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Auteur Sujet: Les moyens de sauvetage en montagne : jusqu'où ?  (Lu 2551 fois)

15 novembre 2011 à 15:38:06
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Kilbith


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Cette histoire m'a surpris. Jusqu'au dernier moment je pensais qu'on allait les ramener vivants. Voici comment ça aurait dû se passer, en faisant un tout petit peu de science-fiction:

    Les alpinistes ont signalé leur planning et leur itinéraire. Ils ne sont pas redescendus à l'heure convenue, et leur téléphone est hors couverture. On déclenche le plan de secours.
    La météo est trop mauvaise pour envoyer un hélico ou une cordée de secours. On envoie un drone équipé d'une station de base GSM au dessus des nuages. On établit le contact, on obtient leur position, on planifie les communications ultérieures pour économiser la batterie.
    Deux jours plus tard, la météo est toujours trop mauvaise. On expédie une cargaison de propane, d'oxygène et de vivres sur les coordonnées GPS, en utilisant les mêmes technologies qui permettent aux militaires de balancer des dizaines de kilos d'explosifs sur des cibles à quelques mètres près (donc en gros une bombe guidée avec en plus un parachute, des fumigènes et des fusées éclairantes à l'atterrissage).
    Les alpinistes ont de quoi tenir plusieurs jours de plus. Ils reprennent des forces et redescendent dès que la météo le permet. Si risque d'avalanche, on envoie l'hélico.


Pourquoi ne sait-on pas faire ça en France, en 2011, sur un massif très touristique ? Question de moyens financiers ? D'autres pays font-ils mieux que nous en matière de secours en montagne ?


Bonjour,

Je préfère créer un nouveau fil plutôt que répondre sur le fil initial qui, me semble-t-il, est plus consacré à manifester notre soutient moral.

Je ne sais pas si les moyens techniques que tu proposes existent. Mais on peut penser que les militaires ont certains de ces moyens (genre Bombe Guidés Laser, missile de croisières, drones, désignateur lasers...) que l'on pourrait peut être adapter au sauvetage.
AMHA, ce ne serait pas simple car nombres de ces techniques ne sont pas, dans la réalité, aussi précises que ce que l'on voudrait leur faire croire. De même, les conditions de haute montagne (froid, altitude, vent violent, effet venturi, épaisseur de neige variable, brouillard...) sont de nature à rendre imprécis ce qui est précis en zone désertique plate et sans nuages.

Je me souviens de mes premiers essais de GPS en montagne (dans les années 90). A cette époque le signal GPS (dont la mise à disposition du monde entier est, n'oublions pas, une largesse des militaires américains payé par le seul contribuable US) était "brouillé" pour les civils et précis à+/- une centaine de mètre : totalement "useless" en montagne, particulièrement prêt de la crête (j'ai donné ce GPS). Depuis la précision, comme le signale Bison, a vraiment fait des progrès tant que les militaires US ne changent pas d'avis. Mais 10m en montagne c'est la différence entre l'Italie et la France sur une ligne de crête.


Mon propos n'est pas là. Je voudrais répondre à la question précise :

Citer
Pourquoi ne sait-on pas faire ça en France, en 2011, sur un massif très touristique ? Question de moyens financiers ? D'autres pays font-ils mieux que nous en matière de secours en montagne ?

A moins que tu ne sois Belge, il me semble que la question est mal posée. Sous réserve des problèmes techniques exposés ci-dessus, il faudrait plutôt demander :

Citer
Pourquoi ne PEUT-on pas faire ça en France, en 2011, sur un massif très touristique ? Question de moyens financiers ? D'autres pays font-ils mieux que nous en matière de secours en montagne ?

La réponse, sans être définitive est relativement simple : On peut engager des frais, dans la limite où ce que l'on sauve rembourse ce que l'on investit. Modulo une péréquation qui dans notre pays et notre culture s'applique aux citoyens.

