Je ne suis pas utilisateur des produits, mais deux trois observations me viennent, en tant qu'hydraulicien :
Le filtre oppose une résistance à l'écoulement de l'eau. On appelle cette résistance perte de charge, et elle est, grosso-modo, proportionnelle au carré du débit. C'est quelque chose d'analogue à la résistance en électricité.
Pour vaincre la pertes de charge, il faut apporter de l'énergie supplémentaire, sous forme d'une différence de pression entre l'entrée et la sortie. Dans un premier cas, c'est de l'énergie mécanique transmise en pompant. Dans le second, c'est juste la différence d'altitude entre les deux récipients qui fournit l'énergie. Dans le premier des cas les limites sont les capacités musculaires de l'opérateur et la résistance mécanique du filtre et de ses composants. Dans le second cas l'énergie sera beaucoup plus faible, d'où le débit inférieur, et sera d'autant plus sensible au colmatage et à la mise à l'air intempestive du filtre (s'il n'est pas dans une masse suffisante d'eau) ou du tuyau (craquelure ou fente).
Attention également aux dimensions du filtre du siphon, il est réellement fait pour mettre dans un récipient de la taille d'un seau.
Au total, comme indiqué, le pocket est certainement plus adapté à l'itinérance (meilleur débit, utilisable au bord du ruisseau) et le siphon à l'utilisation statique au camp (débit faible, nécessité d'installer les deux récipients dont un seau le plus haut possible...et d'attendre)
Mes deux centimes
Fred