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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: ma trouille cherie  (Lu 8646 fois)

10 novembre 2007 à 09:17:42
Lu 8646 fois

force999


Bonjour à tous

Je suis nouveau ici , même si je regarde votre forum depuis pas mal de temps , franchement les débats sont souvent intéressants et passionnés cela change , je ne suis jamais intervenu et par principe je ne donne mon avis que lorsque on me le demande , sinon je la boucle . Pour autant votre avis m’intéresse sur une question que je me pose depuis un moment , alors si certain d’ entre vous souhaite me donner un avis , merci d’avance .

J’arrive à la cinquantaine , j’ai eu une vie plutôt mouvementée , 10 années passées dans un régiment d’élite avec engagement dans pas mal de conflits notamment au tchad en 78 ( pour les connaisseurs ) , Liban etc ….. , ensuite carrière chez les pompiers de Paris , et actuellement chef de service dans la fonction public d’état chargé du maintien de l’ordre et de la sécurité ( cités sensibles  , mouvements étudiants , anarchistes etc ….  )  , le stress croyez moi je connais , la souffrance , la douleur , les boyaux qui se tordent dans le ventre , le ventre qui gonfle  , les mains qui trembles parfois  , les rêves , les nuits blanches  , enfin les connaisseurs me comprendront …………..

Je pratique les sports de combats depuis toujours , j’ai touché à tout  sans être expert en rien , ( j’ai commencé la lutte avec mon père à 6 ans et j’ai jamais arrêté )  boxe , judo , full contact avec Valéra à l’époque , et puis ma période self défense depuis 15 ans avec Joussot , Paturel , Quèquet , etc ….. , j’enseigne moi aussi depuis 5 ans par ailleurs je suis capitaine d’ une équipe de raid nature et j’entraîne moi-même mon équipe d’ intervention .

Bon tout cela  pour vous dire quoi ? pas pour faire le malin soyez en sur juste , mais pour vous dire que malgré toute mon expérience , tout les situations  vécues ,  hier après midi face à un groupe d’anarchistes hyper violant j’avais les genoux qui tremblaient encore exactement comme lors de mon premier engagement au feu réel au Tchad , ou lorsque je suis descendu dans ma première cave enfumée au pompiers de Paris , exactement comme à mes débuts , comme si tout mon expérience vécue ne servait à rien  , étonnant non ?

Bon je connais le remède à cela  , l’ACTION , dès que je rentre en action , la bête se remet en route et tout va bien , mais la période d’ attente , la période de réflexion est terrible , la pré ouverture de feu , la pré descente dans la cave , la pré confrontation physique hier après midi , voilà une période qui pour moi est terrible , enfin après le conflit elle me laisse un bon souvenir mais une souffrance tout de même , voilà si certain d’ entre vous ont un avis je suis preneur , sans doute une faiblesse ? une peur ?  . En principe mes fonctions de direction des opérations me dispenses de terrain direct pourtant , j’aime cela  , je vais sur le terrain et j’aime la confrontation physique autant pour soutenir mes Hommes que pour faire cesser par l’action cette trouille .

Bon voilà, merci de m’avoir lu .

Bien respectueusement à tous

JL
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

10 novembre 2007 à 09:33:47
Réponse #1

pimyboc


salut force999,
Ton post m'interpelle, déjà sache que c'est une réaction normal. La montée d'adrénaline fait que l'on tremble plus ou moins avant la confrontation voir après. C'est une réaction naturelle. Cela m'a toujours étonné mais c'est comme ça. Quand on sait cela, il suffit de l'accepter et ça roule. Je suis sûr que les gens qui ne ressentent plus cela, ne sont plus bon dans leur action, ils sont blasés. Ils n'ont plus de respect pour eux où les autres et/ou sont trop sûr d'eux pour se remettre en question. Je suis plutôt content de voir quelqu'un qui réagit comme toi malgrès son expérience. Je me dis que tu es quelqu'un de "bien" qui a un cerveau et qui s'en sert et qui est bien intégré dans la société au sens large où les évènements qu'il a connu ne glissent pas sur lui.
Enfin bref, ton post devrait être coupé en deux. Ta présentation dans la section présentation et ta question ici.
autrement bienvenue et au plaisir de te lire.
DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

10 novembre 2007 à 10:01:26
Réponse #2

niglo85


+1
mais je ne pense pas que ce soit de la peur, plutôt un sorte de "trac", voir de mise en condition (une sorte de pré-chauffage comme sur un diesel ;D) ... l'important à mon avis est que ces "symptômes" disparaissent dans l'action... 
moi je prends ces symptômes comme une sorte d'alarme, qui me signale qu'il va falloir passer à l'action.

bon moi je dis ça mais je suis très loin d'avoir une expérience comme la tienne  ;D

Johann

10 novembre 2007 à 10:18:36
Réponse #3

Wla


Tout cela est naturel et humain...
Par contre, en ce qui me concerne, je fais parti de ceux qui ont la trouille après-coup (tremblements, gros coup de pompe etc...)

