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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: [IMG] Des Randonneurs qui se paument ... ça arrive.  (Lu 10730 fois)

05 novembre 2007 à 19:01:58
Réponse #25

guillaume


Ton exemple est un peu extreme, ceci dit, tu n'as pas tord.

Le but ici était de tester mon fond de sac. D'habitude, lors de mes trips, j'apprends à me passer de TOUT comme ça, lorsque j'ai un peu de matos, j'angoisse vraiment pas du tout, tu vois le truc?
Lors du dernier, il pleuvait et j'étais en chemise (j'avais mis ma veste comme tarp par dessus la hutte), j'ai bien caillé.

a+

05 novembre 2007 à 19:11:38
Réponse #26

Barnabé


D'habitude, lors de mes trips, j'apprends à me passer de TOUT comme ça, lorsque j'ai un peu de matos, j'angoisse vraiment pas du tout, tu vois le truc?


C'est exactement ça. Lorsqu'on sait qu'on pourrait faire avec beaucoup moins, on est content du quasi luxe que procure un fond de sac bien conçu. On sait précisemment quel confort supplémentaire apporte tel ou tel élément, et on sait l'utiliser à juste escient.

En disant cela, on se rend compte que des gens habitués à dormir à l'hôtel, et qui se retrouveraient dans la même situation que vous, 1) paniqueraient complètement 2) ne sauraient pas utiliser à bon escient le super matériel que vous aviez 3) auraient l'impression que ce matériel est totalement insuffisant : pas de boîtes de conserve, pas de tente, pas de duvet, etc. Du coup, au lieu de profiter des derniers instants avant la nuit pour choisir un bon lieu de bivouac et en réperer les alentours, ils pourraient tout à fait choisir de continuer à marcher, jusqu'à ce que l'un tombe d'une barre rocheuse dans le noir, ou jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent dans un lieu de bivouac vraiment merdique et y passent une nuit horrible.

A ce sujet, est-ce que vous avez entendu parler des théories et des stages de François Terrasson ? En deux mots, il dit que l'homme occidental a un rapport avec la nature dominé par la peur. Comme mini-stage, il met des gens, chacun tout seul dans son coin de forêt la nuit sans lampe, ils ne doivent pas bouger de là où ils sont, dans des conditions météo qui ne les mettent pas en danger. Nuit noir, forêt, bruits nocturnes, froid et humidité de la nuit : l'esprit vagabonde, échauffaude des dangers, des fantasmes, des peurs, et finit toujours par tourner en rond sur deux domaines : la sexualité et la mort.

A mon avis, ça explique en bonne part pourquoi des gens, même expérimentés, préfèrent continuer à marcher dans le noir en se mettant en danger, ou bien ont d'autres comportements totalement irrationnels : pour éviter de faire face à la peur...

On voit bien que l'état d'esprit et l'état de préparation compte plus que le matériel en lui-même.  ;)
« Modifié: 05 novembre 2007 à 19:18:53 par Barnabé »

05 novembre 2007 à 19:13:09
Réponse #27

Diesel


Oui tu as raison sur le fond mais le but, était de tester nos techniques et notre matos et d'en tirer les leçons.

c'est presque du camping plutôt que de la survie !
Oui, je me demande pourquoi on est si peu à le faire d'ailleurs.  ;D

C'est vrai qu'avec une blessure, le moral dans les chaussettes ou n'importe quoi d'autre la physionomie de cette sortie aurait été complètement différente.
Notre optique n'est pas de se mettre en danger mais d'apprendre. Nous ne sommes pas des rambos, nous ne cherchons pas à faire des choses extrêmes et dangereuses simplement à apprendre à faire face à une situation donnée.
Les sacs de couchage étaient là, le réchaud, le téléphone passait sans problème bref, tout ce qui est nécessaire en cas de pépin.
Il ne faut pas faire l'amalgame on ne survie pas, on pratique quelques trucs de survie c'est différent.

Il y a des cas de survie véritable avec bien moins que ce que nous avions, j'en conviens mais je le répète, on "joue" à survivre.
Si ça te tente de me suivre un week-end avec un bras cassé, ce sera bien volontiers. Mais ne me demande pas de faire de même. Je ne suis pas encore totalement fou.  ;D

P.S. Tu est Auvergnat toi aussi non ?

