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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Attentat en Norvege et situation de survie  (Lu 16567 fois)

16 novembre 2015 à 15:22:40
Réponse #50

raphael


Je conseille la vision du 66 min d'hier soir sur M6 , surtout la partie intervention des pompiers au terrases des cafés. C'est fort, c'est emouvant et tres instructif. Bravo a eux  :closedeyes: :up:
Se connaitre et s'accepter


16 novembre 2015 à 15:45:07
Réponse #51

Kilbith


Ce peut être éventuellement un élément de réflexion générale sur l'attitude mentale à avoir dans des situations critiques, rien de plus.

Dans un cas (Thalys) il me semble que l'agresseur solitaire était inexpérimenté, plutôt mal équipé/drillé, et qu'il a lui même été surpris à très courte distance en sortant des toilettes (perte d’initiative). A cela s'ajoute la présence de personnes dont le métier est précisément de réagir à ce type de situation.

Dans l'autre, on a plusieurs agresseurs déterminés, bien équipés/drillés, expérimentés, appliquant un plan et ayant l'initiative. En face, on avait des personnes venues là pour se délasser, prises par surprise, et à milles lieux d'un quelconque conditionnement réactif. Les conditions d'un carnage étaient réunies.

Il me semble aussi, qu’en l’état des choses, le conseil d'Ulf est le plus adapté aux circonstances, pour nous : "citoyens lambda".

« Modifié: 16 novembre 2015 à 17:27:13 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 novembre 2015 à 17:16:25
Réponse #52

jeanjacques


Citer
Il est toujours délicat de réagir et de commenter à chaud les situations tragiques. Dégoût, colère, frustration, tristesse…c'est une soupe interne difficile a maitriser.

Bien sur, en moi, une partie réactive me veut solidaire du raz de marrée émotionnel. J'ai soudainement le besoin intestinal de m'enfoncer dans la facilité des courants, et me laisser aller aux superficialités de comptoir, en régurgitant les évidences politiques et sociologiques ambiantes…

A quoi bon rajouter du bruit la ou il est déjà impossible de s'entendre tellement les hurlements dominent le présent.

Si mon intention première a toujours été d'injecter, parfois tendrement, parfois durement, certaines notions de résilience dans les foyers francophones du monde, c'est avant tout parce que j'ai la ferme conviction que la réalité dans laquelle nous baignons est de plus en plus fragile, de plus en plus instable, et que nous, les citoyens du monde moderne, ne sommes pas équipés pour gérer et absorber certains chocs, certaines cassures.

Ces cassures, soit ce que je nomme "ruptures de la normalité", peuvent prendre des formes variées: accident de la route, perte de l'emploi, incendie au domicile, agression, maladie grave, inondation, incident technologique, et parfois terrorisme…

Quelle que soit la cause de cette rupture, directe ou indirecte, lente ou rapide, dense ou superficielle, les citoyens sont toujours aux premières lignes, et bizarrement, ils sont les moins préparés a absorber les chocs.

Les attaques meurtrières a l'arme a feu par quelques individus déterminés ne frapperont jamais les locaux du GIGN ou du RAID (cibles dures).
Les attaques meurtrières a l'arme a feu par quelques individus déterminés, frapperont toujours la population totalement démunie et dépendante d'une certaine force externe pour sa sécurité (cibles molles).

Nous pouvons mettre en place tous les dispositifs de prévention possible, avoir des bataillons entiers de militaires dans nos rues, dans nos restaurants, dans nos transports en commun et dans nos centres commerciaux…il suffira de frapper la ou ils ne sont pas.

Pour gérer et absorber les chocs, il faut durcir le seul dénominateur commun a toute tragédie: le citoyen.

Si les équipes d'intervention ont leur place et leur rôle a jouer, le citoyen doit lui aussi avoir son rôle a jouer puisqu'il est avant tout question de sa propre sécurité, et plus largement de sa vie.

