Oui, le fait d'avoir une motivation positive peut sans doute nous donner un ressort mental déterminant... Mais pour espérer renverser la vapeur face à un véritable agresseur, il va quand même falloir aller puiser en soi, au moins pour un bref instant, une agressivité destructrice me semble-t-il difficilement accessible à la plupart des personnes bien intentionnées...
Je ne pense pas que le fait d'avoir raison ou d'être le juste puisse être utile dans le cas d'une agression "surprise", avec un BG qui s'est déjà mentalement échauffé (voire physiquement...).
Je te suis dans le sens où je pense que ce "ressort moral" viendra parfois trop tard (dégoût, colère post-agression avec hyperactivité). Le moment presque le plus dangereux quand on veut calmer un des belligérants.
Je pense que ça dépend pas mal des gens et de pleins de facteurs.
De ma toute petite expérience perso, si je me fais agresser "moi", je flippe. Même si j'ai raison, et même si ça m'énerve et ne m'empêche pas forcément d'agir, mais la peur est là.
Si par contre l'agression est dirigée vers un proche (très proche, quelqu'un que j'aime), la peur n'est pas présente, seule la colère; ceci représente peut-être ce que Blauer dit "
only then will you have the support of good and the force of the universe behind you". Si je me fais agresser, je me sens seul dans mon slip. Si on agresse mes enfants (par exemple), là, c'est l'autre que je trouve seul dans son slip, quel que soit le rapport de force.
Je pense qu'en ce sens le fait d'avoir "raison" importe. Si un jour, involontairement, je manque de faire mal à quelqu'un (en voiture, par exemple), et qu'il chercher à me faire manger mes dents, je vais très certainement manquer de ressort (culpabilité). Si un jour je fais, sous l'effet de l'énervement con, un doigt d'honneur à un type, et qu'il vient me demander des comptes, je me sentirai morveux, et donc ne serait pas du tout disposé à un affrontement. Si c'est lui qui fait le doigt, ça me chauffera un peu plus (sans aller jusqu'à l'affrontement physique). S'il me frappe, encore plus. Et s'il menace quelqu'un que j'aime, il faudra me tazer pour m'empêcher de lui faire étudier sa généalogie de près.
Dans le cas d'une agression surprise... La donne est autre.
Je pense que chez certains, la réaction sera conditionnée par le positionnement d'un curseur moral, et chez d'autres, par le positionnement d'un curseur "domination" alakon. Enfin chez d'autres, par un reflexe animal de s'en sortir, sans doute la meilleure voie, ni mauvaise, ni sujette à trop de gamberge, gamberge Oh combien chronophage en situation.