Pensez-vous que l'on puisse classer les réactions des personnes en 3 catégories :

- Ceux qui ont la trouille avant
- Ceux qui ont la trouille pendant
- Ceux qui ont la trouille après

Et si oui, est-on susceptible de toujours rester dans la même catégorie.

Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

10 novembre 2007 à 10:31:26
Réponse #4

bloodyfrog


Salut JL,

Quelques uns ici pourront t'aider à appréhender ces sentiments...
Pour les avoir ressenti moi aussi, j'aime me dire que c'est normal, au vu des situations, et comme le dit pimyboc, preuve que ton cerveau (et ton estomac) identifie l'action à venir comme source de danger...

Si tu lis l'anglais, j'ai compris pas mal de choses en lisant les écrits de Geoff Thompson... Fear notamment...

Enfin, comprendre ne résoud pas tout...

En tout cas, sois le bienvenu, et bravo pour ce premier post...
Avec ton parcours, et ce partage presque intime, ça va calmer un peu les cocoys de salons qui pourraient nous lire...

 :)

Manu.

10 novembre 2007 à 11:10:12
Réponse #5

** Serge **


C'est bien embêtant, JL.

Juste au moment où Patrick, le Sachem, demande que l'on ferme un peu notre grande bouche et que l'on se consacre plus à l'entraînement et moins à la sémantique, tu déboules avec un problème dont la résolution tient quasiment dans la visualisation, la verbalisation et la sémantique, justement.

La peur veut tout dire et, in fine, ne rien dire.
Par ton parcours professionnel de pointe, tu connais sur le bout des doigts les stress pré et post opérationnels. De même, que celui qui rugit dans notre corps durant l'action.
Le milieu cérébral se muant en véritable centre de crise et transformant notre corps en un bassin chimico et physio industriel connaissant immédiatement le plein emploi.
Nous avons la tendance rationnelle à vouloir nommer la quantité impressionnante d'opérations de tous types se déroulant dans notre corps placé sous ce stress intense.
On use et abuse ainsi du mot " peur " pour tenter de qualifier ce  que nous connaissons ou avons connu.

La compréhension de ce qui se passe sous stress permet déjà une visualisation de ceci.
Visualiser permet de gérer.

La focalisation, ensuite, permet de mieux gérer les effets secondaires de nos réactions physiologiques. Nous concentrer sur des taches précises et connues nous aidera à ne pas nous laisser distraire par les effets potentiellement désastreux que peut provoquer l'observation de ces réactions physiologiques.

La verbalisation, ensuite, est un outil incontournable qui permet de mettre des mots sur des événements internes et externes à notre corps. Le fameux debriefing. Qu'il soit collectif ou intime.

Chacun se doit, également, de trouver les outils susceptibles d'être une aide et de tenter de se focaliser dessus avant et après l'action ( pendant, revenant souvent à un doux souhait ). Ces outils sont très personnels.
Ainsi, j'essaye de rendre plus régulière la respiration. Ensuite, je tente de visualiser des mains qui ouvrent les volets placés sur le côté des yeux pour accentuer le champ de vision soudainement rétréci. Je tente de me concentrer sur une liste de " missions " à atteindre que je passe en revue comme une " check list " et je la résume à voix haute, intérieure, dans ma tête.
A aucun moment, je ne tente de juguler et gérer le rythme cardiaque, le tremblement de la main droite ou des genoux. Je me concentre plus sur la respiration, l'élargissement du champ de vision, l'observation lente et posée de l'environnement et le passage en revue de la check list.

Pour les procédures post-opératoires, je debriefe toujours mais en conservant toujours le côté positif. Mentionner ce qui n'a pas fonctionné mais ne pas s'appesantir dessus. Par contre, souligner et mettre en exergue tout ce qui a été positif. Afin d'oeuvrer sur le renforcement positif, seul apte à opérer un travail efficace de longue haleine sur soi-même.

