Citation de Serge :
""Citation de: Vince* le 14 Avril 2011 à 18:56:25
Cette manie de pathologiser tout azimut les différences en se prenant réellement au sérieux."
Je vais réfléchir sérieusement à cela."
Je n'ai pas tout suivi ce qui vient alimenter ce fil en amont (un article sur wiki ... ?), faute de disponibilité personnelle.
Toutefois, je trouve qu'il y a des choses intéressantes :
J'ai apprécié le texte de Vince, dans ses traits humoristiques. C'est bien foutu !

(Il pourrait être doublé par un autre texte sur ceux qui ne peuvent plus parler de matériel qu'en terme de (tm) : ceux qui n'ont plus un pantalon mais un G7E-3 supertactical de Special F. incorporated, ceux qui n'ont plus un couteau mais un Ultimate RF-Z8 de chez Strategical Messer (tm). Ca donne l'impression que le code barre bien marketé remplace l'utilisation effective).
Je comprends que certains puissent perdre l'humour sur certaines choses très sensibles, adossées à un passé qui reste douloureux. Je comprends et je respecte totalement. Il y a des trucs dont les séquelles ont tendance à faire passer du stade blanc au stade cramoisi et à bousculer le OODA en OAO(D).
Il en va de même pour moi en certains sujets, où je suis très très mal capable de seulement sourire.
Reste que je sais que j'irai mieux et que d'autres iront mieux, quand ils seront capable de sourire vraiment sur les sujets qui les braquaient précédemment. Mais à chacun sa vie, sa façon d'avancer, son rythme pour avancer, les circonstances propices.
Mais ce qui m'intéresse le plus, et qui dépasse bien mon cas, celui de X ou Y, c'est bel et bien cette tendance à pathologiser, et plus particulièrement à psychiatriser.
Tendance générale dans la société.
Et surtout par des gens qui n'ont strictement aucune compétence en psychiatrie, hormis leur formation continue dans "Femme actuelle" ou "GQ". Et qui pisseraient dans leur slip à l'idée d'aller réellement voir un psy, préférant se faire les contempteurs bien équilibrés de cas qu'ils réputent pathologiques. C'est toujours pratique de pouvoir désigner le malade (ou dans d'autres cas, le traître, et sans doute : le juif, l'incroyant (ou plutôt le croyant actuellement), le non-politiquement correct). Ca donne l'impression d'être lavé plus blanc.
hypothèse au niveau de la société :
la tendance à psychiatriser est liée au dysfonctionnement même de la société, à sa folie sous-jacente et mal identifiée, qui donne à chacun l'impression qu'il y a quelque folie à dénoncer. Mais comme on répugne à la reconnaître chez soi, il est très économique psychiquement de la dénoncer chez l'autre.
Difficulté à la reconnaître chez soi : méchante blessure à l'amour-propre, et en plus il faudrait se mettre au travail ensuite ??? scandale !!! Ca va pas, non ??!!!!
Ce qui rappelle à l'échelle de la société certaines dynamiques familiales bien connues des personnes exerçant en psy.
Combien de fois j'ai entendu des personnes (ou des "médias" généralistes) employer les mots : toc, manie, paranoïa, névrosé, psychose, schizophrènie, dépression, délire ... avec les caractéristiques suivantes :
1) à tort et à travers
2) sans la moindre bienveillance envers la ... cible
3) sans le moindre examen de leur propre comportement psychologique ...
4) et quand bien même la personne destinataire du diagnostic à la volée (de bois vert) serait effectivement malade : sans aucune interrogation sur la portée de balancer des diagnostics dans les gencives, aucune interrogation sur l'impact, sur le bénéfice thérapeutique. Absence d'interrogation qui permet là encore de continuer à se sentir propre, à ne pas reconnaître sa propre volonté perverse de faire mal à l'autre et d'en tirer quelque plaisir.
Instrumentalisation perverse de la psychiatrie. Comme il y eut auparavant instrumentalisation dévoyée de la religion.
Le prétendu malade mental a remplacé le Juif apparemment.
Ensuite on peut considérer que cette propension à la psychiatrisation donne lieu à des passes d'armes assez symétriques :
- va donc hé phobique
- ta gueule, parano de mes deux !
- attends, je vais te soigner moi !
Ceci étant dit, je continue à penser qu'internet peut être vraiment très casse-gueule. Alignement de phrases en milieu semi-clos comme le forum. Avec des personnes qui ne se connaissent pas entre elles (voire : elles-mêmes !!!). Ignorance qui permet pas mal de projections. Et d'inimitiés qui dans un certain nombre de cas diminueraient ou disparaîtraient peut-être au contact réel ou qui ne seraient jamais nées après une rencontre réelle.
Et d'expérience perso, c'est dans bien des cas les personnalités atypiques qui sont plus intéressantes que les ... comment on dit déjà ? les normosés ... les tout lisses, tout adaptés, tout sympas, tout fonctionnels, les gendres parfaits sans un poil qui dépasse, hyper-fit ; hommes gris (...) jusque dans l'âme. Et à l'intimité assez souvent bien surprenante en fait.
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Pour ma part, je suis plutôt un hoplophile mesuré mais certain.
J'aime.
j'aime regarder, j'aime comprendre, j'aime utiliser.
Je ne collectionne pas. Pas de mentalité de collectionneur, pas de budget disponible. Priorité à d'autres choses qui m'intéressent encore plus.
Et je déteste qu'on m'interdise, comme toute personne en France depuis quelques décennies, de porter les armes (que je n'ai pas) après m'avoir autorisé à une certaine époque de ma vie à en porter et à en faire usage. Etre tacitement réputé plus irresponsable à 19 + x années qu'à 19 ans, ça laisse perplexe.
Je déteste cela alors que dans des pays voisins c'est autorisé et que cela ne pose pas de problème. Cf. la Suisse.
Je déteste cela alors que ce sont principalement les personnes obéissant à la loi qui respectent cela.
Je déteste cela alors qu'on me bassine les oreilles avec le mot "progrès" et qu'en fait nous sommes réputés ne plus être assez responsables pour porter ce que nos ancêtres portaient couramment, ne serait-ce qu'un canif de poche à verrouillage décent.
Enfin bref : je suis pour le port d'arme blanche pour toute personne qui n'a pas de casier judiciaire infamant ou de trouble psychique sérieux. Et je suis favorable à un peu d'instruction publique sur la LD, la PP, pour les personnes volontaires. Comme l'instruction au secourisme ou à la conduite automobile et à la natation. Quitte à ce que les plus intéressés se prennent en charge et profitent de l'instruction de personnes très compétentes comme il s'en trouve ici en allant s'entraîner avec elles pour se perfectionner.