De mon point de vue de gendarme à Bxl, à mon arrivée, on serait aurait un peu négocié avec la femme et compté sur les agents de sécurité pour surveiller notre dos durnat l'interception.
Bonjour Madame, Gendarmerie, tournez vous face au comptoir bras et jambes écartés...
NON !!!
Madame, vous vous rendez coupable de rébellion et nous allons faire usage de la force pour vous maitriser, tournez vous face au comptoir
NON !!!
Petit message radio :
Darra Darra - Bruxelles One One, demandons renfort pour interception... (à voix haute pour bien qu'elle entende)
Madame, toujours pas décidée ?
non?
ok
Pour intercepter une femme, on évite tout coup porté au ventre, donc clé de bras, mise à genoux puis au sol
Si le mari intervient et que les agents sont miro, je fais confiance à mon collègue, menotte en vitesse la bonne femme, lui met le pantalon sur les chevilles et le pull sur la tête et vais en assistance.
Ca c'était avant, quand "Force doit rester à la Loi" voulait encore dire quelque chose.
J'ai toujours eu horreur de négocier des heures pour en arriver au même résultat : le pugilat
Sur 10 personnes que je contrôlais, il y avait au max 1 petit malin qui ne voulait pas se soumettre.
Quand je lui expliquais que le contrôle allait se faire en douleur ou en douceur mais se ferait quand même, j'avais encore 10% de cons qui ne voulaient pas se laisser faire
Cela fait 1%, c'est à dire rien du tout, des cons il y en a partout et il ne faut pas céder, le contrôle il faut le faire quand même, le tout c'est d'expliquer la situation et laisser une chance de se rendre à la personne.
seulement maintenant, plus personne n'a peur de la police
Attention, la personne qui me répondait : non, pour quelles raisons me contrôlez vous, je ne la faisais pas rentrer dans le cadre de la rébellion, c'est légitime comme question et il me fallait un motif valable de contrôle (j'avoue avoir parfois joué un peu avec, genre : vous ressemblez à un signalement de personne recherchée)
Il m'est arrivé de faire des PV de contrôle négatif, avec audition de la personne car elle n'était pas contente : elle avait ainsi mon nom et unité et pouvait allez déposer plainte plus facilement et moi me défendre plus facilement.
Il y a une zone de police, près de chez moi, où une enquête disciplinaire est ouverte à la moindre rébellion, avec paperasse supplémentaire à faire à chaque usage de la matraque, des menottes, etc
Ca refroidit pas mal les ardeurs et plus personne ne veut se risquer à cela.
Je pense aussi que la formation est à remettre en cause, si j'en crois des collègues, on ne peut plus "tuer" d'aspirants durant la formation car c'est anti pédagogique.
En cas d'erreur pouvant mettre en péril la vie de quelqu'un, on arrête l'exercice, explique l'erreur et on reprend
De même, en "maîtrise de la violence", le plastron ne peut plus avancer vers les candidats mais attendre qu'ils viennent à lui
J'en conclus donc que l'intervention de ce matin est politiquement correct et remplit tous les critères de qualité de la nouvelle police
