Une des "beautés" de mon (notre) métier, c'est que chaque fois que la porte s'ouvre ou que mon bip sonne... Une nouvelle aventure commence! Pas de "petites" sorties, pas de prise en charge "sans risques potentiels" pour le patient... Alors, certes, transfuser en hélico un polytaumatisé exsangue alors que le soleil orangé se lève sur la mer allumant à l'opposé la montagne d'une lumière rose... ça laisse plus de "souvenirs" que de caler une gamine de 17ans pour qu'elle puisse "s'alléger" d'un trop plein d'alcool dans la lumière blafarde d'un vsav de pompier... Mais dans les deux cas... c'est une vie! Et elle m'est précieuse!
Quant au regard las et épuisé... C'est réservé au reconditionnement des sacs d'intervention...Après!!!

Le problème que je sous entendais plus haut, c'est que Mr Y (pour reprendre l'exemple: alcoolique chronique et malheureusement sans domicile fixe) peut
aussi faire un arrêt cardiaque...
Pour aller au bout de la caricature: Mr X qui se présente aux urgences pour une angine de 5 jours (alors qu'il n'a pas perdu 5 minutes pour Mr Y) grognera bien sûr quand il se fera dépasser à l'accueil par l'équipe smur qui a finalement transporté Mr Y intubé-ventilé sur planche à masser (le hasard a de l'humour!

)
La région? Je sais pas... Mon expérience pro a commencé à Paris puis en banlieue pour enfin migrer dans le sud... Et à part l'accent... je n'ai pas noté de grandes différences... Mais là, c'est très subjectif!