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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: [Aide]Seul dans la nature  (Lu 4554 fois)

13 mars 2011 à 15:41:24
Lu 4554 fois

Kover


Bonjour à tous,

J'ai longtemps parcouru ce forum sans y participer activement.

Il m'est arrivé de dormir dehors de nombreuses fois suite à des problèmes familiaux.

Mais aujourd'hui j'ai 20 ans, arrêté l'école début 1ere, suivit 1 formation de 8 mois en ouvrier paysagiste, mes parents et ma famille ont décidé de me laisser tomber. Après de nombreux échec professionnels et une vie sentimentale désastreuse, je me retrouve maintenant à la rue sans autre ressources que mon sac de rando et quelques euros sur mon compte en banque.
 
Je dors dehors sous la tente depuis maintenant deux jours dans la colline dans la région d'Aix en Provence. L'isolement total me permet de rester serein et détendu, je me réapprovisionne en eau tous les deux jours sur un robinet public.
La faim, le froid et le vent ne sont rien en dehors de l'angoisse permanente de vivre dans une société qui me juge et me rejette.

Vivant dans cette dépression depuis mes 15 ans, les multiples tentavites de réintégrer le monde "normal" des gens qui vont à l'école 'normalement' ou travaillent n'ont été que de désastreux échecs...
J'ai été dans un hôpital psychiatre à l'age de 14 ans pendant 70 jours, le résultat fut insignifiant je réitérait mes TS 2 mois plus tard.
J'avait pourtant tout pour réussir: un QI de 120, une famille qui me soutenait, un physique pas trop moche....

Le résultat est que j'écrit ses lignes en désespoir d'un peu de soutient. Ayant dans l'idée de me défoncer à la tronche à l'alcool et aux anxiolitiques en espérant tomber dans le coma...

13 mars 2011 à 15:59:51
Réponse #1

Corin


Salut,

Présenté comme ça, tu t'arranges pour faire peur.
Mais tu n'y arriveras pas.

Il se trouve que je suis ce soir et pour deux jours à Aix en Provence.

Donc MP.

A+

PS: tu oublies les psychotropes. Ca n'arrange rien.


13 mars 2011 à 16:10:11
Réponse #2

Kover


Les psychotropes n'arrangent rien c'est clair, mais me permettent de m'évader un moment de ma situation qui me semble sans espoir...
Le studio que j'occupais depuis quelques mois je ne peux plus y retourner...et je me sens devenir de plus miséreux....

13 mars 2011 à 16:20:53
Réponse #3

Corin


Les psychotropes n'arrangent rien c'est clair, mais me permettent de m'évader un moment de ma situation qui me semble sans espoir...
Le studio que j'occupais depuis quelques mois je ne peux plus y retourner...et je me sens devenir de plus miséreux....
Polop. Les situations merdiques, c'est quand on commence à ne plus pouvoir les supporter que l'on trouve la solution.
Il y a des services sociaux pour de l'aide d'urgence... Même si tout ne se règle pas en trois jours.

A+

13 mars 2011 à 16:30:54
Réponse #4

Vieux_sanglier


Salut Kover

Par forum interposer c est difficile de t aider mais le coeur y est

Si t a envie de discuter envoye moi un Message Perso 


13 mars 2011 à 17:07:56
Réponse #5

Kover


Citer
Présenté comme ça, tu t'arranges pour faire peur.
Mais tu n'y arriveras pas.

Si c'est l'impression que j'ai donné, je me repends, je n'ai ni envie de choquer ni d'apitoyer.
Je n'ai pas de désir de mettre à fin mes jours mais si ma vie ne me semble quand qu'un calvaire sans fin. Faite d'occasionnels espoirs de m'en sortir et d'échecs accablants. Ma formatrice m'avait dit: "A vingt ans on peut retourner le monde". la seule chose que j'arrive à retourner aujourd'hui c'est mon poncho qui a pris la flotte.

