Je pense que plutôt que de charger les gens avec une pléthore d'objet de sécurité spécifiques il faudrait d'abord leur apprendre à suivre un sentier, prendre du matos pluie même quand le ciel ne laisse aucun doute sur le beau temps à venir, prendre une petite laine alors qu'il fait 48°...
J'ai noté que bien souvent une grosse galère, voire des galères tragiques commencent par une erreur d'orientation.
Cela arrive à tout le monde, parole ... Même "suivre un sentier" n'est pas toujours simple : les sentiers s'effacent, se perdent au milieu de nulle part, ne correspondent pas au tracé figurant sur la carte ...
Mais il est vrai que pour randonner en "sécurité raisonnable", il faut en effet une prise de conscience "multiple":
- conscience de l'incertitude de la météo, du refroidissemnt considérable que l'on peut connaître en quelque minutes ...
- conscience du risque de se casser le cou pour un oui, pour un non,
- conscience du risque de s'égarer et de se trouver bloqué par le mauvais temps ...
- conscience de bien d'autres petits pièges bien vicelards ...
J'ai croisé récemment une personne à moitié chauve dont le cuir chevelu était quasiment "carbonisé" : débutant en rando, sans chapeau entre 2000 et 2500m.
Trois jours de rando en plein soleil ... il était cuit. Il a probablement frôlé l'insolation pure et dure, sans percevoir les risques ...
La FFRP a publié un petit guide de la randonnée pas mal fait et assez complet.
Mais ces "prises de consciences" ne se font pas dans les livres ! Il faut un minimum de vécu ...
En ce qui concerne mon coup de gueule à propos du gps, je parlais des alpinistes morts de froid au Goûter ... en principe donc des gens qui connaissent la musique.
Mais qui considèrent l'emport et la maîtrise d'un GPS comme une futilité ...
Ils avaient de quoi appeler les secours, et la chance que le signal passe.
Mais ils avaient peut être jugé "pléthorique" d'emporter l'instrument qui leur aurait permis d'être localisés avec précision. Parce que, vraisemblablement, ils n'avaient pas pris conscience du risque de se perdre lors d'une course en montagne ...
Bon, je ne fais pas le procès de ces malheureux.
J'ai fait mon compte de bêtises, je dois avoir plus de vies qu'un chat ...
Mais je fais le procès d'une attitude irresponsable qui consiste, pour des raisons fallacieuses, à ignorer/rejeter/mépriser l'emploi d'un instrument de confort (ben oui) et de sécurité .