Demande de conseils: Bucheronnage et utilisation de tronçonneuse (Avis aux pros)

Démarré par Mrod, 25 Octobre 2011 à 12:54:21

Vulpus

J'ai été stupéfié il y a quelques semaines par l'inconscience absolue sur l'abbatage d'arbres d'un monsieur qui devrait s'y connaître, possédant un forêt, abattant au moins une dizaine d'arbres par an avec son fils. Il était surpris de me voir faire une entaille directionelle dans un arbre d'un diamètre très considérable.

Qu'on rencontre peu d'accidents dans les journaux par rapport au nombre de gens qui possèdent des tronçonneuses! Ça doit être parce que les arbres aiment les hommes.
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

Mrod

Super ton doc Lio  :doubleup:

Citation de: Vulpus le 19 Mars 2015 à 21:57:58
Qu'on rencontre peu d'accidents dans les journaux par rapport au nombre de gens qui possèdent des tronçonneuses! Ça doit être parce que les arbres aiment les hommes.

Non, c'est juste qu'on en parle pas.
Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*


Lio

Un peu hors sujet mais je me permet,

En plein questionnement dû à une, peut-être, restructuration dans ma boite j'envisage d'entamer un BPA en travaux forestiers/ bûcheronnage. Etant belge, le CFPPA de Carleville-Mézières offre cette possibilité en partenariat avec les institutions de formations de chez nous.

Mrod (ou les autre) toi qui travaille (ou travaillais) comme tâcheron, sait tu me dire si les employeurs sont regardants à ta formation préalable ou si le fait "d'avoir déjà touché à une tronçonneuse" fait l'affaire.

Ensuite, cherchent-ils uniquement des gens travaillant/produisant l'équivalent d'un temps-plein ou serait-il possible de générer un revenu d'appoint en travaillant en fin de journée et les week-end? Le but serait de vivre au moins en partie de ça le temps de la formation s'étalant de septembre à mars.

Merci d'avance.

Lio ;)
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages.
Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer:" jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien"
Mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage. (La Haine)

Mrod

Comme on sort du sujet je t'aurais volontiers répondu par mp mais il se peux que cela servent à d'autres.

Citationles employeurs sont regardants à ta formation préalable
Ça dépends des employeurs, j'ai commencé en tant que bûcheron sans avoir aucune formation. Il m'a seulement demandé: "Tu sais te servir d'une tronço? oui. Tu as une machine? oui. Tu commence la semaine prochaine". Au bout d'un mois j'avais compris que le fait de faire son bois de chauffage depuis plusieurs années ne faisait pas de moi un bûcheron et j'ai appris sur le tas, en faisant des erreurs. Ça auraient pu mal finir. Avec le recul je sais que j'étais inconscient du danger réel de cette profession.

Citationcherchent-ils uniquement des gens travaillant/produisant l'équivalent d'un temps-plein
Idem, c'est au cas par cas. Pour mon ancien employeur (qui je le précise ne m'a jamais déclaré...). Il faisait appel à des extra le samedi, mais c'était d'anciens employés à lui.

Le plus simple dans ton cas serait d'aller demander aux professionnels de ta région.

Il est important de comprendre que le bûcheronnage n'est pas lucratif. Le bois de chauffage étant le moins rentable. Depuis que je suis élagueur mon activité de bûcheronnage se limite à l'abattage difficile et quelques chantier de grumes. Soit pour combler les périodes d'inactivité, soit pour des clients que je souhaites conserver en espace vert et élagage. A titre informatif, je facture 20€/h le bûcheronnage alors que la taille de fruitiers (où ornements) est à 30€. Entre bosser avec une tronço ou un sécateur mon choix est vite fait, au delà même du prix.

Au final, je trouve le bûcheronnage plus risqué que l'élagage. En élagage le danger est permanent, la vigilance doit être totale. En bûcheronnage le risque est moindre et on tombe vite dans la routine. On sait tous que 3 secondes d'inattention suffisent.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

Lio

Citation de: Mrod le 21 Mars 2015 à 11:51:27Au bout d'un mois j'avais compris que le fait de faire son bois de chauffage depuis plusieurs années ne faisait pas de moi un bûcheron et j'ai appris sur le tas, en faisant des erreurs. Ça auraient pu mal finir. Avec le recul je sais que j'étais inconscient du danger réel de cette profession.

J'ai eu cette réflexion là quand j'ai du commencer à abbatre, et, comme toi, j'ai pris des risques à désencrouer mes conneries. Je pense qu'au début, on prend un peu trop ça pour un "jeu pour grand garçon" et que le danger vient de là.

Citation de: Mrod le 21 Mars 2015 à 11:51:27
Il est important de comprendre que le bûcheronnage n'est pas lucratif. Le bois de chauffage étant le moins rentable.

J'en ai bien conscience. le but serait d'en vivre le temps de me former. Sur le long terme, j'envisage l'élagage, l'achat de parcelle pour pratiquer une activité d'indépendant ou carrément un changement de secteur

Citation de: Mrod le 21 Mars 2015 à 11:51:27

Au final, je trouve le bûcheronnage plus risqué que l'élagage. En élagage le danger est permanent, la vigilance doit être totale. En bûcheronnage le risque est moindre et on tombe vite dans la routine. On sait tous que 3 secondes d'inattention suffisent.

Nico

Oui, un risque accru mais ponctuel permet une concentration plus ciblée qu'un risque latent.

En tout cas merci pour les infos.

Lio :)
C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages.
Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer:" jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien"
Mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage. (La Haine)