Bienvenue et merci de venir renforcer les rangs de ceux qui, ici, sont dans le deuxième âge ( comme me disait Raymond Carter, à un séminaire de Fred ).
« Modifié: 10 novembre 2007 à 12:02:48 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

10 novembre 2007 à 11:55:55
Réponse #6

DavidManise


Salut !

Bon bah je suis loin d'avoir ton vécu.  En 78 j'avais trois ans et je gambadais innocemment dans le jardin...  Malgré tout j'ai eu mon lot de situations à risque ou stressantes (videur pendant plusieurs années, etc.).  J'ai jamais vraiment réussi à me défaire de la trouille.  Quand j'y étais exposé régulièrement, à la limite, je pense que j'y étais moins sensible...  mais j'ai jamais pu parfaitement gérer. 

La trouille, c'est un outil pour mobiliser nos ressources quand ça craint.  C'est pénible, mais utile. 

On peut respirer à fond, expirer longuement, plusieurs fois de suite...  ça aide.  Mais seule l'action, pour moi aussi, est un vrai soulagement de ce sentiment et de ces sensations...  et là on se sent vivre.  Enfin surtout avec le recul...  :)

En tout cas bienvenue ici...  j'ose espérer aussi que ta présence calmera un peu les ninjas d'arrêt de bus, et je suis sûr que tu auras des bons trucs à nous faire partager ;)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 novembre 2007 à 12:33:02
Réponse #7

** Serge **


HS, mais par simple curiosité quasi " scientifique ", qu'appelles-tu des " anarchistes " en 2007 ?
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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10 novembre 2007 à 13:05:06
Réponse #8

** Serge **


Merci.

P.S : pour les curieux ( comme moi  ;) ) :

http://www.cnt-f.org/article.php3?id_article=12

Fin du HS
« Modifié: 10 novembre 2007 à 13:12:30 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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10 novembre 2007 à 13:08:34
Réponse #9

bison solitaire


Bienvenu Force999

Ce que tu décris, je l'ai aussi ressenti, mais je me sens mal placé que ce soit pour le décrire ou pour donner des conseils. D'autres l'ont déjà fait (faudra que je prenne des notes) et je n'ai pas ton expérience. Et au délà de tout ça je ne me vois pas donner des conseils qu'un ainé connait sans doute déjà et bien mieux que moi. Ben oui, t'es mon ainé quoi...

« Modifié: 12 novembre 2007 à 21:28:16 par bison solitaire »

10 novembre 2007 à 15:11:54
Réponse #10

bison solitaire


Bon, je vais essayer de développer un peu...
La dernière fois que j'ai ressenti une peur, c'était lors d'une simple altercation verbale avec un yougoslave barbu d'une tête de plus que moi (je fais 1m83). Une sombre histoire sans importance mais impliquant sa mère.
Bref le ton monte et il s'approche de moi. Etant dans un lieu où "force doit rester à la loi" comme on dit, je ne pouvais reculer. J'étais à la merci du moindre coup de boule. J'en avais les fesses, oui, oui les muscles fessiers qui en tremblaient... Il était hors de question de reculer, baisser les yeux ou la tête. Je me suis adressé à sa mère, très poliment "madame calmez le, vous comprendrez qu'on ne peut tolérer son comportement" sans le quitter des yeux. Après quelques secondes de reflexion, il s'est calmé et s'est assis. Je suis allé dans mon bureau et j'ai soufflé un grand coup.
Je me suis interrogé sur l'origine du ressenti, sur cette peur et son illustration; j'ai lu que ce qu'on ressent au niveau des muscles, c'est l'afflux de sang pour les préparer à fuir ou à combattre... Certes, mais la toute première fois où j'ai su que j'allais devoir me battre (il y a des années), je n'ai rien ressenti de tel, je me souviens avoir dit un truc du genre "ah ouais, ben on va se battre alors"... Sur ce coup là, j'ai eu les jambes tremblantes après. Et c'est je pense depuis cette première fois que mes muscles reçoivent par avance un certain afflux de sang... avant mon corps ne savait pas.
Maintenant je ne sais pas si le terme de peur convient... je lui préfère celui d'appréhension.
Quoiqu'il en soit, par la suite même en compétition karaté, alors que j'avais du mal à rentrer dans un combat, il me fallait un déclencheur pour aller de l'avant, parce que mon truc, ça aurait été plutôt de fuir l'aire de combat. Généralement il suffisait que je reçoive un coup ou que je sois "victime " d'une injustice arbitrale... C'est pas pour autant que je gagnais ou faisais un beau combat, mais plus de peur, plus d'appréhension, fallait juste aller au charbon.
Ca rejoins un peu ce qui se disait plus haut: une fois de l'action plus de souci.
...
En fait la seule interrogation: les jambes qui tremblent à cause de l'afflux de sang pour préparer le corps à fuir ou à combattre, c'est inné ou c'est acquis, parce que dans mon cas, j'ai plutôt l'impression que ça a été acquis... A moins que cet acquis n'ait réveillé un inné??
...
« Modifié: 12 novembre 2007 à 21:28:38 par bison solitaire »