En somme, quand tu sauves un alpiniste tu sauves un contribuable. Si les sommes engagées par la collectivité dépassent la VAN (Valeur Actualisée Nette) de ses contributions futures....tu perds de l'argent et le système ne peut pas être pérenne, DE LUI MÊME. Il faut alors trouver un autre contributeur :

Notre modèle social accepte, jusqu'à un certain point, une péréquation. Cela veut dire que tout le monde accepte de perdre un peu pour un gros gain de quelques uns. Essentiellement parce que tout le monde peut s'imaginer "un jour" dans la même situation...et souhaiterait alors bénéficier de cette solidarité (norme de réciprocité).
C'est, a minima, le principe des assurances et de la mutualisation. MAIS, il ne faut l'oublier, c'est possible tant que les "accidents" sont rares et la masse acceptant de payer un peu, nombreuse. Si ce n'est pas le cas, le système s'arrête, mécaniquement par manque de moyens.

Ces principes étant posés on peut répondre à ta question :

- S'il est économiquement rentable de sauver une vie, on (le système) va le faire sans problèmes.
- Si ce n'est pas économiquement rentable au niveau individuel, on peut le faire tant que la norme sociale assurant la solidarité/péréquation/mutualisation s'opère (c'est l'intérêt global du système social). On peut alors accepter un déficit ponctuel, mais pas sans limites.
C'est cette situation qui prévaut dans les pays où les secours sont privés et/ou reposant sur une assurance volontaire ou obligatoire. Si l'assurance fait faillite, plus de secours. Remarquez que si le pays fait faillite (les pays peuvent faire faillite, il y a plein d'exemples): plus de secours non plus.  ;#

Plus un pays est riche. Plus ses citoyens sont productifs. Plus ils sont productifs, plus ils sont contributeurs. Plus il est logique d'engager des frais pour les secourir. Vous me direz que l'on devrait engager plus de frais pour secourir les plus productifs (en approximant : riches)...or ce n'est pas le cas (?). En effet, la norme sociale, celle assurant par exemple une relative sécurité et ordre dans une entité nationale s'applique : tout le monde (du moins les assurés dans un système privés) a droit aux mêmes moyens. C'est plus ou moins le cas de la "norme sociale" dans nos pays.

J'en vois certain, au fond de la salle  >:( >:( >:(


C'est vrai que j'exagère volontairement...mais je ne peux m'empêcher de constater que sur cette planète plein de gens pourraient être sauvé d'une fin prématurée pour un coût bien inférieur à une opération de secours en montagne. Et pourtant on ne le fait pas (disons pas toujours si vous préférez). Si on applique le raisonnement exposé ci-dessus c'est très logique :

- Ils sont souvent peu productifs (au sens économique) et donc peu contributifs.
- Même contributifs, ce n'est pas pour NOTRE système.
- La norme sociale en vigueur en France/UE (citoyenneté, solidarité, principe de réciprocité, capacité à me projeter à leur place....) ne s'applique pas à eux car ils sont en dehors du système.


"food for thought"  ;)







« Modifié: 15 novembre 2011 à 16:18:57 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 novembre 2011 à 15:51:05
Réponse #1

Karto


AC, ta réaction manifeste une méconnaissance du milieu montagnard.
On n'expédie pas de cargaison de propane sur coordonnées GPS dans un enchevêtrement de parois verticales et de glaciers profondément crevassés. Chance de succès : 0. Et ça n'aurait pas été suffisant : il aurait fallu une tente de paroi etc...
Par ailleurs, même avec des super strobes dans le brouillard, on ne voit parfois pas à quelques mètres dans ces conditions.
Le GSM ? Les mecs le gardaient probablement éteint la plupart du temps, pour économiser la batterie, surtout en milieu froid.


