Je trouve que vous stigmatisez beaucoup les sociopathes...

Blagues à part, je crains que ce qu'on appelle un "sociopathe" dans ces circonstances c'est à peut près tout le monde.
Qui n'a pas déjà été obligé de fuir une situation pour ne pas commettre l'irréparable sous le coup d'une émotion trop forte, de l'exaspération, de la jalousie ou de la colère?
Par exemple, ça me viendrait pas à l'esprit de renverser des gamins pour un motif aussi futile, mais ça me viendrait pas à l'esprit non plus de buter une nana (ou un mec) par jalousie pour une histoire de cœur/cul, et pourtant c'est très courant et socialement beaucoup plus accepté. Comme le souligne Patrick, les histoires de voisinages qui se règlent à coup de fusil c'est pas rare non plus. Je crois que les meurtres de sang froid sont vraiment très rares par rapport aux meurtres de "sang chaud", pas de stat à produire sur le sujet, mais ça me parait être une évidence (je peux me tromper ceci dit).
Une fois l'irréparable commis, on essaye de rendre ses actes cohérents, d'une part parce que devant la justice ça va pas aider de dire un truc du genre "j'lai buté parce qu'il m'énervait", d'autre part pour se justifier vis à vis du regard des autres. Intéressant d'ailleurs de constater que les tueurs authentiques trouvent toujours une bonne raison pour justifier leurs actes, de même que monsieur tout-le-monde qui est passé à l'acte sur un coup de sang(parfois on nomme ça un "coup de folie" d'ailleurs).
La bonne nouvelle c'est qu'on a donc une bonne raison de se méfier de tout le monde, et de laisser enfin libre court à notre penchant pour la paranoïa sans culpabiliser.
La mauvaise, c'est qu'on doit aussi se méfier de nos proches et de nous même.
Bonne journée les zamis!
