Bonjour,
Je suggère de consulter le site
www.banik.orgEn dehors du nombre impressionnant de trucs et astuces pour la navigation à la voile, il y a un chapitre qui parle précisément du sujet survie. Le capitaine étant assez adroit de ses dix doigts a fabriquer un espèce de coffre de toit insubmersible avec un kit survie pour 4 personnes en plus du radeau.
Ayant pour projet d'acheter un voilier pour ma retraite, j'ai beaucoup lu les documents des naufragés. (anticiper, toujours anticiper

)
L'idée du mini gréement a sauvé un voyageur qui a pu rejoindre ainsi le Brésil alors que plus personne ne le cherchait. Il avait un canot et pas un radeau.
C'est également ce qui ressort des autres lectures de naufragés de longues périodes : Un canot en dur léger qui permet de s'allonger est mieux qu'un radeau, même si il a plus de chance de se retourner quand l'océan est démonté. Tout le matériel étant attaché, lors du retournement on ne perd qu'éventuellement la nourriture que l'on aurait pas réussi à protéger de l'eau de mer.
Un autre point également est que les bateaux des parages ne les voyaient pas systématiquement.
La loi impose en théorie une veille permanente, mais en pratique les gars bloquent la barre, mettent le radar et l'alarme et vont dormir 1 ou 2H. Bien sûr pas dans la Manche, mais du coté de la cote d'ivoire et dans le pacifique c'est très commun.

Donc si vous ne voyez personne sur la passerelle ou le pont si après 10 minutes de signalisation il ne vous voit pas, oubliez.
Il y a même un cas où le bateau (vraquier) est passé à 20m du naufragé à toute vitesse sans le voir en pleine journée.
L'inconvénient est que cela prend de la place sur le pont et qu'il faut réagir très vite pour le mettre à l'eau. En effet, les voiliers en perdition coulent vite. Exemple un 12m plastique a coulé en 2mn suite à une collision avec un orque énervé dont il a croisé la route de trop près. Les naufragés n'ont eu le temps que de sauter dans le radeau de sauvetage.
Autre info très intéressante : Il n'y a pas de rapport météo fiable autre que satellite dans le Pacifique. Donc une très bonne connaissance de la météo et un contrôle régulier permet de se préparer au coup de tabac qui s'annonce.
Il ressort également que la nuit en cas de coup de vent, les sensations et les bruits sont amplifiées. Donc ce que l'on prend pour une vague de 3m ne fait que 2. La plupart dormait que par épuisement la nuit. Le jour pour limiter la consommation d'énergie et en s'abritant du soleil le plus possible.
Enfin, sur un voilier il faut très régulièrement vérifier que le moteur fonctionne et ne pas hésiter à le surdimentionner.
En effet le danger est plus fréquent quand on arrive près des côtes et le moteur est d'un grand secours.
J'ai vu à Propriano un voilier devant rentrer à la voile car n'ayant plus de moteur, reculer parc qu'il n'avait pas pris assez de vitesse lors du changement de bord pour rentrer dans le port. Le temps que le bateau reprenne de l'air, il a été drossé sur les rochers. La coque étant en plastique a explosé sous la pression des vagues. Les passagers ont été récupérés dans un mauvais état.
Sinon dans les points importants en naufrage, il ressort qu'un harpon avec crochet est très utile.
Il ne faut pas hésiter à se mettre à l'eau pour se refroidir et bien se sécher ensuite (du mieux possible).
Calculer sa consommation d'eau et s'en procurer dès que possible
Ne manger que la deuxième ou troisième journée par petites quantités 3-5 fois par jour.
Penser à ch... pour éviter l'occlusion intestinale. Un naufragé a failli en mourir.
Il a été aidé par un autre avec une petite cuillère et de la vaseline

Surveiller sa tension pour éviter la déshydratation.
Faire des exercices pour préserver la souplesse des muscles qui auront tendance à s' atrophier.
En cas d' épuisement extrême faire malgré tout un effort pour se déplacer pour éviter les escarts provoqués par les frottements du tissus mouillés sur la peau (100% des naufragés de longue durée, finissent par être "humides").
Je suis en train de fouiller un peu le sujet médical en cas de navigation solitaire à la voile (quel matos à prévoir en plus, premières actions à réaliser dès que l'on a repris connaissance ...)
Dès que j'ai quelque chose d'acceptable, je mail.
Merydine