On voit bien que l'état d'esprit et l'état de préparation compte plus que le matériel en lui-même.  ;)
Oui, 90% des chances de s'en sortir tiennent à son mental.
Tout matériel peut être considéré comme accessoire. Mais il y a des choses qui sont difficiles à se procurer, à fabriquer dans un laps de temps très court. Et le temps est parfois une denrée rare dans certaine situation.
Je suppose que tu as vécu certains trucs qui te font relativiser l'importance du matériel ou je me trompe ?. :-\

Edit: oups désolé j'ai lu trop vite ton message. Tu as déjà donné la réponse.
Certaines personnes qui sont ici ne le sont pas par hasard. Il y a parfois aussi une ou plusieurs mésaventures derrière leur intéressement à la survie.  ;)
« Modifié: 05 novembre 2007 à 19:37:57 par Diesel »

05 novembre 2007 à 19:32:06
Réponse #28

Kilbith


Bon, je vais encore me faire engueuler, mais je veux quand même vous faire remarquer que votre trip était presque confortable, comme tu le dis toi-même. Bien dormir par +2 °C avec de la pluie, rentrer content et sans la crève, c'est presque du camping plutôt que de la survie !

Dans le bon état de santé et de moral où vous étiez, deux couverture de survie, un abri naturel (rocher ou arbre surplombant), 4 barres de céréales et un litre d'eau (pour deux) : on peut très bien passer la nuit sans feu, sans lampe, sans couteau, sans poncho, sans rien d'autre en fait que ce que je viens de citer. C'est de la survie extrême, il faut se serrer l'un contre l'autre pour profiter de la chaleur humaine, on a soif, on a faim, on dort très peu... mais on survit !  ;) Personnellement, j'ai déjà testé à 4, tout habillés sous une seule couverture (en laine, pas de survie), avec beaucoup d'humdité (humidité because lieu de bivouac mal choisi, ça m'a servi de leçon). J'ai eu froid parce que j'étais sur un des bords ! Les deux du milieu sont serrés mais ont chaud. On dort mal, mais enfin c'est pas insupportable.

Bien sûr c'est mieux de prévoir large, surtout s'il s'y rajoute vent, brouillard ou blessure. Je n'encourage bien sûr personne à se mettre volontairement dans une situation de survie extrême. C'est juste pour dire que c'est possible.

Bonjour,

Ce que tu décris est vrai. Nous sommes quelques uns à avoir testé, et parmi eux guillaume et Diesel. Il ya quelque part le récit de leurs aventures sur le forum
Ce qui permet de tenir dans ces conditions c'est la "caisse". C'est à dire le moral et le physique. Ces deux élèments sont individuels, aléatoires et éphémères.
L'objectif des tests ou des stages c'est de chercher d'autres solutions que celles là.....sachant qu'il reste toujours celles là. Donc armées de cette "caisse" si en plus tu exploites au maximum l'environnement, le matos et un poil prévoyant....tu dépasses le potentiel du sanglier, et ça c'est pas mal.

Mais tu as bien fait de rappeler cet aspect fondamental.

did, :)

05 novembre 2007 à 21:06:28
Réponse #29

DavidManise


Bon, je vais encore me faire engueuler, mais je veux quand même vous faire remarquer que votre trip était presque confortable, comme tu le dis toi-même. Bien dormir par +2 °C avec de la pluie, rentrer content et sans la crève, c'est presque du camping plutôt que de la survie !

Eh oui.  Tu vas te faire engueuler ;D

Tu confonds l'entraînement à la survie et la situation de survie, déjà.  Ensuite, de réussir à bien dormir dans une situation comme ça, avec un matos minimal, ça demande une réelle maîtrise de plein de choses...  c'est un accomplissement en soi. 

Toi, de l'extérieur, bien au chaud dans ton salon, tu dis "c'est pas de la survie"...  Ca m'énerve. 

La survie, c'est l'art de réussir à se démerder, notamment, pour conserver sa température centrale sans beaucoup de matos.  Ils ont réussi à tellement bien le faire qu'ils ont bien dormi...  moi je dis BRAVO.

Ciao !

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

05 novembre 2007 à 21:16:02
Réponse #30

DavidManise


A mon avis, ça explique en bonne part pourquoi des gens, même expérimentés, préfèrent continuer à marcher dans le noir en se mettant en danger, ou bien ont d'autres comportements totalement irrationnels : pour éviter de faire face à la peur...

C'est en partie vrai.  Mais c'est aussi parce que notre corps, a chaque ballade, a marché, et qu'il est rentré chez lui.  On est conditionnés comme ça.  C'est toujours en marchant qu'on est rentrés à la bagnole.  Et c'est uen sorte d'obsession...  parce que la peur, mais aussi par pure et simple habitude.  Parce que de sortir de ce cadre là demanderait une adaptation énorme, un changement très brutal par rapport à la vie habituelle.  Donc stress énorme. 

