoroute. Avec sa ceinture il a soulevé le grillage pour se faire un passage. Puis accroché à la barrière , a moitié déchiré et plein de sang, il faisait des signes aux voitures, qui ne s’arrêtaient pas. Enfin au péage qqun a prévenu qu'un "dingue à moitié déguenillé" faisait des grands signes au bord de l'autoroute. Les gendarmes sont arrivés et ont appelé une ambulance pour lui et les secours pour chercher et sauver les autres. Le hasard a fait que plus tard au boulot j'ai rencontré un des passagers que je connaissais et qui m'a confirmé les faits. Il s'est juré de ne jamais plus monter dans un hélico ( surtout pas équipé pour le vol de nuit, juste guidé par l'autoroute..) Tout le monde a été sauvé. Un miracle !