13 mars 2011 à 17:23:43
Réponse #6

Corin


Si c'est l'impression que j'ai donné, je me repends, je n'ai ni envie de choquer ni d'apitoyer.
Je n'ai pas de désir de mettre à fin mes jours mais si ma vie ne me semble quand qu'un calvaire sans fin. Faite d'occasionnels espoirs de m'en sortir et d'échecs accablants. Ma formatrice m'avait dit: "A vingt ans on peut retourner le monde". la seule chose que j'arrive à retourner aujourd'hui c'est mon poncho qui a pris la flotte.
Il faut prendre les choses dans l'ordre.
En premier, trouver des solidarités. Ce que tu commences à faire.
En deux, trouver un toit avec l'aide des services sociaux.
En trois, trouver des ressources stables pour pouvoir envisager l'avenir (un boulot).
En quatre, une âme sœur parce que la règle des trois te rappelle qu'il faut aussi avoir des échanges.

Dans 18 mois, ta vie ne sera plus la même. Avec un QI de 120, tu peux effectivement arriver à plein de choses, à condition que tu acceptes que l'on te donne le mode d'emploi.

A+


13 mars 2011 à 17:42:03
Réponse #7

Le Barbu'


Je ne sais plus qui est ce qui disais que le bonheur est la clé du succès mais l'idée est la...

Quand on se sent mal dans la tête on est pas dans de donne dispositions pour agir et si cet situation perdure on s'enfonce, qu'importe le montant de nôtre compte en banque d'ailleurs !

Etre autonome financièrement parlant, pouvoir rencontrer des gens aux quotidien et même tisser des liens, s'épanouir dans une activité qui rend service a la société, tout ça porte un nom : le travail.


Je dis ça parce que le simple fait de savoir que je vais bosser mardi me met la pêche, et pourtant, c'est vraiment pas un taff de tout repos, mais une fois que tu boss t'a pas l'esprit a te faire du mouron.  :up:










On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

13 mars 2011 à 18:18:43
Réponse #8

Kover


Merci de vos réponses.

Mais que dois je faire dans une situation où seule la perspective d'aller de plus en plus mal physiquement, due à ma condition précaire, représente le seul objectif pour moi à court terme. Cela fait presque deux ans que je rêvasse sur le forum à le recherche de rêves et d'expériences qui me sorte de mon insipide quotidien ou je vogue de rdv entre "anpe" , "assistante sociale" et "fortuite personne de  ma famille qui daigne m'héberger pour me sortir de la galère", au final mon découragement repris le dessus. J'ai longtemps cru que la solution qui s'offrait à moi était de vivre en ermite dans un coin isolé de nature, solution qui s'impose maintenant que je n'ai plus d'autres alternatives. Solution inexorablement temporaire, je m'aperçoit qu'être un sdf n'est pas aussi facile qu'il parait être. Soit damnées les personnes qui disaient que j'avais la vie devant moi et tout pour réussir!!!

13 mars 2011 à 19:00:12
Réponse #9

Honu


Salut Kover
Tu as un tel ?
Donne moi le par Mp.
Jérôme
En parlant peu, tu entends davantage.

13 mars 2011 à 19:25:56
Réponse #10

Honu


la ou il y a une volonte il y a un chemin. ;)






En parlant peu, tu entends davantage.

13 mars 2011 à 19:47:13
Réponse #11

Pix


Bonjour Kover
Ton histoire m'en rappel une:
Il y à de sa un ou deux ans une personne que je ne connaissais que par l'intermédiaire d'un forum m'a annoncé sa situation (pas de travail plus de logement plus de contact avec sa famille). Elle ne voulait plus parler à sa mère pensant que cette dernière ne voulait plus la voir. On a discuté longuement et elle a décidé de finalement reprendre contact. Elle a du faire de gros efforts, s'excuser et faire des concessions. Elle a reprit ces études et aux dernières nouvelles tout se passe beaucoup mieux.
Tout ça pour te dire que la meilleur aide que l'on peut recevoir vient de nos parents ou de nos proches. Je te conseil de reprendre contact avec eux de discuter. Des parents restent des parents pardonnes leur et excuses toi. Reprends une formation qui te tiens à cœur.
Yannick

13 mars 2011 à 20:08:03
Réponse #12

Le Barbu'


Citer
la ou il y a une volonte il y a un chemin.


 :up:



Si tu veux vraiment quelque chose alors tu va découvrir peu a peu les moyens d'y accéder.



Je dois me rendre a 12 bornes de chez moi pour un taff et je n'ai pas de voiture, tout le monde était d'avis que je ne pouvais y accéder sans voiture ; J'ai cherché un autre moyen d'y parvenir : le bus. Résultat des courses, en prenant le bus j'arrive a 100m seulement de mon lieu de travail...

On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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