D'avoir juste fait ça une fois ou deux, concrètement et dans un cadre sécurisé, permet de stresser les capacités d'adaptation progressivement...  et donc le fait de s'installer à temps et confortablement pour la nuit entre dans le  domaine des possibles.

Citer
On voit bien que l'état d'esprit et l'état de préparation compte plus que le matériel en lui-même.  ;)

Tafdak.  Ceci dit pour avoir testé le truc une fois ou deux je peux te dire que quelques pièces de matos bien choisies vont VRAIMENT faire la différence.  Ca s'appelle un pull en laine, une veste imperméable, un poncho, un bonnet...  du feu...  une gourde...  bref, un kit de survie.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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06 novembre 2007 à 08:46:10
Réponse #31

Diesel


Ils ont réussi à tellement bien le faire qu'ils ont bien dormi... 
Bien dormi, bien dormi c'est vite dit. ;D
Tout les heures et demi à peu près on a du relancer le feu. Par contre ce qui est sûr c'est que l'on a pas eu froid du tout même avec nos vêtements inadapté à ces conditions météo.

Très honnêtement, sauf si c'est pour une question de vie ou de mort, je préfère me passer de feu la nuit.
J'aime respirer de l'air frais la nuit, ça berce mon sommeil.  :love:
Maiiiiiis je ne suis pas contre un feu le soir et au petit matin. ;D

Petit retour sur le test des objets de signalisation. Il est a refaire avec 2 personnes vraiment distantes mais ça donne une petite idée de ce qui marche ou pas.



Pour les signaux lumineux (hors lampes, fusée, feux, etc ....) il n'y a pas de surprise. Le miroir de détresse est le seul qui permet d'être efficace et de viser précisément un endroit. Après tout ce qui est poli miroir marche aussi mais c'est beaucoup plus dur de cibler un endroit précis. Dans cette série entre le papier d'aluminium, la couverture de survie (grande taille, gros avantage), lame de couteau....
Inutile, les gamelles aluminium, les cadrans de montre, les lunettes, bref tous ce qui est trop petit ou trop terne.

Nous avion aussi 4 sifflets. Le modèle multifonction de D4 s'en sors pas mal même face au FOX40 suivi de près du classique sifflet de détresse.
La grosse déception vient des sifflets que l'on trouve sur les bretelles des sacs à dos depuis quelques temps.
Ils sont vraiment très peu puissants.
Il faudrait aussi tester les différentes sonorités. la majorité des timbres sont très aigu mais il y en a un un plus grave.
ça pourrait être intéressant de comparer l'efficacité des son selon le milieu.

Guillaume complétera, c'est lui qui a pris les notes.  ;)

Oups, petit retour sur la couverture de survie Nature et découverte au fait. Elle est sur la photo.
C'est une couverture légère très compact, très bien pliée sans bulle d'air qui n'a pas de coté doré.
Elle est très fine au point que l'on peut voir à travers ce qui peut être un atout dans certaines situations (je pense à l'ophtalmie des neiges) mais elle est aussi la plus fragile (et la plus cher dans cette catégorie) que j'ai pu tester.
Elle résiste assez bien au feu également.
A manier avec précaution donc. La mienne s'est déchirée en deux la matin en défaisant mon abri. Chose qui ne m'est jamais arrivé avec les couverture classique que l'on trouve un peu partout.
« Modifié: 06 novembre 2007 à 16:59:43 par Diesel »

06 novembre 2007 à 08:56:21
Réponse #32

Kilbith


Salut,

Ne pourrais-tu pas polir miroir le dessous du couvercle de ta gamelle (par exemple) et coller du bête scotch dessus pour protéger le travail ?

....cela devrait bien réfléchir la lumière du soleil.

did, :D

06 novembre 2007 à 09:04:54
Réponse #33

Diesel


Oui sans doute, reste le problème de pouvoir viser précisément.
C'était juste un test préliminaire, il faudrait vraiment faire quelque chose de plus consistant.

06 novembre 2007 à 16:46:25
Réponse #34

guillaume


Salut,

Ne pourrais-tu pas polir miroir le dessous du couvercle de ta gamelle (par exemple) et coller du bête scotch dessus pour protéger le travail ?

....cela devrait bien réfléchir la lumière du soleil.

did, :D


Autant avoir une boussole avec miroir ;).

Pour les détails, Diesel a déjà tout dit (il a bonne mémoire, puré!). À peut-être qu'on avait noté qu'il fallait un angle favorable pour les gamelle (avec le rebord qui gène, pas facile de refléter les rayons du soleil).

a+

 


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