Salut
Je voudrais vous raconter une situation dangereuse que j'ai vecu.
J'étais parti en randonnée pour 2 semaines dans le Morvan en décembre 1999.
A l'epoque j'étais bon randonneur mais je commençais seulement a expérimenter le bivouac
et j'en étais à l'étape d'essai du matos en hiver.
Et l'hiver était bien la, bien pourri. Un ciel bas, un crachin permanent
et le petit vent qui n'arrange rien. Il gelait pas mais on devait etre a 1°C ou 2°C la nuit.
Bref le panard pour test la resistance du matos a l'humidite et la solidité du moral.

Au bout de 3 jours ça allait pas mal,quand je tombe sur un obstacle: un passage a gué.
Ce qui aurait du être un gentil petit ru était devenu un torrent boueux à cause de la crue.

Dans ma tête je devais passer. Le sentier que je suivais devait traverser cette riviere, alors il fallait que je passe.
Impossible de traverser comme ça sans avoir les pompes et le futal de trempés.
L'eau devait arriver au dessus des genoux avec un fort courant.
J'ai du mal à me souvenir des raisons qui m'ont poussé à ne pas simplement enlevé mes chaussettes chaussures et pantalon.
Je penses que j'avais peur d'avoir froid ou peur de glisser.
En tout cas j'ai décidé de remonter en amont (en aval le "ru" se jetait 20 m plus loin dans une très grosse rivière),
dans l'idée de trouver un endroit pour sauter par dessus la rivière.
Plus haut dans les bois elle s'encaissait dans le sol et je réussi a trouver un emplacement où elle ne faisait
que 2 ou 3 m de large. Le sol est meuble plein, de feuilles et d'une mousse touffue et gorgée d'eau, mais le saut me semble faisable.
Je balourde mon sac, je m'élance...
Et ce qui devait arriver arriva, je tombe dans la flotte jusqu'a la ceinture.

Bien sur je n'avais pris qu'un pantalon ("je suis pas une chochote!").Donc rien pour me changer.

A l'époque je savais pas faire du feu quand tout est détrempé, je connaissais pas le fire steel. Donc rien pour me chauffer.
J'ai essoré mon pantalon et je suis reparti. En marchant j'avais moins froid, mais je sentais que je fatiguais beaucoup plus vite que d'habitude.
Un peu avant la nuit je suis arrivé dans un hameau avec l'espoir de trouvé un foyer pour me réchauffer.
Je tombe sur un père et son fils, je leurs dis ce qui m'est arrivé et leur demande si je peux me sècher chez eux.
Le père me répond que normalement il n'y aurait pas de soucis mais que ce soir il a de la famille chez lui car c'est Noël.
J'avais complètement oublié (moi et les fêtes...

). Du coup je me vois mal taper à la porte des gens pour demander le gite et le couvert.
Du coup j'ai du abandonner mon périple et mes parents sont venus me chercher.
Bon voila ma petite histoire, j'ai pas grandement risqué ma vie, j'étais a 4 5 heures de marche du premier village,
mais c'est une expérience qui montre que l'enchainement de plusieurs petites conneries peuvent t'entrainer dans une grosse m*rde.
Est ce que le mieux ça aurait été de retirer les chaussures et le pantalon pour passer?
D'autres idées peut être?
Petite anecdote: Mes parents m'ont ramené au bercaille vers minuit. Vers 6 heure on est tous réveillé par un vent de folie.
Dehors c'est la tempète. LA TEMPETE de decembre 99. Là, je suis devenu dingue en voyant les branches d'arbres, les tuiles voler de partout,
et en pensant que si j'était pas tombé dans la rivière je serais dans ma petite tente de m*rde.
J'ai carrément flippé après en allant dehors et en voyant tous les arbres, les poteaux électrique à terre.
Je pense que ça aurait été un cauchemare a vivre surtout dans l'état de fatigue dans lequel j'étais.
Est ce arrivé à quelqu'un d'être pris dans une tempète extrêment forte en bivouac (avec tarp)?
a+