Popotte et le reste.
Bon, le "périple" qui n'est qu'un prétexte à la noix pouressayer des trucs.
Au bout de trois heures de marche je me trouve un petit bois idéal pour jouer. Je m'installe et là, ben faut manger chaud !
Donc récolte de gratouillis sur un bouleau, fabrication de "herissons", collecte de bridilles et découpe d'une branche de 1.80m grosse comme mon pouce. Je prépare mon petit foutoir et démarre toutça au permanganate et glycérine ( j'ai mis une branche verte planté dans le sol, l'extrmité taillée pour recevoir l'anse de la Valentin's popotte qui sera juste au-dessus du feu ( avec environ 500cc d'eau). C'est a chaque fois l'émerveillement de voir le feu s'allumer comme ça ! et ça démarre, et ça chauffe. En quatre à ciq mn, mon eau bout, j'ai de quoi me faire mes nouilles et un thé en plus. Ah oui, pour attraper la popotte, j'ai fait vite fait une "pince", deux branchettes vertes reliées à un bout par un morceau de lierre, j'entoure le récipient et je serre à l'autre bout en tenant l'anse avec une autre branchette). J'étale mon poncho et hop une 'tite sieste ! Et m*rde il se met à pleuvoir, hop, transformation du poncho en tarp ( noeuds de cabestan à chaque bout, une branche en guise de piquet, la cordelette verte entre deux arbres) positionnement du dispositif de récuperation d'eau et hop à l'abri. Je n'ai fait qu'une anerie, j'ai coupé complètemetn mon sac poubelle ( le fond et le coté) j'aurai du juste couper le fond et l'enfiler comme on ferait avec un tube, j'ai eu un peu "froid"( on va dire que j'ai senti du vent au regard des températures clémentes) aux fesses , mais j'ai quand même roupillé une heure ! ( j'adooooore lasieste !)
Au bilan, que du bonheur. il y a quelque temps, je serais rentré mouillé comme une soupe. Là ça a été un vrai vrai plaisir.
Découverte également du "parang" même si le manche du "proto" est un peu court. Je pense qu'une vingtaien de cm( soie trversante ?) serait bien avec un pommeau descendant à 45 ou 50° pour une bonne prise en main. La lame fait 30cm, quatre travers de doigts au plus large et 5 mm d'ep. Le couteau est quand à lui un peu faiblard hormis pour le taillage délicat, manger, bref les besognes précises et minutieuses ( en plus c'est un copain qui a mélangé les aciers qui le composent, et je suis sentimental).
Bon c'est pas l'anapurna, mais j'y ai pris beaucoup de plaisir et ce grace à vous tous. Voià, ça me paraissait la moindre des choses que de vous en faire part.