Je ne l'ai pas eu en main, donc ce qui suit vaut ce que ça vaut :
- les boutes de papier ne servent qu'à former les losanges du tsukamaki. Pas toujours nécessaire. Rien de particulier à ce propos, sauf que les lames anciennes ont ces supports en papier de riz, généralement.
- le ito n'aurait pas dû partir en morceaux. Ca peut être du coton. Soit, c'est un truc ancien (ce qui justifierait la désintégration, mais c'est peu probable, car le ito tient bien dans le temps), soit ça a été mal stocké (probable) et le ito est abîmé par de l'humidité. Voir l'état de la tsuka (si c'est du magnolia, on voit pas grand chose).
- c'est un tanto (lame de 1 shaku de long). 2 shaku pour un waki, et 3 shaku pour un katana.
- pas de signature sur la soie : pas une lame de forgeron titré au Japon. Soit une lame faite pas un inconnu (japonais ou pas, mais les japonais tendent à signer), ou autre hypothèse : une lame retaillée à partir d'une lame plus longue qui aurait cassé (fréquent, notamment pour certains montages sur hampe).
- il ne devrait pas y avoir de marques de forgeage sur la lame. Si c'est le cas, c'est sans doute pas japonais. Ou alors c'est de la corrosion, tout simplement.
- sans avoir la lame en main, c'est pas possible d'émettre un jugement. j'ai déjà eu de vaches surprises.
- contrôle s'il y a un hamon avant d'attaquer, car ça peut être un indicateur.
- l'allure de la soie est aussi un indicateur intéressant : ici, elle est pltôt propre - la lame est probablement assez récente (encore que l'arrière semble noir), ou la soie a été nettoyée, ce qui est l'une des choses les plus débiles à faire, car elle empêche une certaine datation, et dévalue considérablement une lame authentique.
Wala!
Rémy
