Bonsoir à tous,
merci Ulysse pour cet article qui est une mine d'informations.
On y trouve énormément de choses.
En contre-point aux statistiques impitoyables sur l'évolution de la profession, on y lit les témoignages passionnés de professionnels qui nous éclairent sur leur vision d'une bonne gestion de la forêt. L'échelle de temps impliquée alors dépasse de loin les petits humains que nous sommes.
Ces témoignages vont tout à fait dans le sens d'échanges que j'ai pu avoir avec des gardes forestiers.
Je garde en mémoire le souvenir d'une discussion avec un agent de l'ONF rencontré au cours d'une balade en forêt en VTT. Je me souviens du malaise qu'il exprimait en me montrant des parcelles dévastées par une exploitation radicale. Les larmes aux yeux, il évoquait l'incompréhension qui régnait entre le sommet de la hiérarchie, préoccupée de rentabilité et les hommes de terrain amoureux de leur forêt.
La situation qui règne dans ce monde de la forêt semble n'être que le reflet de ce qui se passe dans notre société.
Je crains que le passage ci-dessous, extrait de l'article ne soit que trop évocateur pour beaucoup d'entre nous :
Et puis, il y a cette «démarche qualité» issue de la réforme, «une usine à gaz qui nous prend un temps colossal, dénonce Gilles Quentin. Les tâches ont été répertoriées, standardisées et, maintenant, il faut décrire tout ce qu’on fait, puis le transmettre à des gens qui vont faire de beaux tableaux Excel».
L'ordinateur se trouve réduit à la fonction d'outil à quantifier et, sous prétexte de "normes qualité", on cherche à faire passer pour qualité ce qui n'est qu'uniformité.
Et pendant ce temps, le circaète Jean-le-blanc remonte vers le Nord : il niche aujourd'hui dans le Cher.