15 novembre 2011 à 16:01:08
Réponse #2

VieuxMora


Je recopie ici ma réponse initiale à AC

@ AC
Je comprends que cela enrage de n'avoir pu sauver ces personnes. Et je n'ai pas arrêter d'y penser pendant toute semaine terrible.
Mais...
Si tu connais la haute montagne, dans le brouillard, la tempête, avec des vents pouvant atteindre 100km/h et - 20° à 4000m, sur des arrêtes de pente moyenne de 50 à 70°, avec de la neige avalancheuse, si l'hélico ne passe pas, ce n'est pas un drone qui pourra.
Il serait bien vite jeté au sol ou contre les parois par les vents rabattants, tout couvert d'une belle épaisseur de givre.
Pas de video possible dans le brouillard, donc pilotage impossible.
Quant au parachutage, l'idée est belle mais là aussi la probabilité de voir dévaler la chaine de survie dans la paroi est grande.
Seule une cordée aurait pu progresser très lentement avec une forte probabilité de faire de nouvelles victimes.
Leur position était pourtant connue à 50 ou 100m près.
La montagne reste la plus forte.

15 novembre 2011 à 16:48:34
Réponse #3

AC


En somme, quand tu sauves un alpiniste tu sauves un contribuable. Si les sommes engagées par la collectivité dépassent la VAN (Valeur Actualisée Nette) de ses contributions futures....tu perds de l'argent et le système ne peut pas être pérenne, DE LUI MÊME. Il faut alors trouver un autre contributeur :

OK, c'est le principe de la solidarité, et je sais que les assureurs passent leur temps à chiffrer la valeur des vies humaines en fonction de l'âge, de la nationalité, de la CSP, et autres joyeuseries. Mais en l'occurence j'ai l'impression que mon scénario à base de drones et de "bombes" guidées coûterait moins cher que d'envoyer des hélicos et des cordées de secours, avec les risques que cela implique pour les sauveteurs. Alors j'essaie de comprendre si il y a de vrais obstacles techniques, ou juste un manque de volonté/moyens.

AC, ta réaction manifeste une méconnaissance du milieu montagnard.

Oui, je ne suis jamais monté à plus de 3500m, sur du relief facile et par beau temps.

Cependant à partir du moment où on communique avec les alpinistes, ne peut-on pas espérer obtenir leur position sur une carte (surtout si ils sont sur une route connue), ou au minimum l'azimuth de la pente, en plus des coordonnées GPS ? Au pire, il y a la solution du guidage radio VHF avec la balise de 150g mentionnée par Bison.

Ici, le relief des Grandes Jorasses: http://maps.google.com/maps?ll=45.868889,6.988056&spn=0.01,0.01&t=p
On doit bien pouvoir programmer un "missile" pour qu'il s'écrase perpendiculairement à la pente sans glisser au fond de la vallée. Risque de déclencher une avalanche ?

si l'hélico ne passe pas, ce n'est pas un drone qui pourra.

Je proposais de faire voler le drone *au dessus* de la couche nuageuse, juste pour servir de relais radio. Si on voulait envoyer un engin près du relief pour faire de la reco, on choisirait un appareil rapide à voilure fixe; 100km/h de vent même turbulent, ce n'est quand même pas la fin du monde pour un avion, et si en plus c'est un engin sans pilote, on peut se permettre de piloter agressivement.

Voilà pour mes élucubrations de secouriste de salon. Je comprends qu'on puisse mourir en montagne à cause d'une défaillance du matériel, d'une chute, d'une crevasse ou d'une avalanche; mais de froid à cause du mauvais temps, c'est vraiment rageant...
« Modifié: 15 novembre 2011 à 17:06:12 par AC »

15 novembre 2011 à 21:46:57
Réponse #4

Corin


Oui, c'est rageant mais c'est la vérité de la montagne (comme celle de la mer, aussi).

On ne peut que penser à eux, leurs familles et tous ceux qui ont essayé d'aller les chercher. On peut d'autant plus être ému que comme le faisait remarquer l'un des sauveteurs rencontré ce week-end en stage, ils ont pu voir la vallée en-dessous.

Pour aller dans le sens du fil. Jusqu'où doit-on aller en matière de secours en montagne?

  • La version pragmatique: tant que la montagne et les sports d'hiver attireront autant de monde et assureront la ressource principale de vallées perdues, les moyens de secours seront assurés.
  • La version humaniste: tant qu'il y aura une personne en danger, il y aura quelqu'un pour se lever et aller la chercher.

Cela pour dire qu'il y aura toujours plus de matériel, d'innovation.