10 novembre 2007 à 15:45:59
Réponse #11

DavidManise


Salut...

Bon, quelques erreurs se sont glissées dans la BdD.  C'est encore réparé. Décidément ça cafouille depuis hier...  :(

En fait la seule interrogation: les jambes qui tremblent à cause de l'afflux de sang pour préparer le corps à fuir ou à combattre, c'est inné ou c'est acquis, parce que dans mon cas, j'ai plutôt l'impression que ça a été acquis... A moins que cet acquis n'ait réveillé un inné??

L'anticipation du danger est acquise, dans la mesure où on apprend à reconnaître le danger en question.  Le gamin qui traverse sans regarder et qui passe à un cheveu de se faire démolir par un 32 tonnes, il n'a pas peur du tout.  Sa mère, elle, a une décharge d'adrénaline digne des champs de bataille.

La reconnaissance du danger est acquise.  La réaction physiologique à la reconnaissance du danger est innée.

Pseudos étudiants de mon cul oui. Je te chargerais tout ça à cheval et au sabre  >:(

Je pense que ça serait une erreur stratégique monumentale...  Si aujourd'hui des mecs sont prêts à sortir les barres de fers et l'artillerie lourde contre les forces de l'ordre, c'est bien parce qu'ils n'ont plus grand espoir de gagner grand chose à être à l'intérieur du cadre légal...  Il y en a certainement une petite partie qui sont des fils à papa, mais ça n'est pas la majorité, crois moi.  Les fils à papa ils sont là quand il faut gueuler et jouer à imprimer des tracts et porter des t-shirts du Ché.  Mais quand il faut se friter, on retombe vite sur les catégories sociales qui règnent aussi dans le camp d'en face : plus t'es friqué et moins t'es proche du front, sauf personnages exceptionnellement couillus.

Evidemment, je ne considère pas que la violence soit la meilleure forme de communication qui soit.  Et là j'aurais une liste de "mais" longue comme le bras à étaler, sauf qu'on a dit qu'on ne parlerait pas de politique ici.

Ciao ;)

David
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10 novembre 2007 à 15:50:20
Réponse #12

bison solitaire


Salut...

 Si aujourd'hui des mecs sont prêts à sortir les barres de fers et l'artillerie lourde contre les forces de l'ordre, c'est bien parce qu'ils n'ont plus grand espoir de gagner grand chose à être à l'intérieur du cadre légal... 

oh tu sais parfois faut pas chercher très loin: certains ne font ça que parce qu'il y a du bleu en face, la dimension cadre légal, politique... savent même pas ce que ça veut dire.
Et s'ils sont si prompts à sortir les barres de fer c'est surtout parce que qu'ils refusent non seulement toute autorité mais surtout toute vie en communauté en dehors de leur mode de fonctionnement.

10 novembre 2007 à 16:03:22
Réponse #13

DavidManise


oh tu sais parfois faut pas chercher très loin: certains ne font ça que parce qu'il y a du bleu en face, la dimension cadre légal, politique... savent même pas ce que ça veut dire.

Eh...  je ne nie pas que les cons soient des cons, Bison.  Et je n'excuse pas les cons non plus.  J'essaie juste de décrire COMMENT les cons deviennent si cons.  Mais bon on ne va pas entrer dans le débat politique.  J'ai fait pas mal de manifs, dont certaines dures, mais j'ai jamais ressenti l'envie de m'y pointer avec des armes.  A la base, soit on respecte les lois, soit on milite pour les changer, mais de s'en prendre à l'exécutif pour influer sur le législatif c'est une erreur stratégique aussi. 

