En fait il y aurait entre ces sous espèces autant de différences qu'entre nos ours pyrénéens et les espagnols voire les roumains, seuls l'ADN les différencies... Mais la différence est suffisamment importante pour que les scientifiques parlent de sous espèces...
En fait, si on laisse faire, il y a vite autant de sous-espèces que de naturalistes, chacun cherchant à trouver la bestiole à laquelle il espère qu'on attachera son nom

. Il en est de même pour les plantes. C'est un peu moins vrai pour les caillasses

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Périodiquement le responsable de la taxonomie du genre (ou de la famille, voire de l'ordre, suivant l'importance) fait le ménage, et il y a des bagarres de chiffonniers pour garder ou non telle ou telle distinction (avec les bambous américains, c'est vraiment le souk ces temps-ci, mais il y a plein d'autres exemples sur des singes américains, les éléphants d'Afrique etc.).
La taxonomie génétique permet de temps en temps de rationaliser tout ça (mais au passage, on peut saluer le génie de Linné, dont les grandes lignes de la classification - systématique binomiale - ont résisté brillamment à ce nouvel outil).
Dans le cas des grands chats de l'ancien monde, on peut dire sans se tromper qu'il y a vraiment des sous-espèces distinctes dans le cas du tigre (une dizaine, mais inter-fécondes). Dans le cas du lion, on est descendu à deux sous-espèces seulement (lion d'Asie et lion d'Afrique) - idem pour le guépard (d'Asie et d'Afrique). Il est amusant de voir que tigre et lion sont co-féconds en zoo (avec des descendants souvent fertiles, mais cinglés), de même que le tigre et le léopard, et paraît-t'il le lion et le jaguar : léopard, lion, tigre, jaguar et once (= léopard des neiges) sont tous des représentants du genre "
Panthera"

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A propos des chats américains, il y a eu jusqu'à près de trente sous-espèces de jaguars - on en est maintenant à zéro (une seule espèce, avec une variabilité géographique). Dans le cas du puma, on est passé de trente à six, mais ce n'est sans doute pas fini, et je parie qu'on arrivera à trois. Au passage, l'autre représentant du genre "
Puma" est le jaguarundi, qui ne lui ressemble pas beaucoup. Et les deux sont proches du guépard africain.
Avec la mondialisation (je ne fais pas un mauvais jeu de mots, juste un constat cynique), il vaut mieux chercher à maintenir une variabilité génétique au niveau de l'espèce que de chercher à maintenir des sous-espèces. En particulier pour les grands prédateurs dont les zones territoriales sont souvent plus grandes que les réserves où ils sont protégés.
Il y a un grand projet pour faciliter la circulation du tigre entre Birmanie, Thaïlande, Cambodge et Malaisie, circulation actuellement interrompue, ce qui mène à un appauvrissement génétique.
Je pense que dans le cas du puma (et du jaguar), on arrivera aussi à ce type de mesures.