Salut Kall et les autres!
À les mythes des hommes préhistoriques étaient plus heureux que nous, vivaient en harmonie avec la nature etc... ou inversement , c'était des pauvres bougres sauvages et qui mourraient jeunes après une dure survie de tous les instants etc... ces deux là ont la peau dure, depuis le temps qu'ils sortent de tant de bouches!
Moi j'appelle ça le "syndrome du jeune anthropologue qui connaît pas le réel de ce qu'il étudie", durant les années de licence, on se gave de littérature qui selon les époques vas dans l'un ou l'autre sens, reflet des passions et illusions morales de chacune des phases de notre société. Puis un jour, alors qu'on croit avoir sa petite idée sur le sujet, généralement, par les temps qui court où le monde doute de la pertinence de notre société moderne, on voit un peu trop cela comme le pays de Candie. On obtient enfin le sésame, le fameux tas de papiers laborieusement réunis qui nous ouvre les portes des endroits où les autres n'ont pas le droits d'aller, pour moi ce fut les réserves indigènes du Brésil fermées aux intrus, d'autres partent en Australie, en Indonésie ou encore dans le Kalahari, y'a encore pas mal d'endroit où à peu de chose près ( la machette, la télé et le coca...) les gens vivent presque comme des milliers d'années en arrière.
Et là boom, on se prend une vielle claque dans la gueule, ces gens qui connaissent pour bonne part leur milieu à un niveau qu'on imagine pas (Même des mec comme David ont des connaissances du milieu où il évoluent pour leurs stages qui sont superficielles en comparaison) ben ils sont ni en "harmonie avec la nature" ni des des gros gorâne qui vont tout droits sans s'arrêter!
La clef de leurs survie c'est qu'ils s'économisent plus que nous, ils prennent leurs temps, ils ne s'énerve pas et font bien attention a ce qu'ils sont en train de faire et à leur environnement, parce que dans ces endroits, une blessure part rapidement en gangrène puis on fini tout froid pendant que les asticots fond ripaille.
Dans les villages, on rencontre des gosses sales et en proie à la malnutrition, des gens avec des cicatrices pas jolies, tout le monde à un frère une soeur mort très jeune ou d'un truc qu'on guéri en une semaine en France, mais aussi des vieux qui s'en sortent, je connais une triple arrière grand-mère qui se balade pieds nus à 98 ans et qui refuse qu'on lui prépare sa bouffe et fasse sa lessive. Les guérisseurs savent faire des miracles mais j'ai aussi sauvé un mioche de 8 ans qui avait une infection énorme sur le visage commençant à gagner l'oeil droit avec mes antibios....
Y'a pas de miracles, avant c'était pas mieux, c'était pas moins bien! Hier comme aujourd'hui des gens meurent bêtement et d'autres vivent longtemps, certains sont heureux et vois leurs petits enfants grandir, d'autres sont obligés de regarder leur femmes se faire violer par la horde voisine...
On ne peu pas idéaliser le monde d'hier où la mortalité enfantine était de l'ordre de 3 sur 5, où ont se mettait en couple plusieurs fois dans sa vie parce que le mari ou la femme avait disparu à la guerre, la chasse ou d'une maladie, en couche pour celle-ci, par vengeance pour celui-ci etc...
Aujourd'hui on a gagné sur la plupart de ces plans un certain confort, on peut se permettre un peu plus d'imprudence, de laisser-aller ( et encore...) et on à de nouvelle façon de mourir c'est tout.... Match nul.
Désolé, je suis peut être un peu virulent, mais les discours autour de aujourd'hui, hier, demain, c'est, c'était ou se sera mieux, c'est vraiment du

des spectres de zombis assoifé de vent putrides...
A+
edit: petites corrections... désolé j'ai une dyslexie à l'écrit qui m'empoisonne la vie depuis le CP.