A+
« Modifié: 15 novembre 2011 à 21:53:47 par Corin »

16 novembre 2011 à 08:32:16
Réponse #5

Corin


Petit rajout.
http://www.pyrenees-pireneus.com/Secours_payant.htm

J'avoue ne plus être à jour sur le sujet. Faudrait creuser la question. Si quelqu'un a des infos plus fraîches, je suis preneur.

A+

16 novembre 2011 à 10:28:38
Réponse #6

Lynx


Le texte sur la participation aux frais de secours est toujours en vigueur (Article L2321-2 du code général des collectivités territoriales).
Les "recommandations" du ministère  visent à pousser les collectivités à restreindre le secours payant aux domaines skiables et à transférer le reste au SDIS, mais il ne s'agit que d'une recommandation.

Pour le reste, la considération de rentabilité de la vie d'un individu reste évidemment choquante, surtout lorsque l'on connaît la tradition du secours des montagnards par les montagnards.
Cette tradition, ce sentiment profondément humain de porter secours est une évidence pour un montagnard. Le quotidien des secouristes, qu'ils soient encore bénévoles pour certains secteurs, ou pro, n'est rien d'autre que cela.

La péréquation financière et sociale est avant tout associée à la fois à un déracinement de la décision vers les organes centraux de l'état ainsi qu'a une "merchandisation" des loisirs de montagne.
La tendance est évidente, la montagne est, aux yeux de la société dans son ensemble, avant tout une zone d'attraction et de loisirs. La tendance est au zapping, il faut pouvoir proposer des sensations, des loisirs variés et faciles, du luxe, du sport, du confort et du brillant. Les pratiques traditionnelles sont en crise. Les années d'apprentissage, le quotidien des refuges, les heures d'approche, le respect des conditions, des saisons, du conseil des anciens, apparaissent de plus en  plus comme des contraintes à la consommation de loisirs. Et comme habiter dans un parc d'attraction excite beaucoup de monde, le visage des populations habitant en zone de montagne à également changé. Ces habitants sont aujourd'hui pour beaucoup des citadins, fraichement arrivés à la faveur des bassins d'emplois souvent dynamisés par cette activité touristique.

Le résultat est quotidien et se ressent dans la demande sociale. On souhaite des routes toujours viabilisées en hivers, des stations faciles 100% plaisir, des équipements de loisirs variés et de qualité, des chemins entretenus, et bien sur, des secours pro, efficaces, rapides, fiables. Le repli est donc clair vers une certaine aseptisation de la pratique qui s'accompagne et une perte de la notion d'engagement.
Par exemple, aujourd'hui, la notion d'isolement autrefois habituelle, est simplement inacceptable et considérée comme une faute des pouvoirs publics...puisque j'ai acheté un chalet dans un hameau, la commune doit rendre la route viable!... la notion même de risque est donc rejeté par cette nouvelle population, il n'est pas vendeur, pas attractif et fondamentalement, contrarie la notion même du loisir. La contrainte est par ailleurs soigneusement détournée par les vendeurs d'espaces, de cadre de vie et d'activités.

Cette organisation sociale, ce sentiment de gérer un parc d'attraction a généré un sentiment de pression important sur le dos des élus. Puisque nos montagnes deviennent des parcs d'attraction pour citadins, que ce soient eux qui paient les frais de secours puisqu'ils ne participent pas au fonctionnent de la commune (ni en finances ni en bénévolat). Le transfert vers des SDIS et les budgets départementaux tendent donc à équilibrer les choses en rendant une certaine logique dans le financement de ce secours. En effet les petites communes rurales de montagne sont souvent concernées par les loisirs de montagnes mais ne disposent que d'un budget limité, tandis que les grosses agglomérations, souvent lieu d'origine des pratiquants, disposent de finances considérables, mais ne sont que très rarement confrontés à des opérations de recherches et de secours sur leur territoire...

Le combat des moyens du secours en montagne, c'est ni plus ni moins que la trace visible du combat entre la liberté individuelle,  la réalité locale et la régulation par la masse de la société.
C'est également, pour les montagnards, un arrachement des valeurs traditionnelles qui ont tenus les hommes au fil des siècles pour greffer des valeurs citadines et consuméristes.
Le débat n'est pas simple, parce qu'il est multidisciplinaire, qu'il touche aux droits fondamentaux et à des sentiments intimes propres à chacun.

