C'est un sujet phare en matière de self défense et de protection personnelle.
Donc, nous devons le replacer dans un ensemble de principes globaux, issus de l'expérience sévèrement acquise sur le terrain par ceux qui, malheureusement, ont eu à faire face à ce cauchemar.
Principe n°1 : il est accompagné. Il a des compadres ( visibles ou qui vont surgir ).
Principe n°2 : il est armé.
Principe n°3 : le plus rapidement possible, je dois être armé.
Passons maintenant les étapes préléminaires que nous connaissons tou(te)s et sans lesquelles nos approches seraient stériles : éveil, conscience, gestion stratégique, observation, orientation, évitement, prévention, dialogue, négociation, désescalade, etc ... etc ...
Aboutissons dans le sujet même. Les préléminaires sont un échec, l'attaque se déroule.
Sommes-nous dans un laps de temps qui permet de la voir venir ?
Auquel cas, maintenir une distance est stratégiquement envisageable. Face à une arme déployée ou qui va hypothétiquement surgir, cette distance nous procurera peut-être cette micro aide qui aidera à survivre un peu plus longtemps.
Sommes-nous dans le feu même de l'action, au contact, et sous pression directe de l'agresseur ?
Nous savons dès lors que la distance pourra être notre ennemie plus que notre alliée.
Plus nous allons nous détacher, moins de pression combative nous exercerons sur l'ennemi. Accroitrons-nous la distance, que nous permettrons à la main armée de l'adversaire de mieux se mouvoir, de mieux cerner ses cibles et d'accroître sa potentialité destructrice.
Dans ce maelström chaotique qu'est le combat corps-à-corps, simplement imaginer que nous aurons le luxe de choisir et de sélectionner un meilleur placement corporel de notre masse centrale par-rapport à la main armée de l'ennemi tient du voeu pieu.
Nous n'aurons pas le choix et nous ferons donc avec ce qui se présentera brutalement, sauvagement et rageusement à nous.
Mais, nous nous replierons à nouveau sur d'autres principes solidaires de notre pratique combative :
- nous apporterons des réponses massives et brutales sur tous les niveaux : haut, moyen, bas
- nous tenterons d'incapaciter le système nerveux central de l'ennemi, sa vision, sa respiration, sa mobilité
- nous tenterons par tous les moyens d'inverser les rôles et de retourner la prédation sur le prédateur
- nous nous déplacerons vite, constamment mais irrégulièrement
Et, surtout :
- par tous les moyens possibles, avec le plus grand préjudice, nous attaquerons le ou les membres armés
Pour ce faire, si l'on doit laisser passer, à une ou plusieurs reprises, la main armée devant notre masse centrale, qu'il en soit ainsi. Autant la potentialité d'être blessé existe, autant la manoeuvre sera également susceptible de mieux nous positionner par-rapport à l'arme. Chaque instant, chaque battement du temps modifie les données et réactualise l'équation à résoudre.
Devons-nous subitement reculer, creuser notre bassin, contourner, dévier, rediriger, avancer de manière explosive, saisir le bras, le tenir férocement, le meurtrir et l'amoindrir, le blesser sinon le détruire ?
Qu'importe.
Nous devons faire le pire pour l'adversaire, le plus vite et le plus violemment possible.
Do your worst, fast and first.
En-dehors de tout cela, personne ne peut apporter de certitudes.
Seul l'achat d'un grille-pain nous apportera une garantie, selon l'expression maintenant consacrée.