Le mieux étant encore d'avoir l'air extrêmement menaçant et de se faire ouvrir la gueule pour le plaisir des photographes ::)

Drôle de monde, quand-même.

Ciao ;)

David
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10 novembre 2007 à 16:11:06
Réponse #14

bison solitaire


Eh...  je ne nie pas que les cons soient des cons, Bison.  Et je n'excuse pas les cons non plus.  J'essaie juste de décrire COMMENT les cons deviennent si cons.  Mais bon on ne va pas entrer dans le débat politique.  J'ai fait pas mal de manifs, dont certaines dures, mais j'ai jamais ressenti l'envie de m'y pointer avec des armes.  A la base, soit on respecte les lois, soit on milite pour les changer, mais de s'en prendre à l'exécutif pour influer sur le législatif c'est une erreur stratégique aussi. 

Le mieux étant encore d'avoir l'air extrêmement menaçant et de se faire ouvrir la gueule pour le plaisir des photographes ::)

Drôle de monde, quand-même.

Ciao ;)

David

C'est sûr.
Mais tiens est ce que les cons en question eux ne ressentent pas cette peur?
Peut-être pas la même, car la peur décrite par force999, n'est ce pas celle aussi du gars qui est conscient de ses actes, qu'il sait qu'il va avoir mal, qu'il va faire mal?
Est ce que cette peur n'est pas une illustration de l'inhibition qu'il doit combattre?

10 novembre 2007 à 16:28:40
Réponse #15

papa-falcon


Bonjour à tous,

Il me semble connaître Force 999 (alias J.L G, qu'il m'arrête si je fais erreur), et je peux vous confirmer qu'il subit une pression quasi-permanente a la fois "psychologique" et parfois "physique". Ses fonctions et sa mission le positionnent régilièrement dans des situations inconfortables et explosives.
Il s'agit pourtant d'un "manager" profondement humain et c'est pour celà que sa petite bête intime passe d'un état à l'autre, et en avoir concscience, c'est commencer à la gérer, donc un début de maitrîse...
Son cursus "self" est considérable, et pourtant chaque situation reste unique, et les réponses qui viennent du fond de nous sont variables... vaste débat sans fin.
En tout cas bravo à lui pour la sincérité de son intervention.
Bien à lui,

Christian

10 novembre 2007 à 17:11:03
Réponse #16

DavidManise


Mais tiens est ce que les cons en question eux ne ressentent pas cette peur?

Dans la mesure où ils ont, eux, le CHOIX de se trouver là ou pas, ceux qui y vont sont ceux qui sont les plus motivés.  Motivés par des idéaux, une idéologie...  qu'elle soit fondée ou pas, ça n'est même pas le problème.  L'idéologie se suffit à elle-même et fait en sorte que la peur pour sa peau soit plus petite que la haine contre les méchants suppôts du Capital bleus en face... 

Pour le peu que j'en ai connu, il y a deux types de furieux, en face...  t'as les mecs qui sont là par idéal, et qui n'ont rien à perdre...  ceux là sont fanatiques et ils sont méthodiques.  Les autres, ce sont ceux qui ont commencé leur carrière de manifestant en étant dans le soft...  et qui ont pris un coup de matraque injuste (selon eux) et qui en font une affaire perso entre eux et les méchants bleus.  Ceux là, en général, après trois tartes ils révisent à la baisse leurs objectifs de domination du monde ;D

C'est toujours très facile avec la bouche.  Mais quand il faut vraiment y aller, c'est pas la même.  Faut vraiment être motivé.

Citer
Peut-être pas la même, car la peur décrite par force999, n'est ce pas celle aussi du gars qui est conscient de ses actes, qu'il sait qu'il va avoir mal, qu'il va faire mal?

Je ne suis pas dans les rangers de JL, mais c'est clair qu'il a des mecs en face qui ne sont pas particulièrement tendres, et qui ne raisonnent pas avec les mêmes bases que nous.  A partir d'un certain point, certains gars basculent vraiment dans l'extrémisme...  au sens où ils n'en ont plus rien à foutre de tuer ou de mourir.  De faire mal ou de soufrir.  La cause est plus importante que tout...  ils ont l'impression d'être utiles, de faire un truc plus grand qu'eux.  En celà, ils ne sont pas tellement différents des militaires de carrière vraiment idéalistes et tout.  C'est juste que les valeurs sont différentes. 

Citer
Est ce que cette peur n'est pas une illustration de l'inhibition qu'il doit combattre?

