Intéressant, ces deux derniers post!
Cela me rappelle une vieille histoire de 1992.
Ma seconde "expérience" avec le GPS, encore en phase de test à l'époque.
La première, un an plus tôt, avait été peu probante. Celle-ci, où je ne fus que témoin, fut assez instructive!
Le contexte : traversée atlantique nord en avion léger en passant par le Canada, le Groenland, l'Islande et l'Écosse.
Entre Frobisher Bay (Iqualuit?) dans le grand Nord Canadien, et Sondeström sur côte ouest du Groenland, j'entends à la radio des bribes de conversation, des "relais" à propos d'une "emergency" sur le Groenland. J'en apprends plus à l'atterrissage : un monomoteur a fait un atterrissage forcé sur la calotte glaciaire. À ce moment, un avion de sauvetage est déjà dispatché, un "Twin Otter" sur skis. Il ne s'est pas posé, pour cause de blizzard, mais il a largué du matos de survie, en se basant sur les coordonnées GPS transmises par les "naufragés". Ceux-ci ont été récupérés sains et sauf deux jours plus tard, si j'ai bon souvenir. Leur chance : localisation précise (GPS) et moyen de communication intact. Bien sur ils avaient aussi la balise de détresse règlementaire, encore "rudimentaire" à cette époque.
OK, la calotte glaciaire du Groenland, c'est plutôt du terrain "facile", rien à voir avec la Grande Jorasse.
N'empêche, cela m'a donné à réfléchir, ce parachutage en aveugle, dans les heures qui ont suivi l'accident.
Un drône aurait-il pu faire le boulot dans les Alpes, sans visibilité, dans les bourrasques de neige?
Aller s'écraser à 10 mètres des personnes à secourir?
Avec suffisemment d'équipement pour nourrir et réchauffer les personnes en péril?
Honnêtement, je crois que c'est possible, si la cible est connue avec précision.
Dès les années 2000, on pouvait guider un avion de tourisme vers une piste d'atterrissage en pilotage automatique, rien qu'avec le GPS. C'était "dedans" à tous les coups. Avec les améliorations WAAS et EGNOS, ce serait encore plus précis. (Aujourd'hui, c'est "certifié" : grosso-modo, la fenêtre fait 20mx20m)
Or, le matériel employé sur un avion léger n'est pas lourd, pas coûteux (tout est relatif).
Une mini centrale à inertie, et on a un engin capable d'affronter la tempête et ses bourrasques.
On peut même imaginer un bombardement intelligent, en "grappe", avec une ressource de dernière seconde du drône, de manière à épargner celui-ci et à le récupérer (plan de vol vers une piste de fortune).
Sérieusement, les logiciels pour faire cela existent, c'est du niveau "Flight Sim" ...
Les pilotes automatiques aussi.
Les drones aussi.
Mais l'idée n'a pas encore fait son chemin ...
(Même pas sûr, en fait ... peut-être bien chez les militaires, pour les militaires en opération)
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A noter qu'une balise de détresse moderne pèse 150 g et coûte 300 €.
Ici au Vieux campeurEn cas d'activation, elle transmet la position GPS vers les satellites, et radio-guide (technique gonio classique) les sauveteurs.