Sujet très sensible, qui mérite d'être surveillé de près...
D'abord, comme toute étude, il faut bien définir les termes qu'on emploie, et comme je l'avais dit ailleurs, je pense qu'il faut absolument distinguer force brutale et violence:
- violence : laisser libre cours à ses émotions et sentiments en les exprimant à travers une agression (physique ou verbale) qui n'est pas maitrisée et n'a pas de limite
- force brutale : application de coup ou création de douleur (pouvant aller jusqu'à donner la mort) tout en restant maitre de ses actes et de ses sentiments. Par analogie à un principe d'éthologie: le moins fort possible mais aussi fort que nécessaire
Partant de là, je partirais d'un constat:
auparavant: l'usage de la violence était combattu et sanctionné par l'usage de la force brutale...
exemple: la loi salique mise en place par Clovis était rude, mais visait à dissuader et contenir les accès de violence potentiels de certains
actuellement:
- l'usage de la force brutale est très mal vu
- la pensée commune aurait tendance à trouver des excuses aux actes de violence (folie, "passage à vide", "c'est la faute à la société...", etc...)
Quand la bascule aurait-elle eu lieu?
On peut voir une bascule des mentalité avec les philosophes des lumières qui font naître l'idée que l'individu a autant de valeur que la société dans son ensemble, ce qui n'est pas le cas en Afrique, par exemple, où la mort d'un seul n'est pas vu comme une catastrophe si cela permet de sauver les autres.
Cependant, on peut voir la chose différemment: auparavant, on s'affrontait pour des résultats concrets (territoires, possessions, liberté de circulation...) alors qu'actuellement, les conflits sont davantage d'origine idéologique.
On peut d'ailleurs observer un net changement sur ce sujet entre la première et la deuxième guerre mondiale.