Cette peur, pour moi, est clairement la preuve que le gars est un être humain très couillu qui, malgré cette peur et ce niveau de stress très élevé se lève le matin et fait son job.  Et non content de faire gaffe à ses miches, il stresse en plus pour ses gars, et ça c'est vraiment un truc qui ressemble à de la noblesse. 

Sinon, si Force999 n'a pas cru bon de poster en dévoilant son identité, c'est qu'il a ses raisons.  Insistez en privé si vous le souhaitez, mais je pense qu'en public il n'en dira pas plus.  Merci de respecter, etc.
Ciao ;)

David
« Modifié: 10 novembre 2007 à 17:20:34 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 novembre 2007 à 19:08:50
Réponse #17

bison solitaire


David j'apprécie ton analyse qui a le mérite de dépassionner le débat, d'observer ce qui se passe de l'extérieur.
Ca ouvre la porte à d'autres questions: peut-on valablement et sur le terme lutter contre ces individus violents en respectant les règles du jeu données par la loi? Les politiques ont fortement tendance à vouloir adoucir les méthodes des diverses forces de l'ordre... OK, dans l'absolu j'ai rien contre, mais peut-on encore être efficace alors que dans l'autre camp, il n'y a pas de règles?
Je suis à fond pour le respect de l'intégrité de n'importe quel individu, mais, il y a toujours ce mais...
Mais (justement) c'est hors sujet.
...
Kilbith, tu as particulièrement raison sur les déchainements de violence spontanés, qui ne s'organisent en fait que sur un moment ponctuel. Tu es la preuve que les maux sont connus. Que fait-on pour y remédier? désolé c'est une autre question HS

14 novembre 2007 à 01:16:16
Réponse #18

Rod


Sur les conflits de 4ème génération et de basse intensité, je ne saurais trop vous recommander ces 2 articles de Bernard Wicht en open source sur le site de NDS:
http://www.nds-ch.org/Guerre_revolutionnaire.pdf
http://www.nds-ch.org/Defis.pdf
Ils illustrent clairement le type de stratégie employée par ces groupes...
Je ne m'avancerais pas plus sur le terrain de la politique.

Pour ce qui est de la peur je trouve que le titre du post de force999/JL résume bien le propos...  :up: La peur est un mal nécessaire qu'il faut apprécier à sa juste valeur afin de ne pas se laisser dévorer par elle. Pour moi celui qui n'éprouve pas la peur n'est pas réellement en danger ou pas assez intelligent pour s'en rendre compte.  ;)

Enfin je voudrais lui tirer mon chapeau pour sa vision du management (comme on dit maintenant) ou de la direction d'Hommes... Elle est souvent peu présente hélas chez les gens atteignant de hautes fonctions actuellement toutes professions confondues... Je la partage mais mon employeur m'a rapidement fait comprendre que cela ne rentrait pas dans le cadre actuel où le rôle d'un manager/chef d'équipe/responsable de département se limite à gérer des coûts et à les faire diminuer... Inutile de vous dire qu'actuellement, même si je n'ai pas changé de compagnie, je ne gère plus que moi pour mon plus grand bonheur...

Bien à vous,

Rod

17 novembre 2007 à 16:42:24
Réponse #19

Anke


Force999, te présenter mes respects ne t'apportera surement pas grand chose. Mais si mes "chefs" avaient pus être un peu plus près de leurs "hommes" ( tu en parle presque comme s'il s'agissait de membres de ta famille !) il n'y aurait surement pas eu tant de gachis de talents ( un ambulancier au top avec des connaissances waouff, qui se retrouve à trier le linge sale) et de carrières abrègées par le dégout. C'est un peu " HS", pardonnez-moi, mais à la lecture, je ne peux que regretter de ne pas avoir été commandé par un gars comme ça.
Je pense effectivement que cette fameuse "trouille" est primo essentielle, parce qu'elle est un bon "thermomètre" de la manière dont on aborde son boulot, sa mission. Pour moi, c'est un excellent repère en ce qui concerne mes capacités pro. Secundo, l'action qui s'ensuit ( pour moi, c'est comme ça que ça fonctionne) me permet d'exploser si je puis dire.... Et pourrait-on penser que cette "trouille" est finalement nécessaire, je veux dire elle serait l'étincelle qui va permettre de se mettre en action ?
En tout cas, beaucoup de plaisir à lire ( j'aurai eu au moins ça)
Merci

 


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