De mon point de vue, il ne serait pas absurde d'approprier le débat de la sécurité et donc du secours sur un plan territorial et d'entendre la réalité de terrain des élus, professionnels, secouristes, pratiquants...
Autant de voix de montagnards au contact permanent avec le milieu et la réalité de choses et qui ont parfois bien du mal à raisonner jusqu'a la capitale...
Enfin de mon point de vue personnelle, l'organisation à la française est trop complexe et trop centralisé. Le bénévolat et l'implication locale n'est pas suffisamment généralisée...il faut réapproprier la sécurité sur le plan local pour balancer la demande d'assistance vers l'organe centrale, l'Etat...
« Modifié: 16 novembre 2011 à 11:45:33 par Lynx »
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

16 novembre 2011 à 10:41:49
Réponse #7

VieuxMora


Je n'aurais pas su si bien dire et j'approuve totalement l'exposé de la situation par Lynx. (On pourrait d'ailleurs étendre à la mer cette analyse.) :up:

Une question à laquelle certains membres du forum doivent pouvoir répondre:
-Comment sont organisés les secours en montagne dans les pays voisins: Suisse, Italie, Autriche, Allemagne ?

16 novembre 2011 à 10:45:02
Réponse #8

Lynx


Une note de synthèse a été rédigée en son époque par le sénat, c'est un début:

http://www.senat.fr/lc/lc61/lc61.html
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

16 novembre 2011 à 11:28:43
Réponse #9

Woodrunner


En Suisse en plus des moyens de l'armée (surtout voir uniquement des moyens de recherche et détection) il y a la Garde aérienne de sauvetage Suisse. ( le TCS et Air Glacier ont des services similaires.)

La REGA (www.rega.ch)  est un organisme indépendant constitué d'une flotte d'hélicoptères et d'avions avec médecins et des spécialistes du sauvetage. La REGA fonctionne grâce aux dons des donnateurs, ces donateurs ce voyant offrir la gratuité des secours en cas de sauvetage.

Pour une cotisation de 30.-à 70.- ( individue et famille)annuel on est couvert... aucune personne faisant un métier à risque ou qui se promène un peu dans la verte ne devrait se passer d'une tel souscription!

En plus de ça dans les régions montagneuse on a les colonnes de secours du club alpin, Le club alpon suisse est une association promouvant la randonnée, le ski de randonnée, l'escalade... ces colonnes de secours sont composées de volontaires expérimentés qui s'entrainenet sur leurs temps libre et qui assurent un service de piquet pour les secours en montagne.

En résumé comme pour le service du feu et l'armée la réponse en Suisse est la MILICE et le sens des responsabilités individuels ainsi que l'esprit communautaire.

« Modifié: 16 novembre 2011 à 11:38:28 par Woodrunner »
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

16 novembre 2011 à 11:33:27
Réponse #10

Chris-C


Super texte Lynx, ça fait chier mais on en est là........

Salut Wood  :)

la REGA fonctionne donc que pour les résident Suisse? un touriste en difficulté sera secouru mais aura une facture? c'est ouvert aux donateurs étrangés?

a+

16 novembre 2011 à 11:56:33
Réponse #11

Woodrunner


Une personne non donateur recevra une facture, même un donateur reçoit la facture, mais il n'est pas obligé de la payé... l'avantage du système c'est que chacun est responsable et voit ainsi les frais engendré...

Pour les non résident je pense qu'il faut regarder avec la hotline rega.

Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

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Winston Churchill

16 novembre 2011 à 18:27:04
Réponse #12

Aerazur


 :)..pourquoi ne suis je pas surpris, une fois de plus, de l'efficacité de nos voisins Suisses...

16 novembre 2011 à 18:36:51
Réponse #13

VieuxMora


Merci Woodrunner et respect pour ce mix intelligent entre responsabilité individuelle, collective et solidarité.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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