La réalité du terrain est pourtant catégorique. Nous sommes, nous les citoyens modernes, des marins qui prenons la décision d'évoluer en mer sans jamais apprendre a nager: quelqu'un d'autre viendra nous sauver de la noyade si jamais nous tombons a l'eau.

Apprendre a nager ne veut pas dire que nous ne pouvons pas nous noyer ou encore que la mer cesse d'exister…mais simplement que nous optimisons nos chances de survie, et donc, par défaut, les chances de survie de l'équipage tout entier.

Il n'y a malheureusement pas de médicament miracle…ce serait croire par exemple qu'élire un nouveau capitaine, a bâbord ou a tribord, aurait une quelconque influence sur la nature même des mers et des océans, des courants et des événements météorologiques.

Non…il faut apprendre a nager.

Seulement, comment faire revivre un intérêt sincère et entier aux choses primaires, salutaires, quand nous sommes, collectivement, totalement déconnectés de la réalité.

Comment parler de sécurité personnelle, de réponse stratégique, de stress dynamique, de protection familiale ou plus largement de résilience quand la majorité se révolte systématiquement de l'utilité de porter un simple outil médical comme le tourniquet ? Quand la majorité moque et rejette les simples concepts d'EDC et de BOB ? Quand la majorité s'indigne encore et toujours du fait que défendre sa vie ou la vie d'un proche est un droit naturel, et que la seule chose qui peut stopper un malade avec une arme a feu, est un citoyen responsable avec une arme a feu, qu'il soit flic ou boulanger ?

Nous sommes des marins qui ne veulent pas apprendre a nager…sur une mer déchirée.

Mes pensées aux victimes.
Aux équipes d'intervention.
Force et bienveillance.

http://lesurvivaliste.blogspot.fr/2015/11/attaques-paris.html
Adhérent Unpact.

16 novembre 2015 à 18:32:31
Réponse #53

costa


Salut.

Perso, le post du dessus résume ma pensée  :akhbar: . Je ne pourrai pas rédiger ça mieux qu'il ne l'a fait.

A+

16 novembre 2015 à 18:50:31
Réponse #54

Patapon


Yo,

Je suis entièrement d'accord avec l'ami Ulf: être formé au premier secour (et avoir sur soit de quoi les appliquer. +1 pour l'EDC)

Maintenant, je suis aussi d'accord avec Wol lorsqu'il dit que l'homme moderne n'est pas formé à réagir efficacement lors de ce genre d'évènements. Je ne parlerai pas là de moyen de riposte: bien malin est celui qui pourra prétendre pouvoir faire mouche dans des gaillards, au milieu d'une foule déchainées, sans ce tuer ou tuer quelqu'un (pas oublier à un moment que les solutions ne doivent pas engendrer plus de problèmes que les problèmes eux même).

Je vois encore les infos où des gens ce regroupent après ça: oui, il faut vivre, vivre ensemble....mais si possible pas dans les rues avec des FO qui essaient tant bien que mal de gérer une situation excessivement difficile (ouais: c'est moi qui dit ça). A un moment, il y a une méconnaissance dans la gestion de ce genre de situation qui est dangereuse (à savoir, pour le citoyen lambda: ne pas prendre une place dans les statistiques et, faciliter le travail des équipes sur place).

Après, il y a aussi un article intéressant sur Protegor: http://www.protegor.net/blog/2015/11/paris-13112015/

Et notamment ça:

Citer
En marchant dans la rue, nous regardions tous nos mobiles pour les infos, les SMS, les tweets… puis je me suis rendu compte que je venais de croiser une personne sans la voir. Je me suis dit « on fait une connerie là, on perd la prise de conscience de notre environnement direct, on pourrait se trouver face à un danger et ne pas le voir ou pas suffisamment tôt ». Je l’ai dit à mes potes. On a fait plus gaffe, on avait un oeil sur les personnes que l’on croisait, sur les voitures qui passaient, sur ce qui semblait pas normal… et alternativement on jetait quand même un oeil à notre mobile car il était important de savoir si rien ne se passait dans le sud de Paris où nous nous dirigions. On a eu de la chance hier soir.

Pouvoir suivre les évènements et éviter de se ruer la tête la première de dans me semble plus que correct comme option (dans la mesure où on est pas pris de dans: cela va de soit).

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 novembre 2015 à 19:14:50
Réponse #55

Ulf


Bonjour Hurgoz.

Attention à ne pas me plussoyer. Je ne suis pas quelqu'un de fréquentable.

Pour illustrer mes propos, les jihadistes lèvent souvent l'index vers le ciel. Cela signifie "il n'y a qu'un seul dieu" blablabla. Je ne serai pas contre un châtiment corporel consistant à couper ce put**n de doigt et leur foutre dans le cul.

En espérant que tu saisisses la portée symbolique de la mutilation, Bizoux. 


16 novembre 2015 à 19:18:04
Réponse #56

Patapon


Pour ça que j'ai expliqué ce sur quoi j'étais d'accord...  ;)

Le reste ça t'appartient: il convient à chacun de gérer ces pulsions, ou pas. Je n'ai pas à avoir d'avis là dessus.  :closedeyes:

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 novembre 2015 à 20:11:04
Réponse #57

azur


Après, il y a aussi un article intéressant sur Protegor: http://www.protegor.net/blog/2015/11/paris-13112015/

Et notamment ça:

Pouvoir suivre les évènements et éviter de se ruer la tête la première de dans me semble plus que correct comme option (dans la mesure où on est pas pris de dans: cela va de soit).
L'évocation des portables est intéressante et j'ai entendu un témoignage ce soir qui m'a interpelé: "des gens nous ont permis de recharger nos mobiles qui étaient déchargé à force de donner des nouvelles"...
Ben, dans ce genre de situation, peut-être vaut-il mieux partir sur une logique de rationalisation de l'emploi du mobile, ce qui permet aussi de rester attentif à son environnement...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

16 novembre 2015 à 21:06:35
Réponse #58

Patapon


en ce sens l'initiative Facebook avec le bouton "Je vais bien" était plutôt intelligente. C'est un exemple du bon usage des réseaux sociaux (même si ça limite en effet l'accès aux gens disposant d'internet et d'un compte).

Après des remontées de flux RSS bien paramétré peuvent aussi être intéressant.

Pour la conscience de l'environnement, leur gestion en groupe a été intelligente. Tout seul, faut s'en servir comme un point topo je pense.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 novembre 2015 à 21:08:49
Réponse #59

azur


C'est pour ça que je parle de "rationalisation": c'est utile, il y a plusieurs fonctions qui peuvent être fort utiles dans ces circonstances... et c'est précisément une très bonne raison pour s'en servir à bon escient et préserver la batterie!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

17 novembre 2015 à 10:36:10
Réponse #60

Troll


Bonjour,

Je voudrais simplement souligner le topic 'comment survivre à l'attaque d'un tireur fou' (recherche google avec david manise à côté). Il fournit des documents intéressants sur le "type" de réaction à avoir en cas de tirs et autres attentats.

Un bien modeste rappel et contribution,

Bien à vous,

Troll
Semper potest proficio

17 novembre 2015 à 15:15:11
Réponse #61

zangetsu74


Pour compléter le post de Troll :
"Fuir, se cacher, combattre".
Les 3 stratégies à appliquer par ordre de préférence.
le lien vers le post
(la vidéo est linkée directement dans le post en question)

Et sinon, un partage que je vois régulièrement depuis quelques jours (sur le blog de Fred Perrin, partages FB, y a même une version "sannatesque" sur insolentiae ), mais je ne retrouve plus le lien du blog de F. Perrin, alors je vous mets le post FB
20 conseils...
La différence entre la théorie et la pratique ?
En théorie il n'y en a pas, mais en pratique il y en a une.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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