pour moi c'est plutôt: rester sur placer et risquer de mourir de froid, ou bouger et risquer bcp plus de mourir de froid. Après comme tu l'as dis, chaque cas est particulier, il y avait peut être d'autres raisons (mam, risque d'œdème...)
Répéter un message ultra classique sur un forum ouvert à tout le monde ne me parait pas idiot. Combien de personnes arrivent ici par hasard ?
En réalité, il y a quelque chose qui revient souvent sur le forum, comme un leitmotiv : c'est la règele des trois.
# 3 de la règle des trois : trois heures sans régulation thermique, et on est mal ...
# 4 : trois jours sans boire, on est mal
Et si on combine les deux : on est foutu!
Dans le cas présent, les alpinistes étaient peu équipés déjà pour leur premier bivouac. Cela peut passer, par une météo encore relativement clémente, avec de la nourriture, du gaz pour faire fondre la neige et boire chaud ou se faire une bouillotte.
Quand le gaz vient à manquer, quand on est épuisé par deux ou trois mauvaises nuits, que l'on apprend que la météo ne va pas s'améliorer, quand un équipier est plus mal que l'autre, que déjà peut-être, le gel fait son effet ... le forum dit (règle 3 + règle 4) - et le guide le savait : si on reste sur place, on est foutu. Foutu pour foutu ... si il reste une chance "en bougeant" faut la tenter.
Là je crois que c'est l'instinct de survie (les tripes) qui a parlé.
Maintenant, il est des décisions que l'on peut continuer à qualifier de "bonnes", même quand elles se soldent par un échec, parce que c'était des décisions "les moins pires".
(Il en est d'autres que l'on peut continuer à qualifier de mauvaises, même quand elles se soldent par un succès.
Parce que c'étaient des décisions insensées, qu'il n'était pas nécessaire de prendre, et qui doivent leur succès à la chance.)
Bref, "rester sur place" est une consigne bien trop générale que pour avoir valeur de règle, amha.
C'est loin d'être toujours une option.
D'où le "silence" ...
Mais en parler ne peut que faire avancer le débat ...
D'ailleurs, il y avait déjà eu un "Quizz" du Manitou qui envisageait une situation analogue : crash d'un avion de ligne à 4000 m d'altitude - priorités pour les rescapés?