J'aime particulièrement le poncho type Bundeswehr (voir la photographie de la première page), j'ai le même, avec ça pas besoin de tente.
Je suis en train d'initier deux amis à notre passion commune (doucement, pas à pas), ils me traitaient de fou car je ne m'encombre pas d'une tente
La semaine dernière ils ont compris : après 8 km de marche (seulement) ils commençaient à avoir marre de trainer leurs tentes (chacun la sienne c'est le luxe

), et si l'une est du genre canadienne qui tient dans un sac (mais qui fait son poids quand même), l'autre, légère elle, c'est une ronde du style
2,5" de chez Décathlon (super pratique à trimballer sous le bras

).
Et que dire quand il a fallut monter la canadienne avec ses sardines et tout et tout dans la nuit tombante en pleine forêt (j'ai beaucoup ri devant le spectacle, pas mes amis

).
Et quand la pluie a déversé ses grosses larmes et que l'eau commençait à s'infiltrer dans les tentes (des branches et autres "obstacles" s'appuyaient contre les parois), ce fut une partie de plaisir ; du moins pour moi qui était sous des branches repliées vers ras de terre et qui recouvraient mon poncho tendu dans une position permettant l'évacuation de l'eau. J'aurai d'ailleurs bien dormi sous mon tapis d'aiguilles de pin s'il n'y avait pas eu deux ombres trempées dans la nuit en train de s'engueuler après avoir vainement essayé de se tirer de leur tente et de s'abriter du ruissellement céleste.
Ceci dit, le lendemain, trempée comme une soupe, ils rigolaient bien de leur déconvenue et gardent un bon souvenir de cette première randonnée et veulent remettre ça la semaine prochaine. Ce qui dénote un bon esprit et le signe qu'ils sont sans doute atteint par le virus.
