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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Chien-Chien...  (Lu 5767 fois)

08 novembre 2007 à 11:40:08
Réponse #25

kartoffel


Bref, c'est pas la panacée, malgré ce qu'en disent les écolos de salon...

C'est pourquoi dans certains pays où le loup n'a jamais disparu, les troupeaux sont parqués dans des enclos tous les soirs. L'enclos reste bien plus facile à défendre, surtout s'il est attenant à la bergerie.
Mais ces habitudes là se sont perdues en France quand le loup a disparu. Et maintenant qu'il revient massivement, c'est la panique. Lorsqu'on évoque les coûtumes de nos voisins transalpins, on crie au scandale.
Notre pays doit se donner le temps de renouer avec ces habitudes qui permettent de cohabiter avec le loup en des termes raisonnable ; faut pas être pressé.

Les herbivores sauvages, eux, se sont déjà adaptés depuis un bail. Par exemple, avant le retour du loup, le massif du Mercantour comptait plus de six mille mouflons. Puis les loups sont revenus d'Italie, et le massif compte maintenant neuf meutes. Durant un temps, ces loups ont réduit la population de mouflons à moins de deux-cent individus ! Puis la population de mouflons s'est stabilisée, et elle a retrouvée une croissance forte (oui monsieur le premier ministre). Les individus survivants étaient ceux qui savaient survivre au loup, et ils ont transmis ce talent au mouflon nouveau du Mercantour. Les animaux sauvages se sont adaptés en quelques années.

Mais un mouton domestique est définitivement trop bête pour survivre à un loup sans l'aide de l'homme et des chiens.

08 novembre 2007 à 12:44:58
Réponse #26

Sylvain74


Oui, c'est con, un mouton, et quelquepart on peut pas en vouloir au loup de bouffer de ces bêtes-là...  ;D

Pour ce qui est des systèmes d'élevage en France, il est intéressant de savoir que la plupart des troupeaux ovins dans les Alpes sont des troupeaux élevés pour la viande, et donc beaucoup moins rémunérateurs par tête de bétail que les ovins laitiers. C'est l'évolution du marché qui est comme ça. On mange moins de mouton, et en plus y'a des importations de Nouvelle Zélande qui concurencent.
Bref, cela a induit un agrandissement des troupeaux, d'une part, et une rationalisation des moyens de production. En gros, on élève plus d'animaux par tête de pipe agricole. Et ça, c'est une tendance qu'on ne retrouve pas qu'en agriculture, hein, c'est global. YC en industrie, service etc...

Du coup, souvent, l'éleveurs lache ses animaux en alpage, passe de temps en temps les surveiller, les soigner si besoin, et redescend en vallée faire les foins. Ou, si il peut, se paye un berger qui, seul avec quelques milliers de brebis, ne peut pas protéger grand chose malgré les patous.

Le regroupement nocturne est certes efficace, mais il présente des inconvénients importants : il concentre les animaux sur une zone qui sera polluée par les déjections, les bêtes ne peuvent pas manger pendant la nuit (un ruminant passe sa vie à bouffer puis ruminer, avec des cycles des 3x8 h...), ça implique d'avoir des bêtes avec les pieds dans la m*rde (les pieds d'un mouton sont fragiles), ça fait vachement de taf en plus, faut regrouper les bêtes et donc les faire marcher (donc dépenser de l'énergie qui ne sera pas utilisée pour faire du muscle)... Bref, c'est une solution, qui est déjà utilisée, mais qui n'est pas la panacée.
Les solutions vont bien venir, comme tu dis. Ca viendra lentement. Une solution que j'apprécierai c'est d'autoriser les éleveurs à défendre leur troupeau eux-même en cas d'attaque. Parce-que entendre ses brebis se faire bouffer et ne rien pouvoir faire, ça doit être désespérant...

Et on pourrit le fil, c'est complètement HS par rapport au chien. Désolé, dès qu'on parle d'élevage, faut que je l'ouvre...  ::)

Sylvain.

08 novembre 2007 à 13:48:09
Réponse #27

Nem-Rod


Bof, Sylvain, je crois que tu es en plein dans le vif du sujet au contraire. Il s'agit bien de SURVIE des moutons, des bergers et... des loups.


08 novembre 2007 à 13:57:37
Réponse #28

Sylvain74


Hum... blague à part, l'une des espèces citées est en voie d'extension.  ;)

Sur le principe je trouve ça positif (biodiversité, présence d'un grand prédateur qui remet un peu l'homme à sa place même si le danger pour lui n'est pas direct...), mais en tant qu'humain et surtout proche des éleveurs (qui sont des hommes comme vous et moi, qui aiment leur métier et essayent d'en vivre), je ne peux m'empêcher de déplorer les attaques du loup, et surtout les attaques verbales et par voie de presse des écolos de salon que j'aime affubler du nom de Khmers Verts...
D'autant plus que la détresse des éleveurs en cas d'attaque de loup est réelle. Il ne s'agit pas que de tunes, à ce niveau (les agriculteurs sont pas trop mal indemnisés, comme chacun sait.)...

Sylvain.

08 novembre 2007 à 14:41:23
Réponse #29

Nem-Rod


Vaste débat ! J'affectionne personnellement trop le loup pour cautionner les réintroductions sauvages qui finirons par sortir au grand jour lorsque la prescription aura fait son oeuvre. Comme pour le lynx.

Et qu'on vienne pas me dire que ce n'est pas vrai. Il y a une vingtaine d'années déjà, j'ai assisté personnellement à l'abattage de 2 loups. Ce couple de loup avait été acheté dans un parc et devait être relâché dans la nature par un inconscient.

08 novembre 2007 à 15:59:50
Réponse #30

Ishi


Concernant le sujet initial, voir le sujet que j'avais lançé:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,2000.15.html
Dont le thème était "Chiens et vie sauvage".
Concernant le hors sujet, je repense au post sur les ours  :ohmy:
Voir: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,3258.0.html
Il est bien clair qu'en reparlant de ce post, je ne veux relancer aucune polémique.
Steph
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

08 novembre 2007 à 16:41:50
Réponse #31

Nem-Rod


Oups ! Je n'avais pas lu ce fil ! Je comprends parfaitement les arguments de David et les partages dans une certaine mesure. Je suis aussi 100% pour que vivent chez nous des prédateurs comme le loup ou l'ours, à une condition cependant : Que ce soit vraiment des prédateurs,  sauvages, nés et développés naturellement dans la nature et non-pas élevés en parc, nourris le long du chemin avec une camionnette et relachés dans la nature. Ils ne savent pas chasser et sont obligés de prélever des moutons pour survivre.
Je vais souvent dans le nord du canada, il y a plein de loups, mais p....n qu'ils sont difficile à voir et encore plus à approcher. Et chez nous ( je veux dire en suisse) les loups se font écraser par les chasses-neige et les voitures sur les routes de montagnes,  parce quand ils entendent le moteur d'un véhicule, ils pensent que c'est la distribution de la bouffe qui arrive...  C'est pas triste ça ? C'est aimer